Auteur : Marieke5
Origine :
My own mind
Rating :
T
Blabla :
C'est presque une fanfiction en fait parce que les deux personnages principaux sont ceux que j'incarne sur un forum RPG. Faisons un coup de pub : il s'agit du forum du 13 rue des Potins
Ce one-shot se suffit à lui-même je pense, mais j'écrirais une suite quand j'aurais le courage

La primera noche contigo, en este campo español

(La première nuit avec toi, dans ce champ espagnol)

Je suis dans la couchette que je partage avec mes deux frères, dans le camping-car de ma tante. J'essaye de dormir depuis un moment déjà, écoutant leurs respirations dans l'espoir de me bercer, mais rien n'y fait. Il fait trop chaud. Nous sommes en Espagne, en plein mois d'Août, et la chaleur est infernale même en pleine nuit. Surtout dans un espace aussi réduit que cette boite de sardine.

Je me trouve à l'extrême gauche de la couchette. A droite se trouve Anakin, mon frère jumeau, et entre nous deux dort tranquillement Kaeru, notre cousin d'adoption. Mais il est comme notre petit frère. Je n'en peux plus de cette chaleur ! En plus je transpire dans le drap, c'est insupportable. Finalement, je me lève, tout doucement pour ne pas les réveiller, ni ma tante qui dort juste à côté sur un autre matelas, et je vais chercher une couverture et un drap propres dans le placard. C'est décidé, je vais dormir à la belle étoile.

Une fois dehors, je fais un petit tour d'horizon pour trouver où m'installer. Il y a un champ pas loin. Je m'y rends et étends la couverture au sol. Ma tante ne sera pas contente, les couvertures ne sont pas faites pour traîner par terre, dira-t-elle. Mais peu importe. Je suis sortit sans prendre la peine de m'habiller, je suis toujours en caleçon. Je m'allonge et me recouvre à moitié du drap. Parce que je suis à l'extérieur maintenant, et qu'il est tout de même tard, il fait presque frais. Mais par rapport à la fournaise dont je sors, c'est largement supportable.

Je suis sur le ventre, la tête tournée dans la direction du camping-car, mais je ne peux pas le voir. Il fait trop sombre pour que mon regard porte jusque là-bas. Les bras repliés sous ma tête pour palier à l'absence d'oreiller, je ne ferme pas les yeux. Oh ! Et puis finalement si. Je suis bien, là, dehors, mais il me manque quelque chose. Je me sens seul. Je soupire en frissonnant… pas à cause de la fraîcheur.

Puis au loin, j'entends un petit grincement. Je reconnais la porte du camping-car qui s'ouvre. Des pas sur l'herbe sèche… je sais qui s'approche, je reconnais sa présence, son pas, son silence. Il s'agenouille à mon côté et touche ma tête.

« Lou, tu dors ? »

J'ouvre les yeux et je souris à mon frère.

« Non, j'y arrive pas. »

« Moi non plus »

Il s'installe à mes côtés, je me pousse pour lui laisser de la place sur la couverture. Il a amené un traversin et le pose sous nos têtes. Lui aussi est en sous vêtements et il semble avoir un peu froid. Ca va passer, c'est simplement le changement de température. Mais je le serre quand même contre moi pour lui tenir chaud. Et aussi parce que j'aime le sentir tout contre moi. Il a la peau douce, il sent bon, quand je tiens son corps contre le mien, je me sens tellement bien. Il noue ses bras autours de ma taille, lui aussi.

Mais on dirait que cette étreinte ne lui suffit pas. A moi non plus, mais c'est lui qui agit en nouant nos jambes ensemble, de sorte que nous sommes maintenant étroitement collés. Ce n'est plus un simple câlin entre frères, c'est bien plus que ça. Nous sommes cramponnés l'un à l'autre comme si on pouvait nous séparer à tout moment. A cet instant, je prie pour qu'une chose pareille n'arrive jamais. Je ne pourrais pas vivre sans lui.

Mes mains posées sur son dos, descendent sur la chute de ses reins. J'ai envie de le sentir en entier, de le toucher et que nos corps se fondent. J'aimerais que nous ne fassions qu'un, dans tous les sens du terme. Parce que nous nous sentons un. Un seul. Je ferme les yeux et glisse ma joue sur la peau douce de sa gorge. Ses cheveux me chatouillent les paupières, je respire son odeur. On dirait la mienne.

Il pose une main sur mon épaule et me repousse un peu. Il me regarde intensément et passe sa main sur ma joue comme pour se faire pardonner de m'avoir éloigné de sa nuque. Et finalement, il pose ses lèvres sur les miennes. Ce n'est pas notre premier baiser de ce genre. Je ne les compte plus. Ses lèvres sont douces, je le caresse des miennes sans me lasser, jamais. Sans y penser, j'ai envie de les lécher. Je le fais. Ma main passe dans ses cheveux et il entrouvre la bouche. Touche ma langue de la sienne. Il entre dans ma bouche et moi dans la sienne, nos lèvres se collent de nouveau. Je le goûte, le caresse, passionnément. Le goût de sa bouche, je ne le connaissais pas. Je le découvre maintenant en tremblant presque. Parce que je viens de me rendre compte que ce baiser n'est pas chaste. J'ai quinze ans, presque seize, et je ne sais pas ces choses là.

Mais je ne veux pas m'arrêter. Anakin est mon frère, mais ce n'est pas à ça que je pense. Tout ce que je sais, c'est que je le veux en entier, pour moi seul. Là, dans ce champ, à cette heure, nous sommes ensemble, seuls au monde. Personne ne saura rien, nous ne dirons rien, jamais. Ce sera notre secret, rien qu'à nous. Mais je ne sais pas comment faire, je ne sais pas comment l'aimer. Nous sommes des garçons tous les deux, je ne sais pas comment nous sommes sensés nous y prendre. Mes mains parcourent son dos alors que nos bouchent se mélangent toujours. J'ai envie de lui et j'oublie de penser. Je sens mon membre commencer à se réveiller entre mes jambes. Nous sommes collés, il peut le sentir contre sa cuisse. Avant que je ne m'éloigne, gêné, il pose une main sur ma fesse pour me garder contre lui.

« Reste avec moi. » souffle-t-il.

Oui, je resterais avec toi. Cette nuit, toutes les autres, et pour toujours.

Je quitte ses lèvres et dérive sur la joue, la mâchoire, le creux sous l'oreille, le cou. Je l'embrasse en respirant son odeur, je veux la savoir par cœur pour pouvoir me la rappeler n'importe quand. Je lèche sa pomme d'Adam comme une glace, il penche la tête quand je la mordille doucement. Ma main droite quitte son dos et court sur son bras. Je veux prendre mon temps. Si le monde doit mourir demain, je veux me rappeler de cette nuit pour l'éternité. En profiter, parce que ce sera peut-être la seule fois que j'aurais le droit de le toucher comme ça. De le connaître encore plus que je ne le connais déjà. C'est également la première fois, pour nous deux, mais ça je n'y pense pas.

J'ai faim. Faim de lui. Son corps est chaud, encore un peu moite de transpiration à cause de la fournaise qu'est notre maison sur roues. Le mien aussi d'ailleurs. Nos peaux collent, c'est une sensation que je n'aime pas d'ordinaire, mais à cet instant cela me semble si dérisoire. Un détail qui n'est rien.

« Lou… »

J'entends sa voix, basse, inquiète. Je lève les yeux vers lui. Il ne veut pas ? Je me suis trompé ? Tellement habitué à ce que nos désirs soient les mêmes, je n'ai pas imaginé… Je pensais…

« Embrasse-moi. »

Soulagé. J'obéis. Je l'embrasse doucement, nos langues qui se caressent, c'est tellement excitant. Je ne le savais pas. Son corps frémit sous le mien. Je ne me suis même pas rendu compte que j'étais couché sur lui maintenant. Je m'appuie sur mes coudes pour ne pas l'écraser sous mon poids et je colle mon bassin au sien. Je sens son érection contre la mienne et ça me fait tellement plaisir. De savoir qu'il aime ce que nous faisons. Il n'a pas l'air d'avoir peur, mais mon frère n'a peur de rien. Il tremble la nuit dans les cimetières, frémit dans les courants d'airs, sursaute aux bruits sourds. Moi pas. Mais il n'a pas peur de la réalité, il l'affronte, il avance. Moi pas.

Je manque d'air, mais je ne veux pas lâcher sa bouche. Je le fais cependant, ma respiration est haletante. Je ne sais pas si c'est le manque d'oxygène ou le désir. A vrai dire, ça n'a pas une grande importance. Son visage me regarde. On dirait mon visage, qui me regarde, c'est troublant. Mais je suis habitué. J'embrasse mon visage, je le touche, l'effleure…

« Ani… »

Il passe ses bras autour de moi et me tire violement vers lui. Surprit, mes bras cèdent et je m'écrase de tout mon poids sur son corps. Il me serre, fort, fort…

« Je suis heureux… Louis… Continue, s'il te plait… »

On dirait qu'il pleure. Mais il n'est pas triste. Je le saurais si c'était le cas. Je le sentirais.

Oui, je continuerais.

Alors je recommence. J'embrasse son cou, la base de sa gorge, ses épaules. Mes mains caressent ses flancs qui frissonnent. J'arrive aux boutons de chair sur sa poitrine. Je ne les avais jamais vu d'aussi près. Je les lèche, les goûte. Je veux le dévorer, que son corps soit le mien et inversement. Il se cambre un peu en soupirant. Je veux l'entendre plus. Lui faire plaisir, lui donner tout ce que j'ai à lui offrir. Je descends encore, embrassant, léchant, suçant parfois. Le nombril… Il me rappelle que je l'aime depuis toujours. Que nous sommes ensemble depuis toujours. Dans le ventre de notre mère, déjà, nous étions tous les deux, côte à côte.

Ma langue dans sa cicatrice le fait gémir. J'aime sa voix, je veux l'entendre encore, encore…

Je suis arrivé à l'élastique de son caleçon. Je le regarde. Je touche son aine, sa fesse au travers du tissu, mais je n'ose pas aller plus loin. Il attend, sans rien dire. Je sens son regard, et sa main dans mes cheveux. Je lève mon regard vers lui, il m'encourage d'un sourire. J'aime les sourires d'Anakin. Ils sont rares, et tous pour moi. Si beaux, si beaux…

Je remonte jusqu'à son visage sans lâcher son regard. Ma main reste sous l'élastique, elle caresse doucement son ventre. J'ai un peu peur de le toucher, à cet endroit là, mais j'en ai envie. Tellement envie… Je l'embrasse doucement sous l'oreille.

« Ani… »

Il pose sa main sur la mienne et la fait descendre sous son vêtement. Son sexe est gonflé, comme le mien, et ma main tremble un peu quand mes doigts se ferment sur lui. Sa main remonte le long de mon bras alors que je commence à le caresser. Tout doucement, lentement. Puis je prends de l'assurance, je vais plus vite, je resserre un peu ma prise. Je le regarde, je vois son visage changer, ses yeux brillent, plantés dans les miens. Il est magnifique. Il est à moi, il est pour moi, il est moi. Tous les deux, lui et moi, ensemble, seuls… Je me répète ces mots en boucle. Je suis pour lui, rien que pour lui. Ce soir, c'est lui et moi.

Je lèche son menton sans lâcher son sexe. Il gémit de plaisir, c'est un bruit magnifique. Soudain je sens sa main se glisser à son tour sous mon caleçon et toucher mon érection. Mon esprit obsédé par mon frère avait oublié son propre corps. Je ressens la même chose que lui maintenant. Sa main bouge doucement, puis accélère, en rythme avec la mienne. Je gémis moi aussi, le regard embrumé. Je n'y tiens plus, ça ne me suffit pas. Je fonds sur sa bouche, je prends sa langue entre mes lèvres et mes dents. Je veux… je veux… Mais je ne sais pas.

« Ani, je… »

Comment dire ? Comment lui dire que je veux être en lui. Le sentir autour de moi, me fondre dans son corps. Il sort sa main de mon caleçon et il m'encourage du regard. Alors j'enlève ma main aussi et je baisse son vêtement, un peu timidement. Puis j'enlève le mien, et nous somme nus tous les deux. Nus, l'un contre l'autre. Rien de plus normal, nous étions comme ça au commencement.

Il noue ses jambes autours de ma taille, et je ne sais plus quoi faire. Il sait peut-être ce que je dois faire. Peut-être… Je l'interroge du regard. Aide-moi, dis-moi…

Il me rassure de ses caresses. Oui, il sait ce que je dois faire, il va me guider, me montrer. Je lui fais confiance, je ferais ce qu'il me dira de faire, ce qu'il me demandera. Il prend ma main et la descend entre ses jambes, la pose sur son anus. Puis se remet à me caresser. J'ai compris. Je l'embrasse, je m'occuperais de la suite. Du bout des doigts, je masse l'entrée de son corps. Au toucher, elle semble si étroite, j'ai peur de lui faire mal quand j'entrerai. Et je ne veux pas le blesser, il faut que je le prépare je pense. Doucement, j'insère le bout de mon index. Mais je ne suis pas sûr de moi. Je le regarde, inquiet. Est-ce que je dois continuer ? Tu as mal ? Dis moi… dis moi…

« Continue Louis. » me dit-il avec un doux sourire, de ceux qui me font fondre. De ceux qui ne sont que pour moi. Il dit la vérité, il veut que je continue. Et moi aussi je veux continuer. Sentir sa chaleur sur moi, qu'il me serre, me cajole. Mon doigt entre un peu plus, mais son corps résiste. Il n'a pas l'habitude, je suppose que c'est normal. Oui, c'est normal. Alors je bouge un peu, pour l'assouplir. Je le caresse, l'embrasse pour qu'il se détende. Il doit avoir un peu peur lui aussi, il est un peu crispé. Ou alors c'est la douleur ? Je ne veux pas qu'il ait mal. Comme s'il lisait dans mes pensées, il attrape ma main qui le pénètre et la maintient en place. Il m'attire vers lui et m'embrasse profondément.

« Continue »

Oui, je continue. Mon index entre encore un peu plus, je frotte nos deux membres. C'est tellement bon déjà, j'ai hâte de voir la suite. De sentir la suite. Il soupire, un soupir d'aise, je le sais. Mon doigt est complètement en lui. Son corps est si chaud… la transpiration est de retour sur sa peau, il brille sous la lune, il est si beau, si beau… Et bouillant à l'intérieur. Je n'en peux plus d'attendre, j'imagine cette chaleur son mon sexe, son humidité, son étroitesse…

Il prend mon visage entre ses deux mains et m'embrasse, encore, encore. Je sens qu'il est plus détendu, je sors un peu mon doigt pour en mettre un deuxième. Je prendrai le temps qu'il faudra pour qu'il soit prêt. J'attendrai le temps nécessaire, même si je suis pressé. De ma main libre, je caresse sa joue en posant de doux baisers sur ses lèvres. Il grimace un peu, mais je n'hésite plus. Je fais de mon mieux, je suis le plus doux possible, mais c'est normal qu'il ai mal. Il est si étroit… Nos souffles mélangent, le sien qui halète sous la douleur et le plaisir mêlés, le mien qui essaie d'oublier mon érection impatiente.

Le temps est comme arrêté et pourtant, il me semble qu'il ne se passe que quelques minutes entre l'ajout du second doigt et le moment où il m'appelle en lui. Il me le dit avec les yeux, il me regarde, il hurle silencieusement. Il me dit viens ! Viens en moi, que je te serre dans mon corps. Je veux partager mon plaisir avec toi, viens. Je viens, je viens.

Je retire mes doigts en le caressant encore à l'intérieur. Je tremble presque tellement j'ai hâte d'entrer. Instinctivement, je relève un peu son bassin. Je pose mon gland contre son entrée et je pousse un peu pour le faire pénétrer. Il pousse un petit cri et je m'arrête. Je lui lance un regard inquiet.

« C'est rien… Lou, ne t'arrête pas… »

C'est rien, c'est rien. Oui, je continue, je m'enfonce un peu plus. Je me mords la lèvre. J'entre en lui, nos corps… Je le sens, autour de moi, c'est chaud, si chaud…

« Dieu ! »

Je ne suis pas croyant, mais c'est sortit tout seul. Que dire d'autre ? Je suis si heureux. J'entre peu à peu, reculant parfois pour mieux avancer. Il halète et tremble sous moi, ses joues sont rouges, il a si chaud. Sa chaleur sur moi…

Ca y est, je suis complètement en lui. Je ne bouge pas, il faut que je me reprenne avant d'aller trop vite. Je suis à genoux, mes jambes tremblent. C'est lui qui commence à bouger, lentement, son bassin ondule entre mes mains. Dès le premier mouvement, c'est le plaisir qui m'envahit. C'est si bon… Sans que je le décide, je bouge aussi, doucement d'abord, puis un peu plus vite au fur et à mesure. Je crois que je suis en train de devenir fou, mais il faut que je me maîtrise. Si je vais trop vite, je vais le blesser. Mais c'est si bon…

Je suis sans doute un peu maladroit, mais je sens ce point au fond de lui, je vois qu'il se tord quand je la touche du bout de moi. Je vois qu'il aime ça, et je veux lui faire plaisir, lui donner du plaisir, encore, encore. Alors je frappe ce point, à chaque fois. Je regarde son corps tendu par le désir, complètement offert à mes caresses. Il gémit, il crie presque parfois et ça me fait tellement plaisir. Il prend du plaisir, et moi aussi. Nous sommes unis, c'est bon pour moi, c'est bon pour lui.

Je me penche pour l'embrasser, alors que mes mouvements prennent peu à peu de la vitesse et de la force. Il a ouvert la bouche pour mieux respirer, ses lèvres sont sèches. Je les lèche, les suce. Je sens son membre tendu contre mon ventre. Je le prends en main et le caresse. Je ne pense plus rien, mon esprit a disparu. Ne restent que nos corps imbriqués l'un dans l'autre et le plaisir, le bonheur.

« Louis ! »

Il vient de jouir. Son corps se crispe sous l'assaut, tremble de nouveau, me serre plus fort en lui.

« Aaah… ! »

Ani ! Ani ! Anakin, mon frère !

Mon désir explose à son tour, je ferme les yeux, mon âme hurle son prénom. L'orgasme passé, je m'écroule, ses jambes se détendent. Je suis toujours en lui, je ne veux pas le quitter tout de suite. Mon souffle est erratique, le sien est chaotique. Je me laisse glisser sur le côté pour ne pas l'étouffer. Je ne sais pas ce que nous venons de faire. Je n'ai pas fait le rapprochement avec ce qu'on appelle l'amour. Mais c'était ça. L'amour… l'amour.

Ce soir, dans un champ en Espagne, j'ai quinze ans, presque seize. Et j'ai fait l'amour, pour la première fois, sans le savoir, sans le comprendre. Je le sens au fond de moi, mais je ne le comprends pas.
Ce soir, dans un champ en Espagne, j'ai aimé mon frère. Et je me fais la promesse de l'aimer toujours. De rester avec lui, de le protéger.

Je ne sais pas comment sera demain. Et je m'en fiche. Je suis heureux, si heureux. Je suis complet, entier pour la première fois de ma vie. Je me sens bien, je me sens moi.

La nuit n'est pas finie. Je me retire de son corps, doucement, mais je reste contre lui, tout contre sa chaleur. Nous dormirons ensemble. Il ramène le drap sur nous deux et passe sa main dans mes cheveux déjà un peu longs. Mes yeux fermés, l'esprit encore un peu brumeux… Je vais m'endormir. Mes dernières pensées vont à lui, Anakin…

Ma famille, ma chair… mon frère, mon frère.

XXXXX

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