Ma première petite nouvelle.

Attention, il y a allusions sexuelles homosexuelles !

Dites moi ce que vous en pensez, si ca vaut la peine que j'en publie d'autres ^^ !?

(Et, les personnages m'appartiennent)


C'était une petite pièce lumineuse. Il n'y avait de place que pour un tas de matelas juste à coté de la fenêtre qui laissait voir le pavé infini des rues de Londres dans la lumière grise d'un matin d'automne. Ladite fenêtre en bois abimé peint en blanc était recouverte de buée fraiche, telle une fine pellicule cachant l'intérieur paisible de la chambre aux yeux scrutateurs du monde. Il posa sa main moite dessus, marquant la fine couche d'eau de son empreinte. Puis il laissa tomber sa main sur la silhouette qui se dessinait à côté de lui sous la couette. Celle-ci se remua légèrement, poussant un petit grognement.
Le garçon se pencha et déposa un petit baisé sur la joue qui dépassait légèrement du duvet. Puis, il se blottit contre le corps chaud et nu qui l'enveloppa de ses bras puissants, comme une barrière protectrice et amoureuse. Dehors, la pluie s'était calmé, ce n'était plus que de minuscules gouttes qui venaient se poser sur la fenêtre basse, délicatement. On n'entendait pas encore les passants pressés dehors, comme s'ils s'étaient tous mis d'accord pour ne pas venir briser tout de suite ce moment de profonde intimité.
Le garçon leva les yeux vers le plafond bas en bois d'ébène dont la peinture blanche s'écaillait. Un vieux foulard rouge délavé et troué pendait à un crochet.
Il y a quelques instants, ce foulard ligotait ses deux poignets ensemble et lui, à genoux, dos cambré, criait de plaisir sous les grandes mains qui lui caressaient maintenant tendrement les cheveux et la nuque, laissant derrière elles une fine trainé de frissons de bien être.
Il sentait l'haleine chaude de son amant caresser son visage, se loger dans sa nuque, l'incitant a fermer ses yeux. Il sentait sous les draps la peau chaude et légèrement moite de son amoureux contre la sienne, leurs bras enlacés comme leurs jambes. Il ne formaient presque plus qu'un. La lumière de la pièce était vive, mais calme, presque grise. Les murs bas dont le papier peint délavé rouge fade s'effritait à certains endroits était recouvert de phrases écrites maladroitement, témoignant de fugaces impressions et émotions.
Le garçon plongea ses yeux dans ceux en face de lui, de beaux grands yeux bleus pâles, presque gris, des yeux très similaires au siens, et il sourit quand des lèvres vinrent se poser amoureusement sur son front, ses paupières, son nez fin et ses lèvres, un tant soit peu rêches. Finalement, ces mêmes lèvres qui l'embrassaient laissèrent échapper une voix basse et langoureuse qui brisa le silence paisible qui les liait :

_ Faye, get back to your room, mom's coming home soon.

Faye, retournes dans ta chambre, maman va rentrer bientôt.

Faye, pour seule réponse, se blottit encore plus profondément dans le cocon protecteur qu'était Kean.
Dans ces moments là, si intimes et si tendres, Kean ne l'appelait jamais comme il l'appelait devant le monde. Dans ces moments là, après l'amour, il était toujours Faye, comme si l'appeler par son prénom effaçait sa véritable identité, défaisaient leur lien initial pour en retisser un autre fait de désir, d'amour et de culpabilité. Dans ces moments là, Faye était Faye. Dans ces moments là, Faye n'était pas « l'autre ». C'était les moments là que Faye préférait.
Quand, lors de sa jouissance, Kean ne pouvait pas s'empêcher de laisser glisser d'entre ses lèvres un murmure,
Quand il enfonçait ses ongles mordus dans la poitrine de Faye,
Un cri mais deux mots. Oui, ce que Faye préférait, c'était entendre ce cri de jouissance, ces mots que Kean laissait alors échapper honteusement de ses lèvres,
"mon frère".
Il aimait quand son frère jouissait de lui et il aimait jouir de son frère.
Il aimait aussi son frère.
Il aimait aussi l'odeur des roses, il aimait aussi la caresse d'un rayon de soleil sur sa peau, il aimait aussi la fraicheur d'une clémentine sur ses lèvres roses, il aimait aussi l'odeur de ses vêtements fraichement lavés,

Et il aimait aussi son frère.

C'était une petite pièce baignée de la lumière grise du petit matin d'un nouveau jour sur Terre.
C'était un jour comme les autres.


Voila, laissez moi s'il vous plait vos impressions, même négatives, savoir qu'on a lu ma nouvelle réchaufferais mon petit cœur d'artichaut ^^ !