Et encore une ! Celle-ci est assez différente des deux premières que j'ai posté. C'est aussi une demande d'une amie, enfin c'est parti d'un délire entre nous en fait, un truc con pour pas changer lol. Mais très marrant n'empêche XD !!

Donc, petite dédicace à ma zowie 3.1 (t'as vu, je respecte même ton anonymat lol !)

Bonne lecture !

Supplice

Quand Mélanie arriva ce matin, les garçons étaient déjà entre eux, en train de discuter. Elle se dirigea donc vers ses autres amies qui l'attendaient un peu plus loin. Mais au moment où elle passa près du groupe des garçons, elle eut l'impression qu'ils l'observaient bizarrement en ricanant. Cela doit être le fruit de mon imagination, pensa-t-elle. Comme les cours n'allaient pas tarder à débuter, elle monta se trouver une place dans la salle, suivit de ses amies.

Elle s'assit au fond, pour une fois. Elle avait envie d'être tranquille et le cours l'ennuyait profondément. Lorsque les garçons entrèrent dans la salle, quelques-uns la montrèrent du doigt en riant et en chuchotant entre eux. Mélanie commença à se poser des questions mais à part cela, le cours se déroula sans heurt.

Après deux heures plus qu'assommantes, elle sortit enfin prendre l'air. Jérémie passa auprès d'elle et lui lança :

- « Alors, il paraît que tu es un bon coup ? »

Et il continua son chemin sans attendre la moindre réponse. Mélanie resta scotchée par ce qu'elle venait d'entendre. Un bon coup ? Pourquoi avait-il dit cela ? Elle n'avait pas couché avec un mec depuis plus de six mois. Et c'était pendant les vacances d'été dans le Sud, personne ne pouvait le savoir ! Elle ne comprenait pas.

Elle sortit du bâtiment et aperçu Hugo et Maxime discuter entre eux. Elle entendit une partie de leur conversation.

- « …Oui, on ne dirait pas comme cela, mais c'est une sacrée chaudasse la Mélanie. Je te jure, je n'ai pas eu beaucoup à la forcer, c'est à peine si elle ne m'a pas sauté dessus. » fanfaronna Hugo.

- « Et bien, qui aurais cru ! Il faudra que je teste un jour. »

Ils éclatèrent de rire. La jeune fille n'en croyait pas ses oreilles. Hugo prétendait qu'il avait couché avec elle ! Non, qu'elle lui avait littéralement sauté dessus ! C'était totalement dément, elle ne l'avait jamais approché de sa vie. Maintenant, tout le monde allait penser qu'elle était une fille facile et les garçons lui feraient vivre un enfer. D'ailleurs, les rumeurs allèrent bon train durant toute la journée. Elle ne savait plus où se mettre. Même ses amies commençaient à douter de sa sincérité. Le reste de la journée alla decrescendo et une furieuse envie de se venger commença à la prendre. Elle rumina un bon moment sa vengeance avant de trouver une idée qui lui plaise.

Les cours prirent fin à 18h. Hugo rentra chez lui après avoir discuté avec ses potes. Il avait eu une sacrée idée quand même : faire passer Mélanie pour une pute avait été tellement amusant. Pourquoi elle ? Pourquoi pas, après tout. Elle était discrète, sage, travailleuse et il ne supportait pas cela. Il avait eu envie de casser son image de petite fille modèle. C'était réussi, tout le monde se moquait d'elle à présent. Il se dirigea vers son appartement en sifflotant. Quand il sortit sa clé pour rentrer, il sentit comme une présence derrière lui mais avant qu'il n'ait eu le temps de se retourner, un mouchoir imbibé de chloroforme était placé sur sa bouche. Il tenta de se débattre mais l'anesthésiant commençait déjà à faire effet. Ses membres étaient de plus en plus lourds et ses paupières se fermèrent toutes seules. Quelques secondes après, il perdit connaissance.

Il se réveilla une heure plus tard avec un mal de tête carabiné et une forte envie de vomir. Il essaya de calmer ses nausées pour analyser la situation. Il se trouvait dans une pièce entièrement plongée dans le noir et ses mains et ses pieds étaient attachés au mur avec d'épaisses chaînes. Il tira dessus pour tester leur résistance mais elles étaient beaucoup trop solides être briser de cette façon. Soudain un projecteur l'aveugla. Il mit plusieurs secondes à s'habituer à cette lumière. Quand il put de nouveau ouvrir les yeux, il remarqua une silhouette devant le projecteur qui se découpait en ombre chinoise.

Enfin réveillé, tu ne t'es pas pressé.

- « Qui êtes-vous ? » demanda-t-il en plissant les yeux pour essayer de mieux voir.

Ton pire cauchemar.

Le claquement d'un fouet se fit entendre. Hugo sursauta, s'attendant au pire. Il entendit encore plusieurs claquements ainsi que des bruits de chaînes juste à côté de son oreille. Hugo tremblait comme un fou et sa respiration était saccadée.

- « Qu'est-ce que vous me voulez ? » demanda-t-il d'une voix étranglée.

Simplement te faire payer tout ce que tu as commis jusque là.

- « Qu'ai-je fait ? »

TU OSES LE DEMANDER !!

La silhouette s'avança et il put enfin voir à qui il avait affaire. Quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit Mélanie habillée tout en cuir avec des bas résilles et des talons haut.

- « Tu oses demander ce que tu as fait ? » répéta-t-elle, furieuse. « Tu as transformé ma vie en enfer en moins d'une journée, à cause d'une rumeur débile ! »

- « Ce n'était qu'une blague, rien de plus. Je ne pensais pas à mal. Je t'en pris, détache-moi et laisse-moi partir. » implora-t-il.

Mélanie laissa échapper un petit rire méprisant.

- « Tu rêves mon chéri. Tu vas devoir expier tes fautes. » ajouta-t-elle en lui saisissant le menton.

Elle se releva et lui fouetta l'avant-bras. Surpris, Hugo poussa un petit cri qu'il n'avait pas pu retenir. Le fouet avait laissé une zébrure rouge vif sur sa peau.

- « Ce n'était qu'un avant-goût de ce que je souhaite te faire subir. Si tu cries déjà maintenant, ce n'est pas drôle. » dit-elle avec une petite moue boudeuse.

Cette fois, elle visa le visage. Hugo eut le réflexe de se protéger avec ses bras. Vexée d'avoir rater sa cible, Mélanie lui asséna plusieurs coups de fouet sur les bras et les jambes jusqu'à ce qu'il saigne.

- « Mmh…le premier sang versé, toujours le meilleur. »

Elle se pencha vers lui, lui lécha le bras et l'embrassa sauvagement.

- « Pitié… » murmura-t-il faiblement.

- « As-tu eu pitié de moi aujourd'hui ? Bon, on va pouvoir continuer. » déclara-t-elle en reposant son fouet et en s'emparant de la chaîne qu'il avait entendu tout à l'heure.

- « Je te préviens, cela risque de faire mal. » le prévient-elle avec un petit sourire sadique.

Ses cris de souffrance retentirent dans toute la pièce avant qu'il ne perde connaissance, ivre de douleur.

- « Pff, petit joueur. » dit-elle en essuyant le sang qui coulait sur son bustier.

Hugo se réveilla pour la deuxième fois de la soirée. Le corps totalement meurtri, il remarqua quand même que la plupart de ses blessures avaient été soigné sommairement. Au moins, elles ne saignaient plus. Il regarda autour de lui et découvrit un nouvel environnement. Cette fois-ci, il se trouvait dans une chambre, attaché aux barreaux d'un lit. Et il ne portait que son boxer.

- « Confortablement installé mon chou ? » demanda sa tortionnaire qui venait d'entrer dans la salle.

- « Laisse-moi partir, je t'en supplie » conjura-t-il en levant la tête.

- « J'adore quand tu me supplie, mais cela ne servira à rien, sauf à m'exciter davantage… » répliqua-t-elle d'un ton rauque.

- « Relâche-moi, je ferais tout ce que tu voudras. »

- « Mais tu fais déjà tout ce que je veux, je ne vois pas pourquoi je te relâcherais alors que tu es à ma merci. Trèves de bavardages, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses. »

Elle se dirigea vers une table pour y prendre un couteau dentelé avec une forme bizarre. Ensuite elle prit place à côté du lit et lui planta le couteau dans une de ses blessures fraîchement cicatrisées, qui se mit à saigner abondamment. Hugo serra les dents pour ne pas crier.

- « Ne t'inquiètes pas, tant que la lame reste dans ton bras, tu ne souffriras pas. » lui murmura-t-elle à l'oreille. « Par contre, si je le retire… »

Elle tira un coup sec sur le couteau et Hugo poussa un cri déchirant. Les dents du couteau étant recourbées, la lame avait arraché ses chairs en sortant.

- « Intéressant. » conclue-t-elle en regardant le sang couler avec envie.

Elle rouvrit toutes ses blessures avec la méticulosité d'un chirurgien. La voix d'Hugo était tout éraillée à force de crier.

Brusquement, elle se jeta sur lui et l'embrassa avec sauvagerie. Elle lui mordit la lèvre à sang alors qu'il se débattait.

- « Tu n'es vraiment pas coopératif, je pensais que tu avais retenu la leçon. »

Hugo comprit son erreur. Dans un élan de fierté, il s'était débattu au moment où elle l'avait embrassé. Il allait devoir en subir les conséquences.

Mélanie l'embrassa avidement dans le cou et le mordit plusieurs fois. A chaque morsure, le jeune homme sursautait et se mordait les lèvres pour ne pas crier. Elle descendit le long de son torse en le griffant consciencieusement, laissant de longues traînées rouge sang sur sa peau.

- « Pourquoi me fais-tu subir tout cela ? Pour avoir lancé une simple rumeur ? Pourquoi ? » gémit-il.

- « Tu n'as toujours pas compris ? Je t'aime, je t'ai toujours aimé mais tu ne l'as jamais remarqué ! »

Hugo ouvrit de grands yeux, incapable de prononcer le moindre mot. Il avait beaucoup de mal à comprendre.

- « Si tu m'aimes, pourquoi me tortures-tu ? » demanda-t-il perplexe.

- « Parce que mon amour n'est pas réciproque. C'était le seul moyen de t'avoir tout à moi… »

Elle le mordit encore une fois dans le cou.

- « C'est faux, je t'aime moi aussi. Tu n'as pas besoin de me retenir prisonnier pour m'avoir. » répliqua Hugo en cédant à la panique.

- « Menteur ! » cria-t-elle en le giflant violemment. « Tu ne m'as jamais aimé ! Mais je ne t'en veux pas, la situation est beaucoup plus claire ainsi. » ajouta-t-elle en lui caressant la joue qu'elle venait de frapper quelques instants plutôt.

Elle se leva et partit fouiller dans l'armoire. Hugo en profita pour souffler un peu. Son torse était en lambeaux et sa joue le brûlait. Il pensait qu'elle ne pouvait pas lui faire pire. Grossière erreur !

Mélanie revint avec plusieurs bougies et une boîte d'allumette.

- « Quel parfum préfères-tu ? Vanille, Ylang-ylang, lavande, orchidée ? » demanda-t-elle innocemment.

- « Euh…Je sais pas… » répondit-il, ne sachant que répondre.

- « Tant pis pour toi, je vais choisir à ta place. »

Elle regarda les quatre bougies, en choisit deux, les alluma et reposa les autres.

- « Ylang-ylang et lavande, cela devrait faire l'affaire. »

- « Pourquoi as-tu besoin de bougies ? » ne put s'empêcher de demander Hugo.

- « Tu verras bien mon amour. »

Elle s'accroupit par terre. Hugo attendait, inquiet, qu'il se passe quelque chose. Subitement, il ressenti une vive douleur au niveau de ses pieds. Mélanie s'amusait à lui brûler la plante des pieds avec ses bougies. Le jeune homme ne ressentait plus rien d'autre que ses pieds qu'elle lui brûlait à intervalle irrégulier. Quand elle laissa la flamme lui lécher les orteils plus longtemps que prévu, il poussa un hurlement qui lui vrilla les tympans. A l'odeur des bougies se mêlait maintenant l'odeur de la chair grillée. Hugo tremblait de tout son corps. Complètement fou de douleur, il se tortillait sous ses assauts incessants.

- « ARRETES, ARRETES, JE T'EN SUPPLIE, ARRETES ! » hurla-t-il sous la torture.

Mélanie se leva d'un coup, se plaça à califourchon sur lui et lui griffa violemment la joue.

- « Tais-toi, tu n'as rien à dire. Tu es à moi tu entends, à moi ! »

Elle arrêta de le frapper et le regarda tristement.

- « Non, c'est faux. Ton corps et ton esprit sont peut-être à moi, mais pas ton cœur. » déclara-t-elle. « Mais si je ne peux pas l'avoir, personne ne l'aura. »

Elle se releva encore une fois et quitta la pièce. Hugo tremblait toujours, de peur et de douleur. Jamais, même dans ses pires cauchemars, il n'aurait imaginé subir cela un jour. Mélanie l'aimait, certes, mais d'un amour complètement détraqué. Il redoutait ce qui allait suivre.

Deux minutes plus tard, la jeune fille revint avec un bidon à la main. Elle l'ouvrit précautionneusement et lui versa la moitié du contenu sur le corps. Le liquide raviva ses blessures, ce qui lui fit serrer les dents. Il avait une drôle d'odeur, une odeur… d'essence !

- « Mais qu'est-ce que tu fais ? Je croyais que tu m'aimais, tu ne peux pas me tuer !! » répliqua Hugo d'une voix rendue aiguë par la terreur.

- « Bien sûr que je t'aime, d'ailleurs nous allons consumer notre amour. »

A ces mots, elle prit la boîte d'allumette et s'allongea sur lui. L'odeur de l'essence était entêtante, Hugo ne la supportait plus. Mélanie craqua une allumette et la posa sur le torse de Hugo.

- « Je t'aime » lui souffla-t-elle pendant que les flammes les dévoraient tous les deux.

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'' Un incendie s'est déclaré hier soir sur le coup des 20h dans le quartier Est de la ville. Il aurait pris naissance dans l'appartement 9, avant de se propager au reste de l'immeuble. Alerté par les flammes et par la fumée, les résidents des autres étages purent sortir du bâtiment sans dommage. Quand les pompiers arrivèrent dix minutes plus tard, le feu avait déjà ravagé trois étages. Malheureusement, ils ne purent sauver les deux personnes présentes dans l'appartement 9, qui a intégralement brûlé. Les restes de leurs corps furent envoyés à la morgue pour tenter de les identifier. Pour le moment, les causes de l'incendie sont encore indéterminées, mais la piste d'un incendie criminel n'est pas à écarter... ''

En le relisant, je me demande vraiment ce qui m'est passé par la tête à ce moment-là. Je me fais peur des fois lol !

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