Titre : Moi, un Dieu inutile ?

Auteur : Niwa-himé

Genre : romance, yaoi

Disclamer : perso et histoire à moi !!!

Note importante de l'auteur : Histoire traitant d'homosexualité donc si ça plait pas, vous lisez pas !

Je vous souhaite une agréable lecture !

ooooooooooOOOOOoooooooooo

Prologue

Il était une fois, dans un pays ensoleillé, un jeune homme du nom de… oh eh la ! Ca va être ça tout le long ? Dégage. Tu vois pas que t'es ennuyeux à mourir ? Il était une fois… et bla et bla… c'est bon pour faire fuir les gens ça. Allez hop ! Vire moi ton cul de là ! Maintenant, c'est moi le narrateur.

Quoi ?… C'est sans importance ça ! Je n'ai jamais conté d'histoire et alors ? Et l'autre non. Il se croit le seul capable de le faire et puis quoi encore ! Et les gens en ont marre des vieux conteurs tout pas beau qui sont foutument mortels… et là mortel est loin d'être positif ! Donc je prends le relais. Et que ça plaise ou pas ! J'ai tous les droits ! C'est mon histoire après tout… enfin pas mon histoire à proprement parler mais… oh et merde, vous verrez bien !… On est au 21ème siècle croûton ! Aujourd'hui c'est tout à fait naturel de dire merde… n'est-ce pas ?

Bref. Je situe l'histoire, la Grèce Antique, ça vous dit quelque chose ? Oui ? Bien. Vous ne me décevez pas. Donc je disais, ça se passe durant la Grèce Antique, dans une petite ville réputée pour son petit port de commerce. Enfin, je dis petit mais tout de même, il était assez grand et très réputé à l'époque. Enfin. Vous avez l'époque, vous avez le lieu… ah oui ! L'ambiance ! C'est mignon tout plein. Il y avait des gosses qui jouaient gaiement sur les quais, des femmes qui disaient au revoir à leur époux qui partaient à la pêche, des marins ivres qui sortaient des tavernes les pantalons sur les chevilles hurlant comme de pauvres vierges à qui on aurait voulu prendre leur pureté, des jeunes gens roucoulant dans un coin, un vieux qui caressait doucement le poignet d'un jeune futur guerrier dans une tentative d'invitation. Bref, tout ce qu'il y avait de plus normal à cette époque.

Dans tout ce lot, attendez que je le retrouve… ah ! Le voilà ! Vous le voyez ? Là au centre ! Celui avec les cheveux longs châtains avec des reflets blonds, et un peu pâle malgré le soleil d'été qui tapait férocement sur tous ces pauvres mortels. Vous l'avez repéré vous aussi ? Oui ? Parfait.

Donc, nous voilà en compagnie de ce jeune éphèbe, du nom de Callias. Il se pavanait comme un coq devant les demoiselles en chaleur du pays. Et on sait tous combien il y en avait à cette époque ! Même si on raconte que les femmes étaient plus secrètes qu'elles ne le sont aujourd'hui, elles étaient tout de même de viles séductrices et elles se laissaient vite charmer. Notre jeune coq se pavanait donc, tout guilleret, tout pimpant. Et là. Moi qui observais la scène du haut de mon nuage. J'entendis comme un doux murmure le nom Éros. Alors bien sûr, je revins en arrière de quelques minutes pour en savoir plus, et là notre jeune coq bombait le torse en direction d'une jeune et fraîche femme, et s'écria, attention je cite : « je défierai Éros le plus grand des Dieux, pour te prouver que rien ni personne ne peux m'arrêter »

Bon. Sur le coup, je me suis dit, et l'autre non ! Me défier, moi ! S'il croit en plus qu'il en ressortira vainqueur ! Et bien le coco, il faudrait qu'il sorte de son délire ! Je n'ai pas agi tout de suite. Après tout il avait avoué que j'étais le plus grand… quoi ? Oh. Je ne vous ai pas dit ? Oui, oui. Je sais. C'est impressionnant de se retrouver comme ça, face à un Dieu. Mais… non je vous en pris, ne bavez pas. C'est loin d'être sexy je vous assure. Si vous voulez, je veux bien être clément, je vous accorderais 10 minutes de mon temps à la fin de chaque séance pour que vous puissiez faire mon éloge… Je suis gentil, n'est-ce pas ? Enfin pour l'instant, laissez-moi donc raconter mon histoire.

Après cet épisode. J'ai gardé un œil sur ce pecnot. Et quelque temps à peine, je l'entendis à nouveau parler de moi. Je tendis l'oreille rapidement, c'est que je n'avais pas que ça à faire à l'époque. J'avais des fidèles, beaucoup de fidèles à m'occuper. Aujourd'hui ce n'est plus pareil. Plus personne ne croit en moi. Ou rarement… reprenons-nous ! Ce n'est pas le moment d'être mélancolique ! L'époque où tous ces crétins de mortels m'obéissaient au doigt et à l'œil me manque, mais c'est une page tournée maintenant !

Donc je reprends. Désolé je m'égare un peu… je l'entendis dire « Éros, ce Dieu ridicule, est un bon à rien. N'importe qui, même la plus horrible des mules pourrait bien le faire ramper à terre ! »

Pouvez-vous imaginer dans quel état je fus ? L'outrance qu'il avait porté à ma personne était ignoble et impardonnable. Je peux vous certifier que j'étais rouge de colère. Vert de rage. Bref. J'étais furieux. Je me suis décidé en moins de deux secondes à le faire souffrir atrocement.

Je l'observais durant un peu de temps. Mon plan devait être calculer. Je ne devais pas agir sur un coup de tête si je voulais réellement le voir souffrir. Et ma patience fut récompensée. Notre jeune éphèbe avait conquis une demoiselle. Elle se nommait Adonia, et elle était aussi belle que son nom l'indiquait. Et quel bonheur ce fut de m'apercevoir qu'il était épris d'elle follement.

J'avais un brigand à ma solde, Sphodrias, et je profitais de lui comme bon me semblait. Je me retrouvais donc dans son repère, une vielle grotte humide, très mauvaise pour mon image. Mais j'étais bien d'obligé de m'y rendre à ce moment-là.

Quand il me vit dans toute ma superbe assis dignement et majestueusement sur son trône, il sursauta et écarquilla si tant les yeux que j'ai cru un moment qu'ils allaient tomber de leurs orbites. Il balbutia quelques mots sans queue ni tête. Et je haussais délicatement un de mes sourcils. J'avais l'impression qu'il avait quelque chose à se reprocher. Il était terrifié. Mais il se reprit assez rapidement, bien que sa terreur restait ostensible, il me salua comme je le méritais. Il s'agenouilla ensuite à mes pieds et me demanda pour quelle raison je fus ici. Et bien je dois avouer qu'il n'était absolument pas déplaisant à regarder, aussi en profitais-je. Comme à chaque fois que je me rendais dans sa demeure. Malgré mon penchant pour les jeunes hommes délicats, au contraire de lui.

Après nos longs et exquis ébats, je lui racontais qu'il y avait un jeune homme d'une splendeur unique et une jeune femme charmante qui vivaient de l'autre côté de l'océan. Je lui dis d'aller les chercher, de les garder prisonniers et de faire d'eux ce que bon lui semblerait. Je savais que Sphodrias cherchait une femme pour un héritier, et qu'il était violent avec ses amants. Tout particulièrement les jeunes. Je pense qu'il vieillissait mal et que de voir des jeunes si beaux lui rappeler le temps qui passait pour lui, le conduisant lentement mais sûrement à une mort certaine. Ah que la vie de mortel peut-être dure. Bref, ne nous étalons pas sur les côtés négatifs de la vie mortelle. C'est d'un ennuie !

Après cet entretien je repartis. Mais je gardais un œil sur lui. Du moins jusqu'à ce que je le vis ordonner de convoquer ses deux plus grands pirates. Lysandre et Andries. Il leur donna ses indications. La machine était lancée. Et maintenant. Rien ne pourrait l'arrêter…

à suivre…