Chapitre 6

Ludovic arriva derrière eux …

L : Eh bah, vous étiez passés où tous les deux ?

Kévin et Yann se regardèrent, plus complice que jamais…

K : Euh … bah en faite… euh…. Yann voulait absolument voir les camions alors … dit-il d'un coup puis se tourna vers Yann

Y : … oui ….. oui, tu sais… les camions de pompier, tous ce rouge… ça…. Ça m'fascine en faite !

Kévin était intérieurement mort de rire de voir son homme essayer de se débattre avec le propre mensonge qu'il venait de lui mettre dans les pattes…

L : Ah bah, j'ai bien fait d'vous inviter, au moins tu peux régaler tes yeux de ces petits bijoux !

Y (maudissant Kévin de ce coup bas) : Me régaler… les yeux…. Ouai on va dire ça …

L : Avoue que ça aurait été dommage de rater ça !

K (moqueur, regardant toujours Yann) : Bah ouai, c'est clair … ça aurait été … VRAIMENT…. Dommage !

L : Bon, vous venez boire un verre, on à pas eu trop le temps de parler depuis que vous êtes arrivés… trop accaparés par votre fan club perso ! dit-il en rigolant

K : C'est vrai que mon homme fait toujours cet effet sur les gens… hommes ou femmes !

Y : Elles sont adorables …

L : Ouai je sais bien… ! c'est d ailleurs pour ça que la plupart d'entre nous sont jaloux de vous ce soir ! dit-il en plaisantant

Ils se dirigèrent vers le bar tous en rigolant et continuèrent à discuter longuement en buvant verre après verre. Ludovic commençais à ne plus voir très clair et sortis prendre l'air sur la grande place. Kévin et Yann se retrouvèrent à nouveau seuls. Kévin était blotti dans les bras de son homme qui l'enlaçait par derrière, sa tête reposant sur son épaule. Ils étaient tous guillerets, l'alcool aidant légèrement. Soudain Yann regarda droit devant lui et vit cette splendeur rutilante…

Y : Dis-moi mon ange…

K : oui

Y : On l'as pas visiter celui-là ?

K : Lequel ?

Y : le gros là… avec sa grande lance et sa grosse échelle …

K : Euh non j'crois pas …. J'm'en souviendrais

Y (murmurant) : Moi aussi j'm'en souviendrais

(à haute voix cette fois) : Et pas tester non plus … ! (avec son regard emplis de luxure…)

K : Yann ?

Y : Humm

K : Dis-moi que ce que je sens n'est pas ce que j'crois ?

Y : Euh … bah …

K : Oh ! Yann ! Juste en regardant un camion de pompier !

Y : Eh ! Les camions m'fascine …. T'as déjà oublié ?

K (mort de rire) : OK, j'l'ai bien cherché…. C'est un coup en traitre, j'avoue tous… j'suis désolé.

Y : Ouai bah ça change rien … allez viens !

Ils coururent comme des gamins ayant peur d'être pris en faute. Une fois arrivé devant ou plutôt à l'arrière du véhicule imposant, ils montèrent discrètement afin d'atteindre la grande échelle qui avait été dépliée en partie pour l'occasion.

Yann était chaud comme la braise. Ils s'embrassèrent à perdre haleine, ne quittant leurs lèvres que pour reprendre leur souffle et mieux les retrouver. En seulement quelques minutes ils étaient nus comme des vers à soie, se caressant, se cherchant l'un l'autre…

Y : J'en reviens pas d'avoir encore la tric malgré la journée qu'on vient de vivre … ! (une lueur dans les yeux) L'échelle…. C'est une première celle-là !

K : Ouai … ça m'excite encore plus !

Kévin n'eut pas une seconde pour réagir que déjà Yann le retourna sans ménagement, leurs faisant monter de quelques pas, et lui colla le torse contre l'échelle dressée tous comme leurs sexes au sommet de leurs érections. Il s'agrippa avec force aux barreaux de l'échelle, les phalanges blanchies par la pression, prêt à tous les plaisirs. C'est le moment que choisis Yann pour passer ses bras sous les aisselles de son mari, agrippant ses épaules. Puis il s'enfonça dar dar en lui, tous en force mais sauvagement sensuel. Il ralenti la cadence pour donner quelques coups de reins secs et bien appuyés, ce qui eu pour effet de faire perdre complètement la tête à Kévin qui était déjà au bord de l'apoplexie…

K : Ohhh… Oh Yann… enc… encore… ouiii !

Y : T'aimes ça hein ? T'aime quand j'te prends sauvagement ?

K : Humm …

Y : Dis-le !

K : Oh ouiii… j'… j'aime !

Y : Demande-le moi mon ange …

K : Yannnn … Prend…. Prend-moi sauva… sauvagement …!

Il ne se le fit pas dire deux fois et d'un coup accéléra la cadence des ses coups de reins, plus violents les uns que les autres. A chacun d'eux le corps tous entier de Kévin se heurtait à l'échelle, lui arrachant des gémissements de plaisirs qui n'excitèrent que d'avantage Yann. Il se déchaina complètement en lui, tel un animal sauvage… et Kévin adorais ça… retrouver son Yann fougueux du début, de temps en temps.

Quand il fut sur le point d'atteindre l'extase, Yann pris le sexe durcis de son amant et cala ses coups de mains à ses coups de reins, les emmenant tous deux à la plus haute jouissance, se criant le prénom de l'autre…

Y (toujours en lui) : Merci mon ange, t'était parfait…

K : C'est toi qui étais … inspiré ! Mais tu t'souviens du brancard ?

Y (intrigué) : Euh oui… quel rapport ? Tu peux m'expliquer ?

K : Bah heureusement qu'on ne fait ça que de temps en temps …. Parce que si toi tu as le brancard… moi, c'est un fauteuil roulant qu'il va me falloir ! dit-il, amusé

Yann se retira délicatement, embrassa son homme encore une fois, tendrement. Ils se réajustèrent puis partirent rejoindre les autres, l'air de rien.

Il se faisait bientôt 23h30 et la soirée commençait à touchée à sa fin. Tous se dirigèrent petit à petit vers le pont d'embarquement pour attraper la dernière navette.

Keyann voulant encore profiter de cette soirée, décidèrent de redescendre à la crique pour un dernier coup d'œil, un dernier moment rien que tous les deux, comme seul au monde. A cette heure tardive, il n'y avait pas âme qui vive mais ils avaient préféré se poser au même endroit que la première fois, sur la gauche, prêt des rochers. D'ici, absolument personne ne pouvait les apercevoir.

Ils étaient dans les bras l'un de l'autre, absorbant l'air frais qui leur fouettait légèrement le visage, ce sui leur fit un bien fou…

K : Et dire qu'on repart déjà demain… c'est passé tellement vite !

Y : C'est vrai... et cette ile est très agréable, c'est reposant, tranquille…

K : On reviendra !

Y : Oh que oui on reviendra ! Ca fait du bien de s'échapper un peu du quotidien de temps en temps.

K : On oublis tous les soucis le temps d'un week-end et on repart du bon pied, en pleine forme, en profitant à fond…

Y : ….. D'ailleurs en parlant de profiter à fond…

K : Yann ?

Y : Humm…

Yann parsemait la nuque de son mari de milliers de baisés, caressant ses bras, ses jambes…

K : Ne me dis pas que…

Y : … (continuant ses douces marques d'affection)

K : Oh non …. Ça va pas recommencer ? dit-il abasourdis

Y : Juste une petite fois … une dernière… pour conclure en beauté cette magnifique soirée romantique.

K : Romantique ! Sportive tu veux dire !

Y (riant à cette réflexion et le faisant pivoter pour être face à lui) : J'te promets qu'on fait rien de spécial, simplement une infinie tendresse … j'veux juste te donner de la tendresse…

K : Oui bah … effectivement… dis comme ça…. J'peux pas refuser ! répondit-il d'un air dépité, un petit sourire amoureux aux lèvres, trahissant son manque total de volonté

Yann passa ses mains sous son polo et lui retira délicatement, entrainant vers le haut les bras de Kévin…

K : C'est pas du jeu …. Tu sais parfaitement que j'peux pas te résister quand tu me regarde comme ça, avec tes yeux de crapaud mort d'amour… dit-il avec sa bouille d'ange.

Yann lui souris de plus belle et le jeune basque fondis complètement à cette vision. Ils en étaient déjà à la perte de leurs pantalons respectifs, suivi de leurs boxers. Yann resta assis, les jambes en arc de cercle et positionna son amant sur lui, de façon à ce qu'il puisse le voir, voir ses magnifiques yeux bleus dans lesquels il aimait se perdre.

Kévin enroula ses jambes autour de la taille de Yann, ses bras enlaçant son cou. Yann le souleva légèrement et le pénétra dans une extrême douceur. Il se mouvait en lui avec délice, appréciant chaque coup de reins portés à son mari. Dieu qu'il aimait son homme, plus que sa propre vie, en sachant parfaitement que tous comme lui, Kévin donnerais sa vie pour la sienne.

Kévin était au comble du bonheur, il ondulait sur Yann à la même cadence que celui-ci, leurs corps emplis de chaleur. Leurs torses étaient en contact permanent, à ne faire qu'un, s'imbriquant à la perfection comme si leurs deux corps avaient été conçus l'un pour l'autre. Le bonheur et le plaisir à l'état brut se lires sur leurs visages au moment de leurs jouissances parfaitement synchronisées, accompagné de doux murmures…

Y : Je t'aime…

K : Je t'aime…

Puis se regardant à nouveau dans les yeux, le bleu océan rencontrant le vert émeraude…

Y : Always…

K : And Forever…

Il se faisait presque minuit quand ils rejoignirent les filles à l'embarquement. Ils s'étaient donné rendez-vous afin de repartir tous ensemble et profiter encore un peu les uns des autres. Evidemment, une fois embarqué, Kévin et Amy Lee se mirent naturellement à côté pour continuer leur conversation. Yann était amusé par la situation. Après tous, il n'y perdait pas trop au change, il avait quatre filles pour lui tous seul, « ce qui rendrait la plupart des hétéros jaloux « pensa-t-il.

A l'arrivée, tous ce petit monde se séparèrent dans des au revoir très ému autant pour les uns que pour les autres, Kévin et Amy Lee se promettant de garder contact et de se revoir très vite sur Paris, habitant à peu de distance l'un de l'autre.

En arrivant à l'hôtel vers minuit et demi, Keyann n'eurent qu'une envie, se plonger dans leur lit et c'est sous la couette, blottis l'un contre l'autre qu'ils s'endormirent en quelques minutes, plus heureux que jamais.

Le lendemain matin, déjà bien avancé suite à la grasse matinée octroyée, Kévin se réveilla le premier et eu la surprise de découvrir la belle érection matinale qu'offrait son mari. Son sang ne fit qu'un tour et déjà il disparu sous la couette. La délicieuse, et au combien maîtrisée, caresse que lui prodiguait son homme avec sa bouche, réveilla Yann en douceur avec un sourire satisfait à en faire pâlir une tomate bien mûre, puis l'ayant senti complètement réveillé après le râle de plaisir qu'il lui avait arraché, Kévin remonta à la surface, se léchant encore les lèvres….

Y : Bonjour mon ange…

K : Bonjour à toi, amour de ma vie…

Y : J'le lasserais jamais de t'entendre dire ça, surtout accompagné d'un tel réveil …

K : C'est ou tu veux, quand tu veux bébé !

Y (souriant dans un soupire de bonheur) …. . Mon ange faut se lever, sauter dans la douche et préparer les valises. On doit rendre la chambre à 11h30 et il est déjà presque 11h00 !

Malgré la dangerosité de la chose, ils prirent une douche commune, et bien qu'ils résistèrent à la tentation de se donner l'un à l'autre, ils s'accordèrent malgré tous quelques caresses bien placées, suffisant à leur plaisir.

Et c'est tous propre et bien heureux qu'ils quittèrent l'hôtel pour rejoindre la gare de Marseille – St Charles où les attendrais leur le TGV qui les ramènerait à la vie de tous les jours avec ses joies, ses peines, les problèmes de boulot mais aussi leur vie à deux, heureux dans leur jolie maison.

Après un rapide arrêt dans un fast-food, histoire de calmer la faim qui les tiraillait, ils attendirent l'entrée en gare de leur train, qui ne se fit pas attendre bien longtemps. Et déjà ils prenaient place dans leur wagon, en première classe, préférant jouer le confort maximum…

K : Ca nous à fait un bien fou ce petit week-end

Y : T'as eu une super idée mon ange… elle va me manquer notre petite Ile de Frioul…

Le train commençait déjà à avaler les kilomètres de railles et Kévin souri en pensant aux souvenirs qui se rattachaient à cette fameuse Ile…

K : C'est sûr qu'on en a vécu des choses là-bas !

Y (le même sourire aux lèvres que Kévin) : C'était magique … j'oublierais jamais ce week-end…

K : Tant mieux, c'était le but que je m'étais fixé !

Y : Eh bah c'est réussis !

Yann posa ses lèvres sur celles de son mari pour un doux baisé et, pour une fois, c'est lui qui se lova dans les bras de son homme, qui l'accueillit avec joie…

K : Je t'aime Yann. J'pourrais pas être plus heureux qu'avec toi… j'suis comblé

Y (après quelques secondes de silence, très calmement) : Moi pas …

K (se demandant s'il avait réellement bien saisi) : Quoi ?

Y : Te méprend pas mon ange, je t'aime et rien ne pourras changer ça, mais … il me manque quelques chose, et ce week-end me l'as confirmé…

K (ne sachant pas trop quoi répondre à ça) : Mais ….

Y : J'veux un enfant …

FIN !