Voyez, tendre dame brisée, de votre bouche vers le sol se dirige un flot d'atrocité! Répugnante qu'êtes-vous pour souiller le sol à mes pieds, vous qui n'aviez de cesse de vanter vos mérites et votre élégance! Monstre qu'êtes-vous pour m'avoir susurré à l'oreille tant de délicatesses alors que la réalité vous a laissée aussi misérable! À mes yeux, vous êtes putride et vile, vous n'êtes qu'un détritus, une immonde créature ne sachant que recracher la vie. À quoi bon vous offrir mon amour inconditionnel si vous ne savez qu'en faire que de me l'expectorer à la figure? Ma hargneuse beauté, vous avez su emprisonner mon cœur à l'intérieur de votre cage empoisonnée, mais sachez que je veux vivre en dehors de votre affliction. Je me libère de vous, mais je me souviendrais toujours de la personne que vous étiez lorsque vous m'avez enivré… et je regretterais toujours d'avoir franchi votre jardin secret, car même si vos roses sont magnifiques, les épines qui les recouvrent me sont que trop pénibles.