Disclaimer : Les persos m'appartiennent.

Note : J'ai beau me lire, me relire et me rerelire certaines fautes m'échappent. Désolée. :3 Je suis d'ailleurs à la recherche d'un bêta. (De préférence pour cette fic et pour «Total Eclipse of the Heart» Si ça intéresse, par miracle, quelqu'un n'hésitez pas à m'envoyer un mp ! :)

Note bis : Désolééééééée, je m'excuse encore une fois pour le temps que j'aurais mis à la publication de ce chapitre, mais le Bac plus un gros manque d'inspiration pour cette fic' ont laissé la page blanche. Désolée encore une fois. :3

Note bis bis : ATTENTION : Ce chapitre change de point de vue pour celui de Nathaniel.

Chapitre 4 :

oOo Si tu savais... oOo

Alors que je suis au bar, en train de regarder cette masse de personnes qui se déhanchent -pas forcément bien- sur une musique dénuée de tout sens à mes yeux, je me redemande encore une fois comment Laureen a réussi à me traîner ici. De force, c'était forcément de force, ou alors elle m'a drogué. «Mais si, ça va être super sympa ! Faut que tu sortes, que tu rencontres des gens un peu !» Qu'elle m'a dit. Laureen, la seule personne avec qui j'ai plus ou moins sympathisé depuis que je suis dans ce lycée de bourges. Ça doit être pour ça en fait, pas envie de perdre la seule personne avec qui je m'entends bien. «Super sympa» … Tu parles ! Publicité mensongère. Surtout qu'on a connu de meilleurs contextes qu'une boîte remplie d'ados pré pubères pour les rencontres...

Des mois que je n'ai pas remis les pieds dans une boîte, sept exactement. Depuis tout ça, mais comme je n'avais pas de raisons valables pour refuser Laureen ne m'a pas laisser le faire. Pas de raisons valables à lui donner en tout cas.

Je fixe mon verre dans lequel tourne une boisson quelconque, avant de le finir d'une traite. La brûlure de l'alcool est quelque chose que je trouve agréable. Le goût sulfureux qui reste dans ma bouche est sucré et acide, j'aime ça. Alors que je m'apprêtais à commander un -attendez je compte- quatrième verre de ce succulent cocktail, Laureen revient de la piste de danse et m'entraine à sa suite, me faisant presque tomber du tabouret où j'étais installé. Avant de comprendre ce qui m'arrive je me retrouve entouré de ces corps mouvants plus ou moins en rythme avec la musique. Autant j'adore danser, j'aime me laisser enivrer par la musique, j'aime laisser mon corps couler au son de la mélodie, j'aime bouger avec une autre personne, j'aime la sensualité que l'on peut y retrouver, autant j'ai vraiment du mal quand c'est en boîte avec strictement personne qui ne m'intéresse avec qui danser.

Laureen pose ses mains sur mes épaules avant de venir se coller lascivement à moi, et je ne peux retenir un léger mouvement de recul. Comprenez moi, tout ce qui comporte des seins et fait partie de la gent féminine je ne peux pas. Une fille qui se colle à moi avec des intentions... pas très amicales, ça m'écœure. Je la regarde d'un air désolé, ce qui ne suffit pas. Elle ne sait pas que je suis gay, après tout quel besoin aurais-je de le crier sur tout les toits ? Je lui souffle à l'oreille que je lui expliquerais après. Le regard qu'elle me lance me montre bien que je n'y échapperais pas.

Je continue donc à danser avec en évitant tout ce qui est plus sensuel. Et je m'ennuie. Tellement que j'ai presque peur de m'endormir au beau milieu de la piste de danse. Moyen, je sais. Mon regard est soudain attiré par un groupe de quatre ou cinq personnes qui sont en train de renter dans la boîte. Je comprends rapidement quand je vois dans ce groupe mon cher camarade de chambre.

Gabriel Del Gassia, président du conseil des élèves, beau comme un dieu et accessoirement, connard de première. Oh, évidemment j'admets qu'il est sublime et sexy comme ça ne devrait pas être permis et je comprends tout à fait pourquoi tous, hommes comme femmes, tombent dans ses bras au premier regard qu'il daigne leur jeter. Mon problème avec lui se trouve justement là, dès la première fois que je l'ai aperçu, je n'ai vu qu'un mec arrogant et méprisant. Alors me retrouver dans sa chambre... Et le comble, je crois bien que je l'intéresse. Quelques regards qu'il me lance, quelques intonations me laisse le penser. Et le pire du pire pourquoi faut-il qu'il soit ami avec Alexis ? Pourquoi justement, lui ?

Je me dégage en vitesse de la piste de danse pour ne pas me retrouver près de lui, et file au bar retrouver mon cocktail chéri avec bonheur. Laureen me rejoint rapidement et s'assoit à côté de moi.

-Nathaniel ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Les mots ont été criés à cinq centimètres de mon oreille pour que je puisse les entendre.

-Rien, enfin non pas rien, mais je t'expliquerais tout à l'heure.

-Hm.

Elle a l'air pensive, et à mon avis elle doit bien s'en poser des questions. Tant pis. C'est elle qui a voulu me traîner ici, maintenant elle assume. Au bout de trois ou quatre verres de plus, je sens que ma vision commence à se flouter un peu et ma tête a tourner. Laureen veut que nous retournions danser et m'emmène, encore une fois, presque de force sur cette foutue piste. A quelques mètres de nous je les vois, eux. Alexis me regarde l'air inquiet, et je sais ce qu'il pense. Cet air confirme mes questionnements. Gabriel me veut. Je m'échappe de la poigne de Laureen pour filer vers les toilettes, où je me rince le visage à l'eau, essayant de remettre mes idées au clair, au moins un peu.

Je suis très vite rejoint par Alexis. Toujours cette inquiétude dans ses yeux. Je trouve qu'il exagère un peu, mais il est comme ça, protecteur avec moi, depuis tout ça.

-Nath, tu devrais partir.

-Hein ? Et pourquoi ?

-Tu le sais, tu l'as très bien deviné. Gabriel veut t'avoir.

-Oui je m'en doutais.

-Alors ne le laisse pas faire !

-Et pourquoi ça ? Je ne suis pas en sucre Alex ! Je ne vais pas être seul pour le reste de ma vie, bordel !

-D'accord sors avec qui tu veux, mais pas lui. Je le connais, bien, très bien même. Il ne peut que te faire du mal, détruire tout ce que tu as pu reconstruire !

-Et si je ne cherchais qu'une histoire de sexe, moi aussi ?

-Nath... Gabriel, non pas lui.

-Je ne suis pas aussi fragile que tu le penses, et pourtant j'ai très bien su me préserver de lui. Maintenant si je veux coucher avec lui je le ferais. Point.

-Nath...

-A moins que ce ne soit une crise de jalousie que tu me fais là, tu le veux Gabriel, c'est ça ?

-Hein ? Non !

-Et la vérité ?

-J'admets que je ne serais pas contre coucher avec lui. Mais ce n'est rien de plus, et tu es bien plus important. Nath, je ne veux plus te voir comme ça.

-Et pourtant je ferais ce que je veux. Mais ne t'inquiètes pas, ça n'arrivera plus.

-Et comment peux-tu en être aussi sûr ?

-Me prends tu pour un con ? Une fois me suffit amplement. Je ne craquerais pas, et si je sens que j'en suis trop proche, je demanderais à changer de chambre, voir de lycée. Ça te va ?

-Oui...

Il n'a pas l'air convaincu, mais en même temps je ne peux rien faire de plus, et je ne veux pas repenser à ça. Je veux juste oublier, pour passer à la suite.

-Nath, fais attention. Gabriel, il est plus dangereux qu'il n'en a l'air...

Quelques mots et il est parti. Ne reste plus que l'écho de ses paroles. Il a l'air terrifié par ce qui pourrait arrivé. Gabriel est un de ses meilleurs amis à la base, il ne peut pas être mauvais, non ?

En tout cas, tout ça m'a fait dessaouler en vitesse. La descente est dure, tout me revient. Il faut que je sorte, il faut que je parte. Vite. Je retourne dans la salle, les basses me vrillent les tympans plus que jamais et je retrouve en vitesse Laureen. Cette fois c'est moi qui la traîne de force, direction la sortie. Je ne resterais pas une minute de plus, pas alors que les souvenirs ressurgissent toujours plus vite dans mon esprit. Les images, les sons. Tout me revient, les sensations m'emprisonnent. Je ne vois plus rien, j'essaie de m'accrocher à quelque chose, ne trouve rien. M'écroule par terre. Puis le noir, le néant.

J'ouvre les yeux, la lumière m'aveugle et je les referme en vitesse. Un mal de tête me vrille le crâne, et la lumière vive n'a rien arrangé. J'inspire, j'expire doucement et réessaie d'ouvrir doucement mes yeux. Un plafond blanc au dessus de moi, je suis dans un lit. Je reconnais vite la chambre aux teintes métalliques. Je suis chez Alexis. Et là tout me revient, d'un coup, intensifiant mon mal de tête déjà conséquent. Aïe.

Je me lève doucement, sachant très bien que mes jambes vont avoir du mal à me porter, et je ne me trompe pas là dessus. Je reste donc assis pendant cinq minutes, avant de refaire une tentative. Yep c'est bon cette fois. J'avance lentement jusqu'à la porte et vais jusqu'au salon où je retrouve justement Alexis assis sur le canapé en train de boire un café. En m'entendant il se lève brusquement et se tourne vers moi.

-Nath ! Putain, tu m'as vraiment fait peur !

Aïe bis, ma tête.

-Alex, ne crie pas s'il te plait. J'ai heu.. dormi combien de temps ?

-Dormi ? Dormi, bordel ? Tu t'es évanoui Nath, ça fait une demi heure. Et j'ai eu peur que tu ne retombes dans le coma ! J'étais à deux doigts d'appeler l'hôpital.

-Non pas ça !

-Si, et je crois que je vais t'y emmener au cas où il y ait quelque chose de plus grave, qu'un simple malaise.

-Il n'y a rien de plus Alex.

-Et comment peux-tu en être aussi sûr ?

-Parce que je n'aurais juste pas dû retourner en boîte. Quand l'alcool est redescendu et avec notre discussion, tout m'est revenu d'un coup, et ça a été trop, c'est tout.

-C'est tout ? Mais pourquoi t'es allé en boîte, aussi ? Je pensais que ça allait assez bien pour que tu puisses le permettre !

-Je le pensais aussi. Je ne comprends pas, ça allait mieux ces derniers temps et là... Et puis Laureen ne m'a pas vraiment laissé le choix, je ne voulais pas la blesser.

-Mais putain, t'es vraiment con ma parole !

Oui, Alexis a une petite tendance à la vulgarité quand il est énervé.

-Merci. D'ailleurs Laureen est où ?

-J'en sais rien, sûrement chez elle.

-Comment ça t'en sais rien ? Tu ne l'as quand même pas laissé seule en boîte ?

-Mais ça va pas oui, je ne suis pas inconscient, moi. J'ai demandé à Noé de la ramener. Ca a été compliquer puisque mademoiselle voulait absolument fouiner autour de toi.

-Fouiner ? Ou alors elle était juste inquiète, non ?

Mon ton est légèrement ironique, mais il n'est pas très sympa avec elle là.

-Tu plaisantes, j'espère ? Je t'ai connu meilleur juge Nath. Oh elle était peut-être un peu inquiète, en effet. Mais surtout très curieuse. Je la connais cette fille, je te rappelle que je suis dans le même lycée qu'elle depuis plus de deux ans. C'est une vraie commère.

-Elle avait l'air sympa...

-Bien sûr, qu'elle a l'air. Et le fait que tu reste l'un des plus beaux mecs sur cette terre n'a rien a voir, évidemment ?

-Ben pas forcément, non.

-Ptaaain, Nath, tu continues à vivre dans ton monde des bisounours ? Une fois ne t'a pas suffit ? Tout le monde n'est pas gentil, les gens sont intéressés, surtout dans ce milieu. Et tu le sais !

-Oui, certes, je le sais, mieux que personne. Mais ça n'empêche pas qu'il doit toujours exister des gens qui soient bien.

-Oui mais n'accorde pas ta confiance aussi facilement. Nous sommes certes dans un lycée. Certes, ils sont tous bien plus jeunes, mais pas meilleurs, non vraiment pas.

-Mais merde Alex ! Arrête de me prendre pour un débile ! C'est pas parce que je suis sorti en boîte une fois avec elle et que je l'ai trouvé sympathique que je lui fais confiance. Ça n'a rien à voir ! Si tu penses vraiment que je peux encore accorder ma confiance comme ça, tu te trompes. Alors arrête de me couver. Ça a beau partir d'un bon sentiment, je ne l'accepterais pas longtemps.

Mon éclat a eu l'effet escompté, il me regarde l'air contrit. En même temps, je veux qu'on me respecte, à commencer par lui qui est au final mon plus proche ami.

-Désolé, Nath.

-Hm. Et dis moi, ça ne va pas paraître bizarre que tu m'aies ramené chez toi alors qu'on est pas censé se connaître ?

-Je leur ai dit que je leur expliquerais Lundi.

Je grimace à cette phrase. Là, ça va se compliquer, et pas qu'un peu, je n'ai pas l'intention que quiconque soit au courant.

-Et on va leur dire quoi à tes chers amis ? Non, parce que je n'ai strictement aucune envie qu'ils sachent quoique ce soit sur mon passé.

-Je sais bien, mais on leur dira juste qu'on se connait d'avant et que je t'ai ramené chez moi parce que j'étais celui qui te connaissait le mieux dans cette foutue boîte. Point.

-Et pourquoi on aurait caché qu'on se connaissait cette semaine, dans ce cas ? C'est illogique.

-Ha, je n'avais pas pensé à ça...

-Quelle merde...

-Oh bah désolé, hein, mais je n'allais pas te laisser par terre dans cette boîte.

-Non, et merci pour ça, mais maintenant faut trouver une solution.

-Je ne t'avais pas reconnu, parce qu'on ne s'est pas vu depuis longtemps ?

-Pas crédible et en plus tu m'aurais reconnu comme ça en me voyant m'écrouler ? Illogique.

-C'est vrai...

-Bah au pire on leur dit juste que c'est compliqué et qu'on ne peut pas en parler.

-Ouaip... mais bon...

-Qu'est-ce qu'il y a ? C'est encore le plus pratique, on ne ment pas, et on n'est tranquille.

Je reste con alors que je vois Alexis explosé de rire devant moi. Un rire un peu jaune.

-Tran..quille ? Haha.

Plié en deux devant moi, il a du mal à retrouver son souffle. Il finit par respirer lentement pour reprendre.

-Tranquille ? Avec Gabriel ? Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour savoir pourquoi je lui ai menti. Déjà qu'il ne comprenait pas pourquoi j'ai été désagréable avec lui depuis la rentrée, là ça va être le summum. Et malheureusement, son pouvoir c'est beaucoup...

-Désagréable avec lui ? Toi ? Mais pourquoi ?

-Pour faire en sorte qu'il t'oublies. Pour l'empêcher de se rapprocher de toi autant que possible.

-Ah... Mais ce n'est pas un de tes meilleurs amis ?

-Si... Mais comparé à toi, il n'est rien, et ne sera jamais rien. Je ferais tout pour t'aider et te protéger même si je sais que tu n'aimes pas ça, Nathaniel... Non ne dit rien. Je sais que tu es fort, je le sais plus que personne. Ta force, ton courage sont incroyables mais on arrive jamais à rien seul, Nath. Alors si tu as besoin, tu sais que je serais là pour toi.

L'amitié que me porte Alexis, est le soutien dont j'ai besoin, et j'ai beau être fort, lui reprocher de me couver, je sais que j'en ferais autant à sa place.

-Merci, juste merci Alexis. Et tu sais qu'au moindre problème, je serais là pour toi aussi.

Je déteste la niaiserie habituellement, mais là, ces mots ont besoin d'être dit. De clarifier la situation. Et surtout de nous donner un peu de courage avant d'affronter le lycée Lundi.

La peur s'infiltre en moi, doucereuse, sinueuse, à l'idée de retourner là bas, entouré de ces fauves. Je ne peux m'empêcher de les voir comme ça. Des fauves prêts à poursuivre une proie sans relâche, la coincer, jouer avec puis la déchiqueter sans pitié.

oOo A suivre ! oOo

Voici donc le chapitre suivant, où les choses avancent pas mal du fait qu'on change de point de vue. Enfin, sans avancer vraiment l'histoire commence à véritablement apparaître.

Enfin bref, voilà, et n'hésitez pas à reviewer, que vous ayez aimer ou pas, ça aide l'auteur !

Merci et à bientôt !

Flambya.