Titre : À moi…

Auteur : Niwa-himé

Genre : romance, yaoi, one-shot

Disclamer : perso et histoire à moi !!!

Note importante de l'auteur : histoire traitant d'homosexualité donc si ça plait pas, vous lisez pas !

Je vous souhaite une agréable lecture !

ooooooooooOOOOOoooooooooo

« C'est terminé… je … Je suis désolé »

« Je rêve, n'est-ce pas ? Non. Ce n'est pas possible. Tu ne peux pas. Et nous ? »

« Il n'y a jamais eu de nous… tu le sais, je te l'ai dit… je n'ai pas arrêté de te le dire… je suis désolé… je ne pensais pas que tu prenais tout ce que nous faisions ensemble au sérieux »

« Ne pas le prendre au sérieux ? Es-tu fou ? Je t'aime »

« Je suis désolé… »

Je baisse la tête. Je ris doucement. Non. Tu ne peux pas me quitter. Pas toi. Je ne veux pas. C'est une blague, n'est-ce pas ? Ça ne se peut pas réellement… si ?

Je relève brusquement la tête. Tu as l'air si désolé pour moi. Mais tu n'as pas à l'être. Non. Parce que je ne vais pas te laisser me quitter. Non. Je vais te montrer où est ta place.

Je me lève, contourne la table basse, et me plante face à toi. Je me baisse. Je prends appui sur les accoudoirs et tu t'enfonces un peu plus dans le fauteuil. Je vois clairement que tu es surpris. Tu paniques aussi. J'approche mon visage du tien. Et je ne te laisse que le temps de balbutier quelques mots que je ne comprends pas, avant d'écraser ma bouche contre la tienne.

Tu ne bouges pas. Tu as les yeux écarquillés. Et je continue de plonger mon regard dans tes prunelles alors que je force le barrage de tes lèvres craquelées à cause du froid. Et malgré moi j'abaisse doucement mes paupières. J'ai toujours tant aimé t'embrasser.

Je sens tes mains se crisper sur mes épaules. Tu essayes de me repousser. Mais tu oublies sans doute que de nous deux, c'est toujours moi qui aie eu le dessus.

Je saisis tes poignets et les cloue rapidement de chaque côté de ta tête. Je ne te laisserai pas me quitter. Tu es fou si tu as cru un instant que c'était possible.

Je te tire en avant, te redresse sur tes deux pieds. Tu es contre moi. Tu recules la tête. Tu m'échappes quelques secondes. Tu n'as même pas le temps de me hurler dessus. Tu fais une nouvelle tentative mais je saisis vivement ta langue entre mes dents. Et tu te raidis soudainement. Je resserre ma prise sur tes poignets. Tu ne me fuiras pas.

Je te traîne sans ménagement dans la chambre. Nous y avons vécu pratiquement tous nos ébats mon tendre amour. Comment imaginer nous séparer ? Je te renverse sur le lit au-dessous de moi.

« S'il te plait… laisse-moi »

« Non… laisse-moi t'aimer »

Tu ne te débats plus. Tu te laisses faire maintenant. Et j'aime te sentir t'agripper à moi et me forcer à me rapprocher encore plus de toi. Enfin je te retrouve.

Je te possède. Entièrement. Tu es à moi. Juste à moi. J'avais l'intention de te faire souffrir. De te prendre violemment. J'avais envie de te faire hurler de douleur. Mais je suis incapable de te faire mal. Et chacune de mes poussées en toi ne sont que plus douces les unes des autres. Je t'aime tant.

Je fais glisser mes mains sur ton corps. Je n'aurais jamais pensé devenir un jour dépendant de quelqu'un mais ce jour est bien arrivé. Et que je sois maudit si je te laisse partir.

Tu gémis doucement. Tu n'as jamais été très bruyant. Et cela m'a toujours un peu frustré. A tel point que j'en suis arrivé parfois à être violent. Trop violent pour t'entendre hurler. Je regrette ces moments-là. Crois-moi mon amour.

J'encercle doucement mes mains autour de ton cou. J'aime ton cou. J'aime y apposer ma marque. Non. Je ne te laisserai pas.

Je te serre dans mes bras. Tu es à moi. Mon tendre amour. À jamais. Tu le sais maintenant, n'est-ce pas ? Tu ne me quitteras pas. Non. Je ne t'aurais certainement pas laissé faire de toute manière.

Je dépose un baiser sur tes lèvres closes. Tu as l'air si paisible. Tu dors tranquillement entre mes bras. Tout contre mon corps. Je t'aime tant.

Je souris. Je pose ma tête contre la tienne. Nous sommes ensemble. Je suis heureux. Tu n'auras plus l'idée de me quitter à présent, n'est-ce pas ? Je t'ai convaincu. Tu restes avec moi.

J'ai eu peur de te perdre. Tu m'as tellement dit que notre histoire n'avait pas de but que je pensais que tu plaisantais. Mais malgré tout, tu ne m'avais jamais dit que c'était fini.

Seulement cette nuit, tu l'as fait. Mais désormais, rien, et surtout personne ne nous séparera.

J'embrasse ta peau. Je t'aime. Je frotte ma joue contre ta poitrine. Personne ne peut te tenir loin de moi. Tu serais revenu tôt ou tard. C'est sûr. Parce que, tu m'aimes moi. Juste moi.

Je sais que tu ne me le dis jamais. Mais je ne suis pas aveugle. Je vois les regards énamourés que tu poses sur moi. Et tu ne peux pas nier que tes caresses sont pleines de tendresse, n'est-ce pas ?

Non. Jamais plus personne n'aura droit à tes regards maintenant. Parce que c'est toi et moi. Oui. Juste toi et moi à présent.

Tu es si froid. Mais ne t'inquiète pas. Je te réchaufferai autant de fois qu'il le faudra. Je me colle un peu plus à toi. Mon amour.

J'ai toujours aimé entendre ton cœur battre. Battre pour moi. Mais là je n'entends plus rien. Ce n'est pas grave. Je connais le son de ton cœur qui bat si parfaitement. Tu aurais dû savoir que je n'aurais pas laissé ton cœur battre pour quelqu'un d'autre que moi. Je ne l'aurais pas permis.

Je ne pouvais pas te laisser imaginer que tu ne m'aimais pas. Alors que toutes tes pensées sont pour moi. Mais tout est fini maintenant. Je ne veux plus y penser.

Je t'ai pour moi tout seul. Ce n'est pas important si tu ne me dis pas que tu m'aimes. Non. Parce que je le sais. C'est l'essentiel.

Je me redresse sur un coude. Je caresse du bout des doigts ton si joli visage, ton cou. C'est la première fois que je ne l'ai pas marqué de ma bouche. C'est la première fois que je l'ai marqué de mes mains. Je passe mon index sur la trace de mes doigts laissée sur ta peau. Je ne t'ai pas fait mal, n'est-ce pas ? Si je l'ai fait, pardonne-moi. Je ne le voulais pas.

Tu ne respires plus depuis un moment déjà. Mais n'aie pas peur mon amour. Je te protègerai de tout. De tout ce qui fait ce monde. Et même de l'au-delà. Tu es à moi. À moi seul. À moi.

Fin

Pitit bonus ! Un poème de moi par rapport à l'histoire

Je t'extirperai les yeux

Pour que tu ne vois que moi

Je te trancherai la langue

Pour qu'à jamais elle soit à moi

Je te déchirerai les tympans

Pour que ma voix résonne en toi

Je te sectionnerai les mains

Pour qu'elle ne caresse que moi

Je t'arracherai le cœur

Pour qu'il ne batte que pour moi

Je t'étranglerai lentement

Pour que ton souffle ne soit qu'à moi

Je te tuerai

Pour qu'à jamais tu sois mien…