Partie 3

Jackson su qu'il y avait un problème dès le moment où il mit un pied dans la GrantTower. Les regards de travers, les chuchotements. Comme au temps de l'armée, juste avant 'l'accident' de John.

Accroché à son vestiaire, il trouva une photocopie noir et blanc d'une photo de lui et Warren. Malgré la mauvaise qualité de l'image, il n'eu aucun mal à reconnaitre l'endroit où elle avait été prise. La maison du maire Hemmings. Au mois cette fois-ci aucune insulte homophobe n'avait été gravée sur son casier, ni aucune menace de mort. Il repensa à ce qui s'était passé à la base, avec John. Jackson avait immédiatement demandé sa mutation, il avait supplié John de faire pareil mais l'autre militaire n'avait pas voulu se laisser intimider. Et il en était mort. Les responsables étaient en prison, l'armé n'aimait pas les meurtriers, mais pour avoir assisté au procès Jackson savait que les vrais raisons du meurtre n'avaient jamais été dévoilé. L'armée n'aimait pas les homosexuels non plus. Qu'en était-il des employées de la GrantTower ?

Son collègue à l'accueil était une femme, une des plus ancienne employées de la maison, on disait qu'elle pouvait se permettre de faire tutoyer Grant Senior si l'envie lui prenait. Il était sûr que Courtney n'aurait pas du assurer la permanence avec lui aujourd'hui, parce qu'elle ne quittait presque plus le QG de surveillance. Conscient qu'il serait surveillé toute la journée, Jackson s'assit, et se concentra sur la foule qui traversait le hall, laissant son regard se partager entre le détecteur de métaux et les personnes qui ne faisaient que passer. Il n'avait pas le droit à l'erreur.

Le sms de Warren lui demandant de passer à l'heure du repas ne le surpris même pas. Il entra dans le penthousse sans frapper, Warren était tournait en rond dans l'immense salon de l'appartement. Le businessman tendit la photo à Jackson, « J'ai besoin de ton aide, je ne sais pas quoi pas faire… Si cette image arrive dans les mains de mon père, il va me tuer »

La photo, la même que sur la photocopie de son casier.

« Ton père a probablement déjà vu cette photo War', je suis désolé. » Devant l'air interrogateur de son homme, Jackson expliqua la situation, et la présence de Courtney à l'accueil. La photo avait probablement fait le tour des services depuis longtemps.

« C'est pas grave Warren, je trouverais bien une autre place dans un autre immeuble, c'est pas ce qui manque à New York. Tout ce que je te demande, c'est de ne pas laisser le maire Hemmings gagner »

« Je ne sais même pas ce qu'il veut. »

Jackson le regarda dans les yeux avant de lui répondre « Qu'est ce qui anime tous les hommes, et qui est indispensable en période électoral ? Si tu sortais un peu plus de ta tour tu saurais que l'annonce de son divorce a fait beaucoup de tord à Hemmings, tant au niveau des sondages que financier. »

Warren se précipita vers l'entré d'où il revint avec un journal.

« Je me rappelle avoir lu quelque chose, ça devait être un divorce à l'amiable mais quelqu'un a sortit des photos de sa femme avec un autre homme »

Il montra l'article à Jackson. Alors c'était comme ça qu'Hemmings avait eu la photo, en cherchant à piéger sa femme. Ils avaient été vraiment imprudents ce jour là. Jackson s'en voulait, parce que c'était son rôle de s'assurer que ceci n'arrive pas.

« L'argent n'est pas un problème, mais il est hors de question que je donne un centime à ce connard. Je suis désolé Jackson, on a essayé. »

« Dit comme ça, on pourrait croire que tu laisser tomber. Toi, tu vas te préparer pour ce soir, Allison et toi avez des journaux à remplir. Si le maire te dit quelque chose, envoie le balader, et moi je me trouverais un autre boulot si on me met dehors. »

On, autrement dit Warren senior. Il avait insisté, il ne voulait pas de vague.

« D'accord. Il te reste combien de temps avant la fin de ta pause ? »

Jackson regarda sa montre, il avait suffisamment de temps pour ce que Warren avait en tête. Tous deux enlevèrent leur veste, sans se quitter des yeux. Le reste de leur habit pourrait attendre, déjà, il fallait qu'il s'embrasse. L'envie leur était venue comme ça, juste en se regardant.

Dans le vestiaire, Jackson venait juste de finir de reboutonner sa chemise quand il entendit la porte s'ouvrir. Celle qu'il portait le matin n'avait pas survécu à son passage sous les mains de Warren. Il se demanda s'il pouvait faire passer son remplacement dans les frais professionnels, ces frais couvraient les accidents de travail, non ?

Il fut surpris en refermant la porte de son casier de trouver Warren senior en face de lui. A presque soixante ans, l'homme dégageait encore une aura, quelque chose qui le rendait mystérieux, sexy (à sa façon), menaçant.

« J'ai fait confisquer toutes les copies de cette ignoble photo de vous et mon fils. Il y avait un employer du service informatique que je voulais virer depuis des mois, et qui vient de se retrouver accusé d'avoir diffusé un montage photo choquant. Vous faites bien votre travail monsieur Miller, et mon fils tient beaucoup à vous alors tant que vous ne direz rien sur les liens qui vous unisse à mon fils, je tolérerais votre présence dans mon entreprise. Est-ce que c'est bien compris ? »

« Très bien monsieur Grant » réussi à articuler Jackson. Qu'aurait-il pu répondre d'autre ?

L'après midi, il retrouva ses collègues machos, il dû choisir trois filles qu'il prit au hasard dans un magasine quelconque, le détecteur de métaux sonna trois fois. La routine avait était revenu.