Bonsoir tout le monde. Bon la semaine dernière je n'ai rien mis pour la simple et bonne raison que j'ai eu une grosse flemme de correction. Voilà donc la suite cette semaine. En espérant qu'on arrive à avancer suffisamment le jeu pour vous en donner un bout la semaine prochaine.

Bon je sais que ça fini par sonner comme une rhétorique, mais je vous assure, une petite review de temps en temps, c'est rapide et ça fait pas de mal; que ce soit pour nous donner vos remarques ou même simplement nous dire ce que vous en pensez et nous encourager.


Jour 3 - Partie 2

Ethan avait continué à travailler jusqu'à ce que l'heure de la conférence approche. Il regarde en direction du petit bureau qu'il avait laissé à Mel. Celui-ci n'était toujours pas arrivé. Eteignant son ordinateur, il se lève et entre dans la salle de conférence pour retrouver Stephen.

-Tout est prêt ?

Stephen avait placé les chaises, avait mis du café aussi. Il avait tapé un document reprenant les informations principales sur Oliver qu'il avait mis sur une table à l'entrée de son bureau. Il avait fléché même la conférence jusqu'à son bureau pour que les journalistes ne se perdent pas. Il espérait n'avoir rien oublié. Il lui restait dix minutes avant que tout commence quand Ethan pénètre dans son bureau.

- Oui tout est prêt. Les premiers journalistes vont arriver dans cinq minutes normalement

Ethan acquiesce.

-Très bien. Tu as prévenu les autres pour qu'ils ne se montrent pas ?

Il se tourne vers lui.

- J'ai vu personne passer. Mais Mathis est au courant qu'il doit pas se montrer. Normalement.

-Très bien. Il a passé ou passera surement le message aux autres alors.

Ethan s'installe dans l'un des fauteuils.

Stephen refait le tour une fois de plus du bureau et remet d'une autre manière les petits dossiers.

- Tu préfères parler ou pas?

-Je te laisse les accueillir et te présenter. En fonction des questions, je te laisserai répondre ou bien je prendrai la parole.

- Comme tu le sens.

Il reste debout prêt d'Ethan et se répète les informations qu'il doit donner pour être sûr de ne rien oublier.

Ethan le regarde et a un petit sourire au coin des lèvres.

-Tout va bien ? Tu sembles un peu stressé.

Il redresse la tête et regarde son boss.

- Stressé? Non. Je veux juste n'oublier aucune information. Et j'essaie de savoir ce qu'ils vont poser comme questions. J'entends déjà: "Pensez-vous que ce soit un des nombreux amants d'Oliver qui ait fait ça?"

Il s'assied sur la table et pousse un léger soupire.

Ethan a un petit rire.

-Possible en effet, mais attend toi aussi à ce qu'ils soient bien frustrés par nos réponses puisque nous n'en savons pas plus qu'eux.

- Possible en effet. Mais ce n'est pas comme si, c'était de notre faute.

-Non en effet.

Ethan regarde sa montre.

-Ils doivent déjà être devant la porte maintenant. Tu ne vas pas leur ouvrir ?

Stephen regarde sa montre et hoche la tête.

- Oui, je vais déjà faire entrer ceux qui sont déjà là.

Il sort du bureau et ouvre la porte. Comme de fait, quelques journalistes étaient déjà présents.

- Bonjour mesdames, messieurs. Vous pouvez vous rendre dans le bureau, la deuxième porte à gauche. Sur votre droite, vous trouverez un dossier, servez-vous.

Ethan voit les journalistes entrer et il les salue, sans toutefois bouger de son bureau. Il ne les aimait pas plus qu'Adam, mais au moins il était capable de faire bonne figure. Il en reconnait quelques uns qu'il salue par leur prénom. Quand tout le monde est là, Stephen referme la porte et vient s'installer auprès d'Ethan. Un silence règne alors qu'il laisse le jeune homme prendre la parole.

Stephen invite les journalistes à s'asseoir et il en fait de même auprès d'Ethan. Une fois tout le monde assit, il commence son petit speech.

- Bonjour à tous. Tout d'abord, je me présente, je suis le nouvel attaché de presse de l'agence Séraphin, Stephen Brooks.

Il se tait un instant avant de reprendre.

- Si je vous ai réuni aujourd'hui, c'est pour une triste nouvelle. Comme vous le savez déjà Oliver Mac Neli se trouve en ce moment même à l'hôpital. Il a été retrouvé sur le pas de sa porte, il était inconscient. Les secours ont été appelés et ils ont fait de leurs mieux pour le sauver. Malheureusement, au moment où je vous parle, Oliver est toujours dans le coma et nous ne savons pas s'il s'en sortira.

Les flashs retentissent. Pendant une demi-seconde le silence plane avant qu'un tohu-bohu de questions n'éclate. Ethan demande alors le calme et pointe un premier journaliste.

-Que s'est-il passé au juste ?

Stephen attend que ça passe et garde le silence avant de répondre à la première question.

- Comme je vous l'ai dit, il a été retrouvé inconscient sur le pas de sa porte. Il s'est fait agressé devant chez lui et a reçu plusieurs coups sur la tête.

Des murmures s'élèvent dans la salle mais Stephen continue.

- Malheureusement, nous ne savons pas qui a commis cela mais la police mène son enquête.

-Savez-vous pourquoi il a été agressé ?

- Non, nous n'en avons aucune idée. Mais comme je vous l'ai dit la police mène son enquête et nous espérons avoir rapidement des réponses.

Stephen regarde Ethan qui reste silencieux avec ses mains croisées sur le bureau.

Un autre journaliste lève la main et pose sa question presque en même temps.

-Et pour sa carrière ? Il parait qu'Oliver devait entamer une campagne pour "Hedonism Fur"

Ethan se racle la gorge avant de prendre la parole.

-C'est vrai. La situation étant ce qu'elle est, nous avons contacté la marque pour leur faire une proposition de remplacement. La campagne sera donc toujours réalisée par notre agence.

Le journaliste réagit tout de suite en posant une nouvelle question.

- Mais quel mannequin allez-vous mettre sur la campagne? Malgré que vous en ayez des nouveaux, je ne pense pas me tromper en disant qu'ils sont déjà tous sur une campagne.

Stephen regarde Ethan qui se prépare à répondre.

Ethan acquiesce.

-En effet, nous sommes également en contrat avec la marque "Gentlemen Décadent" et "Sexy Funky". Comme la marque n'avait pas de mannequin à proposer et que nous n'avions pas le temps de faire de nouveaux castings, nous avons trouvé un mannequin de dernière minute pour remplacer Oliver.

Stephen sent qu'Ethan ne veut rien dévoiler mais les journalistes insistent, ce qui fait sourire intérieurement Stephen. Les questions fusent.

- Est-ce un mannequin connu?

- Donnez-nous un nom.

Ethan a un petit sourire en coin. Il adorait laisser en suspend les journalistes. Il prend sa tasse et laisse les questions fuser, alors qu'il boit une gorgée de café. Lorsqu'il repose sa tasse, il les regarde et reprend.

-Je suis en mesure de vous annoncer que la personne qui participera à la campagne avec Mathis Livier, est mon associé et ancien mannequin, Adam Marcelo.

Les "oh" de surprise se multiplient dans la pièce. Un silence règne un instant, très court instant avant que le brouhaha reprenne. Stephen intervient à ce moment pour recadrer la conférence.

- Comme vient de vous de dire le directeur, le mannequin remplaçant d'Oliver sera Adam Marcelo. Mais concernant ce point, je vous enverrai toutes les informations nécessaires en temps voulu.

Il se tait un instant.

- Avez-vous d'autres questions concernant Oliver Mac Neli?

Les journalistes crient leurs questions qui n'ont plus rien à voir avec Oliver, mais bien plus avec la campagne à venir avec Adam dedans. Ethan jette un coup d'œil à Stephen pour voir comment il va se dépêtrer de ça. Pour sa part, il est ravi de l'intérêt des journalistes pour cette nouvelle quelque peu fracassante.

Stephen soupire discrètement et boit un peu de café.

- Je suis ravi de voir l'intérêt que vous portez à cette nouvelle campagne. Malheureusement pour vous, je ne peux vous donner plus d'informations pour le moment vu que nous avons d'autres campagnes en cours.

Les questions ne cessant pas pour autant il leur donne en partie ce qu'ils veulent.

- Une conférence sera prévue dans les jours à venir avec les principaux intéressés. Comme cela vous aurez les informations nécessaires et vous aurez un aperçu de la campagne. En attendant, si vous n'avez plus de questions concernant Oliver, la conférence est terminée.

Ethan sourit et ajoute également que la conférence est terminée, et pour bien marquer le fait puisque les questions continuent, il se lève et sort de la salle de conférence pour aller à son bureau.

Stephen salue tous les journalistes et attend qu'ils soient tous partis avant d'entrer dans le bureau d'Ethan. Il s'appuie contre la porte.

- Alors, satisfait?

L'homme a un sourire.

-Très satisfait. Pas toi ?

Il répond au sourire.

- Si, si, plus que satisfait. Je suis déjà sûr d'avoir des journalistes pour la prochaine conférence. Par contre, je compte sur toi pour en toucher un mot à Adam.

Ethan soupire.

-Eh bien ça c'est une autre histoire. Franchement tu t'es avancé pour la prochaine conférence. Adam va détester ça.

Stephen se décolle de la porte.

- C'est dans son contrat de mannequin. Et dans son contrat de photographe, il survivra bien à une conférence. Et s'il faut lui donner un tranquillisant, je n'hésiterai pas.

Il sourit et on voit bien qu'il n'en pense pas un mot, quoique, c'était une option qui pourrait être une solution au futur problème.

Ethan éclate de rire.

-Ce serait le cas s'il avait le moindre contrat Stephen. Mais Adam est pleinement mon associé, il est le co-fondateur et directeur de cette agence.

- Hé bien c'est son devoir en tant qu'associé!

Il rit.

- De toute manière c'est ton problème Adam. Il n'a pas encore une dette envers toi?

-Non il n'a pas encore une dette envers moi; et tu peux être sûr qu'il ne pointera pas le bout de son nez à cette conférence que tu as si gentiment jetée sur le tapis.

- Il viendra. Il doit venir. Et puis tu voulais que je fasse quoi? Ils veulent des infos, ça va faire parler de l'agence.

Il se tait.

- Et puis, il ne répondra qu'aux questions professionnelles, pas personnelles.

-On aurait tout aussi bien pu donner les dernières informations qu'on avait, et le reste... eh bien ils l'auraient vu le jour du lancement de la campagne. Ca aurait aussi fait un gros tapage pour l'agence.

- Non. L'impact n'aurait pas été le même. Le journaliste veut avoir la primeur de l'information. Là ils l'auront. Et puis, on verra ça au moment voulu.

Ethan soupire.

-Je te préviens que c'est toi qui l'annonces à Adam. Puisque c'est toi qui le pousses dans ses retranchements cette fois.

Stephen sourit.

- Ca ne doit pas être si terrible que ça.

Il voit la tête d'Ethan et grimace.

- C'est si terrible que ça?

Un sourire quelque peu sadique fend les lèvres d'Ethan.

-Eh bien ça mon cher, tu le verras par toi même.

Il pousse un soupire à fendre l'âme.

- Tu me remonteras le moral si ça se passe mal. Et si ça se passe bien, hé bien, tu me remonteras encore plus le moral.

-On verra ça. En tout cas si tu veux que je te remonte le moral, tu te débrouilles sans moi et sans me renvoyer la patate chaude.

- Tu n'es pas marrant Ethan. Je te l'ai déjà dit non?

Il s'appuie contre la porte et a un sourire en coin.

- Et puis, si tu ne me remontes pas le moral, tu peux être sûr que je te renverrai Adam.

-Ca s'appelle du chantage et je déteste le chantage Stephen.

Il le regarde froidement.

-Je te pensais professionnel.

Il continue de sourire.

- Je répète tu n'es pas marrant. Et puis, même si j'arrive à convaincre Adam, je suis sûr qu'il viendra râler dans ton bureau et ça même si je lui dis de ne pas venir.

Il soupire.

- Allez calme-toi. Souris. Je rigolais.

-Adam est libre de venir me voir s'il le souhaite en effet et de râler aussi. Ca ça nous regarde.

- J'allais te proposer de venir manger avec moi ce midi mais à mon avis ça ne rentre pas dans ton cadre professionnel.

Pour le coup Stephen était vexé.

- Tu préfèreras sans doute y aller avec Adam. Je vais retourner à mes journalistes moi.

Ethan le regarde sans sourciller.

-Très bien. On se voit plus tard.

- Ouais à plus tard, si tu l'dis.

Il se tourne vers la porte et l'ouvre.

- T'es énervant quand tu veux.

Ethan ne répond rien alors que la porte claque derrière la sortie de Stephen.

**

Michel paye le taxi et claque la portière. Il jette un coup d'œil vers l'agence, puis se dirige vers l'entrée de la résidence.

Mathis a vu le ballet des journalistes mais il est resté loin, préférant aller se réfugier dans la résidence et échapper aux intrus de l'agence. Voyant Michel arriver il lui fait un signe alors et l'invite à le suivre vers la cuisine.

- L'accueil est glacial hein...

Il le regarde puis avance encore un peu en soupirant une fois encore.

- Branle bas de combat à l'agence, Oliver est hors course pour le moment et on ne sait pas quand il reviendra.

La voix est froide, sans émotions aucune.

Michel lâche un long bâillement et se sert une tasse de café avant de se laisser tomber sur une chaise. Il se passe une main dans les cheveux.

-Que s'est-il passé ?

Il adorait démarrer la journée agressé de bon matin.

- Coma, mais j'en sais pas plus, à voir avec Boss ou journaux.

Il se sert aussi une tasse mais reste debout, sans le regarder, Mathis ne rajoute rien pour l'instant puis le fixe de nouveau.

- La nuit fut enrichissante?

Michel sirote son café et s'appuie contre le dossier de sa chaise, croisant les jambes. Encore de bonnes nouvelles.

-Agréable en tous les cas.

Il se passe à nouveau une main dans les cheveux. On peut voir quelques traces à son poignet.

-Et du coup ça se passe comment pour la campagne ?

- Mystère je n'ai pas eu encore le temps de voir le grand chef.

Ses yeux brillent d'amusement puis il le fixe encore et se rapproche cette fois, il prend alors le poignet libre de l'autre et glisse les doigts dessus. Puis doucement il souffle sur la peau.

- N'oublie pas le maquillage... Franchement abimer une si belle peau quel dommage.

Un léger rire, ses yeux brillent encore puis il se redresse mais gardant son poignet.

Michel détache son poignet en douceur de la prise de Mathis et hausse les épaules.

-Ai-je déjà oublié une seule fois le maquillage ? Et puis ce n'est pas comme si je faisais des photos aujourd'hui. D'ici demain ça aura pratiquement disparu.

- Si ma campagne est oubliée pour l'instant, la tienne sera avancée non?

Un petit sourire, il pose sa main sur son épaule en souriant puis s'écarte lentement buvant encore une gorgée de café.

- Et puis te sens pas agressé ainsi, mon réveil fut morose aussi.

-C'est possible en effet qu'elle soit avancée.

Il a un nouveau haussement d'épaule et termine son café.

-Je n'ai pas dormi de la nuit pour ma part; mais ce n'est pas parce que tu as eu un début de journée morose qu'il faut te sentir obligé de le faire partager.

Un petit rire léger, il le fixe et lève alors un sourcil.

- Vu que tu n'as pas dormi et que moi j'ai envie d'un autre réveil, partager le sommeil ne te tente pas?

Il boit une gorgée de café et repose sa tasse en s'étirant longuement.

- Histoire que tu n'ais pas froid et que moi je ne sois pas seul.

Michel éclate de rire et lève les yeux au ciel. Balançant un bras derrière le dossier de la chaise, il regarde Mathis.

-Tu ne changeras jamais, tu as toujours ce besoin de mettre les gens dans ton lit ou bien de te glisser dans le leur. Désolé, mais pour dormir, je préfère être seul.

- Tant pis pour moi, j'espérais avoir un peu la chaleur d'un ami pour une fois.

Détournant les yeux, il soupire mais sans rien montrer, il apprécie d'entendre le rire de l'autre après son mini coup de gueule.

- T'es sur, même si c'est juste pour deux heures?

- Te fatigues pas Mathis. Tu n'arriveras ni à me mettre dans ton lit, ni à entrer dans le mien.

Il repousse une mèche de cheveux avant de sortir un élastique et de se les attacher.

-Et puis de toute façon, je n'ai pas le temps pour me recoucher.

- Bon tant pis j'attendrais gentiment Alec ce soir alors.

Un regard léger, il hausse les épaules boudant légèrement mais on voit qu'il s'en amuse vraiment.

- Une fois juste une faudrait que tu acceptes, tu verras comment je dors.

Un clin d'œil tentateur orné d'une moue souriante.

Michel secoue la tête.

-Non merci. Aucune envie de te voir avec ton filet de bave.

Il lui sourit.

- Depuis quand monsieur je bave quand je suis entre des draps.

Mathis soupire puis croise les bras et le fixe longuement.

- Renseigne toi auprès de Stephen ou Terrence tu verras si la bave coule…

Michel hausse un sourcil.

-Quoi t'as déjà réussi à mettre l'attaché de presse dans ton lit ?

- Pour dormir oui, seulement dormir.

Ses yeux se font plus froid d'un coup, il détourne rapidement la tête redevenant tendu alors.

- C'est pas la période j'ai pas envie de cul, ni de voir les autres se trémousser d'envie devant moi. Me font gerber.

Michel a un sourire.

-Oui simplement dormir... On dirait que c'est ce que tu sais faire de mieux dans un lit.

Il lui lance un clin d'œil. Il a bien vu le regard s'assombrir, mais il s'en fiche, chacun avait ses secrets.

-En tout cas pas très professionnel de la part de l'attaché de presse d'aller dans ton lit au bout de 3 jours.

- Oui je sais si bien le faire… J'adore et j'en redemande.

Il plisse les yeux puis se détend enfin il le regarde a demi et sourit un peu plus.

- Si très pro, il a vu que j'allais faire des bêtises alors il m'a empêché et raisonné, un vrai pro non?

Le mannequin lève une nouvelle fois les yeux au ciel.

-Ouais si tu le dis. Enfin ça ne me regarde pas. Tant qu'il me dégote des interviews et n'est pas sur mon dos, ce qu'il peut bien faire, je m'en fiche.

- Si tu veux je te l'accapare et je l'empêche de venir t'approcher de trop près.

Un petit sourire alors, il s'assoit sur le rebord de la table et rit doucement.

- Mais ce serait à charge de revanche non?

Michel lève la tête pour continuer à l'observer.

-Et pourquoi je te demanderai de me rendre ce service et donc d'avoir une dette envers toi, quand de toute façon je sais que tu comptes l'accaparer sans que je te demande quoi que ce soit ?

Son sourire est large puis ses yeux se détachent de lui et regarde tout autour de lui avant de répondre.

- Car je pourrais aussi tenter de m'accaparer les journalistes en fait.

Un petit rire il soupire puis revient plonger ses yeux dans les siens.

- Alors pas de dette mais une promesse juste entre nous.

-Et quel genre de promesse Mathis au juste ?

Il le regarde avec sérieux. Parfois il ne comprenait pas ce que cherchait l'autre au juste.

Les yeux pétillent une fois encore puis il a un sourire alors.

- Très simple à tenir, si jamais un jour j'ai besoin tu pourras affirmer qu'on était toi et moi dans le même lit?

Michel éclate de rire.

-Excuse moi, mais ce n'est pas une promesse ça, c'est te rendre service. Pourquoi j'accepterai de faire ça ?

- Car tu m'adores simplement, ou que ce que je fais ou non tu t'en tapes simplement.

Mathis le regarde une fois encore puis sourit.

- Mais je préfère la version ou tu m'adores Michel.

-Tu as raison, je me fiche de ce que tu fais, ce qui nous ramène à la question de savoir pourquoi je me mêlerai de ta vie en te rendant service.

- Rabats joie que tu es.

Se tournant vers l'autre il pose les mains sur la table.

- Car c'est la première fois que j'exprime avoir besoin de toi... Et que te toute façon cela m'engage à te retourner la chose.

-Oui oui je sais, le principe d'un service pour un autre. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu ne peux pas demander les choses normalement. T'es pas obligé de passer par tes histoires de promesses et autre méthode de minaudage.

Il soupire.

-Enfin on verra le moment venu où t'auras besoin de moi. Je ne fais pas de promesses que je ne suis ni sûr de pouvoir ou de vouloir tenir.

- Cela ne serait plus moi si j'agissais si simplement.

Un petit rire léger il le regarde et se redresse puis va laver sa tasse et revient avec lenteur vers Michel et se penche lui embrassant la joue légèrement et caressant une fois encore son poignet.

- On verra où cela va nous mener... Repose-toi un peu, même si tu resplendis toujours autant.

Michel se laisse embrasser la joue. Décidément Mathis ne changerait jamais. Il se lève à son tour et rince rapidement la tasse.

-Je vais aller prendre une douche. J'irais voir ensuite s'il y a du nouveau pour le shooting.

- Fait attention aux requins journalistiques.

Un rire léger il soupire et regarde autour de lui puis soupire.

- Amuse-toi bien...

Un clin d'œil il se détourne et s'éloigne alors sans rien dire.

-Pas de soucis du côté des journalistes.

Il lui sourit et le regarde sortir avant de passer par sa chambre pour ensuite aller dans la salle de bain.

**

Mel soupire en poussant la porte de la salle de repos. Entre Mathis qui l'avait mené jusqu'aux plateaux alors qu'il voulait passer par le bureau d'Ethan et remettre les clés à leur place. Puis l'annonce que des journalistes allaient venir traîner dans les parages pour une conférence et que tout le monde devait avoir disparu. Décidément, il ne pourrait pas voir Ethan tout de suite pour lui signifier sa présence dans les locaux. Alors qu'il marmonne un "j'en ai marre", il se rend compte de la présence de quelqu'un dans la pièce.

- Oh salut ! Tu fuis aussi les journalistes ?

Alec lève le nez de son livre et sourit à Mel, soulagé que ce ne soit pas un des journalistes à l'affut d'un petit scoop.

- Comme tout le monde je crois ! lance-t-il avec bonne humeur. Ça va toi ? Tu as l'air à bout. N'oublie pas de refermer la porte, ajoute-t-il en la désignant du doigt.

Mel se retourne rapidement et ferme la porte avant de se laisser choir sur une chaise.

- J'aurai aimé voir Ethan ce matin avant tout le ramdam qu'il y a. Histoire de lui signifier ma présence. Enfin. Les journalistes c'est pour Oliver c'est ça ?

Le sourire d'Alec se fane et il baisse les yeux sur ses mains.

- C'est ça... tu es au courant toi aussi ?

Et il enchaine rapidement.

- Ne t'inquiète pas, avec tout ce qui ce passe Ethan ne va pas t'en vouloir de ne pas avoir pu aller le voir.

- Les bruits dans les couloirs. Ce sont des choses qu'on ne peut gère empêcher. Après être au courant est un grand mot, je sais juste les grandes lignes.

Mel remonte ses lunettes.

- Et puis je n'avais pas rencontré Oliver.

- Il court toujours dans tous les sens, c'est pas surprenant.

Alec sourit doucement et, afin de se donner contenance, se lève pour aller prendre un verre de jus de fruit.

- Et toi, ça se passe bien ton stage jusque là ?

Mel note la remarque d'Alec.

- Tu penses que ça pourrait être autre chose qu'une agression pour vol?

Il le regarde se servir son verre de jus de fruit.

- Mon stage, oui. Pour le moment je fais de la reconnaissance de terrain. Il sourit. Je joue les observateurs.

Alec bloque légèrement sur la question mais cache son expression dans son verre. Il hausse simplement les épaules, et enchaine rapidement.

- C'est ce qu'il faut pour prendre ses marques, commencer par observer, dit-il avec un petit sourire qui n'atteint toujours pas ses yeux. Et ça te plait ?

Mel sourit intérieurement à la non réponse du blond. Assumer ses paroles avait l'air d'être dur pour lui. Mais le silence et le changement de sujet sont souvent pires comme réponse pour un journaliste.

- Pour le moment, ça va. J'ai vu ta séance hier avec Loustic, enfin plutôt la fin. C'était sympa. Ça change de vous voir à l'œuvre, qu'uniquement le rendu dans un magasine ou une publicité.

Alec repose doucement son verre sur la table et le fait jouer entre ses doigts.

- C'est vrai, c'est sympa de voir tout ce qui se passe sur le plateau pour en arriver à ce résultat, on n'y pense pas forcément quand on regarde les photos.

Il sourit un peu, pour la forme.

- Et toi tu aimes ce que tu fais ?

Mel avait lâché ça tout simplement.

Alec hausse les épaules.

- C'est amusant parfois, de jouer un rôle totalement différent de ce que je suis, d'apprendre à m'améliorer, et de voir enfin ce que mes efforts donnent comme résultat. Et je sais pas faire grand chose d'autre, donc...

Il sourit doucement et boit à nouveau.

- En t'écoutant, on a plus l'impression que tu fais ça par dépit que par envie en fait.

- Pas vraiment. J'aime bien, je l'ai dit, répond simplement Alec.

Il reste silencieux quelques instants.

- C'était peut-être pas une vocation, et j'ai peut-être pas ça dans le sang comme les autres ici, mais je suis pas là pour passer le temps, un peu comme toi je suppose.

- Ouais mais y a pas à dire j'aime bien, et faire ressentir qu'on aime.

Mel lui sourit gentiment.

- Oh ! Moi travailler ici est loin d'être ma vocation. Mais ça me permet de voir les choses autrement et de découvrir quelque chose.

Puis il ajoute en rigolant.

- Enfin pour le moment, je passe un peu le temps en errant dans les couloirs de l'agence. Le comptable ne passe que la semaine prochaine.

- Ne t'inquiète pas, bientôt tu crouleras sous le travail et regretteras le temps que tu passais à errer dans les couloirs, plaisante gentiment Alec.

Puis, un peu plus sérieusement :

- Ils te trouveront toujours quelque chose à faire pour que tu découvres toutes les facettes du métier, à mon avis, pas juste la compta.

- J'ai hâte alors.

Mel s'étire et fait craquer les os de son dos.

- Je me demande s'ils en ont pour longtemps avec cette conférence.

- Peut-être une heure maximum...

Alec regarde l'horloge de la cuisine.

- Ils devraient avoir bientôt fini, mais les journalistes vont probablement essayer de trainer ici le plus possible en espérant apercevoir un des modèles.

Mel se lève et passe une tête hors de la pièce, mais la porte de la salle où à lieu la conférence est toujours close.

- Hum... donc moi je dois pouvoir tenter une sortie ensuite. Comme je suis pas un modèle.

Alec sourit, amusé.

- Mais ils risquent aussi de te prendre pour une nouvelle future recrue ou quelque chose du style, sois prudent.

Mel se tourne vers Alec.

- Moi ? Mince alors, je pensais vraiment avoir la tête du pauvre stagiaire. Tu vas sans doute devoir me supporter encore un peu alors.

- Quel drame ! lance Alec avec amusement. Mais peut-être qu'ils te ficheront la paix si tu dis d'entrée de jeu à qui vient t'ennuyer que tu es stagiaire... ou alors, ils vont te demander pourquoi tu es ici et ce que tu penses de l'agence.

- Mouais. L'option rester planqué me tente bien. Et je doute qu'Ethan apprécie de lire demain matin qu'un stagiaire a parlé aux journalistes présent lors de la conférence.

- J'en doute aussi, admet Alec avec une petite grimace. Attends encore un bon quart d'heure, qu'ils soient tous partis.

- Oui je vais faire ça. Et puis bon, je risque rien avec toi. T'as pas la manie des autres à sauter sur tout ce qui bouge.

Mel se sert un verre de jus de fruit à son tour.

Alec rit en entendant ça.

- Oui, ils aiment bien faire ça. Je te rassure, ils se calment au bout d'un moment ! Enfin, presque...

Il regarde à nouveau l'heure.

- Tu veux des biscuits ou un truc à manger en attendant ?

- C'est vrai ? J'ai de l'espoir ?

Mel avale une gorgée de son jus de fruit en souriant.

- J'ai bien mangé ce matin. Je vais attendre encore un peu.

- Après il y en aura toujours qui aimeront s'amuser, mais ils ne vont pas plus loin que ça, rassure-toi, c'est juste des mots.

Alec sourit, songeant à Mathis par exemple, qui lui n'arrêtera pas forcément de courir après Mel, mais ce n'est pas méchant.

- L'espoir fait vivre comme on dit.

Il regarde un instant les aiguilles de l'horloge faire le tour du cadran.

Alec rit encore.

- Tout à fait.

Il boit doucement son jus de fruit.

- Vérifie s'ils sont toujours là, tu sembles pressé d'aller travailler, dit-il doucement.

Mel passe de nouveau la tête et voit la porte de la salle ouverte. Il fronce le nez ce demandant s'il tente une sortie ou pas.

- Il semblerait que ce soit vide.

- Alors tu ne devrais pas risquer grand chose à essayer.

Il a un petit sourire.

- Fais juste attention à ce qu'il n'y ait personne qui te saute dessus à l'angle d'un couloir.

- De toute manière, je vais juste au bureau d'Ethan.

- Oui, juste à côté donc.

Alec lui adresse un petit signe amusé de la tête.

- Vas-y, tu trépignes.

Alors qu'Alec lui dit ça, Mel voit Stephen sortir du bureau. Il se tourne vers le blond à l'intérieur et sourit.

- J'y vais. Apparemment tout doit être terminé. À toute à l'heure.

Il s'élance dans le couloir et frappe à la porte du bureau d'Ethan.

Alec lui fait un signe de la main avant que Mel disparaisse par la porte, puis retourne s'asseoir sur le sofa et replonge dans son livre pour éviter de trop penser à Oliver.

**

Après avoir quitté le bureau du boss, Adam s'est réfugié loin des journalistes sur la terrasse près de la piscine. Il en est à son troisième café et fume toujours. Il était nerveux, détestant savoir les journalistes si prêts de lui.

Après sa petite conversation avec Alec ce matin, Christopher était allé prendre sa douche. Les autres ne pointant pas le bout de leur nez, il décida d'aller se renseigner pour la campagne. C'est en entrant dans l'agence qu'il aperçoit les journalistes. Haussant un sourcil perplexe, il se fraie un chemin jusqu'à l'extérieur avant d'apercevoir Adam. Il le rejoint et se pose à côté de lui en désignant ce qu'il y a derrière eux.

- C'est quoi tout ça ? Bonjour !

Adam le regarde en souriant ironiquement.

- Conférence de presse...Oliver est dans le coma, Loustic a disparu. La routine quoi.

Un ange passe tandis qu'il le fixe longuement. Christopher finit par hausser un sourcil, éberlué.

- Qu... Quoi ? Et comment ? Pourquoi ? Loustic a assommé Oliver et s'est barré ?

Adam éclate de rire et écrase son mégot.

- J'en sais foutre rien. Ethan a passé sa soirée à l'hôpital.

Le mannequin soupire et passe une main sur son front.

- Ouah. Je pensais pas que deux jours après le début ce soit autant le bordel. Du coup tous les paparazzis sont de sortie ?

Machinalement, il sort son paquet de cigarettes et en allume une.

- Stephen a géré apparemment. Il a désamorcé l'affaire avec cette...Conférence.

Christopher tire une bouffée de cigarette.

- Ca m'étonne pas de lui. Ca va s'il a pu gérer ça... Et pour le reste, vous allez faire comment ?

Adam grogne et soupire en vidant sa tasse de café.

- Je vais m'y coller. Ethan ne m'a pas laissé le choix.

Christopher tourne son regard vers lui.

- ... T'y coller ? Tu vas faire le mannequin ?

- Ouais, pas le choix.

Il repousse ses cheveux.

- Je l'ai été quelques années avec Ethan avant de partir en France.

- Ah je comprends mieux.

Tapotant sa cigarette, il fait tomber quelques cendres à terre.

- Bah ça doit être comme la bicyclette... Ca s'oublie pas. Tu t'es découvert une passion pour la photographie ensuite ?

- Ouais. Je préfère maitriser de l'autre coté. Et surtout rester loin des journaleux et de leur nez trop pointus et curieux.

Christopher a un léger rire.

- Dur à éviter quand on est mannequins, ça.

- Ouais.

Il lui sourit rapidement et s'affale un peu plus sur le transat.

- Heureusement qu'il y a Stephen pour ça. Et pour le photographe du coup ?

- Ethan va en louer un pour la campagne. Ta campagne avec Michel va être avancer à cet après midi je pense.

Il soupire et le regarde, détaillant le physique et la blondeur du jeune homme avec une légère nostalgie.

Christopher souffle un peu de fumée de cigarette, regardant le vague avant de jeter un coup d'œil à Adam.

- Dès cet après-midi ? Waow...

Il a un léger sourire ironique.

- J'ai intérêt à être prêt !

Adam lui rend son sourire.

- Les jouets ce n'est pas ton truc ?

Il a un léger haussement d'épaules.

- Je ne suis pas fana de ce genre de choses. Peut-être pas l'esprit assez ouvert. D'ailleurs tu vas faire les fourrures du coup !

Adam hoche la tête.

- Ouais les fourrures, parait que ça m'irait bien.

Un autre sourire.

- Mieux que les jouets en plastique c'est sûr.

Christopher coule son regard sur Adam d'un air songeur.

- Ca se pourrait oui... J'ai hâte de voir ça en tout cas.

Adam le regarde dans les yeux.

- Intéressé ?

Soutenant son regard, il sourit.

- Ca se pourrait.

- Vraiment ?

Un sourire joue sur ses lèvres.

- Alors je ferai mieux d'être bon.

- Je ne m'intéresse qu'aux meilleurs.

Christopher aspire une dernière bouffée de cigarette avant de la jeter à terre et de l'écraser.

- Rien d'étonnant. Tu es un modèle dans la plus grande agence de Mode du pays. C'est normal.

Il se redresse sur son transat.

- Et toi tu es photographe dans cette même agence.

- Donc tu penses qu'il est normal de s'intéresser l'un à l'autre ?

Un sourire charmeur étire ses lèvres.

- Ca s'appelle faire du rentre dedans, gamin.

Christopher se met à rire.

- Tu m'as dis toi-même ne pas être indifférent à certains mannequins présents ici. Je suis mannequin ici. C'est de la logique, rien de plus.

- Il est rare que je mélange le travail et la vie privée. Ou alors de façon consensuelle.

Il joue avec son briquet.

- Rien de plus et rien de moins.

Il fourre ses mains dans ses poches et se tourne vers lui.

- C'est sage... Tu as peur de ce qui pourrait arriver ?

- Si quoi ?

Il le regarde droit dans les yeux. Ses iris acier contre les jades de Christopher.

Son regard dans le sien, il repense à quelques souvenirs du passé. Ses mains dans ses poches se crispent légèrement.

- Si ce n'était pas de cette manière-là. Quelque chose sans accord... Sans règle en quelque sorte.

Adam sourit lentement toujours en le regardant.

- Développe un peu.

Une lueur malicieuse passe dans son regard. Il n'arrive pas à s'empêcher de sourire.

- Et bien, si tu ne pouvais pas t'empêcher d'être attiré par quelqu'un malgré tes engagements professionnels. Ou si lui s'en fichait. Une relation basée sur un... Contrat, ce n'est même plus une relation, c'est du travail.

Adam rit doucement.

- Tu penses donc que je puisse être attiré par quelqu'un ici au point de foutre en l'air ce qu'il reste de ma carrière ?

Il secoue la tête.

- Rater sur ce point.

- Oh, tu ne crois plus aux contes de fées, c'est dommage.

Christopher sourit et hausse les épaules.

- Non, je voulais dire que quelquefois... On ne peut pas tout contrôler. Les accords ne règlent pas tout.

Adam sourit et pose ses deux mains sur ses genoux pour le regarder encore une fois.

- Les contes de fées c'est pour les gamins comme toi ou les autres.

Un rapide sourire.

- Moi, j'ai passé l'âge de tomber à ce point amoureux.

Christopher le fixe longuement, tout amusement ayant disparu de son visage tout à coup.

- Si on croyait encore aux contes de fée, on ne serait pas ici, tu ne penses pas ?

- On est là pour vendre du rêve en papier glacé.

Il sourit.

- Mais tu as encore tout le temps pour tomber amoureux. Tu as 20 ans.

- En papier glacé, seulement.

Le mannequin a un rire en entendant la suite.

- Je ne suis pas fait pour ça. En amoureux je suis insupportable.

Adam penche la tête et le regarde, détaillant son visage et lâche un petit soupir.

- Insupportable, je ne pense pas. Tu as déjà été amoureux ?

C'est possible, mais amoureux rime avec stupide, alors ça ne vaut pas le coup que ça dure trop longtemps, non ?

Il appuie la fin de sa phrase en lui jetant un coup d'œil.

- Et ne parle pas sans savoir... Sauf si tu veux tester.

Adam soupire et repousse ses cheveux en arrière avant de se lever et de s'approcher de Christopher. Il tend la main et lui caresse la joue.

- Non merci.

Il sourit doucement et lui caresse la lèvre inferieure du pouce.

Un sourire s'esquisse sur ses lèvres. Une main sort de l'une de ses poches et va effleurer le haut d'Adam.

- Tu n'as même pas essayé... Il te faut un contrat en trois exemplaires signés ?

- Tu veux essayer chacun des gars de l'agence ?

Il sourit et pose son autre main au creux des reins de l'autre.

En réponse la sienne serre doucement le tissu entre ses doigts.

- Je te l'ai déjà dit. Je ne m'intéresse qu'aux meilleurs.

Il lui fait un sourire en coin et se penche pour lui effleurer les lèvres.

- Tu devrais plutôt te préparer pour ton shoot de cet après midi.

- Pourquoi ?

Resserrant sa prise, il l'attire à lui, accentuant le contact.

- Tu as peur que je fasse du mauvais travail ?

- Je pense que tu seras à la hauteur.

Il s'écarte d'un pas.

- La conférence doit être terminée. J'ai le plateau à organiser.

Christopher a un léger grognement de frustration en le sentant s'écarter, mais lâche son haut.

- En effet. Je m'en voudrais de freiner ton professionnalisme.

Adam rit doucement devant la mine de l'autre.

- Tu n'as pas l'habitude qu'on résiste à ta gueule d'ange, pas vrai ?

Il a un sourire dépité.

- Pas vraiment. Mais si le jeu en vaut la chandelle, pourquoi pas.

La main restée sur son torse, le repousse légèrement.

- Allez, va-t-en.

Adam lui sourit et quitte les bords de la piscine pour préparer le studio en vue de la campagne.

Christopher le regarde s'éloigner, irrité mais étonnement satisfait, certain que d'autres occasions se présenteront. Adam ne vient que d'attiser sa conviction à l'obtenir.

A suivre...