Petit texte où j'ai mis tout mon cœur (mais pas mon temps, vu comment il est court !) j'espère qu'il vous plaira, et s'il vous plait pas, bah tant pis.

OoO

Ton prénom se grave dans ma tête. Et la pluie tambourine, dehors –

Plic ploc, plic ploc.

- tu m'obsèdes et me détruis, tu me blesses et tu me tues – si tu savais. Si tu savais. Le problème, c'est que tu ne sais pas. Le problème, c'est que tu ne sauras jamais. Je ne veux pas te pourrir la vie, tu comprends, je ne veux pas – je veux que tu sois heureux parce que je t'aime, je t'aime tellement, je t'aime à en devenir dingue. Mais je sais que tu m'aimes pas et –

Plic ploc, plic ploc.

-Salut, j'm'appelle Erwan, et toi ?

Plic ploc, plic ploc.

Il y a ton nom qui se grave dans ma tête.

Plic ploc, plic ploc.

Et la pluie tambourine dehors. Plus le temps passe, plus je m'accroche à toi. Plus je m'accroche à ton existence – une existence qui n'est plus vraie. Chut. Ta gueule. Je t'aime, mais je sais que tu ne m'aimes pas. C'est pour ça que je ne veux que ton bonheur. Je t'aime, alors je resterai avec toi, même si ce n'est qu'en temps qu'amie, tu comprends. Plus vraie. Ta gueule. N'existe plus. Existence. Chut.

Plic ploc, plic ploc.

-Eh, Aurore, t'sais qui était en train d'embrasser Erwan, d'vant le lycée ? Faut qu'j'te raconte !

Plic ploc, plic ploc.

Ton nom se grave dans ma tête et la pluie tambourine, dehors.

Plic ploc, plic ploc.

Il y a un truc qui ne va pas. Tu ne respires pas. Et ton cœur ne bat plus. Et tu es tout rouge – mais je t'aime, je t'aime et c'est pour cette raison que je ne te quitterai pas. Je t'aime tellement, tu es tout pour moi. Je t'aime, et tu vois, tu vois – même si je ne suis que ton amie, je m'en contenterai, parce que j'ai une place dans ton cœur, et j'ai une place dans ta vie et – mort. Ta gueule. Plus. D'existence. Chut.

Plic ploc, plic ploc.

Derrière le lycée. Juste derrière. Ils étaient tous les deux. Rien qu'tous les deux.

-Tu sais, en fait, je pense que je –

Lame. Enfoncé. Rouge.

Plic ploc, plic ploc.

Réalisation. Peine. Larmes. Haine.

Plic ploc, plic ploc.

Elle sers un corps sans vie, elle le sers de toutes ses forces.

Plic ploc, plic ploc.

Elle n'est pas arrêtée, et le pauvre gamin fini par être enterré.

Elle reste, elle chiale – et elle crève.

-Dis, Erwan… Tu pensais quoi ?

Plic ploc, plic ploc.

Ton prénom se grave dans ma tête et, dehors, la pluie tambourine.