Une petit OS qui me trottait en tête depuis un bout. Je vous le fais partager pour le plaisir. Bonne lecture à toutes (tous?)

Dès la première fois où je l'avais vu, j'avais rêvé de lui. J'avais vingt ans à l'époque. Dans un nouveau programme télévisé, et au premier regard, je ne le remarque pas comme maintenant. Je voyais un homme aimable qui avait l'air d'aimer ses collègues de travail.

Le soir même, je rêvais d'être dans ses bras…

Ma famille et mes amis me disaient que j'étais pathétique de rêver à cet homme impossible à approcher. Ce que je trouve très logique maintenant. Lui et moi ne sommes pas du tout du même monde… Et encore, il est partout dans ma tête, sur mon cellulaire, sur mon portable, comme fond d'écran. J'étais incapable de me débarrasser de son image.

Alors j'avais décidé de commencer mon « anti-dopage » LUI. Et je le réussissais plutôt bien!

Quelques années plus tard, mon employeur m'avait informé de quelques changements dans mes horaires. Et pour faire du changement dans ma vie, je comptais en faire encore plus.

Je me promenais seule à Montréal pour la première fois, sans chemin précis, je ne faisais que réfléchir à la proposition qu'on m'avait fait. Néanmoins, toute ma vie a changé à ce moment précis.

J'ai reconnu l'homme adossé sur un mur, une cigarette à la bouche, fouillant les poches de son jean, de son veston de cuir, il vérifie même aux alentours. Lorsque je passe à moins d'un mètre de lui, il attrape mon bras, me faisant arrêter, lève son regard que j'avais toujours voulu voir de près pour me demander si j'avais du feu.

J'étais dans l'incapacité de répondre tellement j'étais bouche bée. Je lui tends mon briquet. Pendant qu'il profite du feu qui allumera sa cigarette, j'en profite pour le regarder de près. Ses cheveux bruns qui lui tombaient sur le front, son visage d'ange, son sourire sexy.

Enfin allumé, il fume doucement sa cigarette avec mon briquet toujours à la main. Il relève ses yeux, encore une fois, vers moi. Et là, comme s'il avait été choqué de me voir, il entame la discussion.

- Que fais-tu ici, me demande-t-il.

Tout ce que je trouve à faire, c'est hausser les épaules.

Ce que je fais ensuite? Je lui envoie un salut de la main et m'en vais, comme s'il n'était pas le fantasme de mes rêves, comme s'il n'était pas la plus belle vision que j'ai pu voir…

Je continue de marcher lentement, je regarde devant moi, mais pas que mon chemin, mon futur aussi. Je me demande encore ce que je pourrais faire, ce que je pourrais tenter bientôt. Car mon emploi est super, mais j'aimerais vraiment vivre à Montréal, endroit parfait pour une fille comme moi.

- Attends, est-ce que tu veux un peu de compagnie?

Il me parle encore et il doit m'avoir suivi pour qu'il soit à mes côtés. Je ne sais pas trop quoi lui répondre alors, je continue en le regardant du coin de l'œil.

- Tu sais, commence-t-il, c'est rafraichissant ici.

Je le fixe avec mon point d'interrogation sur le milieu du front, j'imagine. Car il continu sa pensée.

- Tu sais, le fait que tu me connaisses et tu fais comme si de rien n'était.

- Comment sais-tu que je te connais?

- Tu sais parler, génial, sur joue-t-il. Je commençais à me demander si tu n'étais pas muette. Tu as une très belle voix en passant.

- Ça ne répond pas à ma question.

- Le petit saut que tu as fait en me reconnaissant. Et je me souviens parfaitement de ton visage lors d'une de mes séances de dédicace.

- Un tournage à Montréal?

- Non, des vacances. J'en avais marre de tout, les voyages, les entrevues, les groupies!

Je ne sais toujours pas quoi dire après cette information, donc je continue. Il me suit. Je réfléchie aux options que j'ai. Mon patron est génial, il me paye bien, il me donne congé lorsque je le demande, mais une chose me manque à chaque jour. L'activité des débuts.

Mon travail avait toujours été ma priorité, jusqu'à ma grossesse où mon fils est devenue pour moi le plus important. J'ai choisi de tout laisser, mes heures supplémentaires, mes semaines de six jours, pour me consacrer à son éducation, mais maintenant qu'il a eu cinq ans, je ne sais plus quoi faire. Je veux avancer dans la vie.

J'ai fait mes recherches ici. Un emploi m'attend, leur garderie a une place pour mon fils, l'école se situerait près de mon travail et de notre future maison… Alors pourquoi est-ce que j'hésite encore?

- Tu veux un café, me demande-t-il lorsque nous passons devant un petit restaurant. Ou, peut-être as-tu faim?

Je ne sais toujours pas pourquoi il me parle, mais mes mains indiquent qu'il me faut quelque chose de chaud. Il fait froid en hiver ici. J'accepte en hochant la tête. Il prend mon bras et me dirige vers la porte.

L'hôtesse nous installe à une table loin de tout le monde, à l'écart des oreilles indiscrètes comme il lui a expressément demandé. Il commande deux grands cafés et deux muffins.

- Voilà votre commande, nous annonce la serveuse en lui tendant un papier et un stylo.

Je ne suis pas la seule à me souvenir de lui après toutes ses années. Il signe rapidement et en échange du papier qu'il lui donne, elle en tend un autre, son numéro de téléphone, j'imagine. Ce qui est logique, elle est belle et très attirante. Pourtant, il le laisse sur le coin sans y toucher. Je le regarde avec, encore une fois, ce point d'interrogation.

- Je ne suis pas intéressé par les grandes blondes qui n'ont aucun vocabulaire, me répond-il simplement. J'aime les femmes plus naturelles, plus simples et surtout celles qui non pas de maquillage en excès.

Je ne réponds rien, j'ignorerais quoi répondre de toute façon. Je me brule sur la première gorgée que je prends, mais il est tellement bon que je continue à boire.

- Alors… qu'est-ce que tu fais dans la vie?

- Je suis mécanicienne. Je ne te retourne pas la question. Je trouverais ironique de te le demander. Puisque je le sais depuis très longtemps.

Il est un très bon acteur, un interprète, un réalisateur, un producteur et un chanteur, très peu connu par contre.

- Wow, mécanicienne! C'est intéressant comme travail?

- J'adore mon métier, oui.

- Des passe-temps?

- D'accord, là, j'aimerais vraiment savoir pourquoi tu restes assis face à moi alors que depuis tout à l'heure, trois femmes te regardent et ne veulent qu'être avec toi.

Il reste silencieux, pourquoi? Je le remercie pour le café et le muffin que j'ai terminé et m'en vais. Je veux continuer la promenade que j'ai commencé et pouvoir savoir ce que je vais faire.

Les points qui font que je veux rester à Québec, c'est surtout pour être près de ma famille. Pour que mon fils puisse les voir, alors que moi, tout ce que je veux c'est les fuir. Ils ne sont pas ce que l'on peut appeler « présent » pour leur fille.

Ma vie peut se résumer à un éternel combat, une lutte sans merci pour pouvoir me faire une place. Dans ma famille, dans mes écoles, dans mon métier. Même en tant que mère!

- Il me semble injuste que tu saches mon nom alors que j'ignore le tien.

- Ce n'est pas ma faute si tu es une célébrité et que tout le monde connait tout de toi.

- L'autographe que tu m'as fait signer n'était pas pour toi, n'est-ce pas? Tu ne t'appelles pas Sabrina, c'est ça? Je trouve étrange le fait que tu fasses comme si je n'étais qu'un type qui te suive partout.

- Tu es plus brillant que je le pensais… Tu as raison, je ne m'appelle pas Sabrina. Et tu préfèrerais que j'agisse comme cela?

Dès ma phrase terminée, je sur-réagis en le collant, le touchant partout, lui criant tout un tas de chose, l'appelant plutôt par le nom de son personnage…

- D'accord, d'accord! J'ai compris.

- Alors je te conseille de ne plus me demander une nouvelles fois ce genre de truc. J'essaie de te prendre pour l'humain que tu es, si tu n'es pas heureux de cela, tu n'as qu'à me laisser tranquille et partir faire tes propres affaires au lieu de me suivre.

- Je suis désolé, je ne voulais pas… euh… dire ça!

Je lui lance un sourire et continue mon chemin. Il me suit encore. Je me dirige vers mon hôtel. Je ne sais pas ce que je pourrais y faire. Il y a le lit, le divan ou peut-être pourrais-je rester dans le restaurant de l'hôtel?

Je suis devant l'hôtel et là, il met sa main sur mon épaule. Je n'arrive pas à croire que je vais faire ce que j'ai en tête, mais qui ne le ferait pas?

- Viens!

Je ne lui laisse même pas le temps de répondre que déjà je l'emmène vers l'ascenseur. Depuis que je l'ai vu sur ce mur, je n'ai qu'une envie, lui sauter dessus. Quand j'ai fait ma « groupie », j'étais collé à lui et j'ai pu sentir ses muscles bien dessinés et fermes sous ma main. J'avais fait passer ma gêne en continuant mon show, mais j'avais eu beaucoup de difficulté à penser à autre chose.

Il n'avait pas voulu me laisser seule, il aurait les conséquences qu'il avait lui-même fait naître en moi. Dans l'ascenseur, il avait la tête penché vers le bas. Je pouvais pourtant sentir son regard sur moi et il ne faisait que me donner des bouffées de chaleur dans tout le corps. J'avais des frissons d'anticipation.

Dès que la porte s'ouvre, je tire sur sa main vers ma « chambre deluxe ». Le lit très grand format n'est pas trop petit pour les plans que j'ai à faire avec lui.

J'ouvre la porte à l'aide de ma clé magnétique et le traine à l'intérieur. Je prends à peine le temps de refermer la porte que je le pousse contre elle, lui bloquant toute fuite avec mon corps. Je fixe mon regard dans le sien, demandant par la même s'il est d'accord avec ce qui va suivre, son sourire à croquer me donne son accord, ou c'est comme cela que je le vois, et attaque ses lèvres des miennes.

Mon souffle est déjà erratique alors que je n'ai fait que l'embrasser. Mais il a répondu à mon baiser avec plus d'envie et de désir que je l'aurais cru.

- Jazmine, je m'appelle Jazmine.

- J'avais envie de ce baiser depuis la première fois que je t'ai vu…

Il plonge sur mes lèvres, me rendant encore plus instable sur mes jambes déjà cotonneuses. Il fait trainer ses mains, encerclant mon visage. Il les descend dans mon cou, où ses lèvres suivent. Il m'embrasse le cou tout en le mordillant. Ses mains poursuivent leur descente, il frôle mes bras, mes seins où il les laisse. Je sens un grognement naître dans sa gorge qui répond à mon gémissement. J'ai une hausse de chaleur à l'intérieur de moi. Il doit le ressentir parce qu'il essaie de s'éloigner. Il met ses mains sur ma taille où il tire pour que j'enlace ses hanches de mes jambes, il nous mène ensuite vers le lit.

Je suis sur le dos pendant qu'il me déshabille doucement. J'ai besoin du contact de nos peaux depuis trop longtemps. Je l'allonge sur le dos pendant son effeuillage et dès que c'est fait, je suis assise sur son bassin, me frottant éhontément sur son énorme érection. Je remarque à peine sa beauté et pourtant il y en a à voir. Des muscles travaillés, mais sans excès, ses bras, ses pectoraux, ses abdominaux, ses cuisses, ses fesses. Il doit ressentir la chaleur qui se propage sur son corps parce qu'il augmente la friction en grognant.

J'adore ce son et fait en sorte qu'il le refasse. Ce qui fonctionne très bien!

- Je te veux depuis trop longtemps!

Je n'ai pas pu retenir ma phrase et pourtant je n'en ai aucune honte. Je continue de le caresser sur le torse, sur les hanches et termine sur son membre que je positionne à mon entrée. Et de tout mon poids, je m'empale sur lui et commence un mouvement de haut en bas, sans relâche, sans diminuer la vitesse, au contraire. J'augmente la vitesse, la force. Il m'aide en tenant mes hanches pour augmenter notre rythme. Je sens mes parois se resserrer sur lui doucement, mais il n'a pas l'air de vouloir arrêter là. Il me tourne, m'installe, les mains sur le lit, les jambes par terre à l'extrémité du lit où il colle mes fesses à son érection. Il entre sauvagement en moi me faisant presque jouir.

- Oh non ma chérie, pas tout de suite.

Il pousse et pousse en moi, de plus en plus fort, de plus en plus vite. Il pose sa main sur mon paquet de nerfs et joue activement avec mon bouton de plaisir.

Au moment où je suis près, il donne de derniers efforts me faisant crier mon orgasme. Il me suit en criant mon nom à tue-tête. Doucement, contrastant avec nos ébats, il me dépose sur le lit, dans les oreillers moelleux et s'installe dans mon dos. Dans la chaleur de ses bras, je m'endors instantanément.

En me réveillant très tôt le matin, je me sens bien, au chaud, en… sécurité?

Je me tourne vers ma source de chaleur et vois l'homme de mes rêves qui n'est plus dans mes rêves. Je repasse ma soirée dans ma tête. Du moment où je l'ai vu sur le mur au moment où nous faisions l'amour…

Je n'arrive toujours pas à y croire. J'ai couché avec Preston. Moi Jazmine? Une femme que personne ne trouve belle. J'ai des rondeurs, je ne sais pas très bien m'habiller et il m'a choisi. J'ai un énorme sourire aux lèvres. Je sors des bras chauds de mon amant, m'habille silencieusement, sors de ma chambre, paye jusqu'à deux heures et m'installe derrière le volant de ma voiture.

J'ai choisi ce que je vais faire. Tant pis pour ma famille, je vais venir m'installer ici, à Montréal, avec Zack. Il aura sa garderie, de toute manière, il entrera à l'école très bientôt. Je vais avoir le travail que j'ai toujours voulu avoir. Et peut-être qu'un jour, je vais recroisé mon amant. Peut-être qu'un jour, il sera plus qu'un amant!

J'espère qu'il vous aura plu. Morrijyg