Merci, ne serait-ce que pour avoir cliqué sur le lien vous amenant à cette page !

Je vais essayer d'ajouter les chapitres suivant régulièrement :p

En attendant, bonne lecture ! N'hésitez pas à critiquer, en bien comme en mal. ^^



CHAPITRE I

Une deuxième vie

Un vent frais et puissant s'engouffrait dans une vallée de verdure, soufflant en bourrasques sur la grande mine qui se nichait sur son versant. Encadrant la timide vallée, d'immenses montagnes s'élevaient vers le ciel bleu, telles d'éternelles gardiennes. Le soleil, déjà haut, se reflétait sur leurs boucliers de glace en mille rayons étincelants.

Une centaine d'individus campaient nerveusement dans la clairière d'une forêt environnante, au milieu d'une atmosphère menaçante. Deux clans se dessinaient nettement : ceux qui étaient vêtus d'une épaisse cape turquoise, témoins de leur appartenance à la Confédération des Sorciers, et ceux un peu plus loin qui en nombre égal arboraient fièrement le manteau blanc des prêtres.

- Allez-vous-en ! intima férocement un vieil homme.

Le vent s'engouffrait dans sa cape turquoise, la faisant virevolter en arrière et relevant sa capuche. Les autres sorciers, corps et esprit alertes, se tenaient face à la cinquantaine de prêtres dont l'animosité se matérialisait presque en une aura autour de leurs vêtements blancs.

- C'est à vous de partir…, rétorqua le prêtre qui semblait commander aux autres.

Nombre de ses fidèles sortirent leur sceptre noir, sur la défensive. Les sorciers firent de même, se préparant à l'inévitable affrontement.

- Nous ne bougerons pas tant que Maître Mendhal ne nous en aura pas donné l'ordre ! Nous l'avons découvert avant vous ! Nous étions ici avant vous !

Sa voix fit fuir une volée de perdrix. Cependant, le prêtre secoua simplement la tête d'un air affligé.

- C'est votre dernière chance de partir ! Nous serons contraints d'user de la force si vous persévérez dans votre sotte vanité…

Ils se turent des deux côtés et le prêtre entama lentement un décompte.

Il y eut un instant de flottement pendant lequel nul ne bougea. Puis, soudainement, les deux camps s'élancèrent. Cela ne faisait que trop longtemps que la Guilde et la Confédération n'avaient plus eu l'occasion de régler leurs différends. Chacun lutta férocement, les sorciers comme les prêtres. Des incantations inintelligibles fusaient de toute part. Dans la confusion générale, des éclairs tombaient, s'écrasant avec fracas sur des murs magiques en répandant une gerbe d'étincelles. La poussière soulevée obscurcissait le ciel. Les petites escarmouches à travers le continent avaient été rarement fatales, mais sans doute était-ce pour que la rancœur trop souvent contenue explosât dans la clairière, comme un torrent en crue. Et les digues cédèrent.

Les sorciers avaient reçu l'ordre de Mendhal de tenir coûte que coûte. Les prêtres quant à eux n'avaient pas encore perçu la véritable identité de l'enfant, mais son potentiel ne leur avait pas échappé. Et puis, l'intérêt que lui portaient les sorciers était une preuve de sa valeur… La Confédération usait des grands moyens ? Et bien, la Guilde des Prêtres avait bien l'intention de leur faire voir ce qu'il en coûtait de s'attaquer à elle. On ne bafouait pas son pouvoir impunément.

Un sorcier tomba pétrifié, touché de plein fouet par un rayon orangé sorti de la masse grouillante. La poussière voltigeait toujours dans l'air agité, ne parvenant pas à se reposer sur le sol. Des créatures qui atteignaient les trois mètres se sautaient à la gorge, se lacérant mutuellement et renversant les arbres alentours. Tout l'art magique des prêtres et des sorciers fut consommé.

L'affrontement durait depuis trois minutes, et c'était trois minutes de trop pour Ryugi. Mendhal avait besoin de sorciers en vie ! Comment pourraient-ils lutter contre les forces maléfiques sinon ? Le vieil homme évita une boule de feu et se mit à l'abri derrière un arbre. Il appela deux de ses plus puissants confrères qui, malgré le tumulte général, mirent peu de temps à le rejoindre.

Ils avaient déjà visiblement compris ce que Ryugi comptait faire. Après un échange de regards pour toute concertation, chacun sortit de la poche intérieure de sa cape turquoise une carte rectangulaire. Ils échangèrent un nouveau regard inquiet, puis les brandirent simultanément. Une détonation assourdissante couvrit le vacarme ambiant. Quelques prêtres moururent probablement pour avoir baissé leur garde à ce moment, surpris par le fracas soudain. Devant les yeux ébahis, une entité informe se mouvait à présent parmi eux. Une entité sombre dont la peau partait en lambeaux, laissant voir une chair putride et visqueuse.

- Sont-ils fous pour en arriver à de pareilles extrémités ! s'étrangla le prêtre qui tenait jusqu'alors tête à Ryugi.

Pâle comme un linge, tout courage semblait l'avoir quitté. Il porta sa main au visage pour se protéger de l'odeur fétide qui émanait de la créature mais ne parvint pas à la quitter des yeux, comme hypnotisé par ses lents mouvements. Il hésita encore un moment avant d'envoyer un message mental à tous les autres membres de la Guilde qui combattaient encore. Dans un nuage de fumée, toutes les capes blanches disparurent une à une, terrifiées.

Les sorciers, à peine plus rassurés que les prêtres, se tenaient sur leur garde. Vidé de son énergie et vieilli de dix ans, Ryugi s'empressa de congédier la créature dans les abysses d'où elle venait avant de s'adosser à un arbre en périphérie de la clairière. Un coup d'œil aux pertes suffit à briser sa satisfaction d'avoir contraint les prêtres à la fuite. Plus du quart des sorciers avait succombé… Mais au moins, la Guilde ne reviendrait-elle plus. Ryugi but une gorgée d'une potion qu'il extirpa de sa ceinture et souffla un bon coup. Enfin, il se concentra et se décida à annoncer la mauvaise nouvelle.

- Maître Mendhal ? Il y a eu une embrouille avec la Guilde dans la forêt… Nous avons perdu une quinzaine des nôtres… Et il y a quelques blessés…

Le maître ne répondit pas à son message télépathique. Ryugi contempla tristement ses pairs, masses inertes sur le sol. Il s'approcha du cadavre d'un des prêtres morts et cracha rageusement dessus.

Dans un des vieux bâtiments de la mine logée sur les flancs de la montagne, Mendhal attendait impatiemment. Adana, dans la pièce à côté accouchait de son premier enfant, et c'était pour ne pas manquer cet événement que le sorcier habitait à la mine depuis voilà trois semaines. Mendhal avait spécialement effectué le long déplacement, car d'après toutes les prévisions et conjonctures effectuées par sa Confédération, l'enfant serait unique. Il patientait donc, son lourd bâton en bois sculpté reposant contre le mur grisâtre.

A chaque cri de la mère qui filtrait à travers la mince cloison, le père, Rodgal, jetait des regards angoissés, se triturant nerveusement les doigts pour soulager son anxiété. Ils étaient tous deux là, avec quelques autres, à attendre dans un silence religieux que les femmes ressortent, certains faisant les cent pas, d'autres patientant assis. Une bonne heure s'était déjà écoulée depuis qu'elles étaient entrées avec Adana, et elles ne ressortaient toujours pas. Mendhal ne savait pas s'il devait voir là sujet d'inquiétude ou d'apaisement.

Le vieil homme n'était pas un proche des parents. En vérité, il y avait peu de chance que quiconque de la région le connût. On connaissait à peine son nom, et on l'avait laissé s'installer quand il avait annoncé sa qualité de sorcier. Dans le pays Gonat, les sorciers étaient assez bien vus, ce qui était loin d'être le cas partout sur le continent. Une chance pour lui : il avait suffi de quelques pièces dorées pour acheter son entrée.

Laissant ses pensées vagabonder, Mendhal se rappela un Conseil des grands de chaque pays qui s'était tenu quelques années plus tôt. Il y avait été question de dissoudre la Confédération des Sorciers au profit de la Guilde des Prêtres. Ils n'avaient été ce jour là sauvés que par la voix des nobles gonats, seuls à les défendre. La tension s'était atténuée depuis ce temps, mais elle restait vive et fermement ancrée dans les esprits. Les relations entre prêtres et sorciers se dégradaient d'année en année. Ces imbéciles de prêtres… Toujours dans la mauvaise voie, toujours à mettre des bâtons dans les roues de la Confédération. Un jour, Mendhal était bien décidé à le leur faire payer.

Revenant à la réalité, son regard se perdit dans l'examen des crevasses d'une poutre du plafond. L'attente commençait à se faire longue. Malgré son ventre arrondi, Adana était une femme assez svelte au visage ovale comme il en existait tant dans les campagnes ; lorsque le sorcier l'avait vue pour la première fois trois semaines plus tôt, il n'avait pas su dire si l'enfant qu'elle portait était celui qu'il espérait. Il s'était donc retrouver là, en train d'attendre, impuissant…

Mendhal se leva pour empêcher ses jambes de s'engourdir. Puis, alors qu'il s'apprêtait à se rasseoir, il y eut enfin du bruit, quelques exclamations, des pleurs. Une des femmes qui avait accompagné Adana parut quelques minutes plus tard à l'embrasure de la porte, un sourire aux lèvres.

- C'est un garçon. Félicitations Rodgal… Tu veux voir Lucas ?

Le père tremblait un peu en se levant et la suivit silencieusement. Mendhal se saisit de son sceptre sculpté posé contre le mur et attendit encore. Il se souvenait de ce que les parents lui avaient dit avant la naissance : Elka pour une fille, Lucas pour un garçon. Il s'agissait donc d'un héritier mâle.

Pendant ce temps, on veillait aux derniers détails de la cérémonie. Comme le voulait la tradition, il fallait fêter la naissance dignement. Les préparatifs duraient depuis quelques jours car on savait que l'accouchement était proche et les célébrations devaient avoir lieu le jour même pour porter chance au bébé.

Mendhal sentit la tension monter d'un cran. Il allait avoir du mal à surveiller tout le monde : avec l'arrivée des invités, la mine était surpeuplée. Et puis, il y avait beaucoup de badauds du bourg voisin qui étaient simplement venus pour ripailler et se remplir la panse. Les prétextes aux réjouissances devaient être choses rares dans cette région rurale.

Une ou deux heures s'étaient peut-être déjà écoulées quand la mère parut à l'embrasure de la porte. Ses cheveux châtains attachés à l'arrière flottaient librement sur ses épaules. Elle paraissait fatiguée et Rodgal la soutenait de son mieux, l'air dépité de ne pouvoir en faire davantage. La jeune maman tenait dans son bras droit un minuscule être rose enveloppé dans un linge blanc. Lucas souriait, plein de vie. Ses petites mains rondes et potelées brassaient l'air de manière désordonnée tandis qu'il poussait de petits gazouillis aigus tout en dodelinant de la tête devant l'assemblée émue.

Mendhal fixa longuement le petit Lucas comme s'il cherchait à sonder son esprit de ses yeux gris et placides. Ils durent cependant quitter le nouveau-né lorsqu'on conduisit la maman au dehors. Le sorcier suivit le mouvement en sentant le sang battre ses tempes comme jamais auparavant, mais c'était autre chose que l'imminence de la fête qui agitait autant son fragile cœur. Une chose bien plus terrible.

On sortait les tables en bois dans la cour pavée tandis que d'autres amenaient la nourriture du buffet en chantonnant. Tout se passerait à l'air libre car ils avaient la chance d'avoir un temps ensoleillé. Mais à ce moment, même la pluie n'aurait pu altérer leur joie. C'était un bon présage que ce soleil rayonnant. Le propriétaire de la mine débuta un discours mais il n'eut que le temps de glisser quelques phrases avant que l'assistance ne commença à jacasser.

Le brouhaha redoubla d'intensité quand on servit les oies rôties. Mendhal entendit des commentaires sur la tenue criarde des uns, le chapeau des autres, comme s'il s'agissait des choses les plus importantes au monde. Toutes les conversations autour des trois longues tables disposées dans l'herbe verte étaient bien animées. L'atmosphère était joyeuse et à la fête mais toutes ces futilités l'agaçaient plus qu'autre chose.

Son humeur taciturne tranchait avec la fièvre ambiante. Se tenant sur ses gardes, les doigts crispés sur son sceptre de bois, Mendhal était assis à la table des parents du petit Lucas. Pour un œil un tant soit peu attentif, toute son attitude trahissait la tension qui l'habitait. Il parlait peu, mais son œil acéré prêtait la plus grande attention à ce qui l'entourait en quête d'un quelconque indice : les environs boisés offraient de nombreuses cachettes possibles. Relâcher son attention de quelques secondes pouvait suffire à entraîner sa perte.

Le sorcier regarda un instant Lucas qui agitait toujours ses minuscules mains dans l'air avant de s'endormir lentement, bercé par le balancement des doux bras maternels. Il était mignon, mais Mendhal n'était pas attendri. Ce n'était pas dans sa nature. Lucas avait l'air si faible ! Se pouvait-il que sur de si frêles épaules repose un tel fardeau ? Une étrange sensation lui traversa tout le corps tandis qu'il se posait la question.

Le sorcier tressauta quand la jeune maman se leva soudain avec l'aide du père. Il se rassura cependant très vite : elle était sans doute encore trop faible pour rester à la réception. Tandis qu'elle se retirait avec Lucas, le vieil homme replongea dans sa méditation. Les yeux perdus dans le vague, il avala nerveusement une bouchée de son assiette. Les gens discutaient bruyamment tout autour de lui l'empêchant de capter d'éventuels chuchotis suspects. Pourtant, il devait y avoir des signes révélateurs des lordets. Les envoyés du mal étaient probablement venus. Ils ne manqueraient pas une occasion comme celle-ci… Elle ne se représenterait pas deux fois ! Aussi, la Confédération des Sorciers les attendait-elle de pied ferme.

Tandis que Mendhal, le Maître de la Confédération lui-même, surveillaient les invités, une cinquantaine d'autres sorciers expérimentés stationnaient dans la forêt proche, prêts à intervenir au moindre ordre de leur maître. Et puis, Mendhal pouvait faire confiance à Ryugi. Il saurait agir comme il faudrait quand les circonstances l'exigeraient…

- Maître Mendhal ? Il y a eu une embrouille avec la Guilde dans la forêt… Nous avons perdu une quinzaine des nôtres… Et il y a quelques blessés…

Le maître de la Confédération grogna lorsqu'il eut reçu le message mental de Ryugi. Quinze sorciers ?! Quinze ! Ces prêtres… Toujours aussi idiots, ils se croyaient toujours supérieurs aux sorciers… Il continuait encore à pester lorsqu'il contacta Ryugi.

- Fais-moi un rapport complet.

Mendhal respira une bonne goulée d'air pour calmer sa fureur lorsque Ryugi eut fini de lui raconter l'histoire. Il fallait qu'il se contienne. Ce n'était pas le moment pour déclencher un conflit avec la redoutable Guilde des Prêtres. De toute façon, il n'était dans l'intérêt d'aucun des partis d'entrer en guerre. Mendhal se força donc à écarter ses pensées du sujet pour être attentif à ce qui survenait autour de lui. C'était ici, dans la mine, que se joueraient les choses. C'était là qu'était Lucas, c'était là que les ennemis attaqueraient.

Les minutes s'écoulèrent pourtant, inchangées. Le soleil offrait toujours sa bénédiction aux bavardages puérils, les oisillons piaillaient toujours dans les nids, le vent murmurait encore entre les feuilles. Mendhal en était soulagé. Peut-être les lordets n'étaient-ils même pas au courant de la naissance ? Le puissant sorcier n'osa espérer trop longtemps ; c'eût été trop beau pour être possible. Il fallait rester sur ses gardes. Une baisse de vigilance pouvait signer son arrêt de mort…

Là ! Mendhal se leva soudainement, le poing serré autour de son sceptre. Il avait perçu l'espace d'un instant une puissance magique inconnue. Dans la frondaison d'un arbre, à une trentaine de mètres, quelque chose bougeait ! Son sang ne fit qu'un tour. La foudre jaillit aussitôt de la pointe de son sceptre pour aller frapper ce qui se cachait parmi les feuilles. Comme un dément, il multiplia les attaques. L'ennemi ne s'échapperait pas ! Ils allaient regretter d'être venus ici ! Mais tandis que le feu prenait dans l'arbre, Mendhal réalisa qu'il n'y avait rien. Il avait fini par se laisser emporter par la tension qui le hantait.

Au milieu de convives apeurées, Mendhal toussota en abaissant son sceptre sculpté.

- Un simple rituel pour porter la chance au nouveau-né, improvisa t-il rapidement avant de se rasseoir le plus dignement qu'il put.

Le feu flamba gaiement pendant quelques minutes encore mais les regards suspicieux durèrent bien plus longtemps. Mendhal ne connaissait pas de châtiment assez sévère contre lui-même. Une fausse alerte… Il ne fallait pas que cela se reproduisît sans quoi la réputation des sorciers risquait de dégringoler dans la région. Ah ! Pourquoi diable les ennemis ne s'étaient-ils pas encore présentés ?! Le sorcier en avait assez.

On mangea, discutant de tout et de rien pendant encore trois bonnes heures, s'échangeant les derniers ragots et potins. Vers la tombée de la nuit, les réjouissances prirent finalement un terme sans que les lordets ne fussent venus.

La majeure partie des convives partit le lendemain. Mendhal allait devoir faire de même. Sa présence devait être l'objet de nombreuses conversations, surtout depuis le fâcheux incident… Les sorciers étaient réputés pour la stricte planification de leur temps et il lui faudrait sûrement bientôt quitter la mine pour ne pas attirer les soupçons.

Quelques heures plus tard, Mendhal s'éloignait donc rapidement avec Lucas dans ses bras. Pourtant, il pressait le pas inutilement car il était peu probable que les parents comprissent que le cadavre du bébé était faux. Si tout se passait bien, l'histoire finirait par s'oublier et personne ne ferait le lien avec la Confédération des Sorciers.

La conscience de Mendhal était en paix. Il avait eu raison d'agir ainsi, le sorcier en était persuadé. Il était parvenu à une conclusion, et attendait de la vérifier. Tout en s'éloignant de la mine, il réfléchissait, refaisant inlassablement les mêmes hypothèses, ressassant toutes les possibilités. Ce devait être Lucas.

Mais, cela voulait dire que l'Autre était là aussi… Et alors, pourquoi ne s'était-il pas manifesté !? Les lordets, ne s'étaient pas montrés ! Aucun n'avait été aperçu… Le puissant sorcier fut parcourut d'un frisson glacé. Quelque chose n'allait pas. Alors qu'un sentiment de malaise croissait en lui, il s'efforça de retrouver son calme. Peu importe après tout : pourquoi s'inquiétait-il toujours inutilement ? L'important n'était-il pas de contrôler le petit ?