Voici ma nouvelle fiction. Je m'essaye à un nouveau genre qu'est le policier et pour ne pas changer il y aura un yaoi aussi. On ne change pas les habitude.

Comme j'ai plus de temps que je pensais à la base, le chapitre de jeux arrivera la semaine prochaine.

Comme d'habitude, tout dans cette histoire est à moi et rien qu'à moi...

Bonne lecture...

Edit : L'histoire est en réédition avant qu'elle soit terminée.


Chapitre 1

Pendus au cottage

James McKinnell mâchait nerveusement sa gomme anti-tabac. Dans ces moments-là, il regrettait d'avoir arrêté la cigarette, juste pour calmer ses pauvres nerfs. Il se trouvait devant une petite maison coquette, aux vieilles briques rouges. Les fenêtres étaient à petits carreaux et de couleur blanche. Les jardins extérieurs étaient bien entretenus, avec des haies coupées au cordeau, des massifs aux couleurs de fleurs bien définis et sans aucune mauvaise herbe. La glycine à la porte d'entrée portait de magnifiques grappes de petites fleurs mauves dont l'odeur était envoutante à la limite de l'écœurement. Le cadre aurait pu paraitre idyllique si un événement tragique ne venait pas d'avoir lieu.

James regardait les agents de police et les membres de la section scientifique s'affairer autour de lui. Il marcha sur le sentier de sable qui menait du portail en bois blanc à la porte d'entrée. L'inspecteur de police constata d'un premier coup d'œil que la maison était à l'image même de l'extérieur. Propre et bien ordonnée, sortant tout droit de ces revues spécialisées sur les maisons. Les cadres photos sur les murs étaient bien alignés. Le napperon en dentelle était bien repassé et bien posé sur une console, cirée de frais.

James s'avança jusqu'au salon qui, apparemment, tenait lieu de scène de crime, si il y avait crime.

Une vieille dame se tenait dans un fauteuil, la tête penchée sur le côté, les yeux exorbités et une chemise de nuit à fleurs couverte d'une grande tache de sang vermeil, au niveau exact du cœur. A un mètre d'elle, un vieil homme était pendu à une grosse corde de nylon et tenant à une poutre apparente du plafond.

Pour l'inspecteur McKinnell, cela ressemblait à une banale affaire de suicide familial et il ne voyait pas pourquoi le médecin légiste avait jugé bon de l'appeler sur son portable à six heures du matin.

- Léo, j'espère que tu as une bonne raison pour m'avoir réveillé aussi tôt.

A l'interpellation de son prénom, un homme d'une cinquantaine d'années se leva, sortant le nez de sa trousse médicale. Il avait un visage marqué par les années, peu de cheveux sur un crâne dégarni avant l'âge. Il eut un sourire bienveillant et James s'approcha de lui.

- Ça va te plaire. Une pâle imitation d'un suicide.

Ah, plutôt intéressant. Donc qu'est-ce qu'on a ?

- Tout d'abord, la veille dame. Iris McDougan. soixante-cinq ans. Au fait, où est ton adjoint ? Je ne l'ai pas encore vu.

- Je ne sais pas. Je lui ai laissé trois messages sur son portable en le priant de se bouger les fesses, sinon il va m'entendre.

Au même moment, un jeune homme entra en trombe sur la scène de crime, son costume mis à la va-vite, avec la chemise qui sortait à moitié de son pantalon à pinces gris et sa cravate bleu desserrée.

- Si tu as décidé d'arriver en retard, habille-toi au moins correctement avant d'arriver. Parce que le style débraillé n'a rien à faire ici, dit James, cassant, sentant une certaine exaspération lui monter à la tête.

Quelques gloussements se firent entendre de la part des scientifiques et des policiers présents. James les fusilla du regard. Les gens n'avaient pas à rire, cette remarque était seulement destinée à une seule personne. Celle-ci, justement, piqua un fard qui fit prendre une teinte rosée à ses joues blafardes.

Son adjoint ressortit pour, sans doute, arranger ses vêtements et pour interroger quelques personnes. Léo regardait l'inspecteur avec un sourire entendu. Le médecin légiste savait les rapports houleux entre les deux policiers mais la paire fonctionnait bien pour le travail. Cela dit, il se retrouva à l'examen des deux corps sans vie.

- Bon, je disais, Iris McDougan, soixante cinq ans. Ancienne postière à la retraire. Tuée d'un coup de chevrotine en plein cœur. C'est un fusil de chasse. Il est derrière le fauteuil, fit Léo en tenant la main vers celui-ci. A mes premières constatations, le canon du fusil était contre elle. Il y a de forts résidus de poudre autour de la blessure, prouvant que le coup a été à bout portant.

Pendant que son légiste parlait, James tournait autour du fauteuil pour voir le fusil en question. Il avait été emballé et étiqueté avec soin. Il pouvait voir des empreintes rendues bien visibles avec la poudre noire.

- Et les empreintes sur le fusil ?

- Aux premières constatations de tes collègues, elles viendraient toutes du mari mais je te confirme ça dans quelques jours. Maintenant, c'est le tour de notre pendu. Donald McDougan. Soixante et onze ans. C'est un ancien général d'armée à la retraite. Il s'est apparemment pendu.

- Apparemment ?

- Oui. Le nœud est fait bizarrement. Et j'ai pu constater une marque de coup sur le crâne mais je ne pourrai t'en dire plus qu'après l'autopsie.

- Dans combien de temps ?

- Demain ou après-demain.

- Ok.

James prit un cadre photo sur une table. Il regarda attentivement la photo qui était l'image même d'une famille heureuse. Le couple était avec deux autres couples plus jeunes, dont un qui tenait par la main un jeune enfant souriant d'environ sept ans.

Il prit la photo et la glissa dans une poche. Puis il sortit.

Une fois dehors, il remarqua son adjoint qui parlait à une dame âgée, habillée pour sortir se promener. Il avait arrangé sa tenue vestimentaire et il tenait un petit carnet dans lequel il notait à vive allure. Il s'approcha.

- Patron. C'est madame Cavendish qui a découvert les corps.

- Oui, on devait aller faire une promenade sur la lande avec Iris, dit la vieille dame en se tourna vers l'inspecteur. D'habitude, elle m'attendait devant chez elle. Alors comme je ne la voyais pas arriver, je suis allée sonner chez elle et la porte était entrouverte. Je suis allée jusque chez les voisins pour prévenir la police. La maison est un peu isolée, dit la vieille dame d'une petite voix.

- Et vous n'êtes pas entrée dans la maison ?

- Non, je vous l'ai déjà dit.

- Mais oui, madame. Merci de votre aide, dit l'adjoint de James en s'éloignant de la vieille dame en entrainant son patron avec lui.

Les deux hommes se dirigèrent vers la voiture de James, une BMW noire assez massive, un petit caprice de l'inspecteur. Avant d'entrer dans la voiture, le jeune homme demanda où ils allaient.

Au village. Il faut aller se renseigner sur notre couple de retraités. Léo ne croit pas au suicide.

- Comment ça ?

- Il y a des détails qui ne correspondent pas mais il nous en dira plus demain ou après-demain, lors de l'autopsie. Qu'est ce que tu as pu apprendre auprès de la vieille ?

Madame Cavendish, reprit l'adjoint sachant la manie qu'avait son chef de ne pas prononcer les noms des personnes.

- Tu me fais chier de me reprendre, Caith.

- Vous n'avez qu'à dire les noms correctement, répondit Caith, l'adjoint, avec un sourire, content que son patron ait pris la mouche. Elle a juste dit que les deux fils habitaient dans le centre du village avec leurs familles.

Raison de plus pour aller au village, répondit James en faisant tourner la clé de la voiture dans la colonne de direction.

Pour James, c'était une façon plus que claire de clore la conversation avec son adjoint qui commençait déjà à lui taper sur les nerfs, et la voiture prit la direction du village qui se trouvait à deux kilomètres du petit cottage.


A suivre...

Le 08.02.08

Correction : Le 13.03.13