(Chapitre 05)

27 août 2009

Mot de l'auteur : Voilà, c'est déjà la fin. Je voulais juste vous laisser un petit mot pour vous remercier de m'avoir lu jusque là et j'espère que ce dernier chapitre vous plaira. Et puis, pour vous signalez que je me devais de finir en beauté par un jolie petit lemon tout beau, très chaud... (question de ne pas avoir mit le rating + 18 ans pour rien) donc âme sensible s'abstenir...

Si vous avez aimé mon histoire et si vous souhaitez en lire d'avantage, vous pouvez consulter mon blog : http://lespetiteshistoiresdeloalann./

François entra dans son appartement plongé dans les ténèbres en cette fin de journée. Avant même de retirer son manteau, il balança sa sacoche sur l'un des fauteuils du salon et s'avança jusqu'au bar. Là, il prit un verre et y versa une bonne quantité de whisky. Il en but une gorgée et poussa un soupir de soulagement. Il prit la bouteille, déjà bien entamée, dans une main, son verre dans l'autre et alla s'affaler sur son canapé comme tous les soirs depuis presque trois mois. C'était à peine s'il avait vu son lit depuis les deux semaines qui avaient précédées le départ de Thomas. Thomas ! Thomas qu'il avait vu le week-end dernier, main dans la main avec son nouveau petit-ami. Thomas à qui il ne cessait de penser depuis des mois essayant de se persuader qu'il reviendrait. Thomas qui semblait finalement l'avoir oublié. Thomas…

Depuis qu'il avait revu son ex-amant, François s'était réfugié dans l'alcool et bien plus qu'il ne l'avait fait ces derniers temps. D'un verre chaque soir, il était passé à deux pour finalement finir la bouteille. Il s'endormait sur le canapé, engourdi par l'alcool et se réveillait avec un mal de crâne qu'il soignait d'un autre verre de whisky. Il était au bord du gouffre. Son travail s'en ressentait. Il arrivait de plus en plus en retard chaque jour, les yeux injectés de sang, les vêtements froissés et n'ayant pas toujours pris le temps de se doucher. Il se présentait à ses clients dans un état d'ivresse dont personne n'était dupe. S'il continuait comme cela, il allait perdre son travail. Son associé, constatant que son état allait de mal en pis, lui avait proposé de prendre quelques jours de congés pour se reposer et se ressaisir. Au ton de sa voix, François avait bien compris qu'il n'avait pas vraiment le choix. Il accepta sans cacher sa colère manifestant qu'il n'aimait pas qu'on le prenne de haut. Mais il ne fit pas d'esclandre. Il faudrait bien qu'il retourne à ce cabinet d'avocat un de ces jours et il ne souhaitait pas perdre sa place. Il avait juste besoin de faire le deuil de sa relation avec Thomas. Ce fut avec l'image vive d'un Thomas lui souriant qu'il s'endormit imbibé d'alcool.

Des coups persistants frappés à la porte le réveillèrent. La lumière du jour l'éblouit. Il tenta de cacher ses yeux de son bras. Le tambourinage que l'on faisait subir à l'entrée raisonnait dans ses oreilles aggravant son mal de tête. Il finit par se lever et alla ouvrit. Il fut étonné de voir qui se cachait derrière. Une fois sa surprise passée, il lança un regard froid au nouvel arrivant sans pour autant lui claquer la porte au nez. Faisant fi de l'intrus, il retourna dans le salon et se servit un verre de whisky qu'il bu d'une traite. Thomas entra et ferma la porte derrière lui.

L'odeur qui se dégageait de l'appartement était atroce. Un mélange rance de poussière, de corps mal entretenu et de whisky planait dans l'air. Thomas se précipita vers les fenêtres et les ouvrit afin d'aérer la pièce. François n'avait pas bougé du canapé et le suivait du regard.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? » demanda ce dernier entre deux gorgées d'alcool.

Le jeune homme ne répondit pas. Il ne le savait pas. Mais voyant dans quel état son ancien amant se trouvait, il ne pouvait décemment pas tourner les talons. Alors que François allait se servir un autre verre, Thomas posa sa main sur les contours du cristal, l'empêchant d'y verser le whisky. François les dévisagea et reposa sa bouteille.

« Allez viens ! » fit doucement Thomas en le prenant par le bras.

L'homme déjà ivre, se laissa emmener dans la salle de bain où son ex-amant le déshabilla. François se laissa faire, les bras ballant, tenant à peine sur ses jambes, regardant le visage du jeune homme, concentré sur ce qu'il faisait. Une fois dévêtu, Thomas l'incita à s'asseoir dans la baignoire et fit couler l'eau vérifiant la température. Il s'agenouilla à côté de la cuve. Il prit le pommeau de douche et arrosa François qui le fixait, toujours silencieux et amorphe. Cependant, il renversa la tête en arrière en voyant que Thomas voulait lui mouiller les cheveux. Il ferma les yeux quelques instants, profitant de l'agréable contact de l'eau tiède sur sa peau et de la caresse des mains du jeune homme dans ses cheveux. Ce dernier finit par couper l'eau et prit un gant qui traînait là et l'imprégna de gel douche. Il lava François en silence. Quand il passa sa main sur le membre de l'homme, celui-ci s'érigea à ce simple contact mais il n'y fit pas attention. Ce n'était pas le moment. Une fois le corps de son ex-petit-ami savonné et les cheveux shampouinés, il le rinça puis l'aida à se relever. François sortit de la douche et le jeune homme prit une serviette pour lui ôter l'eau qui ruisselait sur sa peau. Puis, il se retira dans la chambre quelques minutes.

François entendit des portes de placard s'ouvrir et des tiroirs s'actionner. Thomas revint avec des vêtements propres. Il s'accroupit devant l'homme asthénique et souleva l'un de ses mollets pour lui enfiler un boxer de marque gris foncé. François prit appui sur les épaules du jeune homme afin de ne pas tomber puis leva l'autre jambe. Thomas finit ce qu'il avait commencé et releva le vêtement qui glissait avec difficulté sur la peau encore humide. Il prit la chemise qu'il avait ramenée avec lui et commença à la passer à François qui choisit ce moment là pour rompre le silence.

« Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? »

Il avait parlé d'une voix calme. Thomas boutonna la chemise rose pâle, la laissant entrouverte sur le torse et finit par lever les yeux vers son ex-petit-ami. Il le regarda d'un air froid.

« C'est toi qui avait rompu, François. C'était à toi de m'appeler. »

« Mais j'avais parlé d'un break, » commença-t-il à s'énerver. « Jamais d'une rupture. »

Voyant que l'homme avait repris ses esprits, Thomas quitta la salle de bain et regagna le salon. François le suivit s'en pendre la peine d'enfiler le pantalon qu'on lui avait mis dans les mains.

« Oh je t'en prie François ! J'ai appris à te connaitre en trois mois et même avant ça d'ailleurs ! Tu n'es pas du genre à proposer un break si ce n'est pas pour qu'il précède une rupture. »

« Je ne l'ai jamais voulu pour nous. Je voulais que tu reviennes. J'attendais que tu reviennes. »

Thomas se tourna vers son ex amant qui avait fini sa tirade dans un murmure. Il avait entendu sa voix se briser dans sa gorge mais ne voulait pas y croire. Une larme coulait de ces yeux gris d'acier. Ce regard habituellement froid et impénétrable, était à présent humide et aussi clair que de l'eau. Non ! François ne pouvait pas pleurer ! François ne pleurait pas ! Pas pour lui !

« Je t'en prie Thomas reviens-moi. »

Dans un mouvement, il prit la tête du jeune homme entre ses mains et l'attira à lui pour l'embrasser. Cela n'avait rien à voir avec les précédents baisers qu'ils avaient pu échanger. Non, ce baiser avait quelque chose de désespéré et François savait que ça ne lui permettrait pas de récupérer l'amour de Thomas. Mais il ne savait plus quoi faire. Il savait juste qu'il devait le retenir par tous les moyens. Constatant le manque de réaction du jeune homme qui scellait ses lèvres, lui en interdisant ainsi l'accès, François se recula et s'accrochant à son tee-shirt, il posa son front sur l'épaule du jeune homme.

« Je t'aime. »

Ces quelques mots lui échappèrent malgré lui. Il n'avait jamais eu l'intention de les dire. Il n'avait jamais eu envie de les dire. Il n'avait même jamais osé les penser. Mais voilà qu'ils s'étaient envolés et qu'ils restaient en suspens au-dessus de leur tête. François savait qu'il paraissait désespéré et il l'était. Il n'avait jamais voulu retenir Thomas avec ses mots, qui à ce moment, ne devaient pas paraître très attrayants. Non, pas comme ça ! La tête dans le cou de Thomas, il retenait ses larmes. Il ne voulait pas paraître encore plus désemparé qu'il ne l'était. Il souhaitait qu'il reste, pas le faire fuir. Le silence les enveloppa.

Plusieurs minutes passèrent et François eut l'impression que cela faisait une éternité. Il ne bougeait pas, humant l'odeur de son ex-amant enfin à sa portée. Il sentit une main se poser sur sa tête et caressait doucement ses cheveux.

« François ! Je ne te reconnais pas ! »

« Je sais, » rétorqua-t-il, le calme de sa voix retrouvé. « Mais reviens-moi et je te promet de faire tout ce que tu me demanderas. »

S'ensuivit un silence. Thomas, entremêlant ses doigts dans ses cheveux, réfléchissait. François le savait. Il ne bougea pas d'un pouce attendant sa réponse. Le jeune homme le repoussa gentiment pour fixer son regard dans le sien, à présent sec.

« Tu me promets de ne plus boire comme tu le fais. »

« Oui. »

François eut un sourire timide cachant l'immense joie intérieure qui faisait battre son cœur plus vite. Thomas passa ses bras autour de son cou et l'enlaça.

« Quoi ? C'est tout ? » demanda l'homme surpris.

« J'ai pas l'intention de te changer François. Tu es comme tu es et je t'aime comme ça. Mais ne me fais plus jamais revivre ça. Je ne te pardonnerais pas deux fois. »

François n'ajouta rien. Il était heureux. Il déposa un doux baiser sur les lèvres de son amant enfin retrouvé et cette fois-ci, ce dernier y répondit. Leur étreinte devint vite plus passionnée. Leurs langues se redécouvrirent, s'entrelacèrent. Les corps se rapprochèrent, s'embrassèrent. Les mains s'y baladèrent, les caressèrent. Les jambes les menèrent dans la chambre. Leurs vêtements les quittèrent. Ils se retrouvaient enfin.

Allongés sur le lit, dans la lumière de ce début d'après midi, les deux amants ne pouvaient se résoudre à détacher leur bouche l'une de l'autre. Nus comme des vers, ils frottaient leur virilité en érection, l'une contre l'autre ce qui leur extirpa quelques râles de plaisir. Mais ils ne cessaient de s'embrasser.

Enfin, Thomas se décida à quitter les lèvres gonflées de désir de son amant qui gémit de mécontentement. Il embrassa son torse velu, lui procurant mille caresses de ses mains. Et tout doucement, il descendit le long du buste de François qui souleva légèrement les hanches, pressentant ce qu'il allait faire, pour se positionner plus confortablement. Quand Thomas arriva enfin à l'orée de la toison pubienne de l'homme au regard gris, il reprit la route de ses caresses sur l'intérieur ses cuisses, ignorant son phallus qui suintait déjà d'un liquide blanchâtre. François poussa un grognement de frustration. Le jeune homme le fit patienter quelques instants encore et laissa aller son souffle chaud sur la verge érigée. Il avait bien l'intention de prendre tout son temps. Au bout d'un moment tandis que François ne cessait de râler sans dire mot, Thomas se décida à passer à l'étape suivante. Il lécha les quelques gouttes du liquide qui perlait sur le bout du gland qui le narguait. Puis doucement, il taquina de sa langue le morceau de chair, y déposant à quelques reprises les bouts des lèvres. Son amant rageait mais n'osa rien dire. Thomas s'amusa de son impatience et lorsqu'il finit par le prendre en bouche, il provoqua un râle de plaisir de François qui était tellement excité qu'il faillit éjaculer instantanément sous cette nouvelle caresse.

Puis très vite, il arrêta Thomas qui en fut très surpris. Il lui sourit d'un air coquin et se plaça dans l'autre sens afin de leur permettre un « soixante-neuf », leur position favorite. Le jeune homme attendit avant de reprendre ses propres cajoleries. Son partenaire attrapa d'une main le membre durci à sa portée et commença à lui donner des petits coups de langue. Thomas gémit d'extase. Heureux de provoquer de telles sensations chez son amant, François le suça avidement, faisant jouer les muscles de ses joues et de sa gorge pour le pomper férocement. Le jeune brun sentait la jouissance monter en lui et reprit la fellation qu'il faisait à son petit-ami. Ce fut presque en même temps qu'ils atteignirent l'extase dans la bouche l'un de l'autre. Thomas tendit aussitôt à son partenaire un mouchoir en papier pris sur la table de chevet afin qu'il y recrache le sperme qui avait giclé dans sa bouche. Quant à lui, il avala celui qui se trouvait dans la sienne. Il aimait le goût salé et amer de son compagnon.

François balança le mouchoir souillé sur le sol et s'allongea auprès de son bien-aimé, le prenant dans ses bras. Faisant fi du goût de leur propre semence, ils s'embrassèrent. Le feu du désir n'était toujours pas éteint. Ces quelques mois d'abstinence totale avaient eu raison d'eux. Ils avaient besoin de se toucher, de se retrouver, encore et encore. Il ne leur fallut pas longtemps pour retrouver toute leur vigueur. Refusant de quitter encore une fois cette bouche qu'il aimait tant, François prit leurs phallus d'une main et commença à les branler doucement, l'un contre l'autre. Thomas lui caressait le dos d'une main distraite. C'était tout ce qu'il aimait. Alors que la main de son partenaire s'activa plus furieusement sur leur membre érigé, la délivrance leur arracha des râles d'extase. Le jeune brun tendit un nouveau mouchoir à son amant pour qu'il nettoie la substance blanche et collante qui salissait ses mains. Devant ce geste qui ne pouvait que trahir leurs vieilles habitudes, François embrassa brièvement le jeune homme qui lui souriait. Après s'être débarrassé du mouchoir, il le prit à nouveau dans ses bras et caressa ses cheveux châtains d'une main insouciante. Il était épuisé et heureux, très heureux.

Mais Thomas ne comptait pas s'arrêter là même si c'était habituellement le cas.

« Je veux que tu me prennes, » susurra-t-il à son bien-aimé qui commençait à fermer les yeux.

François se retourna sur le jeune homme, surpris. Des flammes de convoitise dansaient dans ses petites prunelles noisette. Thomas n'aimait pas la sodomie. François le savait. Il lui avait avoué après leur première nuit où ils s'étaient contentés de fellations et de branlettes mutuelles. De plus, lui non plus, n'aimait pas cet acte qu'il estimait un peu barbare, quelque soit sa position. Il avait bien essayé à quelques reprises avec ses anciens amants, mais à ce moment-là, l'aveu du jeune homme l'avait quelque peu rassuré, se sentant sur la même longueur d'onde. C'était pourquoi la demande de Thomas l'étonnait énormément. Cependant, il ne pouvait refuser ce petit caprice de la part de son compagnon de retour à ses côtés.

Il se pencha sur Thomas et l'embrassa à pleine bouche. Il sentit son membre s'engorger à nouveau. Quelque part, cette nouvelle idée l'excitait. Peut-être que cette fois serait différente. Peut-être que cette fois, parce que c'était lui et pas un autre, il y prendrait du plaisir. Peut-être que tout les deux apprécieraient et que par la suite, ils ne pourraient plus s'en passer.

Il s'écarta de la bouche de son partenaire et lui présenta deux doigts. Celui-ci le goba, mimant la fellation, ce qui fit sourire François. Il les lécha, les taquina de sa langue et de ses dents. Il n'avait pas de lubrifiant, ils allaient devoir faire sans et François espérait que la préparation qu'il allait infliger à son bien-aimé suffirait à ce qu'il ne souffre pas trop de la pénétration. Lorsqu'il estima que ses doigts étaient assez humides et après avoir profité un bon moment de la caresse que lui offrait son compagnon, François reprit possession de sa main qui alla cajoler le petit bout de chair contracté de l'intimité de Thomas. Il l'embrassa, faisant tourner sa langue dans la bouche de ce dernier. Il se risqua à introduire un premier doigt l'anus du jeune homme qui se crispa sur l'intrus. Face à la douleur, son amant lui mordit la lèvre. Le goût métallique du sang se mêla à leur échange buccal. François ne bougea pas, embrassant toujours son partenaire qui finit par se décontracter. Il fit des va-et-vient de son doigt, élargissant le trou. Puis il introduit un deuxième doigt et Thomas se cambra sous la douleur.

François le regarda. Bien que l'idée l'ait excité au début, il voulait tout arrêter. Il se refusait à faire du mal à son cher et tendre. Mais ce dernier, voyant ses yeux inquiets, lui lança un regard qui l'en dissuada. Leur bouche reprirent leur place. Thomas se détendit. François le prépara un long moment, redoutant encore un peu le moment fatidique. Mais au bout d'un moment, le jeune homme repoussa la main qui était en lui, signifiant qu'il était prêt. L'homme aux yeux gris se décolla de son amant à contre cœur et lui remonta les jambes sur la poitrine, les posant sur ses épaules. Il lança un dernier regard inquiet à son compagnon qui lui répondit d'un sourire coquin. Si lui avait peur de lui faire du mal, ça ne semblait pas être le cas de son partenaire.

Prenant d'une main son pénis déjà en érection, il chatouilla l'anus du jeune brun avec le bout de son gland. Thomas se mordait les lèvres d'un air exquis. François le pénétra enfin avec une extrême lenteur, s'arrêtant à mi-chemin. Son amant poussa un cri sourd et se cambra à nouveau sous la douleur. Il ne bougea pas, attendant le feu vert de ce dernier ou la demande de se retirer. Mais le jeune homme ne dit rien. Alors il se pencha sur lui l'embrassant sur tout le visage en espérant voir sa mine crispée par la géhenne disparaitre. Serrant les dents, son bien-aimé lui sourit tandis que François le regardait. Peu à peu, il sentit l'étau de chair se desserrer autour de son phallus. Son jeune amant lui fit signe de poursuivre. Il entra entièrement en lui, alla buter contre les parois de la prostate. La virilité de Thomas en ressentit immédiatement les effets, bien qu'elle fût déjà bandée, quelques gouttes de sperme s'en échappèrent. François continua de lents va-et-vient à l'intérieur de son compagnon épiant ses moindres réactions. Mais celui-ci semblait avoir oublié sa douleur et commençait à apprécier la pénétration. Il prit son sexe d'une main et se branla au rythme des lents va-et-vient de François. Puis, il joua de ses hanches pour imposer des mouvements plus syncopés à son partenaire. Ce dernier le suivit dans sa démarche et accéléra la cadence. La chambre s'emplit des bruits de peaux qui claquent et des râles rauques des deux amants.

François fut soulagé de constater que Thomas prenait du plaisir à son étreinte. Il oublia tout ses doutes et ses appréhensions et se donna corps et âme au jeune homme. Lui aussi, commençait à apprécier cette union. Mais ce qu'il préférait, était le visage extasié de son bien-aimé qui poussait de petits gémissements lascifs à chacun de ses coups de butoirs. A cet instant, même s'il appréciait l'échange, tout ce qu'il l'importait c'était la satisfaction de son partenaire.

Ce dernier, sentant la délivrance approcher, branla son membre avec plus de ferveur et François, constatant ce changement de rythme, accéléra et vint donner quelques coups puissants sur les parois de la prostate de Thomas qui éjacula dans sa main. Sentant la crispation de l'anus du jeune homme autour de son membre, François se répandit dans ses entrailles avant de s'écrouler sur lui à bout de souffle. Thomas prit un nouveau mouchoir pour s'essuyer la main et enlaça le corps brûlant qui pesait sur lui.

Ils restèrent un moment comme cela. Puis le plus âgé des deux se releva sur ses mains pour regarder son cher et tendre qui lui souriait d'un air émerveillé. Il en fut soulagé. Cet acte qu'ils tentaient pour la première fois ensemble avaient été apprécié par l'un comme par l'autre. Il se retira de l'intimité de Thomas et se laissa tomber à côté de lui. Celui-ci vint se blottir au creux de son épaule et ferma les yeux épuisés. Il ne fallut pas longtemps pour que François sente le souffle chaud et régulier du jeune homme contre sa peau nue. Il lui caressa les cheveux d'une main, comme il avait pris l'habitude de la faire pendant leur trois mois de relation. Il sourit. Il déposa un baiser dans la chevelure de son jeune compagnon. Et appuyant sa tête contre la sienne, il regarda le corps du jeune homme, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration tranquille. Puis il rabattit les draps sur leurs corps découverts. Caressant le bras du jeune homme de sa main libre, François s'endormit à son tour dans un murmure :

« Ne me quittes plus jamais, Thomas. Ma vie est vide sans toi. »