Titre : Une autre histoire

Auteur : Nicolina

Date de création : Vendredi 3 avril 2009

Avertissement : Yaoi (Histoires entre hommes, si ça vous dérange, vous savez ce qu'il vous reste à faire), Lime. POV alternés.

Disclamer : Les personnages m'appartiennent. « Mon ciel dans ton enfer » appartient à Pilgrim.

Petit mot : Voici la suite d' « Une histoire comme une autre ». j'ai cédé à Pilgrim qui voulait une suite à cette histoire.

Donc cette fic est bien entendu pour toi, ma chère Pilgrim.

Merci d'avoir trouvé le titre de cette fiction, de tous tes encouragements et tes corrections (qui me sont indispensables, étant donné les fautes que je fais, toujours les mêmes d'ailleurs :p)

Je voulais remercier aussi tous les reviewers qui ont pris la peine de me laisser un message pour « Une histoire comme une autre ».

Bonne lecture à tous !

Chapitre 1 : Emménagement

-David, où est-ce que je pose ça ?

-Je ne sais pas, où il y a de la place.

Très drôle, de la place, il n'y en pas. Je regarde autour de moi et soupire. Où veut-il que je pose ce carton ? Le salon est plein à craquer. Je n'en reviens pas du nombre de choses que l'on peut entasser en quatre ans. Je ne pensais pas avoir acheté autant de bric-à-brac. Et c'est sans compter, les cartons de David, qui s'entassent eux aussi dans cette maison. Qu'est-ce qu'on a fait pour en arriver à ne plus voir le salon. Les trois chambres sont déjà encombrées des cartons qui sont censés siéger à l'intérieur. Alors, où va-t-on mettre cette collection de livres ? Je ne peux pas croire qu'il y en ait autant, surtout que les cartons ne sont pas léger.

-David, explique-moi comment tu as pu acheter autant de livres ? Et surtout, comment ils tenaient dans ton appartement.

-Aucune idée. Je les entassais un peu partout. Et c'était rangé non ?

-Oui, mais là ça ne l'est pas.

-C'est normal, les cartons ça prend de la place. Quand on aura monté les meubles et vidés les cartons, on y verra plus clair.

-Je suis content que Raphaël ne soit pas dans ce fouillis.

-Il est bien mieux chez sa grand-mère, dit David.

David se pose sur le canapé, un peu essoufflé et je le vois regarder dans le vide. Je sens que quelque chose le tracasse tout d'un coup. Je me mets à côté de lui, trop content de faire une pose. Je mets ma main sur la sienne et ma tête sur son épaule.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Demandais-je. Tu n'es pas content qu'on emménage ensemble ?

-Si bien sûr que si, répond-t-il.

-Alors, pourquoi tu fais cette tête ? A quoi penses-tu ?

-A rien.

-David… grognais-je de mécontentement.

-Je pensais à Marie Shiro.

-Et bien quoi ?

-Je sais qu'elle ne voit pas d'un très bon œil, notre relation. Enfin, elle ne l'a jamais vu d'un très bon œil, mais maintenant que l'on a décidé d'emménager ensemble, je ne sais pas… j'ai peur que ta relation, avec elle, se dégrade.

-Ne t'en fais pas pour ça. Ce sont mes affaires. Je me débrouillerai bien avec elle. Et puis, elle aime trop son petit-fils pour ramener son grain de sel.

-Tu crois que c'est aussi simple ?

-Oui, je le crois, alors ne t'en fais pas et ne t'inquiète pas. Allez continuons, cette maison ne va pas se ranger toute seule.

Je suis ravi de pouvoir emménager avec David. Cela fait un moment que j'attends ce moment. On a toujours voulu attendre que j'aie une situation stable, avant d'envisager de vivre ensemble. Je crois que c'était le mieux. J'aimerais que David arrête de s'inquiéter pour tout ce qui l'entoure. Les choses n'ont pas vraiment changé en quatre ans. Il est constamment à l'affut de tout. Il essaie de cacher notre relation, même si je sais qu'il aime sortir avec moi. Mais, je crois que ce qui l'inquiète le plus, c'est Raphaël. Il ne veut pas le perturber, mais mon fils a toujours vécu avec sa présence et cela ne le gêne en rien. Il adore David.

Je prends un carton, un peu plus lourd que les autres et avant même de pouvoir le porter, je renonce. Je n'arrive même pas à le soulever. Je soupire, alors que David se met face à moi et commence à soulever un côté du carton. Je prends l'autre côté et le soulève. Vivement que ce déménagement se termine, mais quand je vois le travail qu'il nous reste à faire, je désespère que notre installation se finisse.

-Il n'en reste plus que deux, dit David alors que nous posons le carton à terre quelque part dans la cuisine.

-Heureusement. J'ai hâte d'avoir terminé. J'espère simplement qu'on aura rangé le plus gros avant que Raphaël ne rentre à l'école.

-Mais oui, ne t'en fais pas. Nous avons pris des vacances pour ça non ?

-Non, toi tu n'as pas pris de vacances, tu n'as pas le choix d'être en vacances. Quant à moi, ce ne sont pas des vacances que j'ai pris. Vu ce que nous avons à faire, je ne trouve pas que ce sont des vacances.

-Quelle façon négative de voir les choses.

David se met derrière et me prend dans ses bras. Je profite de ce moment pour fermer les yeux et me laisser aller à son étreinte. Quel bonheur ! Je pourrais tout oublier dans ses bras. Je me retourne et me mets face à lui. Je lève la tête pour l'observer attentivement. Il ne change pas, ses cheveux noirs, toujours bien coiffés, ses yeux bleus si pétillants, son visage tellement plus masculin que le mien. Je pose ma main sur sa joue.

-Tu sais que je t'aime, dit-il.

-Oui, je sais.

Je pose mes lèvres sur les siennes. Même le goût de ses baisers n'a pas changé, je ressens toujours ces picotements au fond de mes entrailles, je frisonne toujours à chacune de ses caresses, comme la première fois où l'on s'est embrassés et touchés. J'ai l'impression qu'à chaque fois que je suis contre lui, c'est la première fois que je le touche.

-Tu trembles ? Demande-t-il.

-Je frissonne de bonheur, fis-je.

-C'est bon à savoir, cependant, même si j'ai très envie de toi, là, maintenant. On ne peut pas se laisser aller.

-Pourtant, j'aimerais bien. Mais tu as sans doute raison. Il vaut mieux commencer à ranger.

Ranger, quel ennui ! Le savoir contre moi, m'a complètement retourné et je me sens complètement excité. Quelle galère ! Comment peut-il me faire ressentir autant de choses en même temps. Nous allons dans la chambre. La première chose à faire : monter le lit. Je n'ai pas envie de dormir par terre sur un matelas, encore un jour de plus. Alors que nous jouons aux bricoleurs, nous n'arrêtons pas de nous regarder. David est plus souriant que jamais et je sais déjà ce qu'il voudra faire quand nous aurons fini d'installer notre lit. Cela me donne envie de terminer au plus vite. Malheureusement, il nous faut être patient et un peu plus tard, David se jette sur moi, me faisant tomber sur le matelas.

-Je ne peux plus attendre.

-Attends, on n'a même pas mis les draps ?

-Et alors ? Le lit est monté non ?

-Oui, mais…

-Laisse tomber les draps, on en pas besoin pour ce qu'on va faire.

Il m'embrasse fougueusement et je ne peux m'empêcher de sourire alors qu'il continue son ascension pour me faire plaisir.

De l'amour, il a toujours su m'en donner. Je ne sais pas comment il fait, il sait toujours ce qui me plait. Comment fait-il pour savoir ce dont j'ai envie ? A-t-il un don pour lire dans les pensées ? Ou alors, il me connait trop bien, peut-être.

-Le lit est confortable ? Demande-t-il.

-Oui, mais c'est le même que d'habitude.

-Non, il me donne une sensation particulière.

-Comment ça ? Demandais-je.

-Eh bien, il se trouve dans notre chambre.

Notre chambre. C'est étrange de l'entendre prononcer ces deux mots. Je ne me rends encore pas bien compte que nous allons vivre ensemble. J'espère vraiment que tout se passera bien. Et alors, que je me pose cette question, David me prend dans ses bras et m'emmène jusqu'à la salle de bain. Il me jette presque dans la douche.

-Eh ! Tu pourrais être un peu plus doux.

-Je sais, dit-il avec un sourire. Mais je te connais, tu serais resté un bon moment à somnoler sur le lit et les cartons ne vont pas se ranger tout seul.

-Oui, je sais, dis-je en bougonnant.

Il me prend dans ses bras et m'embrasse dans le cou. Nous finissons de prendre notre douche, tant bien que mal parce que si on n'avait oublié l'amas de boulot, je suis certain qu'on aurait remis ça, mais c'est sans compter sur le sérieux de mon cher professeur.

Un peu plus tard dans la soirée, nous tombons sur le canapé, complètement épuisé(s). Le rangement n'a pas beaucoup avancé. J'ai l'impression que les livres sont de plus en plus nombreux.

-Plus jamais je n'achèterai de livres, dis-je.

-C'est ça. Je suis sûr que si tu vois un livre qui te plait, tu t'empresseras de sauter dessus. Et puis, je te signale que tes mangas prennent de la place.

-Oui, tout comme tes dictionnaires, m'exclamais-je. Bon, je suis d'accord, j'ai accumulé les mangas durant ces dernières années, d'ailleurs, je suis surpris d'en avoir acheté autant.

-Moi, je ne suis pas étonné.

-Mais oui, c'est ça, dis-je avec ironie.

Je me lève du canapé, regardant un peu tout ce que nous avons sorti, quand je pose mon regard sur un livre, un livre bien particulier, qui me rappelle des souvenirs. Je le prends entre mes mains. Ca me fait bizarre de le voir maintenant. Je n'avais pas tellement fait attention en le mettant dans les cartons, mais nous devions faire vite, alors que maintenant, je peux prendre mon temps pour regarder. Je sens David derrière moi. Il doit se demander ce qu'il se passe. Pourtant, il n'y a rien, c'est juste un moment de bonheur qui me revient en mémoire.

-Tu te souviens ? Demandais-je en lui montrant le livre.

-Comment oublier ? Je crois qu'on n'en serait pas là, sans lui.

-Je me demande ce qu'est devenu l'exemplaire que tu as laissé dans ton appartement à Senon.

-Je me le demande aussi parfois. J'ai dans l'espoir que les locataires suivants, l'ont lu et gardé, mais parfois, je me dis qu'ils l'ont jeté et ça me rend triste.

Mon ciel dans ton enfer ». Un livre incroyable.

-La suite est sortie depuis longtemps.

-Je sais, mais nous n'avons pas encore eu l'occasion de l'acheter. Je crois que j'appréhende ce qu'il va arriver aux personnages.

-Je t'avoue que je suis dans le même cas que toi. Et même si je suis curieux, je crois qu'il n'est pas encore temps pour nous de découvrir ce que sont devenus les personnages de Pilgrim.

-Pourtant, j'en ai envie.

-Je sais, mais pour les jours à venir, nous devons nous concentrer sur le rangement. Raphaël doit revenir après demain, et il faudrait que sa chambre soit prête, tu ne crois pas ?

-Oui, je suis d'accord.

Raphaël. Je n'aime pas oublier mon fils dans ces moments, mais j'ai parfois besoin de ne penser qu'à David et moi. Pourtant, je me sens coupable, mon fils est tout pour moi. Je suis content que David ne l'oublie pas. J'avoue appréhender ce qui va se passer par la suite. Raphaël est encore jeune et je ne sais pas s'il comprend tout à fait la relation que j'ai avec David. J'ai peur, que tout ne se passe pas, comme je le voudrais.