Coucou tout le monde !
Un petit cadeau pour vous. J'ai écrit ça cette nuit, vu que je n'arrivais pas à dormir entre la chaleur et la pluie ! Très contradictoire, je sais ! Mais il faisait trop chaud pour dormir la fenêtre fermée, mais la pluie faisait un boucan d'enfer. J'ai donc passé ma nuit à ouvrir et fermer cette maudite fenêtre et j'ai écris ça.

Alors, avertissements :
1– C'est du Yaoi (comme si vous le saviez pas, c'est dans le résumé ! LOL) donc, si les messieurs se papouillant vous posent problème, merci de rebrousser chemin.
2– Cette histoire doit être bourrée de fautes de grammaire, d'orthographe, de conjugaison et autres joyeusetés de la langue française ! Un peu d'indulgence, je l'ai écrite entre 2h et 4h, sans avoir dormi avant et je l'ai relu à midi entre deux bâillements ! Bref, désolée pour le désagrément !
3– Les persos sont à moi, bien sûr, mais vous pouvez les prendre si vous demandez gentiment ! Je partage, moi !
4– Je préviens de suite qu'il n'y a rien d'originale et que c'est plutôt caricatural. En plus, c'est mon côté midinette qui prend le relais quand je n'arrive pas à dormir (ou mon côté sadique, c'est selon) alors c'est un peu mielleux (mais y'a quand même un petit lemon… midinette mais pas trop hein !)

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et à mercredi prochain pour la suite des aventures d'Eurys !

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On ne touche pas !

« Christophe reprit conscience du monde qui l'entourait. Le couloir du lycée, les bruits de casiers qui s'ouvraient et se refermaient, les portes qui claquaient et les élèves qui se parlaient plus ou moins fort. Euh… Rectification : ça, c'était avant. Là, à cet instant précis, il y avait un silence des plus étranges autour de lui. Comme si tout le monde était aussi stupéfait que lui.

A bien y réfléchir, il y avait de quoi ! Lui, Christophe Leval, Monsieur Invisibilité, venait de se faire rouler le patin du siècle par Miss Popularité ! Oui ! Grace Armand en personne ! LA fille à avoir comme modèle pour les filles, comme fantasme pour les gars. Cette fille-là ! Et elle venait de l'embrassé brusquement devant tout le monde sans même lui demander son avis. Et pas juste un petit bécot ! Nan ! La totale, avec la langue et tout ! De quoi devenir l'ennemi public numéro un du lycée en quelques secondes à peine !

Les bras ballants le long de son corps – il avait laissé tomber son sac quand elle l'avait chopé aux épaules – Christophe fixait ce visage si parfait avec une expression digne de la vache moyenne devant une voie ferrée. Il ne réagit même pas quand elle reposa ses lèvres sur les siennes plus rapidement avant de lui lancer :

– N'oublie pas de m'attendre à la sortie, mon cœur.

Un petit signe gracieux de la main et elle disparue. Christophe eut juste le temps de fermer la bouche qu'il se retrouvait nez à nez, ou plutôt nez à torse, avec Stéphane Joly, alias Monsieur Muscle, qui le regarda méchamment :

– Toi ! T'es un homme mort !

Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous dans ce lycée ce matin ? »

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OK. Arrêt sur image ! Cette histoire pourrait être intéressante, voire amusante si on l'incluait dans un quelconque teen movie. Le problème, c'est que c'est à moi que ça arrive. Ah oui, j'ai oublié de vous préciser : je m'appelle Ludovic Granger (oui comme une certaine fille de moldus, c'est bon, on me l'a déjà faite !) et le Christophe en question, bah c'est mon petit ami depuis 9 mois ! (depuis la rentrée quoi !) Alors j'avoue que ça devient beaucoup moins drôle, pas vrai ?!

Surtout que, là, je suis à côté de lui et que cette nana vient d'interrompre nos salutations matinales pour lui rouler sa pelle ! Oui, je sais, je deviens vulgaire ! En même temps, ça vous plairait à vous de voir votre mec se faire embrasser par une autre sans réagir, à cinquante centimètres de vous ?!

D'accord je me calme. Après tout, il y a peut-être une explication à tout ça. Je sais : elle se drogue ! Et Chris aussi, vu qu'il l'a même pas envoyé paître ! Je vais le tuer, c'est décidé. Mais avant il va avoir des comptes à me rendre.

Reprenons :

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« Christophe, estomaqué par ce qui venait de se passer, sembla se réveiller en sursaut en entendant un raclement de gorge à sa droite. Oups ! Il en connaissait un qui n'allait pas être comptant. Lentement, il se tourna vers son petit ami qui dissimulait très difficilement sa colère et lui demanda, toujours aussi stupéfait par les derniers événements :

– Euh… Il vient de se passer quoi, là ? J'ai pas tout compris.

Ludo l'incendia du regard :

– Il vient de se passer que cette pétasse t'as…

Mais il fut interrompu dans ses déclarations fleuries par Ethan, alias Monsieur Blagues-Pourries, qui tapa un grand coup dans le dos de Christophe avec une exclamation de joie :

– Bah alors, Chris ! On s'embête pas, mon cochon ! T'aurais pu le dire que tu sortais avec la bombe du lycée !

Et il repartit comme il était venu, dans un éclat de rire.

Christophe toussa un bon coup. Cet abruti lui avait sûrement décollé la plèvre, à le taper aussi fort. Quand il eut repris son souffle, il releva les yeux vers son ami, encore plus furieux après l'intervention douteuse d'Ethan.

– Ludo, c'est pas ce que tu crois.

Mais la sonnerie du début de cours ne lui permit pas de poursuivre. Mais tout le monde était contre lui ou quoi ?! Christophe soupira en refermant son casier et en récupérant son sac.

– On en reparle à la sortie des cours, d'accord.

Ludovic chargea son propre sac sur son épaule et, avec un regard mauvais, lança en s'éloignant :

– Impossible. T'as déjà un rencard avec ta nouvelle conquête. »

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Ouais, je sais, c'était mesquin. J'ai regretté cette phrase à la seconde où elle a franchi mes lèvres. Après tout, je suis sûr qu'elle l'a choisi au hasard dans le couloir pour rendre son copain jaloux. Bah, oui. Qu'est-ce que vous croyez ? Miss Popularité sort forcément avec Monsieur Muscle ! C'est inévitable. C'est comme Barbie et Ken. Euh… Mauvais exemple, ils sont divorcés, ces deux-là. Quoique, ça colle plutôt bien, nan ?!

Bref. Je crois que j'ai abusé, sur ce coup. Je suis sûr que Chris n'y est pour rien. Mais quand même. Il aurait pu la repousser ! Au moins la deuxième fois ! Et cette pétasse, elle pouvait pas choisir un autre cobaye ?! C'est MON Chris !

C'est vrai quoi ! J'ai eu bien assez de mal à l'avoir sans me le faire souffler par le must féminin de ce lycée !

Vu que j'ai un peu de temps (oui, les cours ne sont pas ma tasse de thé et en plus, j'ai un peu autre chose en tête, là) je vais vous en dire un peu plus sur nous.

Chris, d'abord. C'est un jeune homme d'un mètre soixante quinze. Au premier regard, il a le look du parfait geek qui se respecte. Des pantalons informes qu'il décline du gris chiné au kaki militaire en passant pas le noir, des T-shirt trois fois trop grands avec toujours des inscriptions très réfléchies du genre « fumer pue » et des baskets taille péniche. Il ne porte plus de lunettes depuis quelques mois (à mon grand désespoir ! Je préfère qu'on le remarque le moins possible. Qui à dit possessif ?!) et s'est mis aux lentilles de contact. Du coup, ses jolis yeux gris sont en valeur, enfin au moins le gauche vu que le droit est caché par une mèche les trois quarts du temps. Et pour compléter son portrait, il a, comme vous l'aurez compris, les cheveux mi-longs, genre coupe au bol, et châtain clair (il a juré de me tuer si je dis qu'il est blond) Ah ! Et une dernière chose : Chris a le plus beau sourire du monde, mais il m'est exclusivement réservé !

Bon, à moi maintenant. Je mesure un mètre quatre vingt. Je suis musclé comme un dieu grec et adepte des pantalons bien taillés et des polos moulants. Brun aux yeux verts, je plais beaucoup, autant aux filles qu'aux mecs…. Bah quoi ?! On peut rêver nan ?! D'accord, d'accord. Je fais bien un mètre quatre vingt mais pour ce qui est de ma musculature, les dieux grecs ont dû m'oublier dans la distribution. Mon surnom le plus commun est « grande perche » ou « asperge » mais je préfère dire que je suis grand et sec. Je suis un inconditionnel du jean (pour être honnête j'aurais l'air ridicule dans un pantalon comme ceux de Chris) et ma collection de chemise est le cauchemar de ma mère les jours de repassage. Sinon, je suis effectivement brun, avec une coupe militaire plus pratique qu'esthétique, mais mes yeux sont marron classique (Chris dit noisette mais on sait tous ce que ça veut dire !)

Sinon, que vous dire d'autre sur nous ? Notre première rencontre date de l'an dernier, vers le mois d'avril et fut assez douloureuse pour mes fesses (mais non, pas dans ce sens là ! Tout de suite !) J'étais en 1ère ES et lui en 1ère STI et je ne connaissais même pas son nom alors qu'on était dans le même bahut depuis un an et demi. J'étais à la bourre, ce jour-là, et lui aussi. Classique. Je courrais dans le couloir pour rejoindre ma salle avec le moins de retard possible et il courrait en sens inverse pour les mêmes raisons. Bam ! J'ai atterrit sur le postérieur et, surtout, sur le carrelage du couloir. Un beau bleu et un méga coup de foudre. De mon côté en tout cas. Du sien, ça a été une autre paire de manches. J'ai bataillé dur pour faire sa conquête. Mais j'ai gagné de haute lutte et, depuis la rentrée, nous sommes officiellement un couple. Enfin, officiellement, c'est vite dit. Disons qu'il sait que je suis à lui et que je sais qu'il est à moi. Et pour le moment, ça me suffit.

Dans tous les cas, il n'est pas question que je perde MON Chris pour une broutille comme celle de ce matin ! Na ! On est mercredi, et les mercredis après-midi, nous les passons toujours ensemble soit chez lui, soit chez moi, vu que nos parents travaillent. Donc, cet après-midi, je me ferais pardonner ma remarque désobligeante et lui son manque de réaction face à cette sangsue.

Allez, je retourne à mes cours ou mon prof de droit va finir par me virer.

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« Adossé à l'un des platanes de la cour, Christophe attendait patiemment que Ludovic sorte. Ils avaient à parler. Et puis, les mercredis après-midi étaient sacrés, pour eux. Il avait bien l'intention de s'expliquer avec son petit ami et, pour cela, il le traînerait par la peau du cou jusque chez lui, s'il le fallait.

Il soupira à cette pensée. Il se connaissait. Jamais il ne ferait un chose pareille. D'eux deux, c'était Ludo l'impulsif, le courageux. Il fut tiré de ses réflexions quand il vit Grace s'avancer vers lui en sautillant. Oh non ! Pas encore ! Il n'était vraiment pas assez courageux pour l'envoyer sur les roses. Encore moins quand elle lui servait ce sourire adorable.

– Salut ! C'est gentil de m'avoir attendue !

– Euh…

Il lui rendit un sourire crispé.

– De rien.

Non mais quel imbécile ! Pourquoi ne pas l'encourager aussi ?! Surtout qu'il apercevait justement Ludovic qui sortait du bâtiment. Les choses ne pouvaient pas être pires ! Euh… Si en fait ! Et Grace le lui prouva en lui sautant au cou au moment même où Ludo venait de les repérer. Elle ne se contenta pas d'en rester là, bien sûr, et, comme la première fois, l'embrassa à pleine bouche. Et comme la première fois, il fut trop abasourdi pour se dégager. Il ne pensa même pas à fermer les yeux et resta planté comme une statue de sel.

Quand elle le libéra, il eut juste le temps de voir Ludovic se détourner et partir en courant.

Bon. Une chose à la fois. D'abord se débarrasser de Grace.

– Euh… Grace…

– Tu dois te demander pourquoi je fais ça, hein ?!

– Euh… un peu, oui.

– Ecoute, Christian…

– Christophe. Je m'appelle Christophe.

C'est dingue ! Cette fille ne connaissait même pas son nom !

– Désolée, Christophe. En fait, sans vouloir te vexer, tu… enfin, tu ne… m'intéresses pas vraiment.

– Je vois.

– Non, je voulais pas te faire de peine…

– Y'a pas de mal. Sans vouloir te vexer, tu ne m'intéresses pas vraiment non plus.

Il lui avait sorti ça du tac au tac et s'en étonnait lui-même. Elle parut stupéfaite avant d'éclater de rire.

– D'accord, je l'ai mérité, celle-là.

– J'aimerais juste savoir pourquoi tu as fait ça. Deux fois.

La jeune fille sembla un peu gênée mais répondit néanmoins.

– En fait, Stef m'a sortit un truc du genre « je peux en avoir treize à la douzaine, des comme toi » alors je voulais lui montrer qu'il n'était pas le seul mec sur cette planète ou au lycée.

– Et c'est tombé sur moi par hasard ?

– Un peu, faut l'avouer. Tout à l'heure, il se dirigeait vers le gymnase et il nous a regardé, c'est pour ça que je t'ai embrassé.

Bon ! Déjà, il avait compris cette partie de l'histoire. Il n'aurait pas tout à fait perdu sa journée.

– Je comprends mieux pourquoi il m'a menacé de me trucider ce matin.

– C'est vrai ?!

Elle semblait ravie et il la dévisagea avec ironie.

– Désolée.

– Je te crois pas. Tu n'es pas désolée du tout, avoue !

Et il éclata de rire devant la mine sincèrement contrite de Grace, qui rit à son tour, soulagée.

– Bon. Et maintenant ? Quel est le programme ?

Elle fronça le nez.

– Je sais pas trop. Je voudrais pas que Stef te fasse du mal. Mais il est vraiment allé trop loin. Alors, tu voudrais pas m'aider un peu ?

Christophe soupira. Non seulement cette fille avait vraiment du culot de lui demander ça mais, en plus, ça ne lui venait même pas à l'esprit qu'elle pourrait lui nuire à faire des choses pareilles.

– Tu veux quoi ? Que je me fasse passer pour ton nouveau copain ?

– Hum… C'est un peu ça. Mais en tout bien tout honneur, bien sûr.

– Et tu ne t'es pas demander si, moi ça n'allait pas m'apporter des ennuis ?

– Je t'assure que Stef est une grande gueule mais je ne crois pas qu'il te ferait du mal.

– Ce n'est pas vraiment à ton copain que je pensais.

Il pensait plutôt au sien. Elle fronça les sourcils, perplexe.

– A quoi alors ?

Il soupira à nouveau. Non, décidément, cette fille n'avait même pas pensé qu'il pouvait avoir quelqu'un.

– Que tu pouvais avoir semé la zizanie dans MON couple, par exemple ?

Grace en resta bouche bée, avant de bredouiller.

– Oh non ! Pardon ! Je n'y ai pas pensé une seconde. Je suis désolée. C'est vrai ? Je suis désolée, Christophe. Elle nous a vus, c'est ça ? Zut ! Je parie que c'était elle que t'attendais ! C'est ça ?

Christophe se contenta de sourire. Grace n'avait pas besoin de savoir que c'était LUI et pas ELLE qu'il attendait à la sortie des cours.

– Je comprends. Je suis désolée, vraiment, Christophe. Je voulais pas t'attirer des ennuis. Encore moins de ce genre, vu ma situation. J'espère que c'est rattrapable. J'irais lui parler, si tu veux.

– Nan. Ça va aller, merci. On peut se débrouiller, tous les deux.

Grace fit une grimace. Visiblement, elle était sincèrement désolée de la situation qu'elle avait provoquée.

– Je suis désolée, répéta-t-elle d'ailleurs. Je ne savais pas que tu avais une petite amie.

Christophe sourit ironiquement.

– Tu ne connaissais pas mon prénom, je te rappelle !

La jeune fille sourit, un peu gênée.

– Oui, c'est vrai. Mais je croyais connaître tous les couples de ce lycée… Enfin, au moins ceux de terminales. C'est qui ?

Ce fut au tour de Christophe d'être embarrassé. Il ne voyait plus trop comment contourner la question, plus que directe.

– Euh… Disons qu'on essaye d'être discrets.

– Oh ?! Pourquoi ? C'est le genre amour à sens unique et elle veut pas qu'on sache que t'es avec elle ?

Décidément, cette fille devenait bien curieuse.

– Euh… non, non.

– Bah alors ? C'est idiot de se cacher, quand on s'aime.

Christophe se passa nerveusement une main dans les cheveux et répliqua sans y réfléchir vraiment :

– Ouais, sauf quand t'aime un autre gars.

Il ne réalisa ce qu'il venait de dire que quand Grace écarquilla les yeux de stupeur. Idiot ! Crétin ! Imbécile heureux !Qu'est-ce qu'il avait eu besoin de lui sortir un truc pareil ?! Il n'avait pourtant pas de tendance masochiste, à sa connaissance !

Mais il se détendit vite. Enfin surtout quand la jeune fille eut un sourire éclatant en lui disant :

– En gros, je suis tombée sur le seul mec de ce lycée qui ne risquera pas de me coller après ce qui s'est passé, c'est ça ?

Hum… Finalement, elle le prenait plutôt bien.

– C'est à peu près ça. Disons que tu avais 2 chances sur 150. Tu devrais jouer au loto, tu as de la veine aujourd'hui.

– Parce qu'il est au lycée ? Sérieux ?

Triple buse ! Pourquoi ne pas l'écrire en lettre de néon aussi ?

– Euh… Grace, je te serais reconnaissant d'éviter de le crier sur les toits.

Le sourire de la jeune fille se fit sadique et il prit peur.

– Hum… D'accord, mais à une condition.

Aïe ! Il la sentait mal celle-là !

– Laquelle ? demanda-t-il, méfiant.

– Je veux savoir qui c'est !

Il relâcha son souffle. Si ce n'était que ça ! Du moment qu'elle n'allait pas le raconter à tout le monde.

– Tu connais Ludovic Granger ?

– Nan ?

Et elle explosa de rire.

– Sans blagues ? Tu sors avec cette grande perche ?!

Il fit la grimace.

– Evite de l'insulter, s'il te plait.

– Oups. Désolée. C'est juste que j'ai du mal à vous imaginer ensemble, vous êtes si différents.

Il n'y avait que ça qui la gênait ? Qu'ils soient deux gars ne semblait pas l'émouvoir plus que ça. Une sonnerie de portable l'interrompit dans ses réflexions et il réalisa qu'il était adossé à ce platane depuis presque une demi-heuree. Et Ludo qui était toujours dans la nature persuadé qu'il l'avait trompé ! Il fallait qu'il le voie. Et vite !

Distrait, il n'entendit que la fin de la conversation de Grace qui promettait de se dépêcher. Elle raccrocha et lui refit face.

– C'est ma mère. Stef était sensé me ramener avant son entraînement, mais vu les circonstances… Elle m'a passé un savon.

– Je te ramène, si tu veux, proposa-t-il.

Non ! Il devait retrouver Ludo, pas jouer les chauffeurs pour la princesse !

– Tu as une voiture ?

Elle paraissait plus étonné du fait qu'il ait une voiture que d'apprendre qu'il était gay ! Bizarre, cette fille !

– Oui, pourquoi ?

– Rien. C'est juste que je te croyais trop jeune, c'est tout.

– Hé ! J'ai dix-huit ans, je te signale !

Et ils rirent ensemble en se dirigeant vers le parking. Ils montèrent dans la twingo de Christophe et il se laissa guider pour la ramener. Quand ils furent à destination, elle se tourna vers lui avec un sourire sincère et lui tendit un bout de papier.

– Tiens. C'est mon numéro, au cas où ton mec te croirait pas, qu'on lui explique tous les deux.

Ils échangèrent un sourire et des remerciements et se séparèrent.

Bon ! Maintenant, mettre la main sur cet abruti de Ludo ! »

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Je suis furieux ! Je suis furieux et malheureux ! Comment a-t-il pu ?! Comment a-t-il osé ? Et elle ? Cette… blondasse !

Quand je les ai vus… Je crois que je n'avais jamais eu aussi mal. Moi qui avais passé ma matinée à tourner et retourner mes excuses dans ma tête ! Ah ! Ils ont bien dû se marrer. Non ! Chris n'est pas comme ça. Du moins je le croyais. Comme j'ai cru qu'il allait me rattraper quand je me suis enfuit en courant. Mais visiblement, il avait mieux à faire !

Non, je ne pleurerai pas ! Pourtant, c'est pas l'envie qui m'en manque ! C'était trop beau pour être vrai, de toute façon ! Après avoir autant bataillé, j'aurais dû comprendre qu'à la moindre tentation, il me lâcherait. Et on ne peut pas vraiment qualifier Miss Perfection de "moindre" !

Enfin ! Ça aura duré 9 mois, c'est déjà pas mal ! Non mais qu'est-ce que je raconte là ?! Non ! 9 mois c'est pas assez ! Je veux plus ! C'est de Chris qu'on parle ! La merveille incarnée rien que pour moi… et pour Grace ! Grr !

Chris… Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu l'as pas envoyée sur les roses ? Je veux bien qu'elle t'ait surpris, le premier coup, je peux admettre pour le second, mais trois fois de suite ! J'ai mal.

Euh… Et je suis complètement perdu là ! Je m'arrête, fais un tour sur moi-même. Mais je suis où là ? J'ai dû marcher un bon moment. Je regarde ma montre. Impossible ! Il est… 16h30 ! Quoi ? Je marche depuis 4h30 ?! Tu m'étonnes que je reconnais rien !

Bon, première chose : rentrer chez moi. Hum… Mouais… Mais encore ? Vu le temps que j'ai mis pour arriver jusqu'ici, et en état second, en plus, je n'ose même pas imaginer le temps que je vais mettre pour rentrer !

Sois intelligent, Ludo, pour une fois : appelle Môman à la rescousse !

Mon portable indique… 23 appels en absence ! Bah oui, je n'ai pas remis la sonnerie depuis que je suis sorti de cours. Etonnement j'avais la tête ailleurs !

Donc : 23 appels, dont 22 de Chris et un de ma mère. Oups ! Pourvu qu'elle ne pose pas trop de questions et qu'elle veuille bien venir me chercher… dès que je saurai où je suis ! Ouais ! Et, comble de bonheur : il pleut ! Ma vie est vraiment un désastre, depuis ce matin ! Et dire que le mercredi est mon jour préféré !

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« En refermant son casier, Christophe soupira. Il était inquiet. La veille, il avait filé chez Ludo dès qu'il avait quitté Grace, mais personne ne lui avait ouvert. Soit Ludo n'était pas là, soit, plus grave, il ne voulait pas lui répondre !

Il avait dû l'appeler au moins 20 fois, mais son petit ami n'avait pas daigné décrocher une seule fois. Il n'avait pas laissé de message, sachant très bien que Ludo n'écoutait JAMAIS son répondeur ! Au bout de 3 heures sans réponse, il avait laissé tomber, se disant qu'ils se verraient le lendemain.

Et voilà que cet abruti fini ne se montrait pas, ce matin ! Il avait décidé de le rendre dingue ou il lui faisait juste la gueule sans une chance de s'expliquer ?

Il sourit en sentant un bras se poser sur ses épaules mais déchanta bien vite en entendant Ethan lui susurrer :

– Alors, tombeur ? T'es tout seul, ce matin ? Où est ta petite amie ?

Et sans attendre de réponse, il éclata de rire et repartit en sens inverse. Mais quel imbécile, celui-là !

– Salut, Christophe !

Oh non ! Pas encore elle ! Il n'avait rien contre cette fille, mais, là, il n'avait pas trop envie qu'elle le colle alors que Ludo pouvait débarquer d'une seconde à l'autre. Mais quand il se retourna, la jeune fille tenait la main de Monsieur Muscle qui, étonnement, le salua aussi avec un sourire. Euh… Il avait loupé un truc ou quoi ? Stéphane embrassa sa copine et s'éloigna sur un :

– J'y vais, à tout à l'heure.

Oui, il lui manquait vraiment un bout de l'histoire, là !

Grace s'approcha de lui en sautillant et en souriant radieusement.

– Je voulais te remercier, Christophe.

– Moi ?

– Oui. Hier, en rentrant de l'entraînement, il m'a appelée. On a passé presque 2 heures au téléphone à s'expliquer et il… il m'a dit que me voir t'embrassé l'avait rendu malheureux et que… qu'il m'aimait !

Elle rougit sur ce dernier mot et Christophe sourit. Au moins une qui était heureuse !

– Je suis content pour toi. Et puis content aussi qu'il n'ait plus envie de me tuer.

Grace éclata de rire.

– Je lui ai expliqué que tu avais été génial avec moi et que tu n'avais pas essayé de profité de la situation. Que tu m'avais même écouté. Alors, je crois qu'il t'est un peu reconnaissant. Et toi ? Comment ça s'est passé ?

Christophe soupira et son sourire pâlit.

– En fait, il n'était pas chez lui, ou alors il n'a pas voulu m'ouvrir et il refuse de me répondre au téléphone depuis hier.

– Oh non ! Je suis désolée, Christophe. C'est de ma faute !

– Non. Il devrait avoir un peu plus confiance en moi.

– Tu veux que je lui parle ?

– Non. C'est gentil, mais, pour le moment, je veux essayer de régler ça moi-même. Si seulement il répondait au téléphone !

Grace lui frotta le bras, réconfortante.

– Je peux faire quelque chose ?

– Non. Ça va aller. S'il ne se pointe pas, aujourd'hui, j'irai le harceler chez lui, ce soir. Il ne pourra pas me mettre dehors devant ses parents !

Elle lui sourit tristement et ils obéirent à la sonnerie qui leur ordonnait de rejoindre leurs cours. »

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Atchoum ! Non mais je vous jure ! On n'a pas idée de choper un rhume en plein mois de mai ! Avec cette histoire, je n'ai pas vu Chris de la journée ! Et ma mère qui m'a piqué mon portable en représailles de la trouille que je lui ai faite hier soir ! Quelle vie ! Chris, mon petit Chris, où es-tu ?

Quelle question ! Dans les bras de cette pétasse, je suis sûr ! Mais non, Ludo ! C'est les médicaments ! Chris n'est pas comme ça. Il n'est pas téméraire, mais s'il avait eu quelqu'un d'autre, je SAIS qu'il me l'aurait dit !

Atchoum ! Foutue crève ! Me voilà cloué au lit depuis ce matin. Enfin ! Au moins, ma fièvre est retombée et j'ai pu prendre une douche. C'est déjà ça de pris !

Ah ! La belle surprise ! Pendant que je me débarrassais de toute cette sueur malsaine, ma gentille petite maman, m'a changé mes draps. Elle est irremplaçable ! Même après une journée de boulot et la frayeur d'hier soir, elle prend soin de moi.

Ah ! C'est le paradis ! Je me traîne jusqu'à mon lit et me glisse dans les draps frais ! Je suis au septième ciel ! Ouais, bon, j'exagère peut-être un tantinet. En fait, il ne me manquerait que mon Chris pour que j'atteigne le Nirvana !

Euh… Ma fièvre doit avoir remonté d'un coup, là ! Je délire, c'est pas possible ! J'ai des hallucinations ! Sinon, comment expliquer que Chris soit sur le pas de ma porte, à me regarder ?

Il me dit même « bonjour » Ça parle, une hallucination ? Comment je pourrais savoir, j'en ai jamais eu ! Enfin, à ce jour !

Je touche mon front : pas de fièvre (enfin je crois pas) donc, il est bien là ! Mon Chris à moi ! Il est là, devant moi avec son air gauche et cette mèche que j'adore.

Alors je ne peux pas m'en empêcher : je souris comme un crétin, et je lui tends les bras.

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« Christophe se balança d'un pied sur l'autre. C'était la première fois qu'il venait ici en dehors de leurs mercredis. Il allait devoir faire face à ses parents. Pas de panique ! Il avait une bonne raison d'être ici. Après enquête, Grace et lui avaient appris que Ludovic était malade, sa mère avait prévenu le lycée de son absence. A cette occasion, il avait aussi appris que Stéphane faisait ES, lui aussi. Il n'avait eu aucun mal à s'imposer pour être celui qui lui prendrait ses cours. Bien sûr ! Qui aurait osé s'opposé à Monsieur Muscle ?!

En tout cas, Christophe l'aurait presque embrassé quand il lui avait amené la pochette de cours du jour avec un clin d'œil. Nul doute que Grace avait tout raconté à son petit ami. Mais tant que ça ne sortait pas de leur cercle ! Et puis, même si tout le lycée le savait, il s'en foutait royalement, aujourd'hui !

Là, il avait plus effrayant. Comme appuyer sur le petit bouton juste en dessous du nom de famille de Ludovic. Allez ! Du nerf, que Diable ! Tendre le bras, déplier l'index, viser et appuyer. Ding dong ! Pas super originale comme sonnerie.

Une femme d'une quarantaine d'année lui ouvrit avec un sourire. Elle ressemblait tellement à Ludovic, qu'il ne douta pas une seconde d'être en face de sa mère.

– Oui ?

– Euh… Bonjour, madame Granger. Je m'appelle Christophe Leval et je suis au lycée avec Ludovic. Je lui apporte les cours d'aujourd'hui.

Il avait débité ça d'une traite, sans respirer, et se trouva un peu essoufflé. La femme lui sourit gentiment.

– C'est gentil de ta part. Entre donc.

– Euh… merci.

Il ne s'attendait pas à être spontanément invité. Mais il comprit vite pourquoi.

– Ludovic est dans sa chambre. Ça te dérange de rester avec lui ? Je dois aller faire des courses, mais je n'osais pas le laisser tout seul, alors qu'il a déjà passé toute la journée ici, sans personne. J'en ai pour une heure, maximum.

Comment dire non ? D'abord il ne pouvait résister au sourire de cette femme, si semblable à celui de son fils, mais, en plus, il ne demandait que ça : rester une heure seul avec Ludo !

– Bien sûr, madame, je vais rester avec lui.

– Oh merci ! Tu es gentil ! Sa chambre est à l'étage, dernière porte à droite.

Comme s'il ne savait pas ! Ils avaient passé assez de temps dans cette chambre à… hum hum… bref !

– D'accord. A tout à l'heure, alors.

– Oui. Et merci encore.

Il sourit à la femme qui enfilait déjà son manteau (en plein mois de mai ?) et monta à l'étage, le cœur dans les chaussettes. Pourvu que Ludo ne l'envoie pas promener avant qu'il ne se soit expliqué.

Il arriva à la porte de la chambre de son petit ami et inspira un grand coup pour se donner du courage. Il le trouva enfoui sous les draps, un petit sourire de béatitude sur les lèvres et une jolie collection de mouchoirs sur sa table de nuit. Ce n'était donc pas une feinte. Il était bien malade.

Quand leurs regards se croisèrent, il n'eut pas le courage de sourire et se contenta d'un petit « bonjour »

Ludovic ne réagit pas. Etait-il trop shooté pas les médicaments ? Et puis un magnifique sourire éclaira ses traits et il tendit les bras vers lui.

Christophe hésita à peine. Il prit quand même le temps de refermer la porte derrière lui avant d'approcher du lit à pas comptés. Il avait bien envie de se jeter dans ces bras ouverts, mais, d'abord Ludo était malade, ensuite ils devaient se parler. Oh et puis zut ! Les microbes ne lui faisaient pas peur et les explications attendraient bien encore 5 minutes !

Sans plus tergiverser, il posa un genou sur le lit et prit le visage de Ludovic entre ses mains avant de s'emparer de ses lèvres pour un baiser de retrouvailles des plus brûlants ! Bon Sang ce que ça faisait du bien ! Ce goût épicé et légèrement métallique qu'il retrouvait chaque fois qu'ils s'embrassaient lui avait vraiment manqué ! Surtout qu'il avait bien cru ne plus y avoir droit. Sa langue jouant avec celle de Ludo, il cessa de penser pour ne plus profiter que de l'instant présent.

A regret, il brisa le contact pour reprendre son souffle et plongea ses yeux dans ceux de son petit ami. La première chose qu'il lui dit n'était pas tout à fait ce qu'il avait prévu, mais tant pis.

– Pourquoi tu n'as pas répondu au téléphone ?

Ça sonnait plutôt comme un reproche mais il l'avait murmuré. Après tout, Ludo était malade. Mais le jeune homme alité ne lui fit pas de reproches. Doucement, il lui caressa le visage en remettant sa mèche derrière son oreille comme il aimait à le faire et expliqua sur le même ton.

– Hier, j'avais oublié de remettre la sonnerie et aujourd'hui ma mère m'a confisqué mon portable.

Christophe ferma un instant les paupières, soulagé. Si Ludo n'avait pas répondu, c'était juste qu'il ne pouvait pas, et non qu'il ne voulait plus lui parler. Il déposa un nouveau baiser sur les lèvres à sa portée, mais sans approfondir, cette fois.

– Ludo, je…

– Pourquoi tu l'as laissée faire ? demanda brusquement son ami.

Ça avait le mérite d'être direct. Christophe soupira, lâcha le visage qu'il avait gardé dans ses mains et s'assit sur le lit pour faire face aux questions.

– Elle m'a pris par surprise, c'est tout.

– Trois fois ? Ha !

Son rire était amer. Christophe fronça les sourcils.

– Comment ça, trois fois. Il n'y en a eu que deux. D'où sort cette troisième fois ?

– Elle t'a embrassé deux fois dans le couloir et une fois sous le platane.

– Ah !

Qu'est-ce qu'il pouvait dire d'autre ? Il ne comptait pas de la même manière et ce n'était pas vraiment le cœur du débat !

– Ecoute, Ludo, tu le sais mieux que personne, je me fais facilement avoir, alors oui, elle m'a eu par surprise trois fois. Mais ça ne veux pas dire que j'étais d'accord.

– Et maintenant ?

– Maintenant ?

– Vous en êtes où, tous les deux ?

– Euh… on est… amis… je crois. Tu sais, elle n'a fait ça que pour prouver à son gars qu'il n'y avait pas que lui, dans le lycée. Et, comme je suis plutôt amorphe, il y a cru et ça va mieux entre eux. Il m'a même remercié. Enfin, je crois.

Il n'était pas vraiment sûr de lui en temps normal mais sous ce regard indifférent de Ludovic, il ne se sentait vraiment pas bien. Jamais il ne l'avait regardé comme ça.

– Amis hein ?!

Il avait craché ça avec tellement de mépris que Christophe faillit reculer, mais il tint bon.

– Oui. Je crois. Mais elle ne compte pas, Ludo. Il n'y a que toi qui compte. S'il te plait, il faut que tu me croies.

– Alors que tu pourrais être avec elle ?

– Non, je t'ai dit qu'elle avait un copain !

– Mais si elle n'en avait pas ?

Cette fois, Christophe recula bel et bien ! Ce n'était pas possible ! Ludo ne pouvait pas dire une chose pareille ! Lentement, il se leva sans le quitter des yeux et fit un pas en arrière, vers la porte. »

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Je sais ! Je suis un imbécile ! Un idiot du village ! Et un connard de première ! Chris ! Pardon ! Pourquoi j'ai dit ça ?! Je ne le pense même pas ! Tu es là, tu es venu me voir, et moi je te crache ça comme une insulte. Et tu t'éloignes. Je ferais pareil, à ta place.

Pardon. Je suis décidément trop con. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de te faire mal. Tout ça parce que j'ai passé une mauvaise journée, hier. Et aujourd'hui aussi. Ne pars pas, je t'en prie !

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« Christophe sentit la poignée de la porte lui rentrer dans le dos et il sembla se réveillé d'un coup. Oh non ! Ce crétin n'allait pas s'en sortir comma ça ! Pas après l'avoir presque forcer à l'aimer ! Pas alors qu'il avait passé toute la journée à se faire un sang d'encre !

Serrant les dents et les poings, il combla en une fraction de seconde la distance qui le séparait du lit. Il attrapa alors Ludovic par les épaules et, sans ménagement le plaqua sur le lit avant de l'embrasser à pleine bouche. Non mais ! S'il croyait qu'il ferait toujours la loi, il allait lui montrer que lui aussi pouvait se battre pour le garder ! Délaissant ses lèvres un instant, il le fixa d'un regard dur.

– Tu n'es qu'un abrutit !

– Chris…

– La ferme !

Et il reprit possession de sa bouche, forçant le passage de ses lèvres, le mordant presque. Il était tellement en colère qu'il ait osé lui dire une chose pareille !

Sans rompre le baiser, il dégagea Ludovic des draps et les vira carrément du lit. Cette barrière franchit, il s'attaqua à la suivante en glissant ses mains sous le T-shirt de son ami. Ludovic gémit dans sa bouche. Il faut dire qu'il n'était pas très tendre. Et puis, s'était bien la première fois qu'il dominait leurs ébats et ça n'avait pas l'air de déplaire à son petit ami !

Il fut bien obliger de briser le contact pour débarrasser son amant de son T-shirt, mais pas très longtemps et ce fut Ludo qui le ramena à lui en passant ses bras autour de son cou. Finalement il ne devait pas être si malade que ça !

Reprenant avec plus de douceur, mais toujours autant d'empressement, Christophe finit de déshabiller le convalescent tout en semant une pluie de baiser en descendant sur son torse. Ses soupirs étaient enivrants et il se laissait submergé par l'envie qu'il avait de lui. A son tour, Ludovic le força à retirer son T-shirt et ils soupirèrent ensemble de bien-être quand leur peau entrèrent en contact. Ils échangèrent un sourire puis Christophe repartit en exploration sur le corps de son petit ami.

– Chris…

Il venait de trouver la terre promise. Du bout des lèvres, effleurant et caressant, il taquina le membre gonflé qu'il venait d'atteindre. Ludovic se cambra dans ses bras et, en réponse, il commença à le lécher. De bas en haut, se traçant un chemin brûlant, puis de haut en bas, suivant l'autre côté.

– Chris…

Qu'est-ce qu'il aimait l'avoir à sa merci !

Répondant aux suppliques de sa victime, Christophe prit finalement le sexe en bouche pour le plus grand plaisir de son propriétaire qui feula de plaisir. Dieu qu'il avait bon goût ! Un délice ! Ses mains se baladant toujours sur le reste du corps sous lui, Christophe prodigua ses soins à son amant jusqu'à le mener à l'extase où Ludovic se perdit un moment.

Quand il refit surface, des yeux gris et attentifs le dominaient. Il réclama un baiser et l'obtint sans discussion. Ils avaient tellement eu peur de se perdre. Et puis Ludovic avait envie de plus. Et il réclama encore.

– Chris, s'il te plait.

Christophe le dévisagea.

– Prends-moi. S'il te plait, Chris…

Un sourire lui répondit avant que les lèvres de son amant ne reprennent les siennes. Christophe le domina à nouveau, se positionnant entre ses jambes. Ludovic releva les genoux, caressant les cuisses de son amant des siennes. Il sentait palpiter le sexe de Chris contre lui. Il tendit la main pour ouvrir son tiroir et Christophe s'y servit en lui dédiant un sourire moqueur. Il l'avait toujours taquiné sur le fait qu'il était bien équipé.

Sans lâcher Ludo des yeux, il se protégea avant de le pénétré lentement. Attentif à la moindre réaction afficher sur le visage sous lui, il contrôlait ses mouvements au maximum, ne voulant pas le blesser. Mais il fut vite rassurer par le plaisir qu'exprimait les trait de son petit ami. Alors il amorça la danse, entraînant son partenaire qui avait refermé ses jambes sur lui, le menant le plus loin possible, buvant ses soupirs à même sa bouche. Il laissa Ludovic jouir le premier pour profiter du spectacle avant de se laisser submergé par la vague qu'il avait retenue le plus longtemps possible et de s'écrouler, comblé. »

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Finalement, je crois que je vais devoir remercier cette blondasse. Et je crois que je mettrai plus souvent Chris en colère, à l'avenir : quel pied ! Je ne l'avais jamais vu comme ça. Déjà, c'est la première fois qu'il prend l'initiative. Pas qu'il soit réticent d'habitude, mais, disons qu'il n'avait jamais fait le premier pas. Et quel premier pas ! J'en suis encore essoufflé.

J'espère que ma mère ne va pas rentrer tout de suite, sinon, elle risque de nous trouver dans une situation assez embarrassante, et moi je veux encore en profiter ! Mais pour l'instant, je dois avouer que je m'en tape un peu, de ma mère, et pour cause ! Les narines pleines de l'odeur de Chris, son corps chaud collé au mien et le souffle encore court de nos ébats, je n'ai pas vraiment à me plaindre !

Je resterais bien une éternité ou deux dans cette position, dans la chaleur de celui que j'aime, ses bras autour de moi, ses cheveux chatouillant mon torse et sa respiration se mêlant à la mienne.

Avouez qu'il y en pas mal qui échangeraient leur place avec moi, hein ?! Dommage pour vous ! Chris est à moi, et rien qu'à moi !

On ne touche pas !

Fin

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Vala ! En espérant que cette histoire voua aura fait passer un agréable moment, moi en tout cas elle aura bien occupé ma nuit d'insomnie ! Et vive les étés caniculaire.

Bisous tout le monde.

Gawella