DROITS DE L'HISTOIRE : A MOI !! TOUT ! XD même le titre de l'OS, n'a moi d'abord xd.

Genre : « Yaoi » mais il n'y a pas que ça, oneshot, hors-série de l'arc « des épines et des ailes »

Rating : T/M

Pour qui ? Pour ma Lunanamoi parce qu'elle me l'a demandé. ¤ câlins à ma tortionnaire ¤ J'ai eu une commande expresse au milieu de la nuit "je veux un peu de fluff". J'ai essayé sans dénaturer les persos XD.

Mici ! A tous pour vos petits mots, je vous ai répondu, sauf à vous Sétia, Fat et Ewira, parce que je n'ai pas vos mails, alors merci beaucoup !

Résumé : gare au gorille.

Attention, cette scène se passe presque un an après "la fête à la grenouille". Ici on pense à un personnage dont Audran parle vite fait, mais vous n'avez pas besoin de vous taper l'arc pour comprendre.

Même si c'est conseillé.

Certains voulaient un pov de Jaylé Vous en avez un.


Des épines et des ailes

cc

Hors-série I : La ruse du Renard.

¤

Samedi 23 Septembre 2006 21h10

¤

On a eu un boulot monstre.

Moi avec mon stage de Master et mon mémoire, lui avec ses projets pro.

C'est le premier week-end à peu près ensemble – il vient à peine de lâcher son ordinateur et ses "partenaires" – en trois mois et lui il fait quoi ?

¤

- Audran, qu'est-ce que tu fous ?

- Je me mate Lost.

- Ah. Ça passe toujours ?

- Oui. Ce sont les deux derniers épisodes de la deuxième saison.

¤

Je m'en fous.

Je veux bien qu'on se doive rien, mais quand t'es chez moi, fais un minimum comme si j'étais là.

Sinon casse-toi.

En plus j'ai avancé sur mon boulot, j'ai rien à faire.

Je m'emmerde, quoi.

Et il bouffe du pop-corn.

¤

Audran est sur le futon noir, dans le pyjama tout aussi noir offert par Thomas, l'ami qui lui veut du bien, un peu trop au goût de son copain Matthieu.

On devrait lui dire à ce type que son ex l'a pris pour un con pendant deux ans mais c'est pas à moi de le faire.

Si Matthieu est assez con pour jouer les doublures d'un souvenir de dix ans c'est son problème.

Si Audran entretient plus ou moins le mythe de l'ex parfait, du meilleur ami parfait parce qu'il "ne voit pas l'intérêt de rétablir la vérité, il y a prescription", c'est son problème.

Qu'il offre pour un anniversaire un machin que je sais pas, il devrait réserver à son mec – merde un pyjama… ça s'offre, ça ? C'est bien un truc de grand-père, la trentaine ça casse quand même – c'est son problème.

Bon ok, le pyjama n'est pas trash.

C'est pas le genre de truc que je porterais, mais faut reconnaître que ça lui va, quoi. Alors ça va.

¤

Tout uni en satin, cette matière de nana, j'imagine qu'il a dû acheter ça en duo et qu'il doit avoir le même dans une autre couleur, ce serait bien le style.

La veste est ouverte sur son torse, un léger duvet doux sous mes doigts, sous mes lèvres quand je le touche, ce que je fais des yeux, ou dans ma tête depuis un petit moment.

La matière caresse son corps humide, ses cuisses par le pantalon et il est pieds nus sur la moquette shampouinée à mater Lost devant l'écran plasma qu'il m'a offert pour Noël.

On voit que Thomas se l'est tapé et bien tapé, il connaît bien ce qui lui va.

Mieux que moi.

On a seize mois. On a le temps de voir. Ça se passe. Mieux.

¤

Il sort de la douche et il sent bon, ses cheveux bruns sont plaqués sur son front et ça lui donne un air plus jeune même s'il ne fait pas vraiment son âge si tant est qu'on puisse vraiment poser un âge sur une personne.

Les cheveux plaqués, leur couleur et la lumière du salon font ressortir ses yeux très, très verts.

Ses yeux qui sont fixés sur la télé à regarder des mecs en train de courir dans la jungle, dans un remake trash de l'île fantastique.

¤

Ses longues jambes se posent à présent sur la table basse et il recommence à bouffer ses pop-corn, à les attraper dans le grand bol transparent.

Il a vraiment l'air plus jeune, mon âge quoi, 25 ans. Seul le tracé de son visage, plus carré, affirmé, trahit l'expérience et il se dégage une certaine maturité dans la ligne des épaules.

Il se tient droit, toujours, même quand il se détend, même quand il sourit et que sa fossette à la joue droite se creuse, bien plus que la gauche.

¤

Il sourit peu, Audran. Et là il sourit doucement, dans son univers, et sa respiration est calme et elle soulève doucement les pans de la veste et chaque fois que sa main gauche se dirige vers le bol et que ses pecs se contractent sous le geste, j'ai envie de le virer, ce bol et de me faire bouffer.

De le bouffer lui.

J'aime pas les pop-corn et j'ai envie de sucer le sucre sur ses doigts, le beurre aussi. Que ça coule dans ma gorge.

Je bande et il sourit en regardant ce truc. Tom Sawyer vient de faire une blague, un jeu de mots bidon.

Il m'excite quand il fait ça, sourire. Je bande et il regarde la télé. Où va le monde ?

Je t'aurais bien laissé tranquille, Audran… c'est de ta faute.

¤

- La 2ème tu dis ?

- Oui, Jay.

- Quoi ?

¤

Je joue les innocents alors que je m'installe à côté de lui et que je lui pique quelques pop-corn.

Que je lui fais discrètement du pied, enfin je l'effleure, de mes chaussettes de sport blanches.

Que mon short pas moulant gris – les moule-couilles c'est pas pour moi – frotte sa cuisse et que j'ai mon bras gauche sur le dossier du futon, juste au dessus de ses épaules.

Non, je ne le touche pas.

Quand mon souffle effleure son cou, juste là où ça le rend…

Il me répond, calme, toujours.

¤

- C'est Lost.

- Quoi, tu es perdu ?

- Ha. Ha. Ha.

¤

Encore un souffle contre son cou, juste là.

Sadique.

Ma main dans l'échancrure de sa veste et ses pecs, lisses sous mes doigts, qui se contractent.

Mes ongles ras qui titillent son duvet.

Il adore ça.

Il soupire.

Chaud.

Chaud.

Vire les pop-corn Audran. Ils m'empêchent de te toucher.

Je murmure.

¤

- Ah ?

¤

Je souffle encore. Doucement.

Il reprend du pop-corn calmement, suivant l'intrigue.

Sans faire semblant en plus. Il peut faire plusieurs choses à la fois.

Ça sert en certaines circonstances.

S'il est une chose que j'ai apprise avec Audran c'est qu'on ne peut pas lui faire ce qu'il ne veut pas faire.

Même si la chose est agréable.

Têtu.

¤

Il soupire.

Constat.

Il est ennuyé mais il aime ce que je fais.

Tant mieux. C'est ce qu'il me fait ressentir, presque depuis qu'on est ensemble :

son comportement m'emmerde mais…

il est encore là, non ? Je suis encore là aussi. Et ça va mieux maintenant. Oui.

Et j'ai envie de lui.

Il avale sa bouchée et répond.

¤

- Je suis.

- Hm ? L'intrigue tu t'en fous. Tu mates.

- Il y a de quoi mater. Et je suis, Jaylé.

¤

Hm…

Ja-y-lé. Cette façon qu'il a de prononcer mon prénom, un prénom que je n'aime pas du tout surtout.

J'aime sa façon de prononcer mon prénom, quand il est ennuyé et/ou excité…

J'ai dit qu'il m'excite ?

J'ai l'air d'un obsédé ?

Mettez-vous un nœud au bout pendant trois mois et on verra si vous aurez envie de mater la télé.

J'ai pas l'habitude.

C'est quelque chose que j'apprends à faire.

Quelque chose de pas facile à faire.

C'est récent tout ça. On apprend. On a pas fini. On est loin.

¤

- Ah ? Raconte.

- Regarde.

- Mais je regarde, Audran. C'est quel épisode déjà ?

¤

Et hop il reprend des pop-corn.

Je respire contre sa peau.

Je frôle ses mamelons du bout des doigts.

Il soupire.

Je le fais chier.

C'est lui que je regarde. Il reste imperturbable. J'adore ça.

¤

- L'avant-dernier de la deuxième saison. Là Sawyer demande à Sayid de venir…

- Venir ?

¤

J'ôte mes doigts de son échancrure et les plonge dans le bol et je ne prends pas les pop-corn juste le beurre et le sucre, pour les glisser entre ses lèvres.

Doucement. Encore. C'est le maître mot.

Audran regarde toujours la télé en suçotant mon index, comme si c'était normal qu'il soit là.

Et pourquoi il serait ailleurs ?

Il pourrait. Mais là il a pas envie.

Audran est vraiment dedans. Il relâche mon doigt et essaie de reculer.

Je lui laisse pas le champ.

C'est pas ce soir que tu vas avoir la migraine.

Et si tu l'as je connais un moyen pour qu'elle se casse.

Oh tu veux regarder la télé, peut-être ?

Il grogne.

¤

- Arrête ça Jaylé.

- Je peux te raconter la fin si tu veux, j'ai les dvd en v.o.

- Non…

¤

Non. Audran ?

Vraiment ?

Sa respiration s'entrecoupe, je pose mes lèvres sur sa gorge et je lèche sa pomme d'Adam,

Ma main humide de sa bouche retourne dans l'échancrure de sa veste.

Il regarde toujours et s'énerve.

¤

- Jaylé tu es lourd.

¤

Mon nom à répétition dans sa bouche le prouve.

J'aime l'entendre.

¤

- Qui est lourd ? On est seuls, j'ai les dvd. Et tu préfères mater des barbus qui gagnent plus que toi.

- Sayid n'est…

- Sayid c'est ton préféré ? Moi c'est Sawyer. Il a un de ces corps ? Et quel cul.

¤

Et de ces yeux verts aussi…

Ça fait un bail qu'il ne touche plus au bol.

Il tend son cou vers moi.

Je le mords.

Je fais glisser sa veste de ses épaules lentement. Je la joue Renard.

Vaurien total.

J'assume.

¤

- Tu es con.

- Quoi Sayid n'est pas ton préféré ?

- J'aime les exotiques Jaylé.

- Alors Jin aussi te plaît ? Un plan à trois ?

¤

Mon nez caresse sa joue, sa pommette et je le sens sourire à nouveau, entre exaspération, amusement et excitation.

Il rit doucement. Il aime les exotiques, hein ?

Tant mieux, j'aime les yeux verts.

¤

- Un vrai môme.

- Ce que j'ai dans le froc dit le contraire.

- Je suis plus rien, tu me saoules.

- On s'en fout, c'est la pub.

¤

La veste glisse sur ses coudes.

Il respire plus fort.

Je prends sa main droite et lui fait lâcher le bol qu'il a le réflexe de tenir entre ses cuisses.

Je prends sa main et la met sur mon torse nu et je la glisse tout droit vers son short.

Sa voix devient rauque. Il me regarde du coin de l'œil.

Hmph.

¤

- Jaylé.

¤

Je le fais caresser mon corps à travers mon short.

Je murmure à son oreille et je la lèche en même temps.

Pas de pitié.

Je te fais chier ?

Je te veux.

Je t'aurai.

¤

- "Jaylé", "Jaylé", "Jaylé" tu n'as que mon nom à la bouche… tu ne voudrais pas m'avoir moi plutôt ? Hein, Audran ?

- …

- Laisse Jin et Sawyer à la télé, tu pourras les mater tant que tu veux en faisant arrêt sur image.

- Pas Sawyer. Sayid.

- Je m'en fous. Quand j'en aurai fini avec toi tu ne sauras même plus…

¤

Un haussement de sourcil sceptique.

On la faisait pas à un mec de 35 ans, même s'il faisait moins. Presque mon âge en fait.

Un mec qui commence à me travailler, à me chauffer à travers le short. Et putain il assure. Ou c'est la faim.

Je réponds à sa question.

¤

- Non. Pas qui tu es. Juste où se trouve la télécommande.

¤

Audran éclate de rire et il secoue sa carcasse.

Il s'allonge sur moi et il me fixe fort, très fort, le bol tombe et roule sur le sol, et les pop-corn s'éparpillent et merde faut nettoyer.

Le pop-corn ça graisse. Et c'est ma moquette.

Merde.

Je reviens, tu bouges pas, hein ?

Je vais pour me lever mais il bouge pas d'un poil, frottant son entrejambe contre moi, ses yeux verts, verts, verts dans les miens.

Comme la première fois que je l'ai cartonné.

Il ne voit que moi, là. Il a l'air fauve. Mais j'ai vécu en Afrique, la savane ça me connaît.

Bien.

¤

- Tu ne bouges pas. Tu m'as cherché. Tu m'as trouvé.

- Audran c'est ma moquette.

- Je m'en fous, c'était mon Lost.

¤

Il est torse nu, la veste est sur le sol avec le pop-corn.

Il se penche et lèche mes lèvres du bout de la langue, retenant mes poignets au dessus de ma tête de ses mains.

Il poursuit, un petit sourire en coin et sa fossette s'accentue.

Ses paupières se plissent.

Qu'est-ce que tu vois Audran ?

¤

- Quand j'en aurai fini avec toi, Jaylé…

- …

¤

Hm…

Il me mordille l'oreille… je bande à en avoir mal.

Branle-moi, merde.

¤

- Quand j'en aurai fini avec toi, tu oublieras jusqu'à la marque du pop-corn qui tâchera ta moquette.

¤

Je lui lance un regard sceptique.

Il m'attrape les lèvres.

Et j'oublie…

J'oublie que ce n'est pas moi qui lui ai offert ce pyjama qui lui va si bien.

Je le tiens ce fauve.

J'inverse nos positions.

Je te le retourne.

Je l'emballe.

Je le rend dingue.

Toi contre moi, Audran.

Lui, moi et la télé en fond sonore.

La télé en arrière et moi dans tes yeux.

Bye-bye Sayid.

Ciao Sawyer.

Adios Thomas.

Sans rancune ? Si, un peu, quand même ? Hm…

¤

¤

Fin


Bienvenue dans le monde d'Audran et de Jay…

On en sait un petit peu plus sur le caractère de Jaylé et sur Audran aussi, tel qu'il se montre. Audran pense beaucoup mais il parle peu. Jaylé parle peu mais quand il s'énerve…

Les deux font la paire ? Ils ne le pensent pas en tous cas. Et vous ?

La suite ?

Si vous le voulez au prochain oneshot !