Hey l'ami! Tu es très bien tombé! Ce texte est pour toi! ;-) lolll (Je cherchais une façon accrocheuse d'attirer l'atttention des gens...)

Durant les dernières années, il y a eu de nombreuses fusillades dans des écoles et j'ai fait ce texte en passant à ces évènements. J'aimerais beaucoup que vous preniez la peine de lire! Ce n'est pas très long et ça ferait plaisir à ...une inconnue dont vous vous foutez un peu en fait! '' Essayez au moins! P Tant qu'à être ici entrain de lire mon introduction!


Pour ceux souffrent…

Pour ceux qui font souffrir…


La solitude est perverse, cruelle et surtout…Oui, surtout douloureuse.

On la simplifie souvent à la définition de l'absence des autres, mais ce serait se moquer des solitaires que de la considérer aussi innocente. En fait, être seul est un calvaire qui comporte tant d'angles de souffrances qu'on ne peut pas la comprendre tant que nous ne l'avons pas vécue.

Certains êtres bénis du destin n'auront jamais à subir cette souffrance. D'autres la côtoieront durant certaines époques de leur vie, mais réussiront à s'en sortir. Leur mémoire restera à jamais gravée de ces atroces souvenirs d'isolation, mais leur présent plus jouissif leur permettra peu à peu de cicatriser leurs anciennes blessures.

Mais il n'y pas que ces deux catégories, n'est-ce pas? L'existence serait trop belle, trop joyeuse, trop facile. Parce que la réalité s'éloigne trop souvent du rêve et de l'espoir, il y a …le dernier groupe.

Le plus triste. Le plus affligeant. Le plus sinistre. Celui des accablés. Celui des taciturnes. Celui des désespérés. Ceux qui n'ont jamais su faire preuve d'habilités sociales. Ceux qui n'ont jamais eu la chance d'emprunter les chemins de l'amitié. Ceux qui traversent leur vie d'abîme à travers l'ignorance des autres…ou pire encore, à travers leurs moqueries.

On aurait tort de croire qu'ils s'habituent à leur condition. On aurait tellement tort de penser que leur situation leur convienne. On aurait affreusement tort de prétendre qu'ils ont décidé eux-mêmes de parcourir cette traversée rocailleuse.

Ils se lèvent le matin avec cette petite impression dans le creux du ventre qu'ils auraient dû rester coucher. Ils savent qu'à eux, le soleil ne leur réserve jamais rien de bon. Le temps a fini par agrainer chaque particule de leur espoir.

Ils rampent plus qu'ils ne marchent vers le jour nouveau. Chaque pas se transforme en la peur d'être piétiné. Chaque geste se révèle la crainte d'être rabroué. Chaque parole transpire la frayeur d'être étouffé. On les a tant souvent reprochés d'être eux-mêmes qu'ils se résignent à chaque instant à n'être rien.

Ils se couchent la nuit en espérant qu'au moins, nous ne viendront pas les harceler durant leur sommeil. Dans leur lit, ils prient qu'ils rêveront à des songes où nous n'existerons pas, où ils seront rois, où leur imaginaire surpassera leur réalité. Mais parfois, les rêves laissent place aux cauchemars et ils n'ont droit à aucun répit…

Leur vie est un calvaire. Leur évolution est horrible.

Au début, ils envient les autres. Ils damneraient leur âme pour les rejoindre. Ils s'accrochent à eux, les admirent de loin. De façon trop maladroite, ils tentent de les imiter pour pouvoir avoir accès au même droit qu'eux, mais si vainement qu'on les insulte d'être si mauvais.

Ils abandonnent cette partie et cèdent à la solitude. Ils se croient damnés à jamais. On les repousse comme s'ils étaient atteints d'une maladie contagieuse. On s'en éloigne comme s'ils souffraient d'un mal incurable. On évite de leur donner notre regard comme s'ils n'étaient que des monstres défigurés.

Une amère malédiction s'infiltre dans leur veine, noircissant leurs pensées. Les douleurs s'entassent une contre l'autre dans leur corps glaçant leur cœur dans une abominable froideur. Chaque fois qu'une raillerie les accroche, des larmes glissent derrière leurs yeux. Une carcasse de pierre les recouvre pour cacher leurs faiblesses qu'ils veulent à tout prix dissimuler pour éviter d'être trop blessés à chaque chute.

Chacun de leur acte crie silencieusement des hurlements qui glaceraient le sang des plus endurants, mais personne ne leur prête attention. On leur laisse parfois une pensée, mais on refuse de leur offrir notre temps, notre amitié. Personne ne veut se rabaisser à leur niveau. On oublie souvent qu'ils sont autant humains que tous les autres. Eux-aussi finissent par oublier.

La société les a convaincus qu'ils étaient différents, mais au fond, nous sommes tous pareils. On se croit unique par égocentrisme, mais on a tous besoin de manger, de boire, de dormir, d'un abri, d'espérer, d'aimer et d'être aimé. Lorsqu'on a une carence dans une de ces nécessités, on souffre. On aura tous mal un jour ou l'autre dans notre vie. D'autres aussi auront déjà dépassé leur limite d'espoir depuis longtemps déjà. D'autres aussi pataugent dans la détresse au point de ne plus être qu'une carcasse vide à la recherche d'un peu de vie pour les remplir.

La société leur a fait oublier que les autres aussi souffrent à leur façon. Peut-être moins, peut-être plus. Il y a des êtres qui ont tous perdu. Il y a des êtres qui n'ont jamais rien eu. Il y a des êtres qui n'ont jamais su se servir de ce qu'ils avaient. Il y a des êtres qui ont tout, mais qui ne savent pas réaliser leur chance. On frôlera tous l'enfer un certain temps dans notre vie. C'est le danger d'être humain et en vie.

La société leur a fait oublier qu'ils leur restent encore de bons côtés à vivre. Ce sont souvent des personnes qui n'ont pas à connaître les maux d'un handicap, des personnes qui ont du pain dans leur assiette, des personnes qui ont un toit sur leur tête. Des personnes qui auraient pu avoir une vie bien rangée et tranquille si la société leur avait présenté les choses sous un autre angle.

La société leur a fait oublier que peut-être s'ils apprenaient à changer, la vie leur donnerait une seconde chance. Ils sont encore à la fleur de l'âge. Les années pourraient encore leur offrir de beaux desseins. Ils auraient peut-être eu tendance à relever la tête vers le ciel si on ne les aurait pas tenus enfoncé dans un sombre gouffre tout ce temps. Ils ignorent qu'ils peuvent encore recommencer tout de nouveau.

La société leur a cruellement fait oublier l'espoir et leur a arraché leur âme.

Pour tout ça, ils finissent par détester cette société. Ils approfondissent le sens du mot « haïr » à chaque pas. Ils exècrent un peu plus notre monde à chaque seconde. Le désir ardent de faire souffrir les autres, comme ils les font souffrir, les brûlent de l'intérieur, consumant leur raison avec le temps. On a arraché leur âme; ils en perdent la tête. Ils en deviennent inhumains.

La colère pénètre leur esprit et assomme leurs réflexions. La rage se déverse dans leur corps et éclate dans leur regard. Une furie enflammée fond dans leur peau et les embrase à chaque mouvement. Ils se sont secoués d'une fièvre fulminante qui achève de détruire l'humanité de leur être.

À l'intérieur, c'est la tempête et seul un mot résonne dans cet ouragan de confusion : vengeance.

Un beau matin, ils arrivent armés de frustration et désespoir et libèrent tous les malheurs qu'ils accumulent en eux depuis toutes ces années. Le tableau souligne ses formes sous des teintes vermeille, la musique se compose parmi des cris de peur, l'histoire se raconte avec un style bouleversant. La violence éclate. Ce matin, le soleil s'est levé en ignorant qu'il venait de poser ses rayons sur une journée tâchée de rouge.

Et ces solitaires meurent après tout le sang qu'ils ont fait couler, avec le dernier désespoir d'être vu, entendu, remarqué…Et d'être peut-être respecté. Ils le font dans le seul but de ne pas mourir sous le même silence qu'ils ont vécu, pour la peur se refléter dans les yeux des autres avant d'eux-mêmes tomber et se croire un instant roi alors qu'ils se sont résignés à n'être rien à jamais.

L'évènement éclate. Le mot se passe. La population est affligée. Comment un tel drame a-t-il pu arriver? Les autres n'y comprennent rien, alors qu'au fond, ils ont causé leur propre perte. Ils s'étonnent de subir l'explosion de la bombe alors qu'ils ont allumé eux-mêmes la mèche. Personne n'a même osé éteindre l'étincelle de peur de se brûler les doigts.

Évidemment, on n'y croyait pas, nous. C'est invraisemblable un tel évènement. Ils auraient peut-être simplement fallu leur tendre la main. Ils auraient peut-être seulement fallu leur faire ouvrir les yeux sur de nouveaux espoirs. Ils auraient peut-être uniquement fallu leur faire comprendre que la vie vaut la peine d'être vécue. Mais, jamais, personne n'a osé lever le doigt vers eux. Pourquoi? Les humains sont-ils à ce point vils? La société était-elle à ce point sauvage?

On n'a jamais su exactement ce qui se passait dans la tête de ces solitaires pour déclencher un tel acte. Les suppositions sont grandes, mais la vérité est pourtant évidente :

La solitude est perverse, cruelle et surtout…Oui, surtout douloureuse.

À ceux qui ne savent pas ouvrir leurs yeux vers ceux qui souffrent,

À ceux qui tyrannisent les plus faibles,

À ceux qui méprisent les différences qui les déplaisent,

Ouvrez votre esprit et apprenez à être plus humains pour une vie plus belle, pour une terre moins tâchée de notre sang, pour un sourire de plus sur notre planète.

À ceux qui ont perdu espoir,

À ceux qui souffrent de l'intérieur,

À ceux qui se nourrissent de vengeance,

Apprenez à concevoir l'avenir sous des jours meilleurs, ne laissez jamais votre âme disparaître, ouvrez vous à l'espoir, car elle existera toujours tant que vous y croirez.

Je sais que la vie est parfois insupportable. Je sais que tout serait plus facile de tout laisser tomber. Je sais que la tentation est parfois forte de faire souffrir à son tour. Mais au fond, de tels actes vous condamnent à double tour.

Pardonnez…

Aimez…

Vivez…


Maintenant que vous avez pris la peine de le lire, vous pouvez me laisser une opinion??? S'il vous plaît. J'aimerais énormément. Tant qu'à être rendu. Si vous n'avez aucune inspiration dites simplement: C'était bon (ou si vous n'avez pas aimé: C'était mauvais.) Juste pour me faire croire que je n'ai pas été la seule à me lire...