August Rush…

La musique même de ce monde…
La chanson de la terre vagabonde…
Forts peu l'entendent encore féconde…

Bien qu'elle abonde,
Et qu'elle reste profonde,
Elle ne sera jamais moribonde…

Mais quelques rares Neptunes,
Qui parlent toujours à la lune,
S'enivrent de cette mélodie opportune…

Car, comme tout un chacune,
Ils l'entendent sans lacunes,
Et effacent toutes rancunes…

Mais ce flot navrant empoisonneur,
Dans toute sa stupide splendeur,
Est aveugle de sa propre noirceur…

Il les considère avec froideur,
Comme des fous ergoteurs,
Alors qu'ils sont novateurs…

Il envie leur indépendance,
Car leur ingénue innocence,
Est à l'image de l'espérance…

Espoir né de cette belle cadence,
Fondement de toute existence,
Qu'ils déclament avec croyance…

Le génie de cette gracieuse sonorité,
Il l'entend totalement atténuée,
Pourtant, il suffit juste d'écouter…

Mais il ne faut pas s'en emparer,
Car elle doit garder son intensité,
Pour sillonner la Voie Lactée…