Souviens toi d'un été (cet été)
Tu as baisé cette fillette aux cheveux bruns
A peine 14 ans
Une vraie lolita
Avec des cicatrices aux bras que tu n'as jamais remarqués
Meme si elle était sure que tu l'aimais
Elle faisait tellement plus vieille pendant si longtemps
Qu'elle ne s'en est jamais remise
Mais a marqué sa jeunesse en cicatrices
Sur ses jambes croisées toujours qu'à moitié
Aussi prêtes à ouvrir qu'à fermer
A laissé des éclats d'insomnie la porter dans des mondes
Ou les heureux ne vont pas
Et a gardé en gratitude les souvenirs de cet enfer (ou été)
Sans lequel elle n'aurait jamais distingué le beau du mal

Elle était si jolie, sans bas bleu de methylène
Mais un simple sourire sous ses yeux mocha
Et cette volonté d'aller toujours plus loin
Recouverte d'un doux duvet de complexes
Metamorphosée par la suite en tant de choses
Que tu aurais du mal à la reconnaître
Elle devint Comtesse des Eaux puis Prince des Chats
Au toucher maintenant ceux qui la tiennent
Ressentent les fissures de ses poumons qui ne savent
Qu'hurler ou se taire à jamais
Tu l'as laissée te faire croire qu'elle était prête
Ceux qui le savent te le reprocheront à tout jamais
Elle désirait voir autre chose que des bleus inscrits sur ses poignets
Alors que tant d'autres la désiraient, elle
Mais moi je me souviens de toi, fier et niais
Et moi je sais que tu ne la méritais pas

Et toi, souviens toi…elle t'a oubliée