A mes risques et périls je reconnais mettre en ligne des chapitres qui ne sont pas parfait loin de là puisque ils ne sont pas corrigé de manière approfondie et scrupuleuse. ce ne sont que des premiers jets remplis d'imperfection que je corrigerais à un moment donné.

Chapitre 1: Courage et Espoir

« Tu n'es qu'un trouillard, Solin! » S'écria un des garçons en repoussant son vis à vis qui se retrouva assis par terre sous le rire moqueur des enfants du village rassemblés à la lisière de la forêt.

Peureux ne cessait de scander ses camarades en lui tournant autour. Le jeune garçon serrait les poings en les levant vers sa figure pour se protéger des coups de pieds que les plus exaltés n'hésitaient pas à lui envoyer. Physiquement, Solin savait qu'il ne faisait pas le poids face aux autres enfants du village. Petit et de carrure chétive, il donnait l'impression de flotter dans ses vêtements. Son teint pâle et ses yeux cerné de noir n'arrangeaient en rien l'aspect maladif qui se dégageait de sa personne. Un regard sombre et des cheveux châtains clair finissaient de le distingué des autres enfants au physique plus trapus et massif et où les tignasses brunes et la peau halé semblait plus courante. A sept ans et d'aussi loin qu'il s'en souvienne, il a toujours vécu à la forge où il accomplit de petites taches sous la férule intransigeante du maître d'œuvre, mais cela ne lui à pas encore permit de développer sa force physique. Toute cette faiblesse de corps est compensé par un esprit vif et une compréhension rapide que le maître apprécie, n'étant pas dans l'obligation de répéter plusieurs fois ses consignes .

« Nous avons tous passé cette épreuve de courage! Tu n'as pas le choix! Sinon nous continuerons à te traiter comme un vulgaire déchet! »Argumentait celui qui semblait diriger le petit groupe avec un rictus moqueur.

« C'est dangereux! » Tenta d'opposer Solin d'une voix faible en évitant la poussière soulevée par les pieds de ses tourmenteurs. « Le maître a dit qu'il ne fallait pas quitter le village car il y avait quelque chose qui rodait dans la forêt... »

« Froussard! » L'interrompit le meneur en lui frappant la tête et en lui agrippant les cheveux pour la basculer en arrière. « Ne te cherche pas d'excuse! Tu n'es qu'un lâche! Tu te cache dans le tablier du forgeron pour nous échapper mais cette fois, tu n'y coupera pas!»

Solin devait bien admettre que depuis quelques jours, il avait effectivement tout fait pour éviter de se retrouver confronté à la bande des gosses du village. Il avait réussit à rester dans le champs de vision du forgeron qui s'empressait à chaque fois qu'il le voyait oisif de lui donner une tâche à remplir. Cela avait marché jusqu'à ce jour. Depuis le matin les adultes du bourg étaient tous nerveux et à midi la cloche avait sonné le rassemblement générale. Les enfants avaient bien trouvé étonnant le comportement des plus âgés, mais reniflant l'occasion d'un peu de liberté, aucun n'avait trouvé à redire quand ils s'étaient tous retrouvé exclus de la réunion. D'où la situation actuelle de Solin, quatre heure après l'appel. Il avait beau se torturer les méninges, il ne voyait pas d'échappatoire.

Bien entendu il pourrait continuer à les laisser le martyriser, mais le garçon avait une certaine fierté qui commençait à vouloir se rebeller face à tous les mauvais traitements qui régissaient son quotidien. Il était peut être temps de prendre les choses en main. Après tout ce que lui demandait de faire le chef du groupe n'était pas si effrayant. Il avait déjà marché jusqu'aux grottes qui surplombaient le village. Il connaissait le chemin pour l'avoir emprunter plusieurs fois avec le forgeron où seul lors de ses corvées de bois. Donc il n'y avait rien d'insurmontable dans cette épreuve que lui proposait son camarade: ramener une pierre noircie que l'on trouvait dans ces cavernes.

« Vous me laisserez tranquille après ça? »Finit par demander Solin en se relevant.

«Si tu ramènes la pierre. » confirma son vis à vis en tendant une main vers le garçon pour l'aider à se relever et sceller ainsi leur pacte.

« C'est entendu » répondit Solin en serrant la main de l'autre garçon.

Solin s'écarta du groupe et se dirigea vers la forêt d'un pas décidé. Il se retourna avant de pénétrer dans les fourrées pour regarder ses camarades qui lui recommandaient d'un ton goguenard et ironique de revenir avant la nuit s'il ne voulait pas se faire manger par les animaux sauvages qui hantaient le bois. Pour remplir sa mission avant qu'il ne fasse trop sombre pour mettre un pied devant l'autre sans trébucher, Solin réalisa qu'il allait devoir courir vite. Très vite. Les grottes se trouvaient à environ un kilomètre et demi, ce qui au vu de sa constitution physique allait lui demander presque deux heures allé et retours. Bien décidé à remplir promptement son épreuve, il se mit a courir en se faufilant au travers des branches sans prêter attention à celles qui tentaient de l'accrocher au passage. Il faisait cependant attention aux endroits où il posait les pieds ne voulant pas prendre le risque de tomber et de devoir faire demi tour. Premièrement parce qu'échouant alors au test, il n'aurait pas fini d'être la risée des autres enfants. Deuxièmement il lui faudrait subir la colère du maître forgeron pour s'être blessé en lui ayant désobéie.

Car Solin n'avait pas suivit les recommandations du forgeron qui tenait à le garder à l'intérieur de l'enceinte du village et si possible sous sa surveillance. Comme si l'adulte n'avait pas confiance en lui. Le jeune garçon s'arrêta un instant pour reprendre son souffle. Il avait tellement courut que sa poitrine le brûlait à chaque inspiration et une douleur sur le côté droit le fit se plier en deux.

Pour accélérer sa récupération il s'assit et souffla profondément plusieurs fois, tout en laissant ses pensée suivre leur cours même si celui-ci ne lui convenait pas. Même si verbalement l'homme ne s'était jamais plaint de sa présence, il avait remarqué certains regards que lui jetait le maître. La déception, voilà ce qui voilait le regard de l'adulte quand il se posait sur l'enfant. De cela aussi, Solin commençait à en avoir marre. Il avait de plus en plus l'impression que l'homme lui reprochait silencieusement quelque chose. Il se révoltait contre l'idée qui s'insinuait dans son cœur de plus en plus souvent et qui le rendait coupable de quelque chose d'horrible dont il aurait tout oublié. Il n'en avait parlé à personne, même pas à Lamesoeur, la compagne du forgeron qui se trouvait être pour Solin la seule personne en qui il avait toute confiance. Alors qu'il reprenait sa course, il fût effleuré un court instant par l'idée que d'avoir prévenue la jeune femme n'aurait pas été une mauvaise chose. Elle allait lui en vouloir d'être parti sans prévenir. De toute façon il se fit une raison: il était trop tard pour revenir en arrière. Il s'arrangerait pour supporter la punition qui l'attendrait à son retour sans sourciller, même si cette décision ne lui enlevait pas l'appréhension de sentir la morsure du ceinturon de cuir du forgeron sur son dos.

Il courrait depuis un moment quand il pénétra dans une clairière où des ruines d'anciens bâtiments s'élevaient ça et là. Il accéléra l'allure pour la traverser sans si arrêter. Tout le monde savait au village comme dans tout le pays que cet endroits était maudit, comme tant d'autre dans la région.

Ils avaient appartenu à une civilisation éradiqué quelques années auparavant apportant un ordre nouveau au pays Maëvelan. Tout ce qui concernait ce peuple était considéré comme néfaste et devait disparaître. Plus personne ne faisait allusions aux Maëlans qui avaient pourtant été les fondateurs de ce pays. Même si Solin n'était pas vraiment superstitieux, il avait entendu tellement d'histoire horrible sur ce peuple qu'il préférait ne pas s'attarder au milieu de ces gravats. En dehors de ces légendes, il ne connaissait pas grand chose sur les Maëlans. Par contre il avait remarqué que le forgerons s'éclipsait toujours quand commençait les récits épiques de la guerre qui avait conduit à leur exterminations.

Comme il s'approchait des cavernes, il se concentra sur les environs guettant les moindres signes de dangers. Avec prudence et en ayant pris soin de retrouver un peu de son souffle il s'avança vers l'entrée d'une des grottes. Il lança un dernier regards en arrière pour s'assurer que le soleil était encore haut dans le ciel, quand un hurlement le fit sursauter. Il semblait provenir de l'intérieur de la grotte. Terrifié, Solin fit demi tour et se recula alors qu'un nouveau crie déchira le silence. Il y avait quelque chose dans la grotte qui semblait de très mauvaise humeur. N'ayant aucune envie de découvrir de qui ou de quoi il s'agissait, Solin s'apprêtait à s'en aller quand il se souvint qu'il devait rapporter une pierre noircie. Prenant son courage à deux mains, il se pencha en direction du sol pour chercher cette pierre et filer sans demander son reste. Il ne pouvait absolument pas être venu jusqu'ici et repartir sans! Il en était hors de question, vu les risques qu'il avait pris pour venir et la punitions qui l'attendait à son retour. L'échec n'était pas du tout envisageable! Malheureusement pour lui les abords de la caverne ne semblaient pas lui fournir la pierre qu'il cherchait. Il allait devoir s'enfoncer un peu plus loin dans les boyaux souterrains pour trouver ce qu'il cherchait.

Le hurlements rageur continuait à intervalle régulier semblant se répercuter sur les parois humide et glacé de la grotte. Solin avançait à tâtons, trébuchant par moment car il lui devenait impossible de voir sur quoi il posait les pieds. Il arriva dans une salle plus éclairé que le tunnel où il avait avancé. Sur le sol recouvert d'une poussière crayeuse et phosphorescente, il remarqua une pierre noircie non loin de l'endroit où débouchait le passage. Il s'apprêtait à la ramasser discrètement quand le cris retentit à nouveau. Cette fois il ressemblait plus à un gémissement de désespoir qui lui fit mal au coeur. Après moult précaution, il passa lentement la tête dans la salle au centre de laquelle était allumé un feu. Un peu plus au fond sur la droite, une créature comme il n'en avait jamais vu s'acharnait à gratter les parois de la caverne en poussant des cris qui ressemblaient de plus en plus à des sanglots.

Aussi grande qu'un lion des plaines avec la même stature, la bête avait le corps d'un félin avec la même fourrure châtain sans crinière car à la base de son cou était recouverte de plume. Sa tête ressemblait à celle des rapace des montagnes avec un bec acéré et une vue perçante. Elle possédait quatre pattes ornées de puissante griffes et une paire d'ailes constituée de plumes allant de l'ocre à l'ambre. Derrière elle battait une queue qui ressemblait aussi à celle des félins sauf qu'elle se terminait par un dard de taille impressionnante.

Solin devant cette créature opta pour un replie immédiat. Il ramassa rapidement la pierre et fit demi tour sans demander son reste. Pourtant alors qu'il s'engouffrait dans le tunnel, les gémissements malheureux de la bête le firent hésiter. Il avait remarqué qu'elle était blessée à une patte postérieur et qu'elle grattait les murs à s'en faire saigner les pattes antérieures. Sans comprendre pourquoi il agissait de cette façon, il retourna dans la salle se postant bien en vue de la créature.

« Idiot. Je ne suis qu'un idiot. Tout se passait bien jusque là, elle ne m'avait pas vu. J'aurais pu tranquillement m'en aller. Elle n'a pas besoin de mon aide. Vu comme elle est taillée, elle va ne faire qu'une bouché de moi....Idiot que je suis »

L'animal se figea prêt à lui bondir dessus malgré ses blessures. Elle poussa un cris de mise en garde qui donna la chair de poule à l'enfant. Pourtant malgré la peur qui lui vrillait les entrailles, Solin ne bougea pas, tendant devant lui sa main où il tenait la pierre noircie. La créature tendit le cou dans sa direction avec méfiance, tout en continuant à grogner. Dans sa main la pierre se mit doucement à scintiller au grand étonnement du garçon et au soulagement visible de la bête qui cessa de gronder pour se remettre à gémir en inclinant la tête.

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Jamais Lamesoeur n'aurait imaginé que le gamin serait entré de sa propre initiative dans la caverne. Après le cri de rage et de désespoir qui avait ébranlé la colline, elle avait espéré et redouté en même temps qu'il s'éloigne de cette endroit et qu'il retourne au village sans faire d'histoire.

Quand la cloche de rassemblement avait sonné dans le bourg, La jeune femme au long cheveux gris avait vite compris que livrés à eux même, les enfants allaient certainement se laisser aller à quelques débordements. C'était pourquoi ôtant son tablier de sa robe, elle avait quitté la forge pour surveiller Solin. Elle n'avait pas été étonnée de les voir regroupé à la lisière de la Forêt. Elle aurait put intervenir pour mettre fin au petit jeu de torture auquel se livrait les enfants sur l'apprentie du forgeron mais elle savait que son intervention pourrait causé plus de mal que de bien. Solin ne pouvait pas toujours espérer que l'on vienne à son secours. Elle avait bien observé son manège ces derniers jours. Le voir éviter de se confronter aux autres n'était pas un comportement qu'elle encourageait. Il devait apprendre à se débrouiller seul. Ce test de courage était une bonne occasion d 'évaluer les capacités du gamin sans le mettre réellement en danger. La jeune femme savait que pour le moment dans les environs, il n'y avait rien de dangereux ou d'affamer au point de s'attaquer à un humain. Cependant elle ne pouvait pas se résoudre à le laisser sans surveillance. Théo le forgeron, ne le lui aurait jamais pardonné si il arrivait quelque chose à l'enfant.

Lamesoeur avait donc prit l'initiative de le suivre à travers la forêt. Elle n'avait aucune peine à suivre le rythme du garçon qui courrait aussi vite que ses courtes jambes le lui permettaient. Elle apprécia quand il s'arrêta pour reprendre haleine, qu'il applique les conseils qu'elle lui donnait. Puis au milieu des ruines, elle avait marqué un temps d'hésitation avant de s'avancer à son tour dans la clairière. Non par crainte, mais parce qu'elle avait de nombreux souvenirs de l'époque de la guerre à laquelle elle avait participée, tout comme Théo. Elle avait perdu beaucoup de chose et d'amis au cours des affrontements qui avaient eut lieu plus de quinze ans auparavant. Et si elle acceptait de vivre ce n'était uniquement parce qu'elle n'avait pas perdu espoir. Appartenir au camps des vaincus, devoir se cacher pour survivre, nier ce qu'elle était, n'étaient qu'un faible prix à payer pour maintenir cet espoir brûlant au fond de son cœur. Tout comme Théo, elle supportait l'ordre nouveau et les idées réformatrices pour permettre à leur espoir de grandir. Mais ils devaient être sur leur garde en permanence. Tout le monde au village ignorait qui ils étaient et cela devait continuer! Perdu dans ses pensées et ses souvenirs douloureux, elle sursauta en entendant le premier cris. Jamais elle n'avait entendu un animal hurler de cette façon. Pas au temps de Maëlans quand ces cavernes étaient utilisées. Mais de nos jours, il était fort possible qu'une créature venu chercher quelque chose que seul un Maëlans pouvait lui offrir, soit plonger dans un profond désarroi en constatant leur absence.

Quand Solin eut disparut dans la grotte, elle se précipita à sa suite, comblant rapidement la distance qui la séparait de l'entrée de la caverne. Son cœur balançait entre joie et crainte devant le comportement de l'enfant. Il avait eut le courage d'enter malgré sa peur. Mais comment réagirait l'animal si le gamin s'approchait sans prendre de précaution et sans utiliser les salutations d'usage dont il ignorait tout. Elle s'avança dans le tunnel, priant la divine providence de protéger Solin jusqu'à ce qu'elle le retrouve. Pourtant ce fût elle qui fut stupéfaite quand elle entra dans la grande salle qui se trouvait au bout du chemin. La créature était un griffon, blessée à une patte postérieure et qui s'était acharné sur les parois de la caverne avec fureur. Solin se tenait devant elle, tendant une main paume ouverte. A l'intérieur de celle-ci une pierre scintillait. Ce n'était plus une pierre noirci comme il y en avait un peu partout sur le sol de la pièce, mais elle ressemblait davantage à un diamant dont l'éclat irisait la parois de mille feu. Le griffon avait incliné la tête et tendu le cou vers Solin. Le premier geste des salutations. Il fallait que l'enfant lui réponde avant que son hésitation et sa surprise n'insulte la créature. Lamesoeur s'approcha à pas mesuré de l'enfant tout en gardant les yeux baissés.

« Ne m'interromps pas. » Lui ordonna Solin alors qu'il tournait la tête dans sa direction. Lamesoeur n'aurait su dire ce qui l'avait le plus étonnée. Le ton grave et sec de la voix du garçon ou bien la couleur pourpre de son regard quand elle l'avait fixé.

«Votre volonté est seule maître, Leijian » Murmura-t-elle dans un souffle en mettant un genou à terre. Tout en se questionnant sur le prodige qui s'accomplissait devant elle, Lamesoeur assista à la suite des salutations.

Solin s'avança jusqu'à ce que sa main soit à porter du bec du griffon. Puis il baissa sa tête à son tour tout en fermant les yeux alors que l'animal s'en saisissait pour l'avaler. Le gamin ouvrit de nouveau les yeux et fixa la blessure à la patte. Il se pencha en avant pour ramasser l'étrange poussière crayeuse qui recouvrait le sol de la salle. Puis il la laissa s'écouler entre ses doigts comme il l'aurait fait avec du sable tout en prononçant une phrase dans une langue que Lamesoeur savait proscrite depuis plus de quinze années maintenant, le maëlan.

« Peares de la tierra mall » Lança l'enfant alors que la poussière s'envolait en direction de la plaie du Griffon qui grimaça mais resta immobile tout le temps que le sortilège dura.

Quand il n'y eut plus de craie dans les mains, Solin bascula en arrière. Épuisé, il avait perdu connaissance et sans Lamesoeur qui l'intercepta avant qu'il ne touche le sol, son atterrissage aurait pu être beaucoup plus douloureux. La jeune femme s'assura du rythme respiratoire et cardiaque de l'enfant mais fut rassuré en entendant le battement et le souffle régulier du garçon. Il semblait dormir profondément. Le griffon s'avança et renifla bruyamment le torse de l'enfant avant de tourner son regard pénétrant vers la jeune femme.

« Je commençais à désespérer de trouver une quelconque aide. J'ignorais que les choses avaient changé à ce point ici. » Entendit Lamesoeur dans sa tête. « Ou sont passé les Maëlans ? »

« L'ordre nouveau les à tous exterminé » expliqua la femme en s'asseyant sur le sol après s'être rapproché du feu et en installant Solin sur ses genoux.

« Pas tous, si mes yeux ne me trompent pas. »

« Effectivement » Reconnut Lamesoeur dans un murmure tout en dégageant le front de l'enfant de quelques mèche châtain. Sur le front de Solin était apparut sur le côté droit une marque sombre aussi grande qu'une pièce de monnaie et ayant la forme stylisé d'une tige avec une feuille. La tige semblait descendre en direction de l'oeil alors que la feuille se développait sur la temps du garçon. « Mais maintenant il va être difficile de cacher son existence. »

« Savez-vous pourquoi les pays voisins, n'ont aucune informations sur ce qui se passe de ce côté ci de la frontière? »

« L'ordre nouveau interdit de se mêler aux inférieures et aux impures qui frayent avec les créatures du chaos. » Enonça la jeune femme sur un ton monocorde d'une leçon bien apprise.

Le griffon émis un sifflement de colère et se recula d'un pas. Lamesoeur eut un triste sourire.

« Voilà ce qu'est devenu notre si beau pays après la guerre et le génocide des Maëlans » soupira la jeune femme. «C'est une véritable dictature ou la suspicion et la délation sont devenu monnaie courante. »

« Pourquoi être restée ? »

« Mon porteur ne voulait pas quitter les grottes avant que Solin ne soit éveillé. Il ne croyait certainement pas que cela arriverait si vite et dans de telles circonstances. » Expliqua Lamesoeur tout en continuant à caresser les cheveux de l'enfant.

Perdue au milieu de ses pensées, elle essayait de savoir quelle conduite elle devait tenir pour assurer la sécurité de Solin. Il était impossible de le ramener au village. La marque qu'il portait sur sur visage était bien trop visible et elle ne cessait de s'agrandir. Une deuxième feuille venait de recouvrir l'oeil droit de Solin. La tige continuait de descendre contournant la joue du garçon pour glisser dans sa nuque ou une troisième feuille, plus grande que les premières, commençait à se dessiner. Elle devait aller chercher Théo et l'avertir des derniers évènements, mais elle avait du mal à se convaincre de laisser Solin seul. La voix mentale du griffon la tira de ses réflexions maussades.

« Je ne voudrais pas donner l'impression d'abuser mais j'ai encore un service à vous demander » Lui transmit la créature sur un ton qui laissait transparaitre une inquiétude poignante. « Mes enfants souffrent du mal de mutation. Les Maëlans étaient les seuls à connaître la pierre sortilège qui traite cette infection. Croyez-vous qu'il soit possible... »

« Je ne pense pas que Solin en soit capable. Un simple sort de soin l'a épuisé, alors je n'ose imaginer ce qu'un sortilège majeur aura comme répercussion. Théo devrait pouvoir vous aider. Si vous acceptiez de veiller sur lui le temps que j'aille le chercher au village.... »

« Entendu. » Promit le griffon en se couchant à côté du corps endormie de l'enfant. « Je serais plus efficace que ce maigre feu pour le réchauffer. Faites au plus vite. Il y a déjà trois jours que je suis partie de chez moi et il ne me reste pas beaucoup de temps avant que leur état de santé ne devienne trop grave »

« Ne vous en faite pas. Quand il aura appris ce qui vient d'arriver, Théo ne traînera pas en route. Il voudra voir de ses yeux notre espoir prendre forme ».

Lamesoeur se releva confiant Solin au griffon et s'élança rapidement en dehors de la salle en direction du village.

A suivre...