Vitriolique…

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Voilà ce qui commence tout doucement,

Instantanément, toujours très lentement,

Silence se fait, inlassablement pesamment,

Impossible d'ouïr le moindre bruit présent,

Tandis que s'ouvre la Porte délicatement,

Au-delà de tous petits mots, infiniment…

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Intérieure est la première des réflexions,

Nul ne peut discerner cette réfraction,

Toujours inaudible est la faible intuition,

En catimini, il arrive sur notre horizon,

Ras du sol il surgit alors à profusion,

Immobile il saisit jusqu'à contusion,

Obscure par sa nature, sa constitution,

Reflet il engendre une réverbération,

Au dépourvu, il prend nos émotions…

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Translucide d'abord pour commencer,

Ensuite plus concret pour continuer,

Rassemblant ses forces pour avancer,

Revenant des ténèbres pour compléter,

Au grand jour, il paraît pour terminer,

Entre tous les mensonges pour fignoler…

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Rétablissant alors les chétifs équilibres,

Élevant les esprits à un sensible calibre,

Ce Grand-Œuvre autrefois très célèbre,

Tombé dans l'obscurité de la pénombre,

Imaginé dès lors par l'esprit qui équilibre,

Fabuleuse recette alchimique qui décérèbre,

Infranchissable vérité déjà à l'air libre,

Contre toutes attentes, là il se cambre,

À partir de la porte de l'antichambre,

Nul ne s'y attendait, même en décembre,

Désormais, il est là, pendu au candélabre,

Omniprésent dans nos cœurs d'ambre,

Quelle est donc cette puissance de cinabre,

Une obnubilation engendrée qui démembre,

En quelque seconde, il séduit et nous délabre…

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Inventer de toutes pièces pour un acronyme,

Naguère, à sa création, il fut juste néonyme,

Vitriol est alors devenu son petit patronyme,

Encore et toujours, il reste pourtant anonyme,

Nul n'emploi impunément son pseudonyme,

Inébranlable, il fut choisi comme toponyme,

Élément acide quoiqu'il s'instaura éponyme,

Symbole chimique il est aussi resté méronyme…

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Ô toi, qui est du Grand Œuvre le cher fatum,

Choisissant épisodiquement les arboretums,

Contrôlant généralement tous les ultimatums,

Utilisée parfois jadis comme post-scriptum,

Latine est sa source propre, son fidèle dictum,

Transcendant, il est un esprit ad infinitum,

Ultime forfait à son encontre, le denotatum,

Mélangeant les bases toujours ad libitum…

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Là, majestueusement trônant sur l'agora,

Averse il devint et toutes choses il chlora,

Pratiquement, lui-même, il se décolora,

Imperceptible arme acérée, il détériora,

Dans ce monde, finalement, il implora,

Et l'univers en personne le transperça,

Malheureusement à l'extrême, il s'évapora…

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