Il a mit du temps à arriver, mais le voici. J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture.


Extra - Partie 5


Juillet, année 10

Théo trouva la maison vide, comme il s'y était attendu. Il déposa ses affaires, laissa Grimm dans le jardin et reprit la voiture en direction de chez Elena et Achille, dans le centre ville de Milan. Étant parti emmener Ludovico en Suisse, il n'avait pas encore eu l'occasion de voir la fille d'Elena, née au début du mois.

Ce fut Achille qui lui ouvrit, tout sourire. Elena n'avait pas été la seule à vouloir cet enfant depuis la naissance de Mercedes. Il les guida, Ioan et lui, à la terrasse où les deux amies discutaient avec fougue, comme toujours.

Théo embrassa Daria, prit Milo dans ses bras et enfin, félicita Elena pour sa petite merveille qu'il observa longuement. Il avait l'impression d'avoir Mercedes devant les yeux. Olivia lui ressemblait tellement avec la forme de ses yeux et sa manière de faire des bulles dans son sommeil. Ce qui les différenciait était que Mercedes n'était pas née coiffée.

« Le voyage s'est bien passé ? Ludo était content ? ».

« Très bien. Et il a signé les papiers. Il faudra que je les déposent demain matin » Au regard interrogateur d'Elena et Achille, il se sentit obligé d'expliquer « Nous « adoptons » Ludo ».

Elena hocha la tête, sans sourire ou émettre de commentaire. Elle ne savait quoi dire. Ludovico était un garçon adorable qui avait prit beaucoup d'importance dans la vie de Théo et sa famille. De plus, les mésaventures du jeune homme l'avaient touchée. Mais ça faisait beaucoup de responsabilité pour un si jeune ménage. Surtout avec deux enfants en bas âge. Bientôt trois.

« Comment vont Agathe et Marilys ? ».

« Comme un charme. Et Eléis t'embrasses ».

« Oh, il est venu ? C'est super ! ».

Théo hocha la tête, et écouta les deux amies poursuivre leur conversation sur les joies de l'accouchement. La comparaison entre le premier et le deuxième enfant. Le français décrocha rapidement et fut heureux d'entendre son portable sonner. Il le décrocha et s'éloigna pour répondre. Lorsqu'il revint, il pu sentir le regard lourd de reproche de Daria.

« T'abuses ! ».

« Je sais. Mais vaut mieux que je fasse ça maintenant plutôt qu'au mois d'août quand tu seras en vacances ».

« Et je peux savoir qui a besoin que tu retapes à tout prix son salon ou sa chambre ? ».

« D'abord, ce n'est pas pour de la peinture, mais pour de la plomberie et de l'électricité et c'est ton père ».

« Mon père ? ».

« Oui, il veut aménager l'étage du dessous. Ta mère est fatiguée de monter les marches tous les jours et vu qu'aucun des enfants de la famille ne veut y vivre, ils vont l'aménager pour eux ».

Daria ferma la bouche et garda le silence. Elle détestait quand ses parents prenaient ce genre d'initiatives. Elle le ressentait toujours comme un reproche.

« J'y vais et je ne rentre pas tard, nous avons un invité surprise qui arrivera en fin d'après-midi ».

« Très bien. Tiens-moi au courant quand il sera sur le pas de la porte ».

« Il a les clés. Rentre quand tu veux. J'emmène les garçons, ta mère meure d'envie de les voir ».

« Oui, j'ai un peu abusé, mais je n'ai pas trouvé le temps d'aller la voir ».

Théo embrassa Daria, pris Milo dans ses bras, attrapa son sac et laissa les deux amies seules avec Achille.

Oscar avait ouvert le portail en grand et un camion était garé dans la cours. Les deux portes grandes ouvertes dévoilaient un gros stock de câble et de cartons, contenant sûrement des fils électrique. Maria s'empressa de détacher ses petits-fils de leurs sièges et les emmena au jardin, prenant juste le temps d'embrasser rapidement son beau-fils. Il la regarda galoper et cela l'amusa. Depuis qu'elle était à la retraite, elle était plus en forme.

OoO

Daria entra chez elle, non surprise de trouver la porte ouverte. Elle s'avança directement au salon pour y trouver son frère, nonchalamment allongé sur le canapé, zappant d'une chaînes à une autre, tout en feuilletant un livre des prénoms qu'il avait du trouver sur la table basse.

« Salut toi ! ».

Il se leva et vint serrer Daria dans ses bras, avant de se reculer d'elle et de regarder son ventre bien rond.

« Que nous vaut le plaisir de ta visite ? C'est tellement rare de te voir par ici, sans Théo ».

« Et pourtant, c'est toi que je viens voir. J'ai bien des choses à te dire et une à te demander ».

« Ce sera bien la première fois que tu me demanderas quelque chose. Et j'espère que ce ne sera pas un conseil. Je peux te servir quelque chose à boire ? ».

« Je veux bien un café, si tu as ».

« J'ai ».

Daria fit bouillir de l'eau tandis qu'elle se faisait une eau gazeuse avec du sirop de pamplemousse. Elle revint avec la tasse de son frère qu'elle lui tendit et garda son verre en main en s'installant sur le fauteuil lui faisant face.

« Alors que voulais-tu me demander ? ».

« Une autorisation ».

« Une autorisation de quoi ? ».

« De me marier ».

Daria avala de travers, eu les bulles qui lui montèrent au nez, toussa à plusieurs reprises et réussit enfin à reprendre son souffle, non sans efforts.

« Tu n'as pas à me demander une autorisation de te marier. Tu es suffisamment grand pour prendre cette décision tout seul. Ou a deux. T'es sérieux là ? Tu veux te marier ? Ce truc avec la bague au doigt, les promesses d'amour éternelle et une relation de fidélité ? ».

« Sous-entendrais-tu que je ne suis pas fidèle ? ».

« Non, mais je sous-entends que tu ne tiens pas forcément très longtemps tes relations ».

« Cette fois c'est la bonne ».

« C'est ce que tu as dis quand tu t'es mis avec Ahou, remis avec Ahou, puis pacsé avec Ahou ».

« Et re, re, remit » Compléta l'italien.

Daria haussa un sourcil.

« Et tu crois que te marier avec elle t'empêchera de la quitter encore une fois ? » Demanda la cadette froidement.

« Soit pas comme ça, Da' ».

« Je demandes, c'est tout. Parce que je suis surprise. Le mariage est tout de même un engagement sérieux qu'on ne prend pas à la légère. Faut des motivations plus solides que celles que tu as ».

« Qu'est-ce que tu connais de mes motivations ? ».

« Vas-y épates-moi ».

« Je vais être papa ? » Tenta-t-il avec un grand sourire lui mangeant le visage.

Daria prit quelques secondes pour respirer à fond puis regarda son frère, très sérieusement.

« T'es sérieux, là ? ».

« Très ».

« Tu n'as plus rien à m'annoncer ? ».

« Non, j'ai fais le tour ».

Daria se leva et vint serrer son frère dans ses bras.

« Je suis trop contente pour toi, pour vous ».

« Vraiment ? Parce que j'ai cru que tu venais pour m'étrangler ».

« Je suis désolée. Mais à chaque fois je pense à Vera. Lorsqu'Ahou va mal, Enrico se montre distant et froid avec elle et ce n'est pas juste. Il sait ? ».

« Non, tu es la première à tout savoir. Il n'y a que Théo d'au courant pour Ahou et moi. Et encore, il ne sait ni pour le mariage, ni pour le bébé ».

« Pourquoi tu me dis tout ça à moi ? ».

« Comme je te l'ai dis, j'ai besoin de ton autorisation ».

« Je ne vois pas pourquoi ».

« Réfléchit Da', est-ce que tu crois que maman me laisserait me marier sans venir te rappeler que tu vis dans le pêché et que tu vas bientôt avoir trois enfants ? Je veux juste être sûre que tu es prête à l'endurer. Car je n'attends que ton aval ».

« Pour toi, je suis prête à subir ça pendant un an et quelques mois ».

« Oh, tu n'auras à attendre si longtemps. On se marieras fin août ».

« Fin août, mais ça ne laisse à personne le temps de s'organiser ».

« On ne veut pas un grand mariage. Juste la famille. C'est bien assez. Je pense qu'Ahou le dira à son père et Enrico milieu août. D'ici là, je compte sur ton silence ».

« Tu peux compter dessus. Est-ce que je te prépare la chambre de Ludo ? ».

« Non, c'est gentil, mais je rejoins Ahou chez Marcello et Topo ».

Daria haussa les yeux vers son frère, arrêtant le mouvement de son bras à mi parcours vers la tasse qu'elle allait attraper.

« Quoi ? » Demanda-t-il.

« Tu ne crois pas que… Tu sais… Ahou et Marcello, ça n'a jamais été le grand amour… En même temps, je comprends, vu votre passé… Mais de là à les laisser, ensemble, seuls ? ».

« Notre passé ? Théo t'en as parlé ? ».

« Non ».

« Vera ? ».

« Non plus ».

Comme Daria gardait le silence, Alessandro fronça les sourcils.

« Tu apprendras cher grand frère que j'étais la toute première à le savoir. Bien avant Topo, même ».

« Vraiment ? Et comment est-ce possible ? ».

« Eh bien, nous avons eu pendant pas mal d'année nos chambres communicantes par la salle de bain. Tu n'as jamais trop fermé cette porte. Et un matin, en allant prendre ma douche, en voulant fermer ta porte, j'ai vu qu'il y avait March' dans ton lit ».

« Ca aurait pu être juste comme ça ».

« Juste comme ça, oui, si vous ne m'aviez pas empêché de dormir toute la nuit en vous envoyant en l'air ».

Alessandro pinça les lèvres pour cacher un sourire gêné et hocha simplement la tête.

« Eh bien, je te remercie de n'avoir jamais rien dis ».

« Y'a pas de quoi. Puis je n'avais aucune raison de balancer. Marcello a toujours été un bon parti. Dommage pour toi, c'est Topo qui l'a récupéré ».

Alessandro sourit à sa sœur et se leva.

« Je suis très bien avec Ahou. Et elle a passé la journée avec March' pour parler, pour remettre les choses à plat. Pour ne plus avoir peur et l'avoir comme témoin ».

« Carrément ? » Daria était surprise.

« Oui, carrément. Marcello et Enrico. Tandis que moi, j'aimerai avoir mes deux sœurs, si elles m'en font l'honneur et surtout si tu t'en sens capable ».

« Je ne suis pas si grosse » S'offusqua Daria.

« Non, mais si il fait chaud, tu pourrais être plus facilement incommodée ».

« C'est gentil de t'en soucier, mais je serais trop ravie d'être ton témoin pour ça. Maintenant, va donc annoncer ça à maman sans lui donner de crise cardiaque ».

Alessandro voulu répliquer que c'était la spécialité de sa sœur et se retint. Ce n'était pas la peine de ressasser le passé. A la place, il la serra dans ses bras, l'embrassa sur le haut du crâne et après avoir senti un coup venant de son futur neveu ou nièce, quitta la maison.

OoO

Daria sourit en posant Milo au sol. Pour une fois, Marcello avait su faire quelque chose d'intime. Il avait à tout prix voulu fêter les fiançailles d'Alessandro et Ahou et pour ça, il avait apparemment passé du temps en cuisine. Théo et Daria firent le tour des personnes présentent, le groupe habituel, et finirent par Ahou qu'ils n'avaient pas vu depuis sa dépression et son départ de chez Enrico et Vera. Elle avait un ventre rond, plus prononcé que celui de Daria. De toutes évidences, Alessandro et Ahou ne voulaient pas voir leur enfant naître hors mariage. Après avoir chaleureusement félicité sa future belle sœur, Daria se dirigea vers Alessandro qui était en grande discussion avec Vera.

« Alors ma belle, quoi de neuf depuis hier ? ».

« Pas grand-chose. Comment à réagit maman à la grande nouvelle ? ».

Alessandro prit l'air embêté puis sourit à sa sœur.

« Tu ne le lui a pas dit ? ».

« Non… Je n'ai pas réussi. Tu… Tu sais, le fait que ce ne soit pas la première fois que je me remets avec Ahou et tout… J'ai peur qu'ils ne le prennent pas au sérieux, alors j'ai préféré les inviter samedi et… Tu vois ? ».

« Et leur mettre sous le nez une nouvelle belle fille avec un bébé à venir, c'est ça ? » Demanda Daria dissimulant avec peine sa colère « Juste comme ça, parce que c'est tellement banal après tout » Ajouta-t-elle avant de reprendre de plus belle « Non mais tu débarques ou quoi ? Tu veux tuer maman ? C'est ça ? Parce que à se niveau là, je t'en prie, tire lui directement dessus avec ce que tu as sous la main, ce sera aussi rapide et peut-être moins douloureux si tu vises bien ! ».

Daria se sentit tirer en arrière et regarda Théo avec incompréhension.

« S'il te plait, ne le défend pas ».

« Je ne le défend pas, mais s'il te plait calme-toi. Vous pouvez en parler sans crier et sans t'énerver ».

Daria prit le temps de souffler et accepta avec plaisir le verre que lui tendit Ahou avant de s'éloigner avec elle, au bord de la piscine naturelle. Théo les observa un moment puis reprit sa conversation avec Vera. Cette dernière avait récemment repris ses cours par correspondance et comptait commencer à travailler dès qu'Ilaria aurait ses trois et commencerait l'école.

« Et de votre côté ? Daria compte garder le prochain comme Milo ou prendre une nounou ? ».

« Je pense qu'elle les veut près d'elle jusqu'au plus tard. Elle bosse un peu pour son patron, elle rattrape des pièces quand elle a du temps. On a récupéré une machine qu'on a mit dans l'annexe. C'est pas mal et ça lui donne l'impression de toujours être active ».

Vera hocha la tête et termina son verre.

« Ca t'angoisses pas trop qu'Alessandro se marie ? ».

« Non ».

« T'as pas peur que ma mère emmerde Da' ? ».

« Pas besoin d'Al pour ça, vous le faites en permanence. Elle a apprit à se blinder. Ça lui coulera dessus comme de l'eau sur la roche ».

Vera se mordilla la lèvre. Elle savait qu'elle ne devait pas en parler à Daria. Mais elle n'arrivait pas à comprendre l'entêtement de sa sœur alors qu'ado elle avait toujours maintenue vouloir se marier.

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Aout, année 10

Bien que merveilleusement habillée pour l'évènement, Maria montrait bien sa contrariété en saluant ses enfants. Il était qu'elle en voulait à chacun d'eux pour ne lui avoir rien dit au sujet d'Alessandro qui lui avait demandé la veille, à elle et Oscar, de se rendre à la mairie pour une joyeuse union. Elle s'installa sur la première rangée de chaise et prit avec plaisir Ioan sur ses genoux. Ce dernier était le plus câlin de ses petits-enfants. Bien que peu bavard, il donnait beaucoup d'affection à tous les membres de sa famille. Peu à peu, les Crevola purent voir ses traits de détendre et ses yeux s'humidifier. Après tout, ce n'était pas tous les jours que l'on mariait ses enfants. Et même si Alessandro était le troisième et le faisait de manière plus qu'effacée, il faisait un grand pas.

Ahou s'avança au bras du père d'Enrico. Elle portait une robe d'été blanche, classique et détendue, ne cachant rien de son ventre.

Pendant la cérémonie, Maria ne manqua de regarder sa fille cadette avec insistance. Daria fit comme si elle ne voyait rien mais Théo la connaissait trop bien pour la savoir exaspérée. Au vin d'honneur, elle soupira sans ménagement lorsque sa mère arriva vers elle.

« Maman, je te préviens, si tu me demandes pourquoi je ne reconsidère toujours pas le mariage, je te jures que je demande à Théo d'aller vivre en France et non seulement je ne serais pas mariée mais en plus, tu ne verras plus tes petits-enfants ».

Théo prit la main de sa compagne, lui faisant signe de s'adoucir. Maria le remercia d'un sourire et reparti vers son mari sans avoir ouvert la bouche.

« Tu as été dure, Da' ».

« Je sais, mais je n'en peux plus de cette pression permanente. C'est notre droit et c'est notre choix. Point barre ».

Théo l'embrassa et s'avança vers Marcello qui s'occupait de Mercedes et Milo.

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Daria se réveilla tardivement, avec les pleurs de Milo qui sans aucun doute, devait vouloir sortir de son lit. Ioan, lui jouait tranquillement par terre avec ses lego. L'italienne prit son plus jeune fils dans les bras, se le calant sur la hanche et prit la main d'Ioan pour se rendre à la cuisine. Là, un post-it de Théo l'attendait : il était parti courir. Pour changer, pensa-t-elle en hissant à son tour Ioan sur sa chaise haute.

Elle étouffa un bâillement et regarda l'heure. A peine 9 heures. Elle n'avait dormi que trois heures. Elle espérait que Théo rentrerait tôt pour l'aider car elle ne se sentait pas capable de gérer ses deux fils avec sa fatigue.

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« Da'… » Théo ferma la porte derrière lui et posa son sac dans l'entrée avant de trouver l'italienne et leurs fils sur la terrasse.

« Tu n'étais pas parti courir ? » Demanda-t-elle en se levant pour l'embrasser.

« Non. J'avais un rendez-vous ».

« Un dimanche matin ? ».

« Oui, c'est ce qui nous arrangeais tous les deux ».

« S'il te plait, ne me dis pas que tu viens encore de prendre un chantier de peinture ».

Daria se senti soudainement fatiguée. Elle ne pouvait pas dire que Théo abusait avec la peinture. Il n'en faisait pas plus de cinq heures par semaines. Mais elle se sentait seule. Et elle aurait aimé avoir ses cinq heures pour elle.

« Assis-toi, que je t'explique. Et ne me regardes pas de cette façon ».

Théo s'installa en tailleur, à même le sol et pris les mains de Daria entre les siennes.

« Aujourd'hui, j'avais rendez-vous avec un architecte. Il s'est fait planter par son peintre qui a fait faillite ».

« Et toi, bonne pâte, tu t'es empressé de te proposer, c'est ça ? ».

« Pas tout à fais… J'envisageais, avec ton consentement, bien sûr, de quitter l'enseignement pour me mettre à mon compte en peinture ».

« C'est sérieux ? ».

« Très ! Et avec ce que mon client me propose, ce serait plus qu'intéressant ».

« Mais tu adores enseigner ».

« Et j'adore peindre aussi… Écoute, ça fait un moment que j'y songe. Le lycée a tellement une bonne réputation depuis cinq ans qu'il y a une liste d'attente de plus de cent élèves. Et comme le directeur refuse de prendre de nouveaux professeurs et d'augmenter nos salaires, je ne vois pas pourquoi j'y resterais. Surtout qu'on sait tous où va l'argent qu'il ne nous donne pas. En contre partie, je travaillerais tous les jours du lundi au vendredi, de 8 heures à 17 heures, mais je ne partirais pas en chantier au black en plus. Et je pourrais me rendre plus facilement disponible si tu as besoin que je garde les enfants ».

Daria hocha la tête puis fit un grand sourire à Théo.

« C'est une superbe idée. ».

« Je suis content que tu le prennes comme ça. Je n'ai plus qu'à informer le directeur qu'il ne m'aura pas l'année prochaine ».

« Il va s'en mordre les doigts ».

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« A chaque naissance, il y'a toujours plus de monde dans cette pièce » Plaisanta une infirmière en entrant dans la salle d'attente où l'ensemble des Crevola étaient réunis « Vous pouvez y aller » Elle se dégagea de l'entrée et regarda les quatorze membres de la famille Crevola s'avancer non sans hâte vers le troisième étage.

« Une fille » Murmura Daria à Vera « C'est une année à fille » Sourit-elle en caressant son ventre.

« Pari tenu ! ».

Théo ouvrit son portefeuille et sorti un billet de cinquante euros que Vera glissa dans une enveloppe avec quelques autres billets, représentant les choix de Stefano, Cathy et Lorenzo.

Ils furent accueillis par une Alessandro tout survolté, qui avait du mal à parler tellement son sourire lui fendait le visage. Il les mena jusqu'au berceau rose de Chiara (1). Le nouveau-né avait quelques traits de Lucia.

Maria embrassa Ahou et s'enquit de son état avant de prendre sa nouvelle petite-fille dans ses bras. Pour elle, qui avait été fille unique, comme son mari, chaque enfant était un nouveau bonheur.

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Théo déposa le dernier carton dans l'entrée et regarda tout autour de lui. La pièce de vie était extrêmement lumineuse, baignée de soleil par les ouvertures laissées par les quatre grands velux.

« Vous allez être bien ici » Affirma-t-il en se tournant vers Alessandro qui commençait déjà à fouiner dans les cartons « Par où veux-tu commencer ? ».

« La chambre de Chiara. Plus vite elle sera prête, plus vite on pourra emménager pour de bon. Ton appart est super, mais avec un môme, c'est vraiment pas l'idéal ».

« Ah, ça, je t'avais prévenu. Et au moins, vous avez un jardin ».

Alessandro hocha la tête et salua ses parents qui venaient d'arriver. Il avait trouvé une petite maison en location, non loin de chez ses parents. Ce qui était assez amusant si on se rappelait qu'Alessandro était parti étudier à Rome pour les voir le moins possible. Mais comme ses frères et sœurs, il avait grandi.

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Septembre, année 10

« Théo » Appela Daria de sa chaise longue.

Le français évita de justesse le ballon de volley qui lui arrivait dessus et courut vers sa copine avec un grand sourire lui mangeant le visage. Elle n'avait pas besoin de le dire, il l'avait entendu. Il demanda à ses garçons de sortir de l'eau et devenir s'habiller tandis que Marcello restait au bord de la piscine avec Mercedes.

Du terrain de volley, Topo, Enrico et Vera les regardèrent se préparer à partir, sans rien dire.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » Demanda Vera, étonnée.

« C'est le moment d'accueillir un nouveau né dans la famille » Sourit Daria en se relevant de sa chaise « Avec un mois d'avance ».

Ni une, ni deux, les affaires de plages éparpillées dans le jardin furent ranger en moins de temps qu'il n'aurait fallu pour le dire et Vera et Enrico avec les filles étaient près à les suivre jusqu'à l'hôpital.

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La famille Crevola était réunie au complet dans la salle d'attente depuis moins de cinq minutes lorsque Théo refit son apparition.

« C'est un garçon ! » Annonça-t-il fièrement.

Du coin de l'œil, il vit le sourire d'Elena se figer et il lui fit un sourire plus appuyé. Tous ensemble, ils se rendirent dans la chambre d'hôpital, croisant au passage quelques infirmières qui leur sourirent, toujours amusées de voir cette famille si soudées.

Milo monta tout de suite près de sa mère, avec l'aide d'Ioan et ce dernier grimpa sur le lit à son tour. A quatre pattes, ils regardèrent leur nouveau petit frère.

« Il est vraiment beau » Souffla Vera « Un petit ange ».

« Ennio » Fit savoir Daria.

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« Ca va aller ma chérie ? Tu es sûre ? ».

« Oui, tu es gentil, mais je préfère que les enfants dorment à la maison. Et ce n'est que l'histoire de deux ou trois jours, ne t'en fais pas ».

Théo hocha la tête et embrassa Daria, puis son fils et pris les deux autres par la main pour sortir de la chambre. Daria garda longuement le silence avant de se lever de son lit et se s'asseoir à côté du berceau d'Ennio. Le nouveau-né dormait, bougeant parfois ses mains. Il était tellement beau à voir que Daria en avait oublié qu'elle aurait aimé serrer une petite fille dans ses bras. Elle caressa la tête de son fils et retourna se coucher.

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« Hey, ça va ? ».

Théo se faufila dans la chambre de Daria, l'embrassa et déposa un bouquet de fleur dans un vase. Pendant ce temps là, Daria serra ses deux fils dans ses bras.

« Ca va très bien. J'ai hâte de sortir ».

Théo hocha la tête et s'installa sur le lit près d'elle. Il avait une question au bord des lèvres mais ne savait pas comment la formuler.

« Je vais bien Théo. J'aurais aimé avoir une fille mais avoir un garçon en pleine forme est une toute aussi bonne nouvelle. J'y croyais vraiment, tu sais. Il n'y a eu que des filles cette année : Marilys, Olivia, Chiara... Mais ce n'est pas grave, ce sera pour la prochaine fois ».

Elle leva les yeux vers le français qui lui sourit tendrement.

« Avec plaisir ».

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Ludovico prit son dernier neveu dans les bras et lui sourit en le berçant tendrement. Théo et Daria avaient refusés qu'il parte avant la fin de son camp de colonie et il avait passé les trois derniers jours dans une impatience telle qu'elle avait fatiguée Bart au point qu'il le ramène jusqu'à chez Théo. Bien sûr, accompagné par Eléis, Agathe et Marilys. La maison était donc pleine de pleurs et de cris d'enfants et de conversations d'adultes.

« Alors, Ludo, c'était comment cette saison ? » Demanda Daria.

« Super ! J'aimerai réétirer aux prochaines vacances ».

« Avec plaisir » Répondit Bart « En plus, t'as vraiment la côte avec les petits monstres. T'aurais vu ça Théo. Un aimant ».

« Et d'ici là, tu comptes faire quoi ? » Demanda alors Vera.

« Si Théo est d'accord, je ferait volontiers de la peinture avec lui ».

Ils s'échangèrent un clin d'œil. Puis Ludovico parti dehors aider Enrico et Marcello à mettre la table. Toute la famille Crevola était invitée et ce n'était plus un petit comité. Ils étaient désormais douze adultes et sept enfants. Sans oublier que pour l'occasion Agathe, William, Eléis, Laura et Bart avaient étés invités à se joindre à eux. Heureusement, le jardin était grand et les amis plus que volontaire.

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Théo rentra dans la maison, attrapa Milo dans ses bras et posa le téléphone sur son socle.

« C'était qui ? » Demanda Daria en revenant dans le salon avec Ioan et Ennio.

« Le proviseur, il me proposait une augmentation assez conséquente pour me voir revenir ».

« Et ? ».

« Et rien, je me suis engagé dans la peinture pour un an minimum. Je tiens mes engagements ».

Milo réclama à descendre et Théo le déposa au sol et le regarda courir avec son frère aîné dans sa chambre. Il en profita pur prendre Ennio à son tour, qui ne manqua pas de montrer son mécontentement et de pleurer jusqu'à ce qu'il retourne dans les bras de sa mère. Daria lui fit un sourire d'excuse.

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Novembre, année 10

Théo était dans le jardin. Il poussait ses fils à tour de rôle sur les balançoires, provoquant leurs rires. Daria sourit et le rejoignit, Ennio tout contre elle. Le temps passé tous ensemble était beaucoup plus long que les années précédentes. C'était agréable pour elle de savoir que ses enfants passaient duy temps avec leur père et inversement. Et cela lui donnait un peu de temps pour elle, pour gérer la maison. Mais malgré tout, elle sentait bien qu'il manquait quelque chose à Théo.

Elle lui passa son dernier fils et retourna à la maison préparer le repas. Ce qui s'avérait inutile puisque Théo avait apparemment prit le temps de cuisiner un gratin dauphinois. Après un regard vers ses hommes, elle s'avança au bureau et alluma l'ordinateur.

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« Daria ? ».

L'italienne s'avança au salon en terminant d'ôter son manteau et sourit à Théo.

« Tu rentres tôt ».

« Elena était fatiguée et j'avais des choses de prévue » Répondit-elle simplement.

Daria et Elena profitait du temps encore clément pour faire, tous les jours, de la marche rapide avec Ennio et Olivia. Pendant ce temps, Théo s'occupait de Ioan et Milo, passant beaucoup de temps en peinture ou musique. Il avait fait en sorte de ne reprendre le travail qu'à 15 heures, lui donnant une pause déjeuner de deux heures tous les midis. En contrepartie, il commençait le travail à 6 heures du matin et terminait le soir à 18 heures. Sauf le mercredi où il ne travaillait pas l'après-midi. Et au final, il réussissait souvent à libérer son équipe le vendredi à midi tellement ils étaient productif. Théo était très fier de Ludo qui apprenait vite et avait la volonté de bien faire. Les deux autres peintres avaient quelques années d'expériences et avaient gagné la confiance de Théo qui les laissaient travailler à leur façon.

La sonnette se fit entendre et Ioan se dirigea en courant vers la porte, demanda qui c'était avant d'ouvrir pour regarder. S'il avait compris le principe de poser la question, ce n'était pas encore le cas pour ce qui était d'entendre la réponse. Entrèrent donc deux personnes que Théo reconnu avec surprise. L'un était un de ses anciens élèves, et l'autre sa mère.

Daria pris les devants, salua la femme et conduisit le jeune au salon. Pendant ce temps là, la sonnette se fit à nouveau entendre. Puis encore trois fois.

Théo se retrouva donc dans la salle à manger avec six anciens élèves, cahier grand ouvert et stylo à la main.

Daria se pencha vers lui.

« Je sais que ça te manque. Qu'avant tu n'avais pas à faire le choix entre tes élèves et la peinture. Tu faisais les deux. Eh bien, cette année aussi tu peux faire les deux. Ils ont besoin d'aide et de soutiens et leurs parents ont déjà fais appel à toi dans le passé. Si tu acceptes, tu auras cours avec eux le mercredi, deux heures dans l'après midi ».

Sur ces derniers mots, elle l'embrassa et invita les mères à boire un café.

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Décembre, année 10

« Théo… J'aimerai te demander quelque chose ».

Théo se tourna vers Daria.

« Je t'écoutes ».

« Plusieurs choses en faite ».

« Je t'écoutes toujours ».

« D'abord, j'aimerai pouvoir envisager l'idée d'aller vivre un an ou eux en France. Dans ta maison d'enfance ».

« Vraiment ? ».

« Oui. J'aimerai que les enfants ai l'occasion de parler plus français. et j'aimerai connaître ton pays mieux qu'avec tes paroles ».

Théo hocha la tête.

« Juste un an ou deux ? ».

« Eh bien, je ne pense pas que ma mère le vivrait très bien. C'est pourquoi j'envisageais un an toutes les quelques années. Comme ça les enfants auraient une vraie occasion de parler français, et moi aussi. Et tu pourrais voir ta famille. Je sais que tu n'en as pas beaucoup là-bas, mais tu les vois si peu ».

« D'accord… Pourquoi pas ? Je pourrais reprendre l'enseignement là-bas. C'était une expérience assez sympa après tout ».

Daria lui sourit en retour et l'embrassa avant de se lever du lit pour aller chercher Ennio qui pleurait.

« Et pour l'autre chose ? ».

« On en parlera plus tard ».

OoO

« Daria, est-ce que tu sais au moins que si ta mère n'en fais pas une crise cardiaque, c'est elle qui risque de nous tuer ? ».

Daria ne répondit pas, trop occupée à froncer les sourcils devant l'auto-radio dont elle venait de monter le son. Elle tourna un regard suspicieux vers Théo et pointa la station du doigt.

« Est-ce que je viens d'entendre ce que je viens d'entendre ? » Demanda-t-elle, faussement contrariée.

Théo n'eut pas le temps de répondre, car l'animateur radio prit les devants.

« Et pour ceux qui les auront reconnus, Pupazzo reviennent avec un cinquième album remplit de surprises. Plus d'informations après cette minute de pub ».

Théo sourit à sa presque femme et se contenta de quitter la rocade en direction de la maison de ses beaux-parents. Daria quant à elle augmenta encore le volume et croisa les bras avec impatience. Enfin, la pub se termina et l'animateur reprit de plus belle.

« Comme je vous le disais il y a quelques instants, Pupazzo revient avec un cinquième album pleins de surprise. La première est qu'il est en italien et la seconde que le second membre de Pupazzo lâche un peu ses baguettes pour nous faire entendre le timbre de sa voix. À vos oreilles mesdames et messieurs, voici en avant-première, Ados, épouses puis mères ».

Daria fronça de nouveau les sourcils lorsqu'elle reconnu bel et bien sa voix, au tout début de la chanson. Elle avait douté la première fois, car la musique n'était venue qu'après. C'était elle, appelant Théo, probablement du fond jardin où il avait encore du s'enfermer avec Enrico alors qu'il était l'heure de passer à table. À peine quelques secondes après, c'était la voix de Vera les appelants à son tour. Et tout derrière, en fond sonore, des cris d'enfants, sûrement les leurs, et un léger son de guitare et de batterie qui s'élevait doucement alors que les voix et cris s'estompaient.

Daria ouvrit la bouche pour parler, mais se ravisa et se contenta d'écouter la chanson. Elle ne savait pas comment après quatre albums, elle n'était toujours pas capable de savoir quand Théo lui cachait quelque chose d'aussi important. Les larmes lui montèrent aux yeux après les deux premiers couplets. La chanson ne devait pas être bien vielle car les paroles se reportaient à leur conversation de décembre.

Théo posa sa main sur la sienne qui reposait désormais sur sa cuisse. Elle lui sourit tendrement et se pencha pour lui déposer un baiser sur la joue, ce qui fit rire Milo tandis qu'Ioan, lui, émettait un bruit de dégoût typique des enfants de son âge.

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« Vraiment ? Pour de vrai ? » Demanda Maria en posant la main sur son cœur en signe de bonheur « Je n'y croyais plus ».

« Attends avant de te réjouir » L'interrompit Daria.

Mais c'était déjà trop tard. L'ensemble de la famille Crevola, réunit pour le repas de noël, s'était mise à parler comme un seul homme, exprimant ainsi un élan de bonheur partagé. Théo et Daria se sourirent en coin, ce qui calma en partie l'assemblée.

« Maman, tu as carte blanche pour nous organiser ça entre mai et début août. Tu invites qui tu veux » Continua-t-elle alors que sa mère avait commencé à protester « Tu l'organises comme tu veux. Donnes nous juste la date et on se chargera de nos tenues et de nos témoins ».

« Mais... C'est votre mariage » Protesta enfin librement Maria.

« Non, maman, tu es celle qui veut qu'on se marie. Fais-toi plaisir ».

« Pourquoi jusqu'à début août ? » Demanda alors Alessandro, d'un air suspicieux.

Maintenant qu'ils se voyaient plus, Alessandro avait le don de percer plus que rapidement sa sœur à jour.

« Nous partons vivre un an en France » Informa-t-elle alors l'ensemble de sa famille « Nous partirons fin août ».

Cette fois, ce fut une vague de protestation qui envahit le salon. Théo et Daria y restèrent hermétiques. Ils avaient pris leur décision, et après tout, ce n'était qu'un an. Ils furent tout de même surpris lorsque Maria se leva pour les serrer, chacun à leur tour dans ses bras, leur disant combien elle était heureuse à l'idée de les marier et qu'elle espérait que cette année passerait au plus vite.

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« Rassures-moi, ma chérie, quand dans cinq ans, tu voudras encore retourner en France, tu n'envisageras pas de soudoyer ta mère en lui promettant le baptême de Ioan au moins ? » Chuchota Théo.

Daria rit et l'embrassa sur la joue avant de quitter la table en compagnie de Vera. C'était l'heure du dessert.

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Janvier, année 11

« Enrico, Théo. Je voulais tous les deux vous dire à quel point votre nouvelle chanson m'a atteinte. Elle est merveilleuse » Les remercia Vera « Mais s'il vous plait, la prochaine fois que vous utiliserez ma voix, demandez-moi, j'aurais aimé m'entendre dire quelque chose d'autre ».

Daria approuva sa sœur.

« Quand sort votre nouvel album ? » Demanda alors Ahou « Je ne savais pas que vous en travailliez un autre ».

« Je crois que personne n'était au courant, à vrai dire » Soupira Daria.

Enrico et Théo acquiescèrent de concert.

« On en reparlera avec le café » Conclut Enrico en reposant son portable sur la table sous l'œil réprobateur de Vera.

Ils étaient juste tous les six avec les enfants. Invités à manger chez Alessandro et Ahou. Cela faisait depuis la veille de Noël que le nouveau morceau de Pupazzo passait à la radio et déjà tout le monde en attendait la date de sortie dans les bacs, toujours inconnue. Et ni Enrico, ni Théo n'avaient encore vendu la mèche.

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Enrico quitta la table quelques secondes avant de revenir à table.

« Théo et moi devons nous absenter une petite heure. Nous reviendrons rapidement » Informa Enrico en empoignant le bras de son beau-frère.

Ils partirent plus que rapidement, ne laissant à personne le temps de poser des questions ou de protester. Théo suivit Enrico et monta en voiture sans savoir où ils allaient. Il put rapidement se rendre compte qu'ils allaient chez Daria et lui, où ils furent accueillit par Marcello, sur son trente-et-un, -tenue journalière- et tout sourire.

Il les poussa tout de suite, sans ménagement vers le petit appartement au fond du jardin qui avait été relooké pour l'occasion. Sur l'écran qui filmait, il était impossible de reconnaître la pièce. Le lit avait été remplacé par un fauteuil et une méridienne.

Un homme en costard cravate vint à leur rencontre, souriant et impatient. Il leur serra vigoureusement la main, se présentant comme animateur d'émission. Théo le reconnu comme le présentateur de Aussi vrai que nature, une émission très regardé en Italie. Courte et dominicale, elle avait pour principe de ne pas pré-interviewé les candidats. C'était du live pure et simple, ce qui offrait aux spectateurs la surprise de l'émission tant bien par les invités reçus que par le déroulement de l'émission. Les invités n'étaient généralement prévenus qu'une semaine à l'avance et le lieu, défini à ce moment là. Apparemment Enrico s'était occupé de ça seul.

Il les salua et les invitas à s'installer au plus vite devant la caméra, l'émission étant sur le point de commencer. Enrico répondit à Vera, se faire engueuler pour être parti si soudainement et de façon si impolie. Il eut juste le temps de lui demander d'allumer la télé pour comprendre. Le présentateur lança le show.

« Aujourd'hui, c'est avec plaisir que nous rencontrons les membres du groupe Pupazzo, qui sort cette année son cinquième album. Bonjour Enrico, bonjour Théo ».

Les deux beaux-frères saluèrent en retour. Théo avec plus de réserve qu'Enrico qui avait maintenant l'habitude à force d'être sur le devant de la scène. Le présentateur fit la courte discographie de Pupazzo puis après un échange de quelques dizaines de minutes, commença à poser des questions sur le dernier album.

« Bien sûr, pour le moment, un seul titre nous ai parvenu, mais nous savons, grâce à votre maison de disque que tout l'album sera en italien. Pourquoi ce changement ? ».

« A vrai dire, je ne sais pas vraiment » Répondit Enrico, très à l'aise malgré la caméra « Les paroles sont venues d'elle-même. Après, le prochain album peut très bien repasser en anglais. Rien n'est décidé à l'avance ».

« Vous envisagez déjà le sixième album ? ».

« Oh non » Rectifia Théo « Déjà, cinq album, c'est pas mal. D'autant que le dernier s'est fait bien plus rapidement que nous l'aurions imaginés ».

« Enrico, Théo, avec ces cinq albums, on a l'impression de vous connaître un peu. Même si c'est faux. Lorsque l'on compare Pupazzo, -qui est le titre de votre premier album- à tous les autres, on peut voir dans les paroles une évolution vers le bonheur. Alors, peut-on dire que le cheminement a été le même dans vos vies privées ? ».

« Sûrement » Répondit Enrico « J'ai toujours laissé les mots courir librement. Les paroles sont venues à des moments précis, dans des situations précises. Et je pense qu'il en est de même pour les chansons écrites par Théo ».

Ce dernier hocha la tête et le présentateur reprit :

« Malgré cinq album, vous refusez toujours de faire des clips vidéos ou de passer à la télé, pourquoi ? ».

« Pupazzo, est avant tout, pour nous, un loisir » Avança prudemment Théo en regardant son partenaire qui ne semblait pas vouloir l'interrompre « C'est parce qu'il nous apporte du temps pour nous que nous prenons autant de plaisir à le faire vivre. Le commercialiser par la télé ne nous paraît pas la meilleure chose à faire pour continuer son ascension ».

« Exception faite d'aujourd'hui, pourquoi ? ».

« Tout d'abord, pour annoncer la sortie officielle de notre album, au début du mois de février. Ensuite parce que depuis cinq ans, nos quelques rares concerts ont faits salles combles et qu'ils seraient temps de remercier toutes ces personnes ainsi que celles qui n'ont pas pu y parvenir ».

« C'est une charmante attention » Acquiesça le présentateur « Dès demain, un nouveau morceau sera sur les ondes radios : je suis mon propre héros. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? ».

« C'est un très vieux texte » Expliqua Théo, sans hésiter à prendre la parole, à la surprise d'Enrico « Un sujet de rédaction de sixième. Je l'ai retrouvé en faisant du tri dans des papiers ».

« Etes-vous votre propre héros ? ».

« Non. S'il y a bien un héros dans la vie, ce sont les femmes qui arrivent si bien à nous gérer en même temps que leur travail et les enfants ».

« Il est vrai que vous êtes tous les deux pères de famille. Enrico tu as deux filles et Théo, toi, trois garçons. Est-ce pour cette raison, à votre avis, que vous avez si bien su manier les mots pour Ados, épouses puis mères qui a su, je le rappelle, si bien toucher vos fans en peu de temps ? Pensez-vous y avoir mis plus de cœur ou de sentiments ? Ou alors, peut-être est-ce que pour une fois, Théo, vous vous joignez à votre compagnon ? ».

« Ados, épouses puis mères a entièrement été composées par Théo » Corrigea Enrico, conscient que le français n'allait pas ouvrir la bouche « Pour une fois, c'est moi qui en fait la composition mélodique, plutôt que l'inverse. Elle touche beaucoup de monde parce que malgré tout ceux qui nous écoutent sont en parties des personnes passés par là. Des personnes qui ont grandit en même temps que Pupazzo ».

Le présentateur hocha la tête.

« Et malheureusement, nous arrivons à la fin de notre émission. Y-a-t-il quelque chose que vous voulez ajouter ? ».

« Et bien, nous pourrions passer à la pièce d'à côté, non ? » Proposa Théo en se levant.

En arrivant, il n'avait pas manqué de remarquer que la pièce où ils avaient pour habitude de répéter avait également été relooké. Il se doutait également qu'Enrico n'avait pas prit sa maison par hasard. Ils passèrent rapidement derrière leurs instruments et jouèrent en live Ados, épouses puis mères.

« Je vous remercie messieurs, ce fut un plaisir de faire cette émission en live. Je regrette qu'elle n'ai pas pu être plus longue et j'ai hâte de pouvoir acheter votre album ».

« Nous te l'enverrons » Le remercia Théo.

« Et dédicacé » Ajouta Enrico.

Après une dernière poignée de main, le présentateur rejoignit son caméraman et son technicien du son et les aida à remettre l'annexe en état. Marcello les suivit du regard, s'assurant que tout se passait bien. Pendant ce temps là, les téléphones d'Enrico et Théo se mirent à sonner de concert, ils se regardèrent avant d'ignorer les appels. De toutes façons, Vera et Daria ne manqueraient pas d'arriver avec les enfants et Alessandro et Ahou.

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Février, année 11

Théo freina alors qu'il entrait dans l'une des rues principales de Milan. Ludovico se redressa dans son siège et observa dehors, tout aussi surpris que son frère. Une dizaine d'adolescents se pressaient devant la porte du magasin de l'oncle d'Enrico.

« Ton album sors aujourd'hui, non ? ».

« J'avais oublié » Avoua Théo avant de contourner l'obstacle et de poursuivre sa route.

Malgré tout, cela lui faisait encore plaisir de voir du monde impatient d'acheter leur album. Ludovico avait tourné le sien en boucle depuis qu'il l'avait reçu deux semaines auparavant, juste après l'émission télévisée.

« Tu peux te rendormir, on a encore une heure de route ».

Ludovico fronça les sourcils. Il se tortilla une fois de plus sur son siège et attrapa le thermos de café pour en boire une gorgée.

« Qu'est-ce qui te travailles ? ».

« J'aime bien la peinture, mais... Je crois que je préfère les enfants ».

« Oui, ça j'avais remarqué. Mais plus que deux mois avant le début des vacances d'avril. Un mois avec la marmailles, j'espère que tu seras prêt ».

« J'espère aussi ».

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Avril, année 11

Théo serra Eléis dans ses bras avant de faire de même avec son petit frère. Ces derniers arrivaient tous droit de Suisse où la dernière semaine de colonie venait de se terminer. Eléis avait proposé de ramener Ludovico afin d'en profiter pour passer quelques jours en Italie avec son ami.

« Tu n'as pas emmené Laura avec toi ? ».

« Non, elle n'a pas pu se libérer. Mais une prochaine fois ».

Théo poussa son ami vers la terrasse où il embrassa longuement Daria avant de se diriger vers les enfants.

« Qu'est-ce qu'ils ont grandis » Souffla-t-il en revenant « Et Ioan parle très bien. Oh, et temps que j'y pense, j'ai bien reçu votre faire part ! Je suis super heureux de savoir que vous vous mariez et bien sûr que je veux bien être témoin ! J'ai hâte de vous voir vous passez la corde au cou ! ».

Daria sourit à Eléis. Souvent elle regrettait de ne pas le voir plus souvent. Elle regrettait aussi d'avoir mis si longtemps à l'apprécier.

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Juin, année 11

Théo posa son sac dans l'entrée et frappa à la porte de Ludovico. Ce dernier l'invita à entrer sans bouger de son tabouret. Théo resta dans l'encadrement de la porte tandis que son petit frère restait face à lui, devant son chevalet.

« Ludo… Quand tu auras fini, on aimerait te parler avec Daria. Tu n'auras qu'à nus rejoindre dans le jardin ».

Ludovico leva les yeux et fronça les sourcils.

« Rien de grave, je te rassures » Ajouta Théo, conscient de la gravité avec laquelle il lui avait demandé de les rejoindre « Je te laisse ».

Il quitta la chambre et rejoignit Daria près de la balançoire et prit le relais avec Ioan.

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Ludovico arriva d'un pas incertain en se tortillant les mains. Daria et Théo lui sourirent.

« Ludo, c'est important, alors prends bien le temps de réfléchir, d'accord ? » Demanda Daria.

« Euh… D'accord ? » Répondit-il, incertain « De quoi s'agit-il ? ».

« Eh bien, nous partons dans à peu près deux mois mais nous te sentons peu enclin à nous suivre ».

« C'est que ».

« Tu n'as pas à chercher d'excuses » Le coupa Théo « Si tu veux rester ici, il n'y a pas de soucis. La maison va sûrement rester inhabitée. A moins que de la famille veuille venir y passer quelques jours, semaines ou mois. La peinture ce n'est pas ta tasse de thé, je l'ai bien compris et je trouve très sympa de ta part d'avoir continué malgré tout. Maintenant, nous aimerions savoir si tu sais ce que tu veux faire en septembre ».

« Eh bien… J'avais pensé continuer avec la colonie. Bart me proposait d'animer des écoles d'hiver également. Le matin, les enfants seraient avec nous et l'après-midi sur les pistes pour les plus vieux et animations dans la neige avec les plus jeunes… ».

« C'est une bonne idée » Sourit Daria « Et pour le reste ? Tu comptes faire des études le reste du temps ? Ou travailler ailleurs ? ».

Ludovico parut gêné, il baissa la tête et parla très faiblement et rapidement, si bien que Théo et Daria durent se pencher en avant pour l'entendre.

« C'est-à-dire… Agathe aurait un peu besoin d'aide chez elle avec Marilys. Je serais au pair, comme avec vous » Il releva la tête « Je ne veux surtout pas vous paraître égoïste ou quoique ce soit. Vous m'avez beaucoup aidé depuis le début et ».

« C'est bon » Le coupa Théo « C'est très bien que tu ai des plans, des projets. Et nous ne t'en voulons pas. Tu nous as beaucoup aidés mais maintenant, nous arrivons à gérer. Et vivre avec Agathe et William te seras bénéfique. Tu parleras beaucoup plus français ».

Ludovico sourit timidement. Il sentait extrêmement ingrat de partir comme ça. Théo et Daria avait toujours était là pour lui depuis son arrivée dans la famille. Ils lui avaient payé le permis, aidés à passer ses examens, trouver du travail, sur le réconforter quand ça n'allait pas. Et maintenant, il profitait de leur départ pour la France pour partir à son tour vers la Suisse, où ils savaient tous les trois, qu'il n'en repartirait pas de si tôt. Daria lui serra doucement la main avant de partir à la cuisine et il se sentit soulagé. Ses parents adoptifs étaient plus que compréhensif et le poussait dans ses décisions. Il trouvait ça génial et espérait pouvoir les remercier comme il le devrait.

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Juillet, année 11

Théo et Daria attendaient avec impatience l'arrivée de leurs invités. Eléis était arrivé la veille avec Bart, Agathe et leurs conjoints. Les deux premiers avaient montés leurs tentes, laissant l'un des deux appartement du fond du jardin aux jeunes parents. Benjamin, Kara et leurs deux enfants n'allaient plus tarder à arriver. Dans le jardin, un grand tivoli avait été dressé afin de pouvoir faire tenir tout le monde autour d'une seule table.

Ils faisaient la vaisselle du petit déjeuner lorsque Ioan entra en criant dans la cuisine.

« Tonton ! ».

L'enfant surexcité n'attendit pas ses parents pour se jeter sur la porte d'entrée, bien avant que les invités n'aient pu sortit de leur voiture. Milo suivait, moins rapidement, étant moins stable sur ses jambes. Basile fut le premier à venir à la rencontre de ses cousins. C'était maintenant un beau petit garçon de presque huit ans, châtain clair, à la limite du blond. Sinead le suivit plus timidement. Elle avait plus de mal à se faire à cette famille qu'elle voyait peu et qui parlait dans plusieurs langues.

Théo embrassa son neveu et sa nièce, Kara et son frère. Ce dernier lui donna une grande claque dans le dos.

« Il était temps ! J'ai cru que jamais nous ne verrions ça ! ».

Puis il s'avança vers Daria qu'il serra longuement dans ses bras en la félicitant avant d'aller saluer le reste de la maisonnée.

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Il était 17 heures, les enfants les plus jeunes sortaient de leurs sieste tandis que la adultes prenaient tranquillement le café, entre temps rejoins par Vera, Enrico, Alessandro, Ahou, Marcello et Topo. Trois langues étaient en permanence mélangées lorsqu'arriva la dernière voiture.

Théo serra la main de Daria sur la table, l'embrassa sur la tempe et parti à la rencontre des derniers attendus. L'unique frère de Jeanne venait se joindre à eux, accompagnée par sa femme et leurs deux filles, Victoire et Aurélia.

« Vous avez fais bonne route ? » Demanda Théo, ravi de les voir.

« Ma foi... En prenant notre temps ».

« Et Mélisendre ? ».

« Elle a préférée ne pas venir. Mais elle m'a remit ça pour vous deux ».

Théo prit l'enveloppe que Victoire lui tendait et la regarda avec un mince sourire. Si Melisendre avait parfois du mal à gérer ses émotions, elle maniait, en revanche, à la perfection les mots. Il parcourut la lettre, lentement, prenant bien le temps de lire entre les lignes. Une fois fait, il s'excusa auprès de sa famille et les invita à le suivre au jardin où ils pourraient monter leurs tentes.

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Bien qu'ils aient passés la nuit ensemble -Daria n'en revenait toujours pas de la part de sa mère-, Théo entra en premier dans l'église, aux côté de son frère et d'Eléis. Il regarda les invités s'installer dans la salle, derrière lui, observant les rangées se former. D'un côté les italiens qui ne parlaient qu'Italiens. Puis les Italiens qui parlaient un peu l'anglais. Les anglais qui ne parlaient qu'anglais et ceux qui se débrouillaient dans d'autres langues. Et les français. La famille à Théo tenait sur deux rangs. Cela lui fit plaisir en même temps que cela l'attrista. Tout le monde était là. Seuls manquaient Jeanne et Franck, ce qui était normal. L'assemblée entière se leva et Théo revint à la réalité pour voir Daria avancer au bras de son père, dans une robe crème d'une simplicité déconcertante. Elle s'installa près de son futur mari, devant Vera et Alessandro.

Oscar prit place près de sa femme qui tenait Ennio, endormi. Daria s'installa près de Théo, un sourire affichant un sourire timide. Il lui prit la main et se tourna vers le maire. Ce dernier fit un très court discours, demanda au témoin de signer et boucla la cérémonie en moins de dix minutes, juste avant qu'Ennio ne se réveille et ne demande à manger.

A la sortie de la mairie, ce fut tout naturellement que Théo prit Ioan et Milo dans ses bras pour se rendre jusqu'à l'église. A son côté, Daria sourit et etouffa un petit rire.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? ».

« T'ai-je dis que cette semaine, en faisant les courses avec Ennio, j'ai croisé Basileo ? ».

« Basileo, ton ex de quand je suis arrivé ? Non, je ne me rappelle pas que tu me l'ai dis. Qu s'est-il passé ? ».

« Eh bien, il a voulu me demander qui avait eu la chance de se glisser entre mes cuisses sans avoir à se marier avec moi » Théo esquissa un sourire, Basileo avait l'art de dire les choses « Puis s'est ravisé et m'a demandé qui avait eu la malchance de se glisser entre mes cuisses. Je lui ai répondu qu'Ennio était mon quatrième enfant et que je me mariais aujourd'hui avec mon professeur de français ».

« Il a dû faire une de ses têtes ».

« Il fait la même actuellement ».

Théo tourna la tête vers la droite et regarda son ancien élève les fixer avec une tête dépité.

« Basileo est un imbécile » Murmura alors Théo.

« C'est ce que je pense aussi ».

Sur ces derniers mots, ils entrèrent dans l'église dont la fraicheur fut très appréciée en cet après-midi de forte chaleur.

A l'autel, les témoins prirent place derrière les mariés. Agathe pour Théo et Elena pour Daria. La cérémonie fut à peine plus longue qu'à la mairie.

A leur sortie, sous le riz et les pétales de roses, Théo et Daria ne manquèrent pas de remercier Maria. Ils se doutaient bien que les deux cérémonies n'avaient pas étés courtes parce que le maire et le curé avaient mieux à faire, mais parce que Maria l'avait demandé. Tout comme le comité plus que réduit. Seule la famille proche et les amis de Daria et Théo étaient présents. Il n'y avait pas tout le gratin du village présent aux mariages de Vera et de Stefano. C'était un soulagement. Pour une fois, Maria avait pensé à eux plutôt qu'au quand dira-t-on.

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Septembre, année 11

Daria serra longuement Ludovico dans ses bras et lui frotta la tête avant de le laisser partir. Bien qu'à peine plus vielle que lui, elle s'était vraiment sentie comme une mère avec lui. Mais maintenant, il allait mieux, était plus confiant et le sentiment s'estompait pour laisser place à un début d'amitié.

Ils s'étaient arrêtés en Suisse, chez Agathe et William pour le déposer et dire au revoir.

« Faites attention sur la route » Leur intima Agathe « Et revenait vite ! J'ai plus de plaisir à venir à Milan qu'à Lille. Puis c'est moins long ».

Théo serra sa meilleure amie dans ses bras, lui chuchota de prendre soin de son petit frère et remonta en voiture pour reprendre la route. Les enfants venaient de s'endormir et c'était le meilleur moment pour faire un maximum de route. Si Ioan était du genre calme, il n'en était pas de même pour Milo et Ennio.

Daria inséra le dernier album de Pupazzo et regarda la route défiler. Jetant un œil tantôt à Ioan, tantôt à Grimm, confiné dans le coffre. Ils n'avaient pas voulu le laisser partir seul dans le camion des déménageurs.


FIN


Voilà, Pupazzo s'est terminé. J'espère que ce dernier extra vous aura plus. J'ai été longue, le mariage m'a donné plus de mal que je ne l'aurais cru.


Je devais écrire d'autres choses sur Alessandro et Ahou, mais je vous avouerais que j'ai besoin de passer à autre chose.


J'ai mit en edition Life is Still Sweet et Alone in the Day. J'aimerai vraiment y ajouter Pupazzo… Mais j'ai VRAIMENT VRAIMENT besoin d'un travail de beta lecteur. Est-ce que quelqu'un se sent motivé ? Je sais que c'est long et qu'il y a du travail. Mais le manque de suivit me démotive. Et j'aimerai ajouter Pupazzo le plus rapidement possible à mon étagère…

Voilà, alors avis aux amateurs.


Sinon, je vais lancer la seconde saison des Aléas. Légèrement différente de la première (sinon, ça n'a aucun intérêt).


Merci d'être arrivé jusqu'ici et à bientôt j'espère.

Cerb