Salut tout le monde,s

Voici ma toute première fiction. Enfin la première que je publie. J'avais commencé à l'écrire et au bout de cinq chapitre, allez savoir, je me suis arrêtée. Je me suis dit que poster ici allait me rebooster. Enfin bon, je vais pas vous déballer ma vie. Pour la petite présentation:

Rating: K (pour le moment, je sais pas encore comment cela va tourner)

Personnages: les personnages sont tous à moi

Résumé : Une jeune finile ennuyée par la vie rencontre un jour un homme qui va changer sa vie.


Chapitre 1: Une journée peut-être pas comme les autres.

Un bruit dans la nuit … Une horrible sonnerie … Encore ce fichu réveil ! Je me le suis toujours dit : se lever à 5h30, c'est beaucoup trop tôt!!! On aura beau dire que la vie appartient à ceux qui se lève tôt, pour moi, le noir profond de la nuit, le froid annonçant le début de l'hiver et même pire, les horribles cernes noires qui marquent le dessous de mes yeux n'annoncent qu'une chose : encore une journée ennuyeuse et banale. Bref, la routine. Je ne sais pas si je suis la seule à penser ainsi, en tous cas, j'en ai l'impression. Dormir, aller en cours, travailler, manger, dormir. Un cycle sans fin qui ne cessera que lorsque la grande faucheuse nous emmènera aux confins de l'enfer avec elle.

Le matin, je prends le train. Rien de bien intéressant donc. Je déjeune et puis, étant donné que le trajet dure près de deux heures, je m'endors sans pour autant baisser ma garde. Après tout, il y a toujours des gens irrespectueux qui, par exemple, ouvrent les fenêtres tandis qu'un froid polaire pénètre dans le wagon ou encore, lorsque des jeunes (enfin je dis « jeunes » mais je n'ai qu'une ou deux années de plus qu'eux) bruyants et agités ne cessent de montrer qu'ils sont là.

Enfin le trajet se termine et c'est avec un air endormi que je m'élance (à la vitesse d'un escargot) sur le quai. Je ne me précipite pas. A quoi cela pourrai bien servir. A côté de la foule qui embouteille les escaliers, les bouchons quotidiens sur la N25 font pales figures. Bon allez, je vais peut-être accélérer si je ne veux pas arriver en retard. J'avance, par très vite, mais j'avance, les yeux rivés sur le sol (ne me demandez pas pourquoi mais je me suis toujours inquiétée de savoir sur quoi je posais les pieds). Et puis d'un seul coup : boum ! Aïe ! Mais quel est encore l'imbécile qui a laissé trainer ses affaires. Je lève alors les yeux (pas trop le choix, je me suis étalée par terre). Et zut ! Il ne fallait pas que je fonce dans une valise mais dans un mec. C'est tout moi ça.. Je flaire les ennuis qui déboulent comme un raz de marée.

- Je suis vraiment désolée. Je ne vous ai pas fais mal ?

- C'est plutôt à moi de vous posez cette question. Je me suis arrêté sans prévenir. Je suis comme qui dirait…lunatique. Vous n'êtes pas blessée ?

Et là, il me tandis la main et afficha un sourire éblouissant. Non mais et puis quoi encore. C'est à cause de lui si je ressemble à un vieux chiffon mouillé après tout.

- Non ça va, lançais-je froidement en repoussant son bras tendu d'un revers de main. Je me relève tant bien que mal et m'en vais sans me retourner plus vite qu'une fusée.

Bon d'accord je sais, il a voulu se montrer prévenant et moi je l'ai injustement rembarré. Mais il faut comprendre aussi, je n'ai jamais été aussi gênée de ma vie. Et son sourire était tellement radieux ! Je ne ressemblais surement à rien à côté de lui.

Sans m'en rendre compte, j'ai fini par atteindre l'école. Je suis à l'université, ou plutôt en haute école. Je me destine à devenir institutrice primaire. En fait, je me trouve dans la ville universitaire la plus cotée du pays. La moyenne d'âge se situe entre 18 et 30 ans et on y trouve tout le luxe des grandes villes : banques, centre commercial, agence de voyages, librairies par dizaine, centres sportifs,… Ce qui en fait sa principale attractivité est son centre piétonnier qui la rend agréable à vivre. De plus, chose à noter, est l'air pur qu'on y respire. Les infrastructures sont modernes et se fondent dans le paysage. Non, non, je n'en fais pas la promotion. Je n'y vais que pour les cours et dans un sens heureusement car il y a tellement d'animation le soir qu'il est difficile de dormir. Pas un jour ne passe sans qu'un événement ne soit organisé : baptêmes, manifestations, beuveries, ouvertures nocturnes de certains magasins, et j'en passe. Mon école se situe un peu en retrait. Récemment rénovée, il y a quatre étages et ma classe se situe au deuxième. Vous allez peut-être dire qu''il s'agit de fainéantise mais monter et descendre ces escaliers tous les jours est épuisant. J'ai comme des briques à la place des pieds. En général, il n'y a jamais beaucoup de monde quand j'arrive et aujourd'hui non plus. Il y a ma meilleure amie Evangeline ainsi que Romane que j'adore. Nous avons toutes les trois passé nos secondaires ensemble. Six autres personnes sont présentes : Maurine, Catherine et Anne-Marie, les triplées, Anton qui me cours après (enfin je crois), son meilleur ami Quentin et Emeline qui reste toujours dans son coin alors qu'elle a pourtant l'air très sympathique malgré un côté mystérieux que je ne saurais expliquer (soit dit en passant, c'est aussi une beauté fatale. Il n'est pas rare de voir un garçon se prendre un mur lorsqu'elle est dans les parages).

- Salut ! Tout le monde va bien ?

- Bonjour Jenny.

Tiens, il a dû arriver une bonne chose à ma petite Evangeline

- Tu ne devineras jamais…

- Non, mais je vais très vite le savoir, lui répondis-je

- Regarde à mon doigt.

Je regarde alors avec attention. Impossible ! C'est avec des yeux ébahis que je me tourne vers elle.

- C'est pas vrai !

- Et si ! Il me l'a demandé hier, dans la voiture, en revenant de chez lui. Et quand nous sommes arrivé chez moi, il a demandé directement à mon père : « Je suis venu demander la main de votre fille ». Je ne te parle même pas de la tête qu'il faisait. Je n'en ai pas dormi de la nuit.

- Mais c'est génial ! Je suis trop contente pour vous deux.

Une bonne nouvelle pour commencer la journée ! Cela change un peu. Surtout qu'elle m'en parlait depuis longtemps de ces fameuses fiançailles. Elle a rencontré Jason à notre journée rhéto l'année dernière. Ca n'a pas été le coup de foudre mais disons qu'il lui plaisait bien et que le courant passait. Malheureusement, les sentiments de celui-ci penchaient plutôt dans la direction d'Aurore, une autre de nos bonnes amies. Mais il s'est bien vite rendu compte qu'il ne l'intéressait pas et c'est alors qu'il a remarqué Evangeline. Il aimait son sourire, sa bonne humeur et sa joie de vivre. Il s'est déclaré au bal de fin d'année. Il a fallu lui forcé un peu la main pour qu'il se lance mais il a fini par faire le premier pas et depuis lors, c'est le grand amour. Il n'est pas toujours facile de se retrouver seule avec ces deux - là. J'ai parfois l'impression de manquer de chandelles.

Le reste de la matinée passa comme toute longue journée d'hiver lorsque le ciel est gris et que l'on aurait préférer rester au lit. Les cours s'enchainaient à une vitesse incroyablement…lente. Midi arrive enfin et comme toujours je vais chercher mon sandwich. J'ai une drôle d'impression depuis que j'ai quitté l'école. L'impression que l'on m'observe. Ce regard n'est pas malveillant mais plutôt apaisant. N'empêche, je préfère tout de même me dépêcher. Après avoir mangé, j'ai toujours tendance à bavarder à droite à gauche seulement cette fois, je n'ai pas le temps : je dois au plus vite remettre certains cours en ordre en vue de mon blocus qui se rapproche trop vite à mon gout.

A seize heure, les cours sont enfin finis mais comme mon train ne démarre que dans quarante minutes, j'ai le temps de flâné. J'aime beaucoup le magasin de bandes dessinées et mangas qui se trouve en face de la gare. J'y vais si souvent que je commence à connaitre les rayons par cœur. D'ailleurs il n'est par rare que j'en ressorte avec un ou deux mangas sous le bras. J'en suis accro !

Bon ce n'est pas tout ça mais il ne faudrait pas que je rate mon train ! Je me dirige alors vers les quais et, manque de bol, mon train est retardé de trente minutes.

Pour éviter de geler sur place en attendant mon moyen de transport, je décide d'aller m'acheter une gaufre. Le vendeur est sympathique et puis, elles sont si bonnes. Je remonte les escaliers et pour ne pas changer de ce matin, voilà que je me retrouve à nouveau au sol. Encore lui ! C'est pas vrai, pourquoi faut-il que je tombe sur la personne qu'il ne faut surtout pas croiser une nouvelle fois ? Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu'il affiche encore son sourire resplendissant.

- Vraiment désolé. Et moi qui venais m'excuser pour la bousculade de ce matin, voilà que ça recommence !

- Vous n'avez absolument pas besoin de vous excuser du fait que je ressemble à un chien mouillé. Après tout, j'ai plein de vêtements de rechange avec moi. Et puis d'abord, vous venez de dire que vous veniez vous excuser. Comment avez-vous su où je me trouvais ?

Mon cynisme ainsi que ma question ont dû le perturber car il hésita un moment avant de reprendre la parole.

- Justement, je suis très ennuyé au sujet de ce qui s'est passé, aussi, je souhaiterais vous raccompagner en voiture afin de me faire pardonner.

Mmmm… Pourquoi a-t-il éludé ma question? Par contre, sa proposition est assez tentante, il me doit bien ça. De plus, j'ai une montagne de chose à faire qui m'attende à la maison et au plus vite je serai rentrée, au plus vite je serai dans mon lit (une autre de mes passions : dormir). Il est vrai que c'est un peu risqué vu que je ne le connais pas mais il faut parfois savoir prendre des risques et son visage affiche un tel repentir qu'il serait honteux de ma part de refuser. Quoi? Vous n'êtes pas d'accord ? Et bien, tans pis pour vous.

- Bon ok je te suis.

- Par ici gente dame. Dit-il avec un sourire narquois. Au fait je m'appelle Samuel et vous ?

- Jenny. Tu ne pourrais pas arrêter toute cette civilité. C'est usant !

- Si tu veux.

Allez savoir pourquoi mais j'ai comme qui dirait l'impression que mes réactions l'amusent. Et puis, comment fait-il pour changer d'humeur aussi vite?

- J'ai vingt-trois ans et toi ? Me demanda-t-il avec plus d'intérêt que cela ne le nécessitait.

- Dix-huit. On arrive bientôt à cette voiture parce que là, cela va bien faire dix minutes que l'on marche.

- Elle est garée juste derrière le coin de la rue.

En effet, il y avait bien un parking. Je me demande laquelle lui appartient. A mon grand étonnement, on se dirigeait vers… non d'une pipe, une limousine. Le chauffeur attendait patiemment devant près à ouvrir la porte au moindre signe de Samuel.

- Je peux avoir une explication ?

- Est-ce vraiment utile ? Dis-toi seulement que tu vas faire une petite ballade dans une jolie petite voiture.

- Petite ! Non mais tu te rends compte de sa taille ! On pourrait faire rentrer dix personnes là-dedans !

- En réalité quinze mais je n'ai jamais essayez.

Quinze ! C'est tout ce qu'il trouve à répondre. Il compte me laisser me torturer toute la nuit alors qu'il pourrait simplement m'expliquer ce qui se passe. Je laisse tomber et entre dans « le mini bus » grand luxe de monsieur. L'intérieur est splendide et étincelle de part et d'autres avec ses sièges en cuir noir, son somptueux tapis de sol bleu marine et pour ne rien oublier, son mini bar.

Aucun de nous ne parla sur le trajet et je dis tout juste merci lorsqu'on arriva chez moi. Finalement, je n'aurai eu aucune explication.

La journée se termina aussi lentement qu'elle avait commencé et toujours selon la routine quotidienne. Je fis mes devoirs, le souper et avant de dormir j'ai commencé un livre histoire de me changer les idées. Mais sans succès. Il avait beau m'horripiler, je ne parvenais pas à sortir Samuel de mon esprit. Ce garçon est vraiment étrange. Incroyablement séduisant, mais étrange. Je m'endormis sur ces pensées.

Au bout du compte, ce ne fut qu'une journée comme toutes les autres. Enfin … peut-être pas totalement

A suivre

J'attends de vos nouvelles. Les commentaires bons ou mauvais sont les bienvenus. Bisous