Je suis ravie de vous annoncer que nous allons bientôt éditer Harem. Pour cela nous avons retravailler tous les chapitres pour que la lecture soit plus fluide et le texte de meilleure qualité. Pour l'édition nous avons également ajouté une nouvelle autours de l'univers de Harem. Il y aura également des illustrations. Si cela vous intéresse vous pouvez me contacter par MP ou sur mon adresse kaelig_lan . Vous pouvez également visiter le site de Charlie audern, ma co-auteur. :)

Et surtout, n'hésitez pas à nous faire un peu de pub ^^


Un mois... un long mois... L'esclave lance un coussin sur le mur de sa chambre. Même s'ils sont plus de 20, chacun a ses propres quartiers. Une petite pièce blanche croisée avec des couleurs pastel, un lit une place, une fenêtre avec des barreaux. Un bel oiseau dans une cage. Il soupire, il devrait être habitué maintenant. Acheté comme une marchandise lors d'une mise aux enchères, depuis ses 10 ans, il est balloté d'un maitre à l'autre. Il maitrise les bonnes manières, a eu une éducation poussé sur la vie en société et le comportement amoureux... même si à 17 ans, il est encore puceau. Trop belle marchandise, pas assez... toutes les excuses ont été bonnes pour ses maitres. Une peau trop pale, des cheveux trop roux, des yeux trop vert. Comment a dit son ancien propriétaire déjà ? Un met de choix, dans un pays où tous les esclaves sont bruns ou blond. Un mois et il n'a jamais été convoqué par son Maitre, ou si peu...

Jaad finit de manger le repas copieusement amené. Les danseuses ne l'intéressaient plus. Il soupire. Il s'ennuyait ces derniers temps. Même son favori ne l'intéressait plus, et le sentir contre lui le fatiguait. Il le repousse et se redresse.

-Ca ne va pas ?

Le prince le regarde.

-C'est toujours la même chose... Retourne dans tes quartiers pour ce soir.

Le garçon le regarde. On voit dans son regard qu'il est furieux et c'est d'autant plus le signe pour Jaad qu'il a passé trop de temps avec lui. Son regard se refroidit.

-Fait ce que je te dis.

Le favoris se lève et s'en va d'un pas furieux, laissant Jaad seul. Du sang nouveau lui ferait du bien.

Une clochette d'or retentie dans le quartier du jeune esclave. Il sursaute. C'est le signal. Le Maitre va faire son choix. Comme tous les soirs où la cloche retentie, il met son habit blanc et transparent, pareil a celui de tous les autres et monte dans la grande salle.

Jaad arrive, vêtu comme à l'ordinaire d'un pantalon en lin ample et attaché par une large ceinture nouée sur le côté et d'une chemise de lin ouverte. Il attend les bras croisés que tout son harem soit présent. Il y avait eu des nouveaux en un mois, mais tant qu'il avait été occupé avec Salam il ne s'en était pas occupé. Le jeune homme vient d'ailleurs d'arrivé, vêtu d'une de ses plus belles tenues et différentes de celles des autres pour marquer son statut de favoris.

L'esclave s'aligne sur les carreaux en marbre de la grande salle. Il se tient droit. Sur 3 lignes, les esclaves sont alignés par 5 et par grade. Etant l'un des derniers arrivé, il est sur la dernière ligne, au milieu. Il voit arriver le favori, Salam et admire sa beauté presque féminine. Le gong sonne, chacun des esclaves se fixe.

Jaad s'avance et observe d'abord tous les esclaves d'un regard circulaire. Il s'arrête sur Salam qu'il regarde à peine et continue sans dire un mot alors que le garçon contient mal sa colère d'être ainsi rejeté devant tout le monde alors que cela faisait presqu'un an que le prince ne choisissait que lui. Jaad continue et passe les rangées une à une. Ces garçons sont beaux, c'est sûr, mais aucun ne sort réellement du lot et ils se ressemblent tous dans leur genre.

L'esclave observe son maitre à la dérobé. Il n'a normalement pas le droit de bouger mais ne peut s'en empêcher. Il a toujours détesté ce genre d'exhibition. Il regarde les autres esclaves. Ils sont tous de natures différentes, de genre différent. Le seul point commun est leur beauté. Cela va de la plus exotique à la plus éthérée.

Jaad remarque un mouvement dans les rangs et il s'avance vers le dernier rang. Il remarque tout de suis la chevelure aussi flamboyante que du feu. Il vient devant le garçon dont le regard fixe le sol comme de coutume et l'observe. Il n'est pas aussi beau que Salam, mais il est loin d'être ordinaire.

-Regarde-moi.

L'esclave lève les yeux et les fixe effrontément dans ceux de son Maitre.

Jaad plonge dans les yeux d'un vert limpide. Un léger sourire apparait sur son visage. Il avait trouvé celui qui allait le divertir et l'apparente révolte qu'il pouvait lire dans le regard du garçon promettait d'être un divertissement intéressant. Il fait un signe de la main et le gardien fait retentir la clochette, signe que le prince a fait son choix.

L'esclave n'en croit pas ses oreilles et un sourire nait sur ses lèvres. Il courbe la tête en une révérence et reste la tête baissée jusqu'a ce que les autres esclaves quittent la grande salle.

Salam est parti le premier, furieux devant cette déconvenue et ils se retrouvent rapidement seuls.

-Suit moi.

Il lui tourne le dos et sort de l'aile du harem pour aller vers ses appartements privés.

Le jeune esclave lui emboite le pas, toujours tête baissé sous le clape régulier des mains des autres esclaves. Ce n'est pas une ovation, juste un bruit régulier marquant le choix du Maitre.

Le prince suit les couloirs et entrent dans ses appartements. Un serviteur referme alors les portes. Dans la vaste pièce, la chambre a été décorée de pétales de roses et une odeur d'encens règne et se mélange aux odeurs de la nuit qui parviennent des fenêtres ouvertes. Un léger vent souffle et les rideaux se mettent à voler alors que Jaad se retourne et regarde le garçon.

-Comment t'appelles-tu ?

- Mon dernier Maitre m'appelait Oz, mais ma Mère m'a appelé Rubis.

Il reste la tête baissée sans regarder autour de lui sans la permission de son Maitre.

-Lorsque nous ne sommes que tous les deux comme ici tu as le droit de me regarder... Rubis.

Le prénom roule sur ses lèvres alors qu'il regarde le garçon. Se serait-il trompé lorsqu'il avait vu du défi dans ces yeux verts ?

Le jeune homme lève les yeux. Un sourire en coin étire ses lèvres.

- D'accord...Maitre.

Il a mit un temps pour l'appeler par son titre.

Jaad le regarde, se demandant si c'est du respect ou de l'arrogance.

-Que t'a appris ton dernier maître ?

- A bien agir en bonne société. La musique, l'histoire et les sciences. Il était vieux et cherchait un compagnon pour l'accompagner pendant ses sorties. A sa mort, j'ai été vendu par ses descendants pour combler leur dette.

Il regarde partout sans gêne. La chambre est vraiment grande et spacieuse.

-Tu es toujours pur ?

Jaad lui tourne le dos et va vers la petite table leur servir à tous deux un verre de nectar. A côté des verres, un petit pot contenant une poudre aphrodisiaque dont il ne se sert pas pour le moment.

- Oui. Même si j'ai connu 4 Maitres, aucun ne m'a trouvé digne d'intérêt pour ce genre de chose.

Il s'avance vers une tenture pour admirer le dessin et caresser le tissu soyeux.

- Ils préféraient ma conversation au reste.

-Moi je ne t'ai pas fais venir pour ta conversation.

Rubis se retourne.

- et pour quoi alors ? Le sexe ? Salam vous a lassé ?

-Pourquoi je n'ai pas choisi Salam ne te regarde pas.

La voix est devenue froide.

-Et si c'est d'un poète dont j'avais voulu je ne serais pas aller choisir un esclave du harem.

Rubis ne se formalise pas et commence à délasser sa chemise.

- j'ai été formé à cela aussi, Maitre.

-Parfais.

Il s'avance, les deux verres à la main et lui en tend un.

- dois-je boire ?

La chemise est ouverte et flotte sur son corps gracile.

- vos ordres ?

-Je ne te le propose pas pour que tu le refuses.

Il le lui tend et boit son verre une fois que le garçon a pris le sien alors qu'il ignore la seconde question.

Rubis soupire et boit une gorgée d'alcool. Le breuvage lui brule la gorge et il tousse légèrement. Il en boit une autre gorgée et la savoure un peu plus. Il regarde encore une fois autour de lui, puis revient sur le Maitre. Un sourire amusé autour des lèvres.

- dois-je vous séduire, vous laissez me séduire, vous résister ? A quoi voulez-vous jouer ?

Jaad le regarde et s'avance.

-le voir aussi docile l'agace.

Il boit une longue gorgée de son verre et passe un bras autours de la taille du garçon, pressant ses lèvres contre les siennes et le forçant à boire.

Un éclair de surprise passe dans les yeux verts et de colère quand il avale l'alcool. Il le repousse.

- Mais je suis esclave depuis ma naissance ! N'est ce pas ce que vous attendez de moi ?

Il s'essuie la bouche.

Le prince le regarde, ses yeux sont brûlants.

-Pourquoi crois-tu que je t'ai choisi parmi tous ces garçons ?

Un sourire étire ses lèvres.

- Ils sont fade et sans vie. Des clones de l'un et de l'autre. Je l'ai de suite vue.

Jaad acquiesce et soupire. Il repose son verre puis va vers le lit sur lequel il s'allonge, s'appuyant sur son coude pour voir le garçon.

-Puisque tu l'as compris, divertit-moi... Prouve-moi que tu n'es pas fade et sans vie comme eux.

Le garçon croise ses bras et fini son verre d'alcool.

- vous en avez marre de jouer a la poupée ? Habiller et déshabiller un de vos jouet ne vous amuse-plus ?

Jaad le fixe de ses yeux froids.

-Tu penses donc être une poupée ?

- moi ? Non.

Un sourire moqueur.

- Salam, oui...absolument.

Jaad éclate de rire et roule sur le dos.

-Peut être en effet... Mais c'est une poupée peut ravie de s'être fait chiper la place.

Rubis s'avance et monte à quatre pattes sur le lit.

- Et bien, tant pis pour lui.

Il lui fait un clin d'œil.

- Je l'attends de pied ferme.

Il secoue ses mèches rousses.

Jaad regarde le garçon et tend l'une de ses mains vers les mèches rousses qu'il touche à peine.

-Je me délecterais donc des récits que tu voudras bien me raconter sur les malheurs qu'il te fera vivre.

- parce que tu crois que je vais rester sans réagir ? Je ne suis pas fait pour être un souffre douleur et chialer comme une femme. Si c'est la guerre, je compte bien la gagner. Et gagner ma place dans ta chambre.

Jaad hausse un sourcil.

-Tu veux donc être le nouveau favori ?

- n'est ce pas toi qui m'a choisit ce soir ? Mais peut être que tu retourneras dans les jupes de Salam. Lui et ses mains si douce et délicate.

Il secoue encore la tête et sourit en se léchant les lèvres avec amusement.

- tu cherches autre chose qu'une poupée.

-Eh bien dans ce cas, montre-moi que tu n'en es pas une et que tu mérites cette place tant convoitée.

Il le regarde en souriant, ne faisant aucun geste.

- N'est ce pas ce que je suis en train de faire ? T'embobiner l'esprit pour trop réfléchir. Dois-je prendre ta Libido en main ou bien préfères tu ma langue de vipère ?

Il tourne autour de lui à quatre pattes sur le lit.

- Je te raconterai la guerre au sein de ton Harem. Savoir qu'ils sont tous au moindre affut de ton regard comme des femmes amoureuses. Frémissant à l'évocation de ton nom.

Jaad le regarde faire.

-utiliser ta langue de vipère ne serait-il pas un moyen d'éviter de faire ton office d'esclave de harem par hasard ?

- ma langue me sert surtout à charmer ceux qui l'écoutent de trop prêt. Mon corps n'est juste qu'un moyen de transport. Tu le veux, prends-le. Qui suis-je pour te le refuser. Mais, Oh mon Maitre, sache donc que sa pureté est ce qui fait mon charme. Je rends jaloux les autres car j'ai auprès de toi, plus de valeur qu'eux. Pourquoi ? Parce qu'être le premier à le marquer n'as t-il pas plus de valeur qu'un lingot d'or le plus fin ?

Jaad le regarde avec intérêt. Il roule sur le côté face au garçon et replie son bras sous sa tête.

-Eh bien pour ce soir tu garderas ton charme et c'est ta langue de vipère qui me divertira des histoires qu'elle a à me révéler... Mais je ne suis pas le prince des milles et unes nuits, donc tache de terminer avant la fin de la nuit que nous prenions tous deux du repos.

Il lui sourit et l'invite à s'installer plus confortablement qu'à quatre pattes.

Rubis se laisse tomber près de son Maitre, sur le coté, en appuis sur son coude. Sa chemise transparente et ouverte l'entoure simplement. Il incline la tête et sourit.

- Une petite histoire pour commencer, ma première arrivée dans ta maison.

Jaad le regarde et sourit.

-Je t'écoute.

- j'ai été acheté par ton gestionnaire à la maison de Maitre Genif, la personne dont je te parlais tout à l'heure et qui est morte maintenant. Je l'aimais beaucoup. J'ai tout d'abord été conduit aux bains. Premier contact avec tes autres esclaves. J'entre dans les bains, nu, accompagné par Maitresse Jacinthe.

-Et quelle a été ta réaction ?

Jaad est intéressé. Il connait la façon dont se passe l'arrivée des esclaves, mais pas comment ils le vivent.

- Je suis esclave depuis ma naissance mais je n'ai jamais été introduit dans une maison telle que la tienne. Je suis habitué à vivre parmi la petite noblesse ou la moyenne, ta maison était une nouveauté. Aux bains, donc, j'arrive et je découvre l'endroit : marbre, dorure, verdure et odeur suave comme la plus riche chambre de femme... et là, trois esclaves se baignent et se font chouchouter par les femmes et les énuques. Dame Jacinthe me murmure leur nom : Baltus, Mongomerie et Celeste. Trois esclaves de grande beauté. Aucun de me regarde ou alors comme si j'étais un nuisible. Normal, tu me diras, je suis un rival potentiel.

Le prince sourit et se tait, écoutant la suite de son histoire. Il voyait à peine qui étaient ces garçons.

- j'entre donc dans l'eau parfumée...d'ailleurs les pétales de roses c'est bien mais ca reste assez classique. Tu as essayé le jasmin ?

Il incline la tête et lui fait un sourire taquin.

- A peine entrée voila qu'un grand noire s'approche. Il s'appelle Geslan. Il sera mon eunuque particulier. Il est vraiment très attentionné. Il me dit qu'il est là pour répondre à mes besoins...tous mes besoins.

Rubis lui fait un clin d'œil.

Jaad se retient de rire devant le regard du garçon. Il avait toute confiance en ses serviteurs.

-Je ferais donc commander du jasmin pour vos bains. Mais continue, Geslan a-t-il répondu à tous tes besoins ?

- il m'a purifié le corps et laver et oint d'huile précieuses.

Rubis passe sa main sur son torse.

- la peau aussi douce que celle d'un nouveau né, tu ne trouve pas ?

Sans attendre il continue.

- Il m'a ensuite présenter la demeure, mes quartiers et ses règles.

Jaad lâche un petit rire et sa main vient effleurer le ventre, remontant doucement pour vérifier les dires du garçon. Il retire ensuite sa main.

-Ton arrivée fut donc si calme que ça ?

- ce n'est que le début Seigneur.

Il lâche un petit rire.

- j'ai soif, maitre et j'ai faim. Parler est très épuisant.

Ses yeux pétillent, testant les limites de Jaad.

-Ne tire pas trop sur la corde Rubis.

Il fait tout de même retentir une petite clochette et quelques minutes plus tard des serviteurs arrivent, déposant mets et boissons avant de repartir.

-Sers-toi et continue ton récit.

Pour la première fois depuis longtemps Jaad se détendait.

Rubis choisit un assortiment de fruits bien mure qu'il dépose dans une assiette brodée d'or fin. Il se verse ensuite une coupe de jus de raisin frai dans une coupe de Crystal et s'installe de nouveau sur le lit, derrière le Maitre pour que ce dernier s'appuie sur lui et il lui présente un grain de raisin.

- Ta maison est de loin la plus généreuse et la mieux lotie. Sans parler qu'au marché, tes esclaves sont considérés comme au dessus des autres. C'est donc avec un soupçon de curiosité et d'impatience que j'écoutais tout ce que me disait Geslan. Nous passâmes donc dans le jardin clos ou tes esclaves se reposent quand nous entendîmes des éclats de voix.

Jaad s'appuie contre l'esclave avec plaisir et écoute la suite de l'histoire tout en se laissant nourrir. Le garçon a marqué une pause le temps de boire une gorgée de la coupe.

-Des éclats de voix ?

Rubis se lèche les lèvres et repose sa coupe.

- Oui Seigneur. Es-tu informer de ce qui se passe au quartier des esclaves ? Ou bien fais-tu totalement confiance à ton favori ? Quel rôle a t-il au Sein du harem quand il n'est pas dans ton lit ?

Jaad bascule sa tête en arrière et le regarde dans cette drôle de position.

-Je ne suis pas stupide, je sais que Salam est ambitieux et que son statut de favori lui conserve la main mise sur le harem. Il y règne en maître.

- Alors sais-tu pourquoi tes autres esclaves sont si fades en comparaison de sa beauté ?

-Eh bien pourquoi ?

- parce qu'il interdit à chacun d'entre eux d'oser attirer ton regard. Si par exemple tu adresses la parole a l'un deux, Salam le punit.

Le prince fronce les sourcils.

-Et de quelle façon ?

- oh non, il n'y a aucune trace physique. Ca serait dommage d'abimer leur corps ou leur visage. Mais les privations et les brimades morales.

Rubis lui tend un autre grain de raisin.

- il les tient tous sous sa coupe.

Il sourit ironiquement.

- te souviens-tu de Farid ?

Jaad acquiesce sans dire un mot. L'esclave lui avait plu mais ne il ne lui avait adressé que quelques mots tout au plus un compliment.

Rubis insiste avec le raisin, le faisant rouler autour des lèvres de l'autre.

- Le jour où je suis arrivé c'est ce que j'ai vu. Salam, le beau Salam debout vêtu de son vêtement d'honneur doré entouré de trois autres esclaves et le jeune et doux Farid à genoux sur le sol.

Le prince repousse la main du garçon et se redresse. Il devine de quoi lui parle le garçon mais il doit en avoir la confirmation.

-Développe.

Toute trace de détente et de plaisir à quitté son visage.

- Sous l'ordre de Salam, Farid a été privé de contact avec quiconque pendant une semaine. Aucun serviteur, aucun eunuque et surement aucun esclave n'osait s'approcher de lui...sauf moi. Tout ca parce que tu as daigné regarder un autre que Salam. Ne t'as t'il pas semblé plus avide ce soir-là quand tu étais entre ses cuisses ?

Jaad fronce les sourcils.

-Salam a toujours été avide. Prive-t-il souvent les autres esclaves de contact et de nourriture ? Impose-t-il d'autres sévices et d'autres règles ?

- Je devrais être ravi que Mon Maitre s'intéresse autant a mon histoire, mais je suis contrarier qu'elle le tende comme une corde de lyre.

Il lui présente de nouveau le raisin.

- Mais mon histoire ne parle pas que de cela, Mon Maitre. Laisse-moi te raconter la suite.

Jaad n'est plus vraiment d'humeur à se détendre.

-Et quel est donc le but de ton histoire ?

Il reste assis sur le lit, appuyant son coude sur son genou alors qu'il replie l'autre jambe.

- Je te dis, j'agite ma langue de vipère pour ton bon plaisir. Par cette histoire je te prouve que je ne suis pas une poupée et je risque le fouet et l'isolement de ta main si jamais tu porte des sentiments amoureux à Salam. Mais soit, je peux également changer l'histoire pour qu'elle siée mieux à tes oreilles.

-Salam est un esclave comme un autre, quoi qu'il essaye de vous faire croire. Quant à toi, je ne t'ai pas demandé d'agiter ta langue de vipère pour qu'elle propage des mensonges, et je ne te fouetterais pas pour avoir dit la vérité.

Il la lui tire, montrant la petite boule d'or en son centre. Il boit encore un peu de jus de fruit, captant le regard de son Maitre, puis sourit.

- Puisque l'interdiction d'approcher Farid avait été émise par le favori, le pauvre s'est retrouvé bien malheureux. Sauf que je ne l'entendais pas ce cette oreille. Une fois que Geslan m'ait présenté aux autres, j'ai décidé d'enfreindre les règles et d'aller voir le si joli et si doux Farid. N'as-tu pas remarqué ses yeux de biche et ses gestes graciles ?

Jaad se laisse à nouveau entrainer dans l'histoire et il laisse échapper un léger sourire.

-Farid est en effet des plus agréables à regarder. Tu es donc allé le voir contre les règles, et que s'est-il passé ?

- Je me permets de te faire remarquer qu'il est surement la plus jolie pièce de ton Harem. Oh, bien sur, il reste "commun" mais ce n'est qu'une première vision. L'as-tu déjà entendu chanter ? Sa voix est si belle ! C'est comme ca que je l'ai trouvé. Il était assit a sa fenêtre et chantait. Je n'ai pas compris les paroles car elle était dans une ancienne langue mais le ton était poignant. Il a sursauté et m'a sourit me demandant de sa si belle voix qui j'étais.

-Tu as donc entamé la discussion avec lui ?

- oui. Je suis entré dans ses quartier, me suis assit sur sa couche et commencer à parler avec lui. Il est tellement doux qu'il s'est de suite inquiété de savoir si je connaissais sa punition pour ne pas que je sois punie a mon tour, mais je lui ai dit que ce n'est surement pas Salam qui me ferait peur. Nous avons également partagé mon repas du midi et du soir... en cachette.

-Et comment cela s'est-il terminé ? Je doute que Salam n'ait pas appris ça, et je doute aussi qu'il ne t'ait pas puni.

- es-tu si impatient mon Maitre ? Nous avons également dormi ensemble... Juste dormi, il est aussi pur que moi mais si fragile que la nuit venue, il se met a tremblé. Le lendemain j'ai donc commencé ma vie d'esclave en ton Palais. Salam a mis deux jours avant de me coincer et de vouloir jouer avec moi. Tu veux savoir ce qu'il m'a dit ?

Jaad acquiesce.

- C'était dans la galerie des Glaces. Il venait de quitter ta couche et allait aller dans le jardin. De mon coté j'allais, comme tout les matins, porter son déjeuné à Madame Jacinthe. Elle est trop vieille à présent pour trop bouger. Chargé de mon plateau, je m'incline donc devant Salam le Grand. Je n'aurais pas été roux, il ne m'aurait pas remarqué... mais je suis fier d'être si différent.

Rubis finit son verre et ouvre la moitié d'un abricot qu'il avale, tenant l'autre a son Maitre.

Jaad s'en saisit et le mange d'une seule bouchée, s'impatientant d'avoir la suite de suite de cette histoire que le garçon ne cessait de couper par toute sorte de mouvement. Aucun doute, il avait l'âme d'un conteur.

- Donc Salam passe devant moi avant de s'arrêter et de faire demi-tour. Il chasse de sa main baguée ses deux lieutenant qui l'accompagnent partout... son Harem personnel quoi.

Il lui lance un regard entendu à ce sujet.

- Devant moi, les mains sur les hanches, il me dit de me relever et de le regarder. Ce que je fais.

- ton nom, esclave. le ton est hautain comme si c'était lui le Maitre et non toi.

- je n'en ai pas encore.

Bien sur j'omets son titre. Il fronce les sourcils.

- Sais-tu qui je suis, la mouche ?

- Salam, favori de notre Maitre.

Rubis gobe un bout de raisin et se sert un peu de jus de fruit.

Jaad profite de cette interruption pour éructer.

-Comment ose-t-il se prendre pour un maître ! Je saurais lui rappeler sa condition d'esclave.

Il se lève et va se servir une coupe de nectar, il a besoin d'alcool.

-La suite Rubis.

- Je me suis encore incliné devant lui mais sans descendre aussi bas que l'on me l'a appris. Il reste un esclave...tout comme moi. Mon sourire n'a pas du lui plaire parce qu'il a levé la main. S'arrêtant avant de frapper quand même. Il a repris.

- de quel droit défis-tu ouvertement mes ordres si tu sais qui je suis. Ne t'as t'on pas informer de mon statut ?

- j'ai été informé que tu es le favori, mais je ne vois pas ce que cela change pour moi.

- comment ? Tu ne vois pas ? Veux-tu rencontrer mon courroux, la mouche ?

- ton courroux a autant d'effet qu'un pet de limace. Je n'ai pas à m'incliner devant toi, seulement devant mon Maitre. Je respecte ton statut de favoris mais ca s'arrête là.

Jaad le regarde et éclate de rire.

-Tu as vraiment une langue de vipère. Ca n'a pas du lui plaire.

- non, pas vraiment. Nous nous sommes affronté du regard mais la conversation n'a pas pu aller plus loin car la sonnette a retentie, nous invitant dans la grande salle. Là, tu as encore choisit Salam sans accorder un regard aux autres. Ne te rappelle-tu pas qu'il t'ait parlé de l'insolence du dernier esclave ? Car depuis ce jour, nous sommes en guerre ouverte lui et moi. J'ai comme qui dirait, ouvert les hostilités. Pardonne-moi, Mon Maitre, mais c'est a cause de ma malice que Le grand Salam a été indisposé régulièrement. Je connais les compositions d'un cocktail qui fait des ravages sur l'estomac.

Nouveau rire.

-Je m'en souviens en effet. Cela m'avait grandement agacé, mais en sachant à présent ce qui se passe dans mon harem, je ne m'apitoie plus autant.

Jaad termine sa coupe.

-Est-ce la fin de ton histoire ?

- Mon histoire continuera tant que Salam règnera sur ton harem. Et si tu veux une autre, je te raconterais les amours du joli et doux Farid.

Jaad le regarde et sourit.

-Réserve-moi donc les histoires de mon esclave pour un autre soir et concluons celle de Salam.

Son sourire disparait et il semble assez mécontent et préoccupé.

-Je ne doute pas que tu m'ais raconté cette histoire pour m'apprendre le risque que tu encourrais à avoir été choisis par moi cette nuit et je ferais en sorte qu'il ne t'arrive rien. Quant à Salam, je règlerais également cette histoire. Il a outrepassé ses droits de favoris en se créant un harem et en se comportant en maître tout puissant sur ses pairs.

Rubis passe derrière Jaad et pose ses deux mains sur les épaules de son Maitre, commençant à le masser.

- Je n'ai pas conté cette histoire pour me protéger de lui. Je suis assez doué pour ne rien craindre de lui que quelques sobriquets désagréable ou quelques injures et injustice. J'ai conté cette histoire pour ton plaisir et t'ouvrir les yeux sur ta si belle poupée.

Il éclate de rire.

- et surtout et avant tout parce que je déteste Salam.

Il se penche et lui lèche l'oreille en lui murmurant.

- et même ca, ce n'est pas un secret.

Jaad ferme les yeux.

-Ta langue de vipère t'a protégé jusqu'à présent Rubis, mais tu le sais plus que quiconque Salam aime son statut et ne le cèdera à personne. Tant que je ne te jetais pas un regard, il pouvait penser avoir gagné sur toi. Mais je lui ai fait un affront ce soir en le rejetant puis en choisissant quelqu'un à sa place devant tous les esclaves; qui plus est son ennemi. Cette fois ce n'est pas une joute verbale qui t'attends.

Il rouvre les yeux et se tourne vers le garçon.

-Peu importe que ce soit toi ou un autre, Salam a enfreint toutes les règles et chose plus grave il m'a trompé avec sa petite cours alors qu'il est le favori. Je peux laisser passer de la part de Farid dont je ne m'occupe guère, mais pas pour Salam. C'est affront qu'il m'a fait.

Rubis le masse toujours.

- envers ta virilité Maitre ? Je préfère ne pas mentir en te disant que je n'ai jamais eu vérification de cette rumeur, juste que mes yeux ont vue des gestes assez ambigües.

-Pas envers ma virilité, mais envers ma confiance et son statut d'esclave. Il n'est ni ma femme ni une putain. La seule chose dont il peut jouir c'est de l'attention que je lui donne.

- Que ces mots sonnent beaux dans ta bouche, mon Maitre.

Il sourit.

- tu condamnes par ce fait tout tes autres esclaves à l'attente d'un mot ou d'un geste de toi. Mais je t'assure, nos petites guerres sont assez divertissantes, sans parler que les eunuques sont fait pour ca. Soulager la tentions des plus tendu d'entre nous par leurs mains.

-C'est justement pour cela que les autres esclaves se sont permis des divertissements. Comment leur en vouloir lorsque le favori lui-même s'est permis ce genre de jeux?

Il repousse les mains de Rubis.

-Salam devra être puni et vous devrez trouver d'autres jeux divertissants.

Rubis fait la moue et se lève, s'étirant dans le petit vent de la nuit.

- je ne suis qu'un esclave parmi les tiens. Ce genre d'annonce, ce n'est pas à moi de l'annoncer.

Il s'incline et redresse son visage pour lui lancer un regard joueur à travers ses mèches rousses.

-Je ne t'ai pas demandé d'annoncer quoi que ce soit, je te donne seulement la primeur de l'information.

Il le regarde et ses yeux rencontrent ceux du garçon. Il ne s'était pas trompé. Il avait trouvé un nouveau divertissement digne d'intérêt.

Rubis s'incline encore.

- Merci, O Mon Maitre de cette attention. Je pourrais dorénavant frimer devant les autres.

Il lui se redresse et lui fait un clin d'œil.

- Pourquoi n'organiserai tu pas des jeux pour que tes esclaves oublient un peu leur statue. Des jeux de force et d'adresse mais aussi d'intelligence et de finesse. Celui remportant ces jeux se verrait passer une nuit avec toi. Cela rétablirait l'équilibre et ca occuperait tes nuits. Un gagnant par catégorie. Trouve en 7 et ta semaine sera remplie de délice.

Jaad le regarde et lâche un petit rire.

-Ce n'est pas une mauvaise idée. Peut être te donnerais-je un jour le statut de conseiller des plaisirs si tu me nourris d'autant de divertissements.

Le prince se lève et s'approche de lui pour lui soulever le menton.

-Et participeras-tu aux épreuves ?

- Pour gagner une nuit avec toi ? Non, j'ai déjà celle-là et n'oublie pas, je suis une langue de vipère. Tu n'auras qu'à m'appeler au 8ème jour pour à ton tour me raconter tes nuits.

Jaad éclate cette fois de rire et sa main vient caresser la joue du garçon.

-Tu sais te rendre aussi indispensable qu'insaisissable et je comprends mieux comment tu as réussi à garder ta pureté Rubis. Tu me rejoindras donc la 8ème nuit.

Il se penche et lui effleure les lèvres.

-En attendant, tu peux retourner à tes appartements.

Rubis ferme les yeux sous le baiser rapide et s'incline très bas.

- Comme mon Maitre désir.

Il ne peut s'empêcher de relever la tête et de lui faire un clin d'œil.

- Si tu as des insomnies, j'ai plein d'histoires en attendant la tienne.

Il recule jusqu'a la porte en marche arrière comme le veut la tradition et s'incline encore une fois avant de quitter les appartements de son Seigneur et Maitre.

Vous pouvez retrouver la suite de cette histoire sur mon site.