PROLOGUE

J'étais perchée dans un arbre. J'entendais les respirations de mes poursuivants. J'espérais qu'ils partiraient. J'avais utilisé tout ce qu'il fallait pour, j'avais caché mon odeur, je respirais très lentement et que sais-je encore. Je savais que c'était un piège mais j'avais foncé tête baissée. J'avais trop peur. J'avais trop envie de le sauver. Ils finirent par partir et je descendis doucement et me remis à courir.

Selon certains, j'avais toujours été comme ça mais c'était bien la première fois que je me retrouvais coursée par une bande de vampires dans les bois pour quelqu'un.

Il fallait que je le retrouve. Je regardais le ciel. Le soleil se levait dans à peine trois heures. Trois heures pour sauver un être qui n'était plus vivant depuis un bon millier d'années, au bas mot, qui ne supportait pas le soleil et dont j'étais amoureuse. J'écartai les branches avec précautions, j'avançai doucement. Enfin, j'arrivai au cœur de la forêt. Il était là, enchainé avec de l'argent, il ne bougeait pas. Je me précipitai pour le détacher quand je sentis une poigne de géant me repousser.

-C'est donc toi l'humaine qui nous cause tant de problème? Pas mal pour une fillette.

Je restais muette. Qu'est-ce que je pouvais dire? Si un seul mot sortait de ma bouche, il risquait de tuer Maxime.

-Tu as peur? dit-il avec un sourire amusé.

-Non.

-Pourquoi?

-Parce que la fillette compte vous donner du fil à retordre et que je ne suis pas qu'une humaine. répliquai-je en maudissant ma langue qui fonctionne plus vite que mon cerveau.

-Impressionnant. commenta-il.

Et impressionné, il l'était. Je reculais d'un pas et il le vit. Il sourit, ses sbires sortirent des bois et m'encerclèrent.

-Alors petite, on veut nous fausser compagnie? dit-il avec un étonnement feint.

-Je ne fricote pas avec des goujats.

-C'est vrai, j'oublie les bonnes manières. Mon nom est Glen. Je ne suis pas un vampire aussi vieux que Maxime, rassure-toi. Je n'ai que deux cent vingt ans. Je n'en suis pas moins puissant.

-J'avais remarqué. Relâchez Maxime.

-Avec joie.

Il se retourna et claqua des doigts. Maxime tomba comme une masse, ses chaines en argent s'étaient brisées.

-Je ne comprend pas. Pourquoi le relâcher aussi facilement?

-Parce que ce n'était pas lui que je voulais, il est juste un appât. Celle que je voulais est devant moi.

Je réalisais ce qu'il voulait dire. Tout n'avait été qu'une mascarade pour me mener à Maxime et m'enlever.

-Qu'est-ce que j'ai de si particulier?

-Tu es une damphire, et pas des moindres. Dans ton sang, il y a celui d'un vampire. Un vampire que je me suis juré de faire souffrir. Te tuer toi lui causera une douleur atroce.

Le cercle autour de moi se resserra. Je n'avais aucune échappatoire. Qu'est-ce que je pouvais faire contre un bataillon de vampires?

Suite aux remarques de fournials, je me suis rendu compte de mes erreurs on ne peut plus inexcusables, j'en suis sincèrement désolé. Je tiens également à préciser que les explications concernant l'appellation de "damphire", son arrivée dans cette situation ainsi que la quesiton de la narratrice suivront dans le déroulement de l'histoire.