Prologue.

Quelle est cette pièce ? D'une blancheur incomparable. Tout, absolument tout, était blanc. Le lit, le bureau jusqu'au stylo qui était à droite d'une feuille blanche posée au milieu de ce bureau. La lumière qui se voulait naturelle n'était qu'artificielle. Trop forte, elle était éblouissante en se reflétant sur ces murs blancs. Aucune fenêtre n'était visible. Que des murs. Aucune porte n'était accrochée à un de ces quatre murs. Cette salle ressemblait à une chambre isolée. Quelques livres de même taille se positionnaient, du plus épais au plus fin, sur une bibliothèque peinte en blanc, tout comme les livres avaient, eux aussi, des couvertures blanches. Tout, absolument tout, était blanc.

Après avoir fait cette analyse de la chambre, elle se frotta les yeux. Comme elle l'avait craint, elle ne rêvait pas. Mais que faisait-elle ici ? Elle... Qu'avait elle fait pour être ici ? Rien ne lui revenait. Une adolescente avec une vie tranquille, qui aimait faire la fête quand il le fallait. Elle venait d'avoir sa majorité. Elle se lève, regarde autours d'elle. Un calendrier ornait un des murs. 24 décembre 2010. C'était Noël. La dernière chose dont elle se rappelait datait d'une dizaine de jour.
Qu'est ce qui se passait dans sa tête ? Où étaient ses souvenirs ? Pourquoi était-elle là ?

« Y'a quelqu'un ? »

Sa parole résonnait en échos. S'asseyant en tailleur au milieu de la chambre, la tête dans les mains, elle essayait de retrouver sa mémoire. Rien n'y venait. Son dernier souvenir était la soirée de son dix-huitième anniversaire. Ses amis étaient là. Elle s'amusait et s'y sentait bien. Une des meilleures soirées qu'elle avait passée. Ses cadeaux étaient sur une table. Tous ses amis riaient, dansaient. Et elle les regardait, s'amusait avec eux. Les larmes montent en repensant à cette soirée.
Que c'était il passé depuis ce jour là ? Pourquoi était-elle là ?

Toutes ces questions qui tournaient dans sa tête lui donnaient la migraine. Elle se relevait. Cherchant désespérément un indice sur l'endroit où elle était. Rien. A part cette blancheur.

Les minutes passent. Scrutant la chambre. Elle s'était rassise sur son lit. Toujours en tailleurs. Ces minutes lui semblaient des heures. Se laissant tomber sur le lit. Les bras écartés, les jambes droites, telle une croix, sa main toucha une table de chevet, blanche elle aussi. Il devait bien y avoir des tiroirs, ça ne pouvait pas être juste un cube pour y poser une lampe. Lampe qui n'avait pas eu de place sur cette table, apparemment. Elle cherchait donc la moindre ouverture. Clic. Ce n'était pas un tiroir, mais une petite porte qui s'entrouvrait. Intriguée, elle s'asseyait au bord du lit, et ouvrit avec précaution cette porte. Il n'y avait qu'une feuille à l'intérieur. Elle se mit alors en tailleur, sur le sol, face à l'ouverture et prit la feuille. Deux mots étaient écrits au milieu de la feuille.

« Fais attention. »