Je tiens juste à préciser que cette fiction n'est pas de moi mais de mon amie ^^ N'hésitez pas à transmettre votre opinion, elle sera transmise sans faute ! J'espère que cette histoire vous plaira ! Bonne lecture

Obsession

Mon t-shirt, trempé par la sueur qui suintait des pores de ma peau, me collait. Quel rêve ! P'tain quel rêve ! Encore et toujours le même depuis quelques semaines. J'ai encore rêvé de lui, de ses caresses sur ma peau, de ses baisers sur mon corps, de ses longs et profonds va-et-vient en moi. Ce rêve me semblait tellement réel, que mon pénis est encore dur entre mes cuisses. Je fais glisser ma main le long de mon corps mouillé de sueurs, puis l'introduit dans mon caleçon. Je caresse mon gland en érection, puis je me branle avec plaisir en m'imaginant enlacé dans ses bras. Ma respiration s'accélère et mon cœur bat au rythme des cadences de ma main sur mon sexe. Mon corps s'enflamme, mon sexe tremble et un liquide chaud et visqueux se déverse entre mes doigts. J'ai honte, j'ai tellement honte de mon geste, je me déteste ! Pourquoi suis-je comme ça ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Las de tout ça, de ces rêves ou devrais-je dire de ces cauchemars érotiques, je sors de mon lit. J'ôte mon caleçon souillé par mon sperme, puis je m'essuie les mains avec le bout de tissu sale. Je fais une boule avec mon sous-vêtement, puis le mets dans le panier à linge. J'ouvre ma commode, attrape un caleçon propre et me l'enfile. Le réveil indique cinq heures et dans deux heures, je dois me préparer pour le lycée.

Je retourne dans mon lit, puis ferme les yeux me laissant emporté par le sommeil.

Drrrrrrring…

- P'tain de portable !

Lentement, je passe mon bras hors de ma couette, puis éteins mon portable posé sous l'oreiller près de moi. Encore cinq minutes, après je sortirais de mon nid chaud et douillé.

- Un deux trois, agrh.

Je descends à la cuisine prendre le petit déjeuner, même si je n'en ai pas envie. Mon ventre me fait mal. Je sens une boule dans ma gorge, j'ai envie de vomir. Les yeux à moitié fermés, je baille à m'en décrocher la mâchoire. Arrivé dans la cuisine, je promène mon regard sur la pièce. Deux de mes frères et une de mes sœurs sont déjà attablés. Loïc tourne avec une lenteur effrayante sa cuillère dans son bol de lait, Antoine dort devant sa tasse de thé et Amy se tient devant la cuisinière, attendant que son lait chauffe.

- S'lut ! Fis-je, en me dirigeant vers le placard encastré de la cuisine qui contient mes céréales préférées.
- Bonjour Swan ! Me répond Amy, tandis que les deux autres poussent un grognement d'hommes des cavernes pour me saluer.

Dans la famille, nous ne sommes pas, alors pas du tout du matin, sauf Amy qui chantonne en éteignant le feu sous la casserole. J'ouvre le placard, puis chope la boîte de céréales et prends le lait dans le réfrigérateur, avant de m'assoir près d'Antoine somnolant toujours. Je verse mon lait froid dans ma tasse qui était déjà mise sur la table par maman ce matin, avant de partir travailler.

- S'lut les morveux ! S'exclame une voix provenant de la porte d'entrée de la cuisine.

Antoine, Loïc et moi poussons un grognement pour accueillir notre frère aîné, tandis que Amy lance un bonjour enthousiaste à Romain. Je plonge ma cuillère dans mon bol qui se volatilise tout d'un coup sous mes yeux.

- Héééééééé bâtard ! C'est pas à toi ! M'écriais-je à Romain, qui enfourne ma cuillère de céréales imbibées de lait dans sa bouche.
- Maintenant ça l'est ! Dit-il avec un sourire sadique.

- P'tain, m'énerve !

Romain, depuis ma naissance, ne fait que me provoquer. Il adore ça ! Je le connais et je ne vais pas entrer dans son jeu. Je me lève passablement énervé, puis sors de la cuisine furax et remonte dans ma chambre pour me préparer à aller au lycée.

…...

- Il est super canon ton frère ! Quand me le présentes-tu Swan ? Me demande Charlotte, une des filles de notre groupe d'amis.
- Ah non ! Swan va me le présenter avant ! S'exclama Virginie, en passant son bras autour de mon cou. N'est-ce pas mon petit Swan d'amour ? Dit-elle.
- Vous rêvez les filles, il n'est pas fait pour vous ! Dis-je.
- Pourquoi ça ? Il est beau, j'adore les mecs de son genre. Hum… il dégage une telle virilité ton frangin. J'adore ! Miam ! Dit Virginie, qui se passe la langue sur ses lèvres pulpeuses.
- Moi aussi, j'adore son corps, j'en ferais bien mon quatre-heures. Rajouta Charlotte.
- Hé, les filles ! Il n'est pas fait pour vous, il a déjà sa petite amie. Fis-je, en désignant une fille à l'allure fine et élancée se dirigeant vers Romain.
- Quelle salope ! Vociféra Virginie et Charlotte en même temps.

J'observe Mélanie qui avance d'un pas félin vers mon frère aîné. Elle est belle Mélanie, tellement que toutes les filles du lycée sont jalouses d'elle. Consciente de l'effet qu'elle produit sur les garçons, elle se la joue à la fois sexy et élégante. Je suis obligé de reconnaître qu'elle et Romain forment physiquement un beau couple.

- Quelle bombe Mélanie ! S'exclama Thomas, en suivant du regard les longs cheveux de la petite amie de mon frère, dansant sur ses hanches étroites.
- Ouais. Confirmais-je.
- Vous êtes des cons. Dit Charlotte en se levant du banc. Tu viens Virginie, on se casse !

Les filles, bras dessus bras dessous, s'éloignent de nous.

- Il a de la chance ton frère de se taper une fille comme Mélanie. Comme je l'envie !
- Mouais, ben tu auras toutes tes chances dans quelques semaines quand Romain l'aura laissé tomber.
- Quoi ! Sans déc', il va casser ?
- Ouais, t'sais Romain reste pas avec la même fille bien longtemps. C'est plutôt un chaud lapin.
- Mais quand même ! Mélanie n'est pas une fille comme les autres. Il va la jeter aussi ?
- Ouais, comme avec toutes les filles avec lesquelles il est sorti.

…...

Mon professeur étant absent, je suis rentré un peu plus tôt que prévu à la maison. Je monte les escaliers. Quand j'arrive en haut des escaliers, des gémissements me parviennent, j'avance dans le couloir sans faire de bruit. Elles semblent venir de la chambre de Romain. La porte est entrebâillée. Je la pousse un peu. Mon frère est allongé sur le lit avec Mélanie les cheveux rejetés en arrière, le chevauchant. Elle descend et remonte sur son sexe. Romain, les mains sur les hanches de sa petite amie, les yeux mi-clos, pousse des râles de plaisirs. Ses yeux s'ouvrent un peu plus. Nos regards se croisent et il passe sa langue sur ses lèvres. Il se redresse un peu, puis saisit la nuque de Mélanie qu'il fait pencher sur lui, pour l'embrasser. Il la chavire sous lui, puis lui donne de violents coups de reins la faisant crier, non plutôt hurler de plaisir. Je les observe toujours. Mon pénis entre mes jambes commence à devenir dur et je referme la porte.
Derrière la porte close, j'entends encore leurs gémissements. J'introduis ma main dans mon pantalon. Je sais que ce n'est pas bien, mais je dois me soulager.

…...

- Swan arrête ! T'as mangé du lion ou quoi ?
- Pas du tout. J'suis seulement en forme.

J'aide Thomas à se relever du tatami. Nous nous saluons, puis retournons sur le banc. Je prends ma serviette posée près de mon sac, puis m'essuie le visage. Le professeur Chen vient vers nous et commence à nous parler de la compétition de dimanche.
Après l'entraînement, il ne reste plus que Tom et moi dans le gymnase. Nous filons sous la douche. L'eau chaude sur mon corps me fait du bien et détend mes muscles douloureux. Tout en me passant le gant sur le corps, je zieute vers le corps de Thomas.
Depuis quelques semaines, je me sens attiré par les hommes. Je suis constamment irrité par cette envie de baiser avec un mec, mais je ne veux pas être un sale petit PD. Je ne veux pas aimé les mecs ! Surtout pas lui.

- Hé, tu bandes ! S'exclama Tom.
- Hein ? Fis-je.

Il me fait un signe de tête vers mon entre-jambes.

- Ah, désolé ! Je fantasmais.
- Ah ouais, sur qui ?
- Ah ah, je ne te dirais point. Fis-je avec un clin d'œil.
- T'as le béguin pour quelqu'un ? Dis-le moi, je suis ton meilleur ami après tout.
- Ah ! Tu verras en temps voulu.
- Pffff…

…...

Comme tous les soirs, la famille est réunie pour le dîner. Maman essaie de faire à manger tant bien que mal leurs légumes aux jumelles. À cinq ans, elles sont de vraies petites diablesses. Amy mange avec avidité ses petits pois, à peine si elle respire ! Tout ça, pour pouvoir sortir de table plus tôt , pour ensuite téléphoner à ses copines.

- Romain, t'as commencé les révisions ? Demande mon père de sa voix grave.
- Non pas encore, mais je vais le faire. Affirma l'intéressé, en engloutissant un gros morceau de viande rouge.
- C'est ce que tu m'as dit la semaine dernière. Je ne veux pas que tu redoubles encore ta terminale, c'est compris ? Si tu le fais, je te mets à la porte. Est-ce clair ?
- Ouais. De toute façon, j'allais commencer avec Antoine car nous sommes dans la même classe après tout. Il va m'expliquer ce que je ne comprends pas.
- Ah… euh… ouais. Répondit l'intello de la famille.

Mon père dévisage Antoine et Romain.
- Je compte sur toi Andy pour faire entrer un peu de plomb dans la caboche de ton frère.
- Oui, père.
- Et toi Swan, tu t'en sors à l'école ?
- Ah oui, j'ai eu des bonnes notes ce semestre. Enfin… tu verras mon bulletin.

Après le dîner, je remonte dans ma chambre. Allongé sur mon lit, je me plonge dans le livre de Stefan Zwei « La confusion des sentiments ». Depuis que je me suis découvert homosexuel, je lis tout ce que je peux trouver sur le sujet, romans, films, articles … Je veux comprendre ce qui m'arrive et le pourquoi de cette attirance vers un mâle. Je lève la tête de mon livre, lorsque j'entends la porte de ma chambre grincer. Romain est appuyé contre l'encadre de la porte, un sourire aux lèvres.

- Alors, ça t'as plu voyeur ?
- Dégage ! M'exclamais-je.

Il pénètre dans la chambre, puis ferme la porte derrière lui.

- Je t'ai dit de dégager ! Dis-je, en me redressant sur le lit.

Ce gros con s'en fout et se jette sur mon lit. Il pose sa tête sur mes cuisses, étend ses jambes et passe sa main sous mon t-shirt.

- T'as aimé me voir baiser cette garce ? Me demande Romain.
- Comment peux-tu être aussi vulgaire, t'as pas de respect pour ta petite amie ?
- Tu changes de conversation ! T'as aimé, oui ou non ? Dit-il, en se retournant sur le ventre.

Il passe ses bras autour de ma taille et pose sa tête sur mon ventre.

- Je pense que oui, parce que j'ai vu ton mini moi déformer ton jean. Dit-il, en plaquant sa main sur mon entre-jambes.
- N'importe quoi ! Fis-je, en éloignant sa main de mon sexe.
- Ça t'as plu. Confirme-t-il en se relevant. La prochaine fois, rejoins-nous ! Mélanie ne refusera pas.
- T'es qu'un salaud ! M'écriais-je, en lui balança mon oreiller qui s'écrasa sur la porte close.

…...

- Swan, vainqueur ! Retentit une voix dans le gymnase.

Un tollé d'applaudissements s'élève dans le gymnase. J'ai gagné le combat. Thomas me serre dans ses bras. Après ma victoire, mes parents invitent tout le monde à dîner dans un Mcdo. Tout mes frères et sœurs sont là, sauf Romain. Ça ne m'étonne pas de lui car il a toujours été comme ça. Il n'a jamais voulu venir à une de mes compétitions. Tant mieux pour moi car sa présence m'aurait fait perdre. Mais d'un autre côté, j'aurais aimé qu'il soit là, afin qu'il me montre qu'il me soutient et qu'il soit présent pour moi, si jamais j'ai un problème. Mais Romain n'est qu'un égoïste, ne se souciant pas de sa famille.

Je prends mon téléphone sous mon oreiller et j'essaie de déchiffrer l'heure sur l'écran avec mes yeux mi-clos. Il est déjà dix heures et mon téléphone ne s'est pas déclenché. J'étais tellement fatigué par la compétition d'hier, que j'ai oublié de programmer l'heure et personne ne s'est donné la peine de me réveiller.

Dans la salle de bain, j'enlève mes vêtements puis entre sous la douche. L'eau coule sur moi. J'entends la porte de la salle de bain s'ouvrir. Et merde, j'ai oublié de fermer à clé. Je me retourne pour voir quelle face de rat s'est permis de rentrer dans la salle de bain.

- Que fais-tu là, t'as pas cours ? Me demande-t-il, en prenant sa brosse à dents posée sur le lavabo.
- Et toi ?
- Si, mais j'y vais pas. J'ai pas envie. Dit-il, en se grattant l'entre-jambes.

Je fixe son dos, ferme et musclé. Nous avons la même taille, mais cependant il est beaucoup plus musclé que moi. Romain a pratiqué la boxe pendant sept ans, mais il a arrêté après s'être battu dans la rue. Son adversaire a eu cinq jours de IRTT et depuis, notre père l'a interdit de pratiquer cette discipline.

Je le contemple. Il est superbement sculpté. Même s'il m'énerve tout le temps, je l'adore. Il est tout ce que je veux être, libre et indépendant. Hypnotisé par son dos, je le regarde se brosser les dents. Il crache dans le lavado, prend de l'eau dans sa main droite, puis le porte à sa bouche et recrache à nouveau. Il se gratte la fesse droite à travers le tissu de son caleçon.
Il se retourne vers moi et je détourne le regard, les joues en feux. Je baisse la tête sur le pommeau de la douche, essayant de me concentrer. Tout à coup, je sens une présence derrière moi et je me retourne aussitôt. Romain, nu comme un vers, est à quelque centimètres de ma personne.

- Qu'est-ce que tu fais ? Dégage de là ! M'exclamais-je, en le repoussant.
- Je prends ma douche. J'ai un rendez-vous avec Mélanie dans cinq minutes, alors je la prends avec toi.
- Non, dégage ! Fis-je, en le poussant de nouveau vers l'entrée de la douche.
- Aller Sawn, tu ne veux pas prendre ta douche avec ton grand frère ? T'as honte ? On est constitués de la même façon et puis tu me verras à poil quand on se fera Mélanie en duo.
- Non, j'dis ! Je ne veux pas me la faire ta copine, c'est dégueulasse !
- Ah bon, tu préfères nous voir le faire, hein ?
- Non, je …
- T'es qu'un petit voyeur Swany. T'aime ça, hein ?
- Non. Fis-je, en me dirigeant vers la sortie de la douche.

Romain me saisit le bras puis se colle à mon dos. Je sens son sexe pressé contre mes fesses.
- Merde je bande ! Fais chier !

- Tu crois que je n'ai pas vu tes regards sur moi depuis quelques temps ? J'ai vu dans tes yeux que tu me désires. T'aime me regarder ! Dit-il, en posant sa main sur mon sexe dur.

Je ne réponds rien, car c'est vrai que je rêve toutes les nuits, de me faire prendre par lui. De ses mains sur ma peau, de son pénis dans mon anus, de sa langue me nettoyant le corps comme une chatte qui fait la toilette de ses petits. J'aime Romain. J'aime tout de lui, son mauvais caractère, son sourire ironique et ses provocations.

- Tu veux que je te la mette ? Me demande-t-il.

Quand sa proposition me parvient à l'oreille, mon coeur manque un battement. Je suis incapable de lui répondre, car je ne veux pas admettre que j'ai des pensées comme ça envers lui.

- Je vois, ça veux dire oui. Me murmure-t-il à l'oreille.

Je sens son sexe pénétrer la raie de mes fesses. Il m'agrippe les hanches, m'attire contre lui, puis pousse son pénis dur à l'intérieur de mon anus. Une monstrueuse douleur fait vibrer ma colonne vertébrale, puis mes jambes tremblent. La douleur est insoutenable et une larme s'écoule de mon oeil gauche. J'ai du mal à respirer et je sens son souffle chaud dans ma nuque. Nous restons emboiter l'un dans l'autre. Je ferme les yeux, que va-t-il se passer maintenant ? Romain ne bouge pas et quant à moi, je n'ose faire un mouvement. Il m'embrasse la nuque, puis se retire de moi. Il pose sa main sur mon sexe.

- Tu veux vraiment que je te baise, sale petite pute ? T'es vraiment dégueulasse pour avoir envie de te faire défoncer le cul par ton propre frère.

Les larmes aux yeux et la rage au ventre, je me retourne vers lui. Nos regards se croisent. Je lis sur son visage du dégoût mais aussi du désir. Encore une fois, il me provoque. Il me dit ces mots pour me blesser comme il sait si bien le faire. Je le pousse vers le pommeau de la douche, me colle à lui, puis écrase mes lèvres contre les siennes. Nous nous échangeons un baiser brut, violent et passionné. Nos langues se cherchent, se battent et se caressent. Il me repousse de l'autre côté de la douche et me plaque le dos contre la vitre. Je sens son sexe dur au niveau de mon intimité. Il me soulève et j'enroule mes jambes autour de ses hanches, tout en nous dévorant la bouche.
Le souffle court, nous rompons le baiser, puis nous nous regardons. Dans ses yeux, je peux voir son désir pour moi. Je lui mords la lèvre et il se lèche la blessure que je viens de lui faire. Il m'embrasse de nouveau. Mon ventre se creuse et mon pénis devient de plus en plus dur. Toujours plaqué contre la vitre de la douche, il frotte son pénis contre le mien. Je resserre mes jambes autour de lui et les siennes fléchissent un peu. Il lâche mes lèvres. Je descends de ses hanches, puis il agrippe mes cheveux à l'arrière de mon crâne et les tire en arrière.

- Suce-moi. Ordonne-t-il.

Je me mets à genoux devant lui. Je prends son sexe dur entre mes mains, puis soulève le gland. Je lèche tout d'abord ses bourses, puis je fais remonter ma langue sur son pénis, dont je lui donne un coup avec, avant de l'engloutir totalement dans ma bouche. Je fais des longs va-et-vient sur son membre érigé. Il pose sa main sur ma tête, puis la pousse vers son sexe, pour que je la prenne plus profondément dans la gorge. Il pousse des gémissements et bouge ses fesses au rythme de mes mouvements sur sa bite. Son sexe se gonfle dans ma bouche et je sens un goût bizarre. Je le suce plus vite, puis il éclate entièrement dans ma bouche. J'avale le liquide entièrement et lève ma tête vers lui, puis je m'essuie la bouche. Il a l'air satisfait.

- Lève-toi maintenant.

J'exécute ses ordres. Il me retourne, puis infiltre un doigt dans mon anus. Il fait des va-et-vient, puis écarte les parois de ma cavité en des mouvements de ciseaux avec deux doigts. Il les enfonce puis les retire à plusieurs reprises, avant de pénétrer son pénis en moi. Il commence à bouger. Ses coups de reins sont brutaux, emprunts de violence et de passion. Il s'enfonce en moi comme un burin. Je plaque mes mains sur la vitre de la douche. J'ai chaud et les papillons dansent dans mon bas-ventre. J'apprécie les vibrations de son sexe en moi. Il m'agrippe les hanches, un spasme me parcourt et j'éjacule sur la vitre. Romain continue à se déchainer derrière moi, en entrant plus profondément en moi. Puis, il pousse un râle plus fort que les autres et finit par se déverser en moi.

Je me retourne, puis colle mon dos à la vitre. Romain prend le pommeau de la douche et l'ouvre. Il me jette un gant, puis je prends le bain douche posé par terre. J'en mets un peu sur le tissu, puis lui frotte les pectoraux.

…...

Depuis l'épisode de la salle de bain, nous avons continué à le faire dans chaque recoin de la maison. Cependant, nous n'avons jamais parlé de ce que nous faisons, de ce que nous ressentons l'un pour l'autre. J'ai peur de lui avouer mes sentiments, j'ai peur qu'il me rejette comme il rejette toutes ses petites amies après les avoir baisées. Alors je me tais et continue à jouir entre ses bras, tout en emprisonnant mes sentiments.
Romain est l'amour de ma vie. Je ne peux vivre sans lui. D'ailleurs, je meurs en son absence.

Le bac en poche, il a pris un studio près de sa fac. Je vais le voir tous les week-ends et pendant ces deux jours nous faisons l'amour. Le plus souvent, nous le faisons qu'à deux, mais parfois il invite ses petites amies à nous rejoindre. Il aime ça. Évidement, ça me fait mal de le voir prendre ces femmes devant moi, mais je l'aime alors je me tais.

Romain me rend fou. Il me fait perdre la tête. Je l'aime.

…...

Je soupire quand je vois Romain et Fanny, sa nouvelle petite amie dans la chambre. Il est allongé sur le lit avec elle. Ce matin, il m'a appelé pour me dire qu'il avait une surprise pour moi. Je me suis demandé toute la journée ce que cela pouvait bien être. Il veut encore que je couche avec une fille devant lui. Il me fait signe de venir le rejoindre. Il caresse les petits seins de Fanny. Déçu par sa surprise, je monte quand même sur le lit.

- Embrasse-la. M'ordonne-t-il.

Je me penche vers elle, nos lèvres se touchent et nos langues jouent ensemble. Romain passe sa main sous mon t-shirt et un frisson me parcourt. Il rejoint ses lèvres aux nôtres. Nos trois langues se caressent. Je déteste ça car je n'aime pas quand il embrasse ces filles. Je veux qu'il n'appartienne qu'à moi.
Romain descend vers ses seins, puis lèche le téton qu'il suce ensuite. Moi aussi, je fais de même avec l'autre. Fanny gémit. Elle semble aimer ça, je crois. Mon frère m'attrape la main, puis la dirige vers l'entre-jambes de Fanny. Il me prend un doigt, puis me le fait mettre en elle. Le bougeant dans son vagin, j'ai envie de vomir. Je ferme les yeux espérant finir ça bientôt. Tout en suçant le sein de Fanny qui gémit, je vois Romain prendre deux sachets en plastiques posés sur la table de chevet. Il m'en tend un que je prends, puis déchire l'emballage avec les dents et me reprend le préservatif des mains. Il s'avance vers moi, me caresse le sexe et me le met.

- Prends-la. Me demande-t-il, en me caressant la nuque.

Je m'allonge sur cette femme qui a les jambes grandes ouvertes et je la pénètre d'un coup sec. La nausée me prend car je n'ai pas envie de le faire, mais je le fais quand même car j'aime Romain, et c'est ce qu'il veut. Mon frère, allongé près de nos corps en mouvement, caresse ma nuque, puis m'embrasse le creux du dos et lèche ma colonne vertébrale. Il parsème mon corps d'une pluie de baisers.

À chaque coup de reins, Fanny crie de plaisir. Romain s'allonge sur moi, puis me pénètre tout doucement. Tous les trois emboités l'un à l'autre, bougeons à l'unisson. La verge de Romain en moi me fait oublier ma nausée. Il s'enfonce plus profondément et j'accélère mes mouvements du bassin. Fanny m'enlace l'épaule, tandis que Romain me lèche la nuque. Je me sens bien à présent, tellement que je finis par éjaculer dans le préservatif. Mon frère bouge encore derrière moi et mon sexe tremble toujours dans le vagin de Fanny. Dans un fort râle, je sens le préservatif de Romain se remplir de sa semence. Il se retire de moi puis s'écroule près de nous. Immédiatement, je sors de cette salope et des haut-le-coeur me prennent. Je sors précipitamment du lit puis je vais vomir dans les toilettes. Quand je reviens, je vois mon frère allongé sur le lit et Fanny l'embrassant. La colère monte en moi. Comment cette garce peut faire l'amour avec mon Romain ? Je m'avance vers eux, puis la prends par le bras.

- C'est fini maintenant. Casse-toi salope ! M'écriais-je.

Elle me regarde étonné. J'ai envie de la tuer et j'essaie de me maitriser.

- Dis à cette pute de se tirer ! Ordonnais-je à Romain.
- Romain ? Fit Fanny
- Casse-toi pétasse ! Dit-il, en lui balançant ses fringues.
- Mais Romain ...
- Casse-toi je te dis ! Grognais-je, en la prenant par le bras. Je veux plus te voir baiser avec mon mec.

Je la jette dehors avec ses fringues, puis je retourne dans la chambre. Romain fume un joint devant la fenêtre. Je l'enlace à la taille et me colle à son dos. Il se retourne, puis nous nous embrassons. Il n'appartient qu'à moi, qu'à moi seul, uniquement à moi.

Romain dort sur le ventre et je caresse son dos. Il est tellement beau. Je l'aime tellement. Il ouvre les yeux, puis me sourit. Je m'approche de lui et nous nous embrassons, puis il passe sa main entre mes cuisses.

- T'as encore envie ? Demandais-je.
- Hum…

Il se met sur le ventre. Je bascule sur lui, puis je frotte vigoureusement son pénis avec ma main. Je me redresse, le chevauche et le mets en moi. Je monte et descends de ses hanches viriles. Il pose ses mains sur mes flancs, puis nos regards se croisent. Je me penche et caresse ses lèvres de ma langue. Il m'empoigne les cheveux, me plaque ses lèvres sur les miennes, puis me bascule sous lui et me donne des coups de butoir qui m'emmènent aux paradis.

La tête posée sur son torse nu, je fais des cercles à l'aide de mon doigt sur ses pectoraux. Mon coeur bat dans ma poitrine et j'ai envie de lui poser la question. Je veux savoir. Je me suis trop longtemps tu, j'en peux plus et je vais devenir fou si je ne lui demande pas.

- M'aimes-tu ?
- Hein ? C'est quoi cette question pourrie ?
- Je veux juste savoir ...
- Ben t'es mon frère …
- Hum ! Et m'aimes-tu ?
- Swan, t'es mon frère !
- Je vois. Fis-je avec une moue.

Qu'attendais-je de lui ? Mon coeur se serre dans ma poitrine. Je me redresse, puis pose mes lèvres sur les siennes.

- T'es mon frère. Soufflais-je.

…...

Je suis à l'hôpital. Le médecin devant nous, annonce qu'ils n'ont pas pu le sauver. Il nous assure que Romain n'a pas souffert lors du choc frontal avec l'autre véhicule. Maman s'écroule dans les bras de papa. Mes frères et soeurs pleurent. Ma tête tourne et je m'en vais. Je vais rejoindre mon Romain chez lui. Je ne sais pas comment j'ai fait pour arriver dans son studio. Je vais dans sa chambre universitaire, puis m'écroule sur son lit. Mes larmes coulent le long de mes joues. Reviens mon amour !

…...

Je sens son regard rempli de désirs sur moi.

Je rêve de lui toutes les nuits. Je me déteste de le désirer.

Je veux lui faire l'amour, mais j'ai peur.

J'ai aimé son regard sur moi quand j'ai baisé Mélanie.

J'aime Swan, je ne sais pas quoi faire. Pourquoi suis-je comme ça ?

J'ai déménagé. Swan me manque. Je baise des filles et des garçons pour l'oublier. Oublier que je l'aime. Son corps, son sourire, sa beauté et la douceur de sa peau me manquent.

Swan est tout pour moi. Il m'a demandé si je l'aimais. Je n'ai pas su lui répondre, lui avouer que je suis fou de lui, fou à en crever. Que penserait-il s'il savait que je l'aime, que c'est à cause de lui que je me meurs et que je deviens fou ?

…...

Je referme le journal intime de Romain. Les quelques lignes que j'ai lues m'ont crevé le coeur. Je brûle son journal dans l'évier du studio. Personne ne doit savoir mon amour à quel point nous nous aimons.
Après avoir jeté les cendres des pages contenant tes sentiments, je me rends sous la douche. Puis, je fais couler l'eau sur mon corps nu. Je regarde l'eau ensanglantée évacuer, puis je lâche le couteau qui m'a servi à m'ouvrir les veines et je ferme les yeux.

- J'arrive mon amour

FIN