Auteur: Reno Kurigawa.

Genre: One-Shot (quoique ...)

Sujet: Shônen-Ai.

Claimer: ce bidule entier est à moi, les personnages avec. Autorisation écrite nécessaire pour y toucher!!

Résumé: Te voilà assis comme un con sur ce banc. Plusieurs jours sont passé, et t'y repenses ... De toutes façons, c'est de sa faute si tu souffres.


+My Chemical Emotions+


Je ne te reconnais plus. Tu ne manges qu'avec peine. Tes yeux sont sans cesse perdus dans le vague, tu n'écoutes plus rien, hormis ton baladeur, vissé sur tes oreilles comme s'il avait toujours fait partie de toi. La chanson est toujours la même, mais toi, tu ne t'en lasses pas. Elle te rappelle de si merveilleux moments, cette musique.

Elle te rappelle l'été. Ces sorties à 23 heures. Quand il faisait tellement chaud, que rien d'autre n'importait que de rester dehors sans rien faire, sous les arbres. Quand tu voyais ta ville reprendre son activité après 17 heures, soudainement animé, et rendre magique ses rues grises, bercé par les rayons mordoré du soleil couchant.

Tu penses à tout ça, encore, et ton coeur se serre.

Elle te rappelle ces sorties avec tes amis, ceux qui te ressemblent, et qui sont tous uniques, que tu aiment par delà la folie, que tu gardera toujours près de toi, parce que c'est ainsi, tu les aimes, avec eux tu es fort, tu ris, la vie est belle, et sans eux, ton âme s'écroule, il lui manque ses piliers, tu te sens seul.

Tu penses à eux, encore, et tes yeux se ferment.

Et puis, surtout, cette chanson, elle te fait penser à Lui. Cet adorable jeune homme, aux yeux maquillés de noir caché par cette frange noire stupide, que tu t'acharnes à toujours écarter quand tu caresse son visage. Ses yeux qui sourient pour toi, son regard, si clair, que c'en est presque inhumain d'avoir une couleur aussi bleu que celle-là. Cette étincelle affectueuse qui lui adoucit toujours le visage quand vos mains s'étreignent. Ses lèvres qui s'étirent en un délicieux sourire lorsqu'elles te mangent tout entier, que tu voudrais caresser pour l'éternité. Etre le seul à les connaître par coeur. L'unique, le privilégié, l'irremplaçable. Etre tout pour lui. Et tu voudrais tant être le seul à pouvoir le saisir.

Tu penses à Lui, encore, et tes mains tremblent.

Comment est-ce possible de souffrir autant d'un simple souvenir?

Comment est-ce possible de sentir encore le goût de ses lèvres sur les miennes, l'odeur de son tabac qui imprime mes vêtements?

Comment est-ce possible de saisir encore sa main dans la mienne, comme un courant d'air?

Il s'asseya doucement à tes côtés, gêné.Il ne dit rien. Et toi, pauvre crétin, tu ne dis rien non plus, parce que tu es décidé à l'ignorer royalement. C'est lui qui a commencé! Alors c'est lui qui doit clôturer.

Mais quel raisonnement de con!

Ses doigts s'entretuent sur ses genoux, et son regard les scrutent d'un air profondément triste. Le trottoir est sale et dégoûtant, jonché de chewing-gum et de mégots. Mais il a l'air beaucoup plus intéressant que toi, à ce moment. Et toi, tu fulmines. Qu'il dise quelque chose, ou bien qu'il s'en aille!

Il s'est quand même déplacé, rien que pour toi. Il est venu te rejoindre, rien parce que c'est toi. Ne le laisse pas partir. Pas sans rien dire.

Ecoutes ...

Le son de sa voix, tu t'en souviens, maintenant. Tu la ressens dans tout ton corps, tu l'a dans ta peau et ça t'énerves. Parce qu'elle génère encore en toi cet agréable frisson, de haut en bas. Parce que quand tu l'entends, aussitôt elle t'apaise. Légère comme le vent, imperceptible comme un courant d'air, posée et rassurante, elle t'enveloppe comme un drap d'eau dont tu ne peux te défaire. Et ça t'énerves, toi, parce que tu voudrais ne pas lui pardonner trop vite.

Et tu vois, tu lui as déjà pardonné ...

Je ... suis profondément désolé ...

Qu'est-ce que ça veut dire, déjà, cet empaquetage de lettres et de sons? Ce colis qui alourdit sa charmante voix, qui la fait trembler d'embarras et de peur, autant que le courage qu'il lui a fallu pour se décider.

Enfin!

Enfin !! Tes yeux se tournent à nouveau vers moi, ils me regardent à nouveau, tes yeux si bleus, ton regard si doux, pitié, merci, qu'est-ce que tu en sais, ils me voient, à nouveau!

J'existe!

J'existe à nouveau!

Tu ne veux pas t'emballer à nouveau, mais tu as perdu, ton coeur s'emballe, et malgré toutes les horreurs auxquelles tu as pensé le soir au fond de ton lit, griffant ton oreiller de rage, les joues humides, malgré la douleur que tu as ressentit jusque dans la moindre veine, à t'en fracasser contre le sol pour ne plus rien sentir, malgré que tu saches pertinnement qui était à l'origine de ce malheur dont tu ne veux plus, tu capitules.

C'est de la faiblesse?

Je ne crois pas, non ...

On va s'expliquer, c'est certain. Ne crois pas t'en sortir comme ça. Pas avec ton regard si touchant, pas avec cette douleur qui assombrit tes yeux, qui doivent toujours, toujours rester clair.

Parce qu'ils ne verront plus jamais que moi. Toujours.

Je t'aimes, et alors?

Etreint moi, jusqu'à ce que j'étouffe. Si je dois mourir par ta faute, c'est bien de cette façon, et d'aucune autre.

Aimes-moi à en crever.


- and this is how it ends ... (or not?) ...-+

Je trouve cet écrit à la fois violent et rapide. Mais en vérité je le trouve surtout craignos (alors pourquoi le publier? Je m'ennuies, à vrai dire, c'est nul les vacances quand tout le monde travaille.)

Bref, vous avez apprécié (ou pas) ?

Vous savez qu'il n'y a qu'une façon de me le faire savoir ... :)

Vous aime, mes lecteurs !

Reno Kurigawa.


Ecrit le 16 avril 2007 à 14h31. Musique écoutée: Cancer, My Chemical Romance.

Mais pourquoi j'écris toujours sur l'amour alors que j'ignore ce que c'est?