Quiétude…

La ville se réveille,
De son long sommeil…

Mes sens en éveillent,
J'aspire l'air goulument…

En marchant doucement,
Le soleil se lève ardemment…

Tandis que je contemple,
Ce monde comme un temple…

Mon esprit s'égare, ensemble,
Avec mes pensées hagardes…

Je suis debout aux mansardes,
Et reste sur mes gardes…

Je ne fais qu'un avec le monde,
En me débarrassant de l'Immonde…

Laissant mes pensées profondes,
Émergées ici en surface…

Jouant alors double-face,
Je me retrouve face-à-face…

D'abord avec moi-même,
Puis les idées de ce poème…

C'est alors que je sème,
Mes mots aux quatre-vents…

Doucement en volant,
Tout comme Peter Pan…

Je me nourris de tout,
Car tout est un, un est tout…

Et je ressens surtout,
Zéphyr qui s'emballe…

Qui nous fait presque mal,
Là roule une petite balle…

Ici, vole une petite feuille,
Derrière s'ouvre un cercueil…

Devant se penche un tilleul,

À droite une pensée s'envole…

À gauche une flaque qui colle,
En haut un oiseau qui vole…

Porté par ce cher Zéphyr,
Qui gouverne son empire…

De son voile éthéré d'émir,
En parfaite communion…

Je retrouve cette union,
Entre moi et l'illusion…

L'illusion qui fait rage,
Dans cet univers-mirage…

Composé de bien des saccages,
Que l'Être Humain a engendrés…

Sans se soucier de l'esprit ambré,
De notre chère Terre sacrée…

Là je ressens la vraie nature,
Je vois toute cette verdure…

Je sens la douce moisissure,
J'entends le clapotis de la pluie…

Je touche le plumage de la pie,
Je goûte l'amertume de la vie…

Dans cette communion,
Je pénètre dans l'univers,
Et le monde me pénètre…

Tout est Un,
Un est Tout…

Toujours et à jamais…