Note de l'auteur : Et voici donc une nouvelle fiction, comme annoncé à la fin de prisonnier. Pour les vacances je vous présente de nouvelle création lubrique tout droit sorti de mon cerveau débridé ! J'espère qu'elle vous plaira autant que mes autres fictions et que vous accueillerez mes nouveaux personnages avec chaleur et… passion !

Avec toute mon enthousiasme !

Ryoujoku no ame.

Le maitre des ronces.

1

Je ramenais mon sac à dos contre moi, la voiture s'engouffrant sur un petit sentier de terre battue qui ne devait même pas figurer sur une carte. Je n'étais pas un fan des forêts, de la verdure, des petits animaux et des gros,… en somme la nature et moi on était loin d'être copain. J'étais encore en train de me demander quel était le dieu qui me maudissait de la sorte. Atterrir en Ecosse, en pleine saison hivernal en plus,… de surcroit, contraint et forcé ! Pied et poing lié, ventre à terre et tous autres expressions qui pouvait correspondre. Je détestais déjà ce pays, je n'avais rien à me mettre sur le dos et la neige n'avait cessé de tomber tout au long de la journée. Les Highlands en été c'est déjà pas réputé pour les canicules alors en hivers je vous laisse imaginé le spectacle !

Mais bon, à bien y réfléchir, ça aurait pu être pire, j'avais pour l'instant du mal à voir comment mais ma sœur ainée avait une façon bien à elle d'envisager les choses. Être envoyé à l'autre bout du monde, chez un Lycae cinglé et plus vieux que Mathusalem... non vraiment, je cherchais encore ma joie.

Dans la chaine de puissance à l'échelle mondial surnaturel, il y avait les dragons, mais on en voyait plus depuis bien longtemps, ensuite vampire et lycae tenaient plus ou moins la même place, aussi puissant les uns que les autres, aussi influant. Puis venaient les sorciers, les Valkyries redoutable femmes guerriers, les démons, les faes en tous genre et enfin tout en bas de l'échelle, presque insignifiant, les ronces. C'est ce que je suis, un genre de faes de sous classement mais tout de même placé dans la catégorie SM… Alors non, nous ne sommes pas des adeptes du sexe avec accessoires, bien que je connaisse pas mal de ronces qui adorerait ça. Moi pas et pour moi SM signifie surnaturel Mystique. En gros, seul, j'ai la puissance et l'influence d'une mauvaise herbe, mais collé moi un sorcier ou n'importe quelle autres créature surnaturel, je deviens un véritable cocktail détonnant.

Une ronce est une sorte de redbull à créature surnaturel. Notre pouvoir est précisément d'augmenté ceux des autres espèces. D'un point de vue pratique, différents pour chaque espèces. Les sorciers utilisaient par exemple, notre aura pour augmenter leur force et leur maitrise sur leur magie, les Valkyries nous pompaient nos forces vitales pour augmenter les leurs, les démons nous bouffaient complétement de l'intérieur nous laissant vide de toute émotions agréable. Mais les pires utilisateurs de ronces restaient les vampires et les lycae. Les premiers parce qu'ils utilisaient notre sang pour gagner en puissance, certaines ronces pouvaient leur permettre de se promener quelques heures en plein soleil ! Mais les abus étaient courants et beaucoup de ronces mourraient sous les crocs de vampires trop gourmands. Quant aux lycae, ils devaient avoir un contact physique plutôt intime avec une ronce pour pouvoir lui prendre de l'énergie.

D'ordinaire chaque clan de ronce à une espèce de prédilection. Par exemple les ronces spirituel ne sont effilassent que sur les sorciers et un vampire n'aurait pas d'intérêt à lui pompé le sang, il n'en tirerait aucun force, aucun pouvoir supplémentaire. Une ronce ne pouvait pas convenir à toute les espèces à la fois… du moins en théorie…

On peut dire que mon héritage génétique est assez particulier, je suis à peu de chose près unique au monde, un SMR, une créature supranaturel mystique rare. Ok, cette appellation n'existe pas, mais c'est pourtant ce que je suis. Je suis compatible avec toutes les espèces surnaturelles de ce monde. Waou ! Sortez le champagne, je suis le caviar !

Mon clan appartient depuis des siècles aux lycae, de génération en génération, ceux de ma famille ont veillé à ce que leur gardien ne manque jamais de pouvoir. Normalement j'aurai dû appartenir à une femelle lycae à mes 21 ans. Mais j'étais ce qui se rapprochait le plus d'une anomalie magistral. Normalement une ronce ne peut nourrir qu'une seule espèce, moi pas. En fait je suis un aimant à immortel d'une rare intensité, je peux augmenter les pouvoirs de toutes les espèces, sorciers, démons, valkyrie, vampire, lycae et j'en passe. De plus mes batteries sont dix fois plus chargées que celle d'une ronce moyenne. Normalement, une ronce cesse de produire de l'énergie à c'est 21 ans, c'est un peu comme atteindre la maturité physique mais de façon psychique. Nos batteries se chargent jusqu'à un certain point, certaine ronce sont plus chargée que d'autres, mais elles ont toutes une limite atteint à 21 ans, âge auquel nous passons de stade mortel à celui d'immortel figé dans le temps. Ce qui n'est pas mon cas, à 23 ans je suis toujours mortel et mes batteries toujours en charge. Sur une échelle qui va de zéro à dix, en comptant que la ronce la plus puissante atteint la note de neuf, je dois m'approcher des quinze et je continue d'augmenté mes capacités. Quand un immortel se nourrit des pouvoirs d'une ronce pour augmenter les siennes, cela laisse la ronce sur les rotules et elle met deux ou trois jours avant que son énergie ne revienne à la normal, pour moi c'est la même chose, sauf que je pourrais donner beaucoup plus de force à un immortel et résisté plus facilement à la vague de fatigue qui suis l'échange.

Mes parents ont mis un peu de temps à s'en apercevoir et j'ai provoqué un incident regrettable... Nous pensions tous que ma particularité s'arrêtait à mes batteries débordantes, mais mon disfonctionnement était bien plus grave que cela. Alors Aodhen, le roi de lycae, le protecteur de notre clan et le gardien de ma sœur ainée a dû prendre une décision.

La logique aurait voulu qu'Aodhen me tue pour éviter tout problème à l'avenir mais Fainne, ma sœur l'avait supplié de trouver une solution et ce que Fainne veut, Fainne l'obtient ! Pas parce qu'elle était persuasive mais parce qu'Aodhen était incapable de lui dire non tant qu'une affaire ne concernait pas sa sécurité. Hors, le roi avait trouvé une solution pour moi. Il m'avait confié à son cousin, un lycae aussi vieux que lui et que l'on disait redoutable, Kieran. On m'en avait raconté des vertes et de pas murs sur ce type, si je devais en croire les rumeurs, il était instable, vicieux, plus loup qu'humain, imprévisible, dangereux. J'avais retenu le principal. Pire encore, alors que j'avais grandis dans l'état de Washington, avec la meute d'Aodhen, son cousin lui habitait encore sur l'ancien territoire, en Ecosse, en plein cœur des Highland !

J'étais donc partit après une fête du tonnerre de dieu, les lycae savaient faire la fête, beuverie, chant salace et autres joyeuseté de ce genre, accompagné d'une sexualité complétement débridée ! Je n'avais pas vraiment prit part à la fête alors que j'adorais m'amuser, danser, boire,... J'étais encore sous le choc de l'incident que j'avais causé et bien qu'aucun lycae ne semblaient me tenir rigueur du drame, moi je me sentais coupable...

La voiture s'arrêta devant une immense grille de fer forgé et assez haute pour qu'un humain ne puisse pas l'escaladé sans se tuer à la tâche. En plus de la grille et des hauts murs recouverts de mousse, je pouvais sentir qu'une barrière spirituelle était posée tout autour du domaine. Qui que soit Kieran, il était légèrement paranoïaque, je ne voyais pas vraiment l'utilité d'un système de sécurité pareil. Les caméras qui surplombaient les grilles bougèrent légèrement et quelques secondes plus tard la grille s'ouvrit dans un crissement digne des pires films d'horreur. L'homme qui conduisait la voiture était un démon au service d'Aodhen depuis des siècles, le roi avait pris toute ces précautions me concernant et ne m'avait pas confié à un lycae de peur que je fasse de nouveau des miennes. Ou plutôt que le lycae ne parvienne pas à se retenir, me saute dessus et que je ne lui fasse du mal sans le vouloir. Malheureusement la présence du démon, même si il faisait preuve d'une belle retenue, me pompait de l'énergie depuis le début du voyage et peu à peu tout sentiment gaie me quittait,... Je n'arrivais plus à éprouver d'optimisme depuis l'atterrissage de notre avion à Glasgow. J'avais à la fois hâte de voir le démon me quitté et en même temps peur qu'il me laisse seul avec l'autre ermite des temps moderne.

Une fois la grille grande ouverte, le démon fit avancer la voiture assez lentement, le chemin était de plus en plus escarpé et j'étais presque certain que sous la neige, il n'y avait pas de route, pas de sentier rien de prévu pour rouler ici. Dommage, je venais d'avoir mon permis de conduire et je ne pouvais même pas espéré m'en servir ici. C'était de plus en plus désespérant.

Une dizaine de minutes plus tard, le chemin fini par s'élargir et je me sentis encore plus mal, si possible. La maison n'était pas une maison mais un véritable manoir ! La bâtisse était tellement grande que je dû me penché en avant et me tordre le cou pour en voir le toit. Je comptais les fenêtres, il devrait y avoir cinq étages ! C'était foutrement immense et vraiment glauque. En hivers la clarté extérieure n'est pas vraiment de mise et bien que quelques fenêtres rejetaient de la lumière à l'extérieur, le manoir semblait abandonné. Mais certain détails ne trompais pas, la demeure était bien habitée, la petite cours qui devenait le manoir était dégagé et deux grand flambeau encadrait la porte, sommaire comme accueil mais c'était mieux que rien. Presque toute les fenêtres du premier étaient éclairée mais tous les autres étages semblaient plongé dans l'obscurité, je m'attendais presque à voir passé un fantôme...

La voiture suivis le chemin en arc de cercle et fini par couper le moteur juste devant les grandes marches de la demeure. Je restais silencieux et mon conducteur aussi, j'étais presque sur le point de le supplier de redémarrer fissa et de fiché le camp plein gaze quand l'un des battant de l'immense porte d'entrée s'ouvrit sur un homme en livrée et lunette. Je l'observais un court instant, et compris qu'il ne s'agissait pas d'un lycae, il n'avait pas l'impressionnante carrure des loups-garous, il était trop petit pour ça, bien qu'il devait mesurer dans le mètre quatre-vingt. Son visage était fermé à toute expression mais quand il croisa mon regard, un sourire s'épanoui sur ces lèvres ce qui me rassura quelques peu... Au moins un qui était content de me voir.

_ Je t'en prie Brane, ramène moi à la maison !

Le démon se mit à rire et se laissa couler sur son siège.

_ Désolé, j'ai des ordres, nos chemins se séparent ici.

J'avais toujours connu Brane et il avait été un ami proche de ma famille puisque ma sœur était destinée à servir Aodhen. Mais notre amitié ne se limitait pas au devoir, nous nous apprécions et j'avais fait mes premières conneries d'adolescent en sa compagnie de chaperon.

_ Comment ça, tu me déposes et tu te casses ?

_ Ouaip, c'est ça.

J'en revenais pas, il n'allait même pas m'aider à entrer dans ce palais hanté ? Même pas descendre de la voiture ? Je n'avais pas mérité un tel traitement ! Quoi que, je l'avais peut-être mérité mais contre ma volonté... merde !

_Je t'en prie Brane, tu peux pas me laisser comme ça...

Il soupira fortement et retira ces lunettes de soleil me laissant voir ces yeux rouge à tomber raide de peur. Holà... j'avais chargé ces batteries, un peu plus que je le pensais.

_ Ça fait cinq jours qu'on est ensemble Rohan, si je reste plus longtemps, tu vas finir par te pendre !

Bon, il n'avait pas tort, je n'étais pas encore venu aux idées suicidaires mais je n'étais jamais resté aussi longtemps avec Brane ou un autre démon aussi longtemps et j'en sentais les effets sur mon moral. Et encore, j'avais la chance que Brane soit très vieux et se maitrise autant, un autre n'aurait pas su résister à la source de pouvoir ambulant que j'étais. D'après Aodhen, son cousin en serait capable, il était assez vieux pour savoir se contenter de peu.

_ Alors, on se dit adieu comme ça ?

Le démon rit de nouveau, sans doute de mon air dépité et misérable, il était tellement plus vieux que moi et avait déjà perdu bien des amis alors je pouvais comprendre qu'à ces yeux mon comportement était risible.

_ Kieran ne va pas te tuer petit et nous nous reverrons, je passerais te voir un jour.

Ouai, pour lui un jour pouvait signifier dix ans ou cent ans, après tout il avait encore l'éternité devant lui...

_ Tu vas me manquer Brane, pour un vieux t'assurais vraiment.

Voilà, c'était tout ce dont j'étais capable, je n'allais pas le supplier, pas me mettre à pleurer et pourtant j'aurai eu un tas de raison de chialer là... cet endroit était égale à un désert froid.

_ T'en fais pas, tu vas t'en sortir, aller va y.

Je soupirais en décrochant ma ceinture et m'armais de tout mon courage pour ouvrir la portière. Aussitôt le froid envahi l'habitacle, je me sentis frissonner sous ma fine veste.

_ Pays pourri !

Je sortis de la voiture sous le rire de Brane et claquais la portière d'un geste rageur. Je fis le tour de la voiture jusqu'au coffre que j'ouvris tout aussi énervé, on m'avait assuré que Kieran aurait de quoi m'habillé et que je n'avais pas besoin d'emporter plus que nécessaire mais je tenais à mes petits affaires et ma valise devait bien peser trente kilo. Je n'étais pas sans force et bien que comparé au lycae je passais pour un maigrichon, face à un humain j'étais dans une bonne moyenne. Je tirais ma valise du coffre et le refermais, aussitôt le moteur s'ébranla et Brane démarra au quart de tour et en moins d'une minutes je vis le disparaitre sur le sentier que nous venions d'emprunter.

_ Ben tu perds pas temps mon vieux.

Je ramassais ma valise et me tournais vers l'entrée ou le bonhomme en livrée m'attendait. Voilà... J'y étais, plus moyen de faire demi-tour, plus aucune occasion de plaidé ma cause, plus d'alternative.

Je m'avançais vers l'entrée et montais les marches d'un pas lourd en trainant ma valise derrière moi, l'homme ouvrit un peu plus la porte et son sourire s'élargit.

_ Bienvenu Rohan, entrez.

Il s'effaça et je lui passais devant pour faire mon entrée dans un grand hall encadré par deux immenses escaliers, menant à un palier qui faisait le tour de la pièce immense et haute de plafond. Il y faisait tout aussi froid qu'à l'extérieur, mais je m'étais attendu à quelques choses de beaucoup plus sobre. La décoration était en fait assez chaleureuse, les murs était couvert de tableau immense, des portraits de bataille, ou de rassemblement de lycae, ils évoquaient presque tous la nature, de grandes montagnes ou des falaises majestueuses, les Highland dans toute leur beauté. La rampe de l'escalier était incrustée de dorure, deux immenses statue de loups, l'un hurlant à la lune et l'autre sur la défensive trônait en bas de l'escalier et devait m'arrivé au menton. Les lampes accrochées par intervalle de deux ou trois mètres étaient ancienne et avait dû abrité des bougies mais avait été remplacée par des ampoules.

Je ne pus que me sentir soulagé... Il avait l'électricité !

Le sol était en marbre blanc dans le hall mais les marches de l'escalier était en marbre noir, cette pièce était à elle seul une œuvre d'art et elle était digne d'accueillir des visiteurs. L'homme à mes côtés s'empara de ma valise, il m'avait laissé détailler l'endroit sans m'interrompre et semblait plutôt satisfait de mon regard impressionné.

_ Je m'appelle David, je suis l'intendant de monsieur McReave, je vais vous conduire à votre chambre et vous faire visité la maison.

J'aurais bien aimé me présenté aussi mais il devait savoir qui j'étais et ce que je faisais ici. Cependant l'absence totale d'énergie chez lui me laissait perplexe. Soit il savait très bien cacher ces capacités soit...

_ Excusez-moi David mais... Vous êtes de quelle espèce ?

Le majordome qui s'était déjà avancé vers les escaliers avec ma valise se retourna, un petit sourire aux lèvres.

_ Je suis humain monsieur.

Bordèle ! Qu'est-ce qu'un humain foutait dans la maison d'un lycae ? Nous avions interdiction de révélé ce que nous étions aux mortels ! Je n'étais pas très à cheval sur les règles mais si jamais Aodhen avait appris ça, il aurait tué le pauvre bonhomme en claquant des doigts et aurait puni sévèrement son cousin. En me voyant soudain pétrifié, David revint en arrière et plongea son regard dans le mien.

_ Ne vous inquiété pas, monsieur Aodhen est au courant, ma famille servait la sienne dans cette demeure bien avant sa naissance, quand la loi sur le silence n'existait pas encore.

_ Vous voulez dire depuis...

Je fis un rapide calcul.

_ sept cent ans ?

_ À peu de chose près, nous nous sommes passé le secret de génération en génération.

Waou, alors ça c'était quelque chose. Je n'avais jamais vraiment fréquenté les humains, quand je sortais bien sûr, j'en rencontrais mais je ne sortais jamais seul et le contact réel avec l'extérieur était rare. Soit je sortais avec Brane, soit avec une bande de ronce du même âge que moi, dans les deux cas nous évitions de nous mélangé avec les humains. Un secret est si vite éventé que la prudence était une loi incontournable de nos vies.

Quelques parts dans la maison une horloge se mit à sonner.

_ Nous ne devrions pas trainer, c'est bientôt l'heure du soupé, je pourrais vous montrer la maison après, ou demain si vous le souhaitez.

Il se dirigea à nouveau vers l'escalier et cette fois-ci, je lui emboitais le pas, regardant tout de même autour de moi comme un gosse émerveillé par le soleil. Le hall avait en fait la forme d'une cage d'oiseau et je ne remarquais que le plafond était un dôme de verre, je ne l'avais pas vu avant car il était couvert de neige et qu'aucune lumière ne passait par là. En été ce devait être plutôt joli. Je montais deux à deux les marches pour rejoindre David qui sans un regard derrière lui continuais son chemin. Il venait de passer à droite, vers un couloir tout aussi bien éclairé que le hall et lui aussi couvert de tableau et de tapisserie au couleur vive.

_ Vous travaillez tout seul ici, David ?

_ Non, mon frère travaille également pour monsieur McReave, ainsi que nos épouses et mon fils ainé donne déjà un coup de main mais en hivers je suis le seul à rester ici.

_ Pourquoi ça ?

_ Il fait trop rude dans les Highlands et le manoir est très ancien, hormis quelques pièces rénové récemment le troisième et quatrième étages ne sont pas viable. Ma famille passe donc l'hiver à Curlrain, d'où nous sommes originaires.

Je ne connaissais même pas la ville de nom mais je comprenais que personne n'ait envie de passé l'hiver dans cette baraque. Elle était jolie mais pas vraiment fonctionnel. J'étais tout de même contant d'apprendre que certaine pièce avait été rénovée récemment et j'espérais qu'il allait m'installer dans l'une de ces pièces. Je ne supportais pas le froid ! Au fur et à mesure de notre progression, j'essayais de retenir le chemin qui menait au hall, il n'y avait pas beaucoup de portes dans ce couloir mais David nous fis monter une rampe d'escalier de plus et là, le couloir s'élargit un peu, les fenêtres était également plus grande.

_ Elle est grande comment cette maison ?

_ Disons, comme six ou sept terrain de football, répartit sur quatre étages, sans compter le grenier et les caves.

Je manquais de m'étouffé en avalant ma salive, juste six ou sept terrain de foot ? Il était sérieux ? Bon sans cette baraque était immense et je n'osais pas demander combien d'hectare entourait le domaine, j'avais dans l'idée que j'en aurais décroché ma mâchoire. Je savais que ce manoir était autrefois celui d'Aodhen et que tous les lycae étaient les bienvenus, alors c'était logique. Dans le passé, la demeure accueillaient beaucoup de monde en même temps et il fallait bien loger chacun comme il se devait. Puis Aodhen était partit au Etats-Unis rejoindre le gros de la meute qui avait immigré. D'après ce qu'on m'avait raconté, Kieran était un peu comme un concierge qui était resté en arrière pour assurer la pérennité du territoire. Enfin, d'après Aodhen, son cousin avait souhaité resté en arrière et le roi n'avait pas émis d'opposition voilà tout. Je me demandais tout de même ce qui pouvait pousser un homme à rester dans ce véritable désert, c'était trop déprimant comme lieu trop isolé. Mais peut-être était-ce cela qui plaisait au vieux lycae.

Quand je dis vieux, un lycae se fige dans son immortalité entre l'âge de 25 à 30 ans. Et d'après ce que je savais Kieran en avait 29, le jour où il était passé de mortel à immortel. Mais il était âgé d'à peu près mille cinq cent ans… En gros, un vieux.

_ Voilà, c'est ici.

Mince, je m'étais perdu dans mes pensées, je n'avais même pas regardé le chemin pour venir jusqu'ici… David ouvrit la porte devant laquelle nous nous étions arrêté mais me m'en montra une autre au bout du couloir.

_ La chambre de monsieur McReave est au bout, il a tenu à ce que votre chambre soit proche de la sienne.

Ouai, à quoi bon m'installer à l'autre bout du manoir étant donné que j'allais devoir passer par sa chambre dans peu de temps. Je commençais à ne plus très bien maitriser le pouvoir qui grandissait encore en moi. La manifestation la plus visible de ces pouvoirs était mes cheveux qui changeaient de couleur selon mon humeur. Mais ce pouvait également être plus embêtant, comme des miroirs qui explosent sur mon passage, des fleurs qui fanent subitement, une conduite d'eau qui pète,… Quand Aodhen m'avait convoqué dans son bureau pour m'annoncer sa décision, je m'étais énervé et ma peur mêlé à la colère, avait fait s'envolé tout le document posé sur son bureau, l'ampoule de sa lampe avait éclaté et pour finir le plus beau, l'encre de son stylo avait coulé sur son beau costume Armani… Je ne sais pas ce qui avait été le plus gênant au bout du compte que le roi des lycae soit couvert d'encre par ma faute, que j'ai mis le bordel dans son bureau ou que je me sois mis à pleurer comme un gamin devant l'homme que j'admirais le plus au monde.

Je ne pouvais plus maitriser mon énergie, la logique aurait voulu que je la partage avec quelqu'un, après tout j'étais une ronce, c'était le but de ma vie et l'on m'avait bien attribué à une lycae du nom de Cassandra, je l'avais adorée dès la première rencontre, elle était vive, pleine d'énergie et amusante, elle m'avait promis de vivre des aventures merveilleuse avec elle et je l'avais souhaité, sincèrement souhaité… mais la brave Cassy, avait été rudement punie pour sa gentillesse… Mon pouvoir s'était déclenché mais au lieu de donner, il avait pris… Tellement pris, trop prit…

_ Vous n'entrez pas Rohan ?

_ Hm ?

David était déjà entré dans ma chambre alors que j'étais en train de fixer la porte de la chambre de Kieran. J'avais un grand souci de concentration, je m'égarais facilement dans mes pensées. Mais j'avais de bonnes raisons d'être soucieux, après tout j'allais devoir couché pour mon propre bien avec un homme… pire un lycae que l'on disait légèrement dérangé. Parce que d'après Aodhen, Kieran était assez fort pour gérer mon problème, d'après le roi, son cousin pourrait m'apprendre à me maitriser. Je me demandais pourquoi le vieux lycae avait accepté de me prendre avec lui… C'était une question que je devrais lui poser quand je le verrais.

J'entrais enfin dans ma chambre et découvrit avec surprise qu'elle me plaisait. Une magnifique cheminée était encastrée dans le mur et un feu brûlait gaiement dans l'âtre. Des appliques murales de styles orientaux donnaient à la pièce un aspect chaleureux. Les murs étaient peint en vert, ma couleur favorite, un immense lit trônait un sommet de deux grande marche de marbre noir, les draps était d'un vert plus foncé que celui des murs mais j'en aimais la teinte. Devant le feu, il y avait un grand canapé très large, au sol une moquette grise clair semblait douce. Il y avait un grand luminaire en cristal au plafond qui reflétait un peu la lumière du feu.

_ C'est magnifique.

_ Votre sœur nous a appelé il y a une semaine, et nous a fait part de vos gouts, j'ai procédé à quelques modification.

Fainne… Il fallait absolument que je l'appel pour la remercié, elle avait tellement fait pour moi et de toute évidence elle n'était pas prête de me lâcher.

_ Vous avez une salle de bain ici…

David ouvrit une porte que je n'avais pas vue, juste à côté du lit et la laissa ouverte.

_ Après un si long voyage vous devez avoir envie de vous détendre.

_ Ce serait pas du luxe en effet…

David me sourit et se dirigea vers la porte, il me montra un petit interphone qui était accroché au mur.

_ Si vous avez besoin de quoi que ce soit, décroché et composer le numéro vingt, je passerais vous cherchez à l'heure du soupé.

_ Bien, merci David.

_ Mais de rien.

Il referma la porte derrière lui et je restais un moment debout à regarder autour de moi. J'avais craint de me retrouver dans une chambre lugubre et sale, c'était loin d'être le cas. J'entrais dans la salle de bain et allumais la lumière, tout aussi tamisée que dans la chambre, c'était vraiment agréable et sa me donnait envie de prendre un long bain. Justement, j'avais le choix entre un bain et une douche, la porte de la douche était en verre blanc et la baignoire incrustée dans le sol, elle n'était pas immense mais d'une belle taille et ronde. Un grand miroir allait du sol au plafond et faisait face à la douche et la baignoire. Je poussais une petite roulette près de l'interrupteur et la lumière se fit lentement plus vive. Je m'approchais du miroir et constatait que mes cheveux avait viré au bleu océan… génial, encore une couleur qui n'était pas commune. Bof, c'était mieux qu'orange citrouille…

J'optais pour la douche, c'était plus rapide et je devais encore défaire ma valise. Je refermais la porte et retirais ma veste et mes vêtements de voyages. Il y avait un petit panier et je supposais qu'il servait aux linges sales. Je tournais le dos au miroir et me tordit la tête pour regarder mon dos, il y avait encore de chaque côté de mes épaules quatre marques de griffes bien incrustées dans ma chair. Souvenir dramatique de la belle Cassandra, la pauvre avait tant souffert. Les marques sur mon dos allaient s'effacer, mais la douleur que je ressentais, la tristesse, resterait intact. Après un voyage de près de quatre jours, j'étais bien content de retrouver une douche digne de ce nom. Du gel douche et du shampoing étaient posé par terre, et je fus encore une fois surprit, c'était ceux que j'utilisais toujours… Fainne n'avait vraiment rien laissé au hasard.

Je laissais l'eau coulé sur mes épaules un long, très long moment, profitant de la chaleur qui dénouait mes muscles tendu par des heures de voitures. J'avais plutôt un corps athlétique sans être mince, je n'étais pas gros, vraiment dans la moyenne. Mes cheveux étaient mi long et je ne prenais d'ordinaire pas le temps de les coiffer. Je caressais du bout des doigts le tatouage que je portais sur l'os de la hanche, une petite patte de loup qui marquait mon appartenance au lycae. Je le portais avec fierté et j'adorais le frôlé, cela m'envoyait toujours des frissons agréable dans le corps. Ma sœur elle, l'avait fait à la cheville, ma mère sur l'omoplate, mes frères à d'autre endroit, au moins pour ça on avait le choix.

Je sortis de la salle de bain, une serviette autour de la taille, c'était de loin la meilleur douche que j'avais pu prendre de ma vie. Je m'étais lavé les cheveux deux fois de suite et à ma sortie de la cabine en verre, j'avais pu constater que mes cheveux étaient devenus vert, signe que j'étais apaisé et plus à l'aise. Je cherchais la penderie et trouvais un véritable dressing de rêve féminin, je pouvais y entrer et faire plusieurs pas à l'intérieur, et je constatais qu'effectivement Kieran avait tout ce qu'il fallait pour m'accueillir. Le dressing était plein de vêtements qui semblait tous à ma taille et prévu pour toutes les occasions. Jean neuf, t-shirt de couleur, avec ou sans manche, des piles de pull de toute les matières agréable que je connaisse, costard trois pièce complet gris et noir allant par quatre, chaussures, baskets, botte, manteau doublé… enfin tout… absolument tout ! Et le pire était sans doute que chaque habits me plaisait, était à mon gout et correspondait à mon style.

J'étais un garçon certes, mais j'aimais le shoping, Fainne et moi pouvions dévaliser un centre commercial en moins de trois heures sur un coup de tête et comme l'argent ne nous avait jamais manqué… Mais là c'était tout bonnement stupéfiant, que ma sœur soit dans le coup ou non.

Je complétais les piles méthodiquement alignée avec les vêtements que j'avais apporté mais quand je dû choisir de quoi m'habiller, je tapais dans ma nouvelle garde-robe. Je tombais alors de haut, dans la pile de sous vêtement, il n'y avait que des boxer taille basse, très basse… trop basse. J'étais plutôt imberbe comme garçon mais pas au niveau de mon intimité et le boxer dévoilait quelque poil noir bien en dessous de mon nombril, de plus le tissus me rentrait dans le fesse d'une façon plutôt désagréable. Bon dieu j'étais pas une femme, et je mettais pas de string ! Enfin, bon, ce n'était pas vraiment des strings mais tous était de la même taille et du même affreux modèle.

Je pris un boxer plus normal dans mes affaires personnel et me sentis beaucoup mieux. Je choisis un jean baggy et un t-shirt moulant à longue manche orange, avec mes cheveux vert c'était d'un super effet, hélas mes cheveux changeaient trop souvent de couleur pour que je puisse choisir des fringues assorti.

Une fois près, les cheveux séchés, la valise défaite et le tour de la chambre fais trois fois, je me jetais dans le canapé et me laissais entrainer par la fatigue des derniers jours. Un peu de repos ne pouvait me faire que du bien. Je rêvais de Cassandra, comme presque chaque nuit depuis l'incident… Je revivais en boucle la soirée fatale, notre première soirée et la seule… Pauvre Cassandra, elle n'avait pas mérité de souffrir ainsi.

Je me réveillais en sursaut en plein milieu de mon rêve, quelqu'un avait posé une main sur mon épaule, un court instant je me sentis déboussolé, je ne connaissais pas la pièce autour de moi et je ne reconnus pas tout de suite l'homme penché sur moi. Le feu dans l'âtre s'embrassa et les flammes envahirent la cheminée menaçant d'embraser la moquette…

_ Rohan, ce n'est que moi…

_ David !

Je poussais un soupire et dans la cheminée, le feu reprit aussitôt sa taille normal. Bon sang, il m'avait foutu le jeton ! Une mèche de cheveux glissa devant mes yeux, il était passé au gris… super.

_ Pardonnez-moi Rohan, je ne voulais pas vous effrayer.

Je me redressais et soupirais en passant une main nerveuse dans mes cheveux.

_ Ne me prenez jamais par surprise David, c'est dangereux.

_ Je m'en souviendrais monsieur.

Heureusement qu'il avait eu le réflexe de parler et que j'avais reconnu sa voix.

_ Bon, y a pas mort d'homme, c'est l'heure de manger ?

_ Oui monsieur.

Je me levais en soupirant et jetais un œil à la cheminée, les flammes n'avaient pas fait de dégât.

_ David, ne m'appelez pas « monsieur », je n'ai que 23 ans…

_ Je vais essayer.

J'allais chercher des chaussures dans le dressing et un peu nerveux, j'enfilais des baskets, autant me mettre à l'aise. J'allais enfin rencontrer Kieran et honnêtement je n'étais pas vraiment pressé de faire sa connaissance.