Cette histoire est née d'une disussion un peu stupide de fin de soirée, où avec des amies nous avons décidé de creer notre série idéale. l'idée m'a plus, je me suis prise au jeu jusqu'à décider de l'écrire: voici la section oméga. Pour commencer, le casting:

Peter Pierson: Peter Wingfield (Methos dans Highlander)

Kavan Edison: Kavan Smith (Major Lorne dans Stargate Atlantis)

Chris Harper: Chris Bruno (Shérif Bannerman dans Dead Zone)

Dylan Harper: Dylan Bruno (Colby Granger dans Numb3rs)

Drew Prentiss: Drew Fuller (Chris dans Charmed)

Lauren Sims: Lauren Lee Smith (Emma dans Mutant X)

Ensuite, les recommandations: Cette histoire est une histoire policière, en partie, parce que l'enquête est surtout un prétexte pour faire interagir plusieurs personnages entre eux. Elle contient des perso hétéros et des perso gays, donc présence de ship et de slash mais cette première partie est principalement ship, et la suite est surtout slash. Ce premier épisode est relativement sobre, mais je dirais PG-13 à cause de la description des scènes de crime. Il y aura au total 5 'épisodes' dont la classification ne devrait pas monter au dela de PG-13.

Parce que j'ai voulu fait quelque chose de différent de tout ce que j'avais écrit, cette histoire est à la limite du surnaturel, un peu dans l'esprit de Dead Zone (qui m'a beaucoup inspiré).

Enfin, voici un résumé de l'histoire : De retour chez lui après trente ans, Peter, agent fédéral, découvre que sa sœur est morte assassinée. Bien que les conditions soient très différentes du meurtre de sa mère, certains éléments poussent Peter à creuser l'enquête et à appeler son équipe en renfort.

Note : Aux Etats-Unis les adjoints d'un shérif sont les 'deputy' souvent traduit par adjoint. Je n'aime pas trop, mais je vais quand même utiliser ce mot.

Pilot : RiverTown

Prologue

En se tenant, là, Peter ne pouvait s'empêcher de penser que les choses n'avaient pas vraiment changée. Bien sûr, ce n'était plus le même prêtre qui officiait et tout le monde avait prit de l'âge…

30 ans exactement, jour pour jour.

« Dans la vallée de la mort » commença le prêtre. Il n'écouta pas la suite, il l'avait déjà fait attentivement trente ans plus tôt et aujourd'hui encore tout ceci lui semblait totalement vide de sens. Trois tombes côte à côte, sa famille se tenait là. Une quatrième place, vide, la sienne. Pour plus tard.

Sa sœur allait reposer à côté de sa mère, une pierre avec des lettres formant des mots dépourvus de sens allait bientôt s'élever. A ma sœur bien aimée. Il ne lui avait même pas parlé depuis qu'il avait quitté RiverTown en 1982. L'année de sa majorité. Son père lui avait dit « Si tu passes cette porte, je ne veux plus jamais te revoir dans ma ville ». Il était partit, fin de l'histoire.

30 ans, jours pour jours. Cette coïncidence était trop forte pour en être une. 21 janvier 1936- 31 octobre 1980 indiquait l'inscription dans le marbre rose indiquait l'emplacement de la tombe de sa mère. 7 mars 1966-31 octobre 2010 indiquerait bientôt celle de sa sœur.

« Diane n'avait que 44 ans, elle avait encore toute la vie devant elle » Entendit Peter. Monsieur Siddle radotait, remarqua-il. Il avait dit exactement la même chose trente ans plus tôt, à l'enterrement de sa mère. Exactement la même chose, Diane était sa mère. « Victoria, papa » le reprit un homme qui devait être Hank, son fils. Certaines personnes n'avaient pas changé, il les avait reconnues du premier coup d'œil, comme Mel, d'autre non. Et puis il y avait les nouveaux visages.

La cérémonie prenait fin, un tas d'étrangers venait lui serrer la main, ils lui présentaient leur « condoléances pour cette perte ». Un tas d'abrutis, la plupart ne devait même pas connaître son nom. Peter n'avait qu'une envie, celle de se tirer au plus vite mais il avait quelque chose à faire d'abord : comprendre ce qui venait de se passer.

Chapitre 1 :

Jody, la fille de Karen et Jack Henderson. Elle avait l'âge de sa sœur, et était sa meilleure amie depuis toujours. Jody qui habitait désormais l'ancienne maison des Reilley dont les enfants étaient partis en ville. Elle ouvrit la porte de la maison de son enfance à Peter, lui tendit les clés et s'excusa. Elle pensait probablement qu'il préférait être seul. Il n'en avait pas vraiment envie mais il n'avait pas envie de sa présence à elle non plus.

Vicky n'avait jamais habité ailleurs que dans cet endroit, lui n'avait pas passé plus de deux ans dans le même appartement depuis qu'il avait quitté RiverTown. Ils avaient toujours été tellement différends. Les fusils sur le mur lui rappelaient combien son père aimait les armes à feu et la chasse. Et combien lui avait toujours détesté. Chasser n'était pas vraiment le problème, mais tuer ! Vicky elle trépignait d'impatience à chaque réouverture de saison. Quand ils en parlaient, elle disait simplement que les animaux n'étaient pas des êtres humains.

Le salon n'avait pas changé, de nouvelles photos avaient simplement été ajoutées à l'étagère, de nouveau trophées aux murs. La cuisine avait été refaite à neuf, et semblait être conçue pour tourner autour du micro-onde. Une autre passion qu'ils ne partageaient pas, sa sœur et lui : la cuisine.

Doucement, redécouvrant chaque recoin un par un, Peter finit par monter à l'étage. L'ancienne chambre de ses parents avait été reconvertit en débarras. La sienne avait été reconvertie en chambre d'ami et Vicky avait gardé la sienne. C'était pourtant la plus petite de toute la maison. Les murs roses et les posters de groupe dont il ne se souvenait plus du nom avait été remplacée par un papier marron clair et divers vues de la région. Le Maine pouvait avoir des aspects très différents selon les saisons et il s'en rendit compte en remarquant au bout de quelques secondes que les photos représentaient toutes le même endroit.

Le bruit typique du carillon de la porte de la cuisine le fit sortir de sa contemplation.

« Pet' » l'appela une voix familière. Celle de Mélanie, la seule personne qu'il avait envie de voir. La seule personne qu'il avait regretté d'avoir laissé derrière lui.

« Je suis en haut »

Elle faisait partie de ses gens qui n'avait pas changé et son cœur s'était affolé dans sa poitrine à la minute où il l'avait vu à l'enterrement. Comme quand il était un adolescent. Puis il l'avait vu avec un enfant, un garçon, 15 ans environ. Mel était une belle femme, c'était évident qu'elle ne l'avait pas attendu.

Elle portait les mêmes vêtements qu'à la cérémonie. « Ca me fait tellement plaisir de te revoir » Lui dit-elle en le serrant dans ses bras. C'était tellement bon de la sentir contre lui. Peter aurait voulu que ce moment ne s'arrête pas.

« Tu as l'air d'aller bien, étant donné les circonstances. »

« Toi aussi » Que pouvait-il lui dire de plus après une si longue absence.

« Je t'ai amené ça, j'ai pensé qu'on pourrait se les partager en parlant de nos nouvelles vies » En entrant dans la pièce Mel lui tendit le pack de bière qu'elle tenait à la main. Peter remarqua l'absence d'alliance à sa main.

« Avec plaisir ».

Ils s'étaient assis dans le salon, et à certain moment Peter se serait cru de retour au début des années 80.

« Tu as trouvé ce que tu cherchais ? » Demanda finalement Mel.

« Oui, d'une certaine façon. » Peter pensa à ce qui l'avait amené à quitter RiverTown. Il avait 16 ans quand sa mère était morte, assassinée. Le seul meurtre à RiverTown depuis aussi loin que l'on s'en souvienne. Le second était celui de Vicky. Les deux femmes avaient 44 ans au moment des faits, les deux meurtres et les deux enterrements avaient eu lieux à exactement trente ans d'écart. Ses informations revenaient sans cesse dans la tête de Peter. Déformation professionnelle.

Le jour de ses 18 ans, son père lui avait remit un lettre que sa mère avait écrite des années plus tôt au cas où il lui arriverait quelque chose. Dans cette lettre, Peter avait eu l'impression que sa mère savait ce qui allait lui arriver.

Elle avait mentionné un drame qui l'affecterait, et elle avait dessiné une rose dont certains pétales manquaient. La réplique exacte de la rose qu'il avait trouvé près du cadavre de sa mère en rentrant chez lui ce soir là.

Les relations avec son père s'étaient détériorées, alors il était parti étudier l'esprit humain. Il voulait découvrir si sa mère avait pu réellement savoir à l'avance ce qui allait arriver. Aujourd'hui encore il n'avait pas la réponse.

« Je suis psychologue pour le FBI. J'étudie le comportement des psychopathes, je pense comme eux pour savoir quel sera leur prochain mouvement et pouvoir les arrêter. En fait, je suis profiler, c'est le terme exact. Ce n'était pas exactement mon rêve mais je travaille dans une unité un peu spéciale. Mes collègues… Disons que parfois je crois simplement ce qu'ils me disent, sans leur demander comment ils le savent. »

L'esprit de Peter venait de mettre une alerte rouge en marche. La fatigue du voyage et l'alcool ne pouvait pas expliquer qu'il est dit ça. Le secret était la clé de son unité, et il avait déjà assez de problèmes pour ne pas en rajouter.

Les yeux interrogateurs de Mélanie posés sur lui, il savait qu'il en avait dit trop. « Je suis désolé Mel, je ne peux pas t'en dire plus. »

« D'accord, mais s'il te plait, dis-moi : est ce que ça valait suffisamment le coup pour rester éloigné de moi si longtemps ? »

« Je ne sais pas Mel. J'aurai fait ma vie avec toi sans problème, mais pas ici. Et toi tu ne voulais pas partir. »

Non rien au monde n'aurait séparé Mel de la station service de ses parents. Aujourd'hui encore, elle adorait passer ses journées le nez dans le cambouis à réparer voiture, camionnette, bicyclette…

« Parle-moi de ton fils »

Peter avait voulu lui poser cette question toute la soirée.

« Il n'y a pas grand-chose à dire, c'est un garçon de RiverTown comme les autres. Il ne rêve que de partir, il veut être batteur dans un groupe de rock. Ça lui passera. »

« Et son père ? »

« Il n'y a pas de père, enfin si, un minable que j'ai rencontré alors qu'il était de passage en ville. Il est partit et j'ai plus eu de nouvelle le jour où je lui ai dit que j'étais enceinte. »

« Désolé pour toi. »

« Tu n'as pas à l'être. De toute façon, ça n'aurait pas marché entre nous. Aucun homme ne t'arrive à la cheville. »

Mel s'était penchée pour l'embrasser, Peter l'avait laissé faire. Elle lui avait tellement manqué.