Titre: Etat de possession
Auteur: Heavenly
Genre: Yaoi
Statut: Fini / One-shot séquelle de
« Ne lui dites rien »
Disclaimer: Droits d'auteur ; excepté les paroles « Dernière Danse » de Kyo (en italique dans le texte).
J'ai juste changé le nom du personnage Sasha en Tsuneo, c'est tout ^^ (y avait trop de «Sasha» dans mes textes lol)


J'ai longtemps parcouru son corps
Effleuré cent fois son visage

J'ai appris par cœur la pureté de ses formes
Parfois je les dessine encore
Il fait partie de moi .


Depuis ma séparation avec lui, je me délabre. Je vends mon corps gratuitement à mes partenaires de fortune. J'essaye d'ôter son absence de mon corps, de ne plus me consumer de désir pour lui.

J'ai sans arrêt faim de lui. Je le veux encore, encore et encore. Je le veux toujours. Pour toujours. À jamais.

Mais le matin quand je me réveille, je suis souvent dans un endroit que je ne connais pas, avec un homme qui m'est inconnu.

Je me dégoûte.

Mon corps est souillé. Mes pensées malsaines. Mon âme est impure.

Peut-on mourir d'amour ?


Je l'ai connu trop tôt
Mais c'est pas ma faute
La flèche a traversé ma peau
C'est une douleur qui se garde.


Aujourd'hui c'est un soir comme les autres, dans un bar comme un autre, avec un mec pareil qu'un autre.

Il me parle, je ne l'écoute pas. Du moment qu'il me baise, le reste je m'en fous.

« - Tsuneo ? »

Cet voix derrière moi, je ne la connais que trop bien. La main qui tient mon verre, tremble. Je n'ose pas me retourner.

« - Tsuneo, je t'ai cherché partout. Il faut que tu viennes avec moi. On doit parler.

- Je… Je… je bégaye tellement, que je n'arrive pas à me calmer.

- S'il te plait. »

Alors je me retourne vers lui. Dieu qu'il est magnifique. Il est toujours aussi beau, depuis un mois que je ne l'ai plus vu. J'ai envie de pleurer. Je veux pleurer. Mais je serre les dents, je ne veux pas lui montrer combien il m'affecte.

Il me prend la main, nous sortons du bar. Il marche vite, j'ai du mal à le suivre. Mais pourquoi devrais-je le suivre ? Qu'est-ce que ça m'apportera ?


Je veux juste une dernière danse
Avant l'ombre et l'indifférence
Un vertige, puis le silence
Je veux juste une dernière danse .


On arrive dans son appartement. Mon endroit préféré après ses bras. Ça me fait un choc d'être ici. J'ai mal au ventre.

« - Tu me veux quoi Kyosuke ? »

J'essaye de contrôler les tremblements de ma voix et de paraître impassible.

« - Tes amis s'inquiètent pour toi. À ce qui paraît, t'es dans un sale état.

- Je suis en face de toi, dis-je en écartant les bras et les jambes. Et tu vois, je vais bien.

- Il y a des rumeurs à la fac.

- Et alors ? Je m'en moque.

- Ils disent que t'es la pute de tout le monde et que du moment qu'on te donne du plaisir, tu ne demandes rien. »

Il a l'air dégoûté en disant cela. Je lui fait un sourire narquois.

« - T'es jaloux parce que j'suis plus ta pute personnelle ? »

Le coup de poing part. Je vacille. Je ne comprends rien, je reste con. La douleur me ramène un peu mes esprits, mon nez saigne.

« - Mais t'es malade !

- Je t'interdis de me comparer aux mecs qui te baisent !

- Elle est où la différence ?! Toi aussi tu t'es servi de moi ! »

Il me frappe encore. Au ventre cette fois.

Je m'écroule. Lui continue de crier.

« - Tu sais très bien que toi et moi c'était différent ! Alors ne compare pas ! »

Je récupère difficilement ma respiration.

« - C'était différent... En quoi ?... Tu m'as laissé partir... »

Il s'accroupit à coté de moi. Il semble plus calme. Il me regarde tristement.

Il écarte de mon visage une mèche de cheveux collée par la sueur.

« - J'aurais dû faire quoi pour te retenir ?... »

Là c'est plus que je ne peux en supporter. Je l'empoigne par le col de sa chemise et lui hurle dessus.

« - Tu aurais dû me dire que tu m'aimais ! Que tu me voulais près de toi ! Tu aurais pu me dire de rester ! Mais t'as rien fait de tout ça ! C'est toujours moi qui donnais ! J'ai jamais rien reçu de toi ! Jamais ! »


J'ai reçu de ses mains
Le bonheur ancré dans mon âme
C 'est même trop pour un seul homme .


Je pleure de rage. J'en ai marre de tout ça. Il enlace ma taille. Rapprochant ainsi son corps du mien.

« - Ne pleure pas Tsuneo, je t'en supplie ne pleure pas. »

Il me soulève dans ses bras et m'emmène jusqu'à sa chambre. Il me dépose délicatement sur le lit.

J'étouffe mes sanglots dans les draps. Je m'essuie le nez avec. J'en ai marre. Je suis à bout. Laisse moi partir...

« - Tsuneo. »

Je me retourne vers lui. Il est entièrement nu sous mon regard.

Il est divin.

Je me lève, je suis subjugué. Je commence à toucher son corps. Ça y est je replonge....


J'ai longtemps parcouru son corps
Effleuré cent fois son visage

J'ai appris par cœur la pureté de ses formes
Parfois je les dessine encore
Il fait partie de moi .


Il prend mes mains et me regarde droit dans les yeux.

« - Si je te fais l'amour ce soir, ce sera comme à un amant. Si tu acceptes cela, on sera un couple. »

J'acquiesce. Il prend mon visage entre ses mains.

« - Tsuneo, cela comporte des risques. Je vais te pourrir la vie par ma jalousie et ma possessivité. Je t'éloignerais des gens que tu aimes pour que tu ne vois que moi. Je vais t'enfermer, je pourrais même encore te frapper et tu es d'accord avec ça ? »

Tout en continuant de le regarder, je me déshabille, lascivement. Maintenant je suis nu moi aussi.

« - Du moment que c'est toi, ça me va. »


Je peux mourir demain
Mais ça n'change rien
J'ai reçu de ses mains
Le bonheur ancré dans mon âme


Ce soir là pour me faire l'amour, il fut cruel, violent et doux. Vorace et fougueux. Je saigne, j'ai mal. Mais en contre partie j'ai encore plus de plaisir, de délice.

Il se nourrit de mon corps, m'envahit tout entier. Je ne vois déjà plus que lui.

Il me murmure que je lui appartient. Il me murmure qu'il me tuera si je m'en vais. Il me dit qu'il a besoin de moi dans sa vie.

Ce soir là je suis en transe. C'est tellement, tellement bon de le sentir de nouveau en moi. On ne se lasse pas de se faire l'amour.

Oui il va me faire l'amour jusqu'à me vider, jusqu'à qu'il soit rompu.

Ce soir, il m'aime.

Il me possède. Je l'ai enfin capturé. Lui et moi ne serons qu'un. C'est un état de possession ou l'un n'appartient qu'à l'autre. Nous sommes la propriété de l'un, de l'autre.

Dans notre monde, il y aura que lui et moi.

Nous serons deux à jamais et cela me convient parfaitement.

« - Kyosuke... »


Fin.