Disclaimer : Les persos et cette histoire m'appartiennent. (:

Note : Les prénoms des deux personnages principaux sont les mêmes que pour «Little Prew» mais ce ne sont pas les mêmes personnages. Juste ces deux prénoms que j'apprécie particulièrement, et si d'autres fois je n'ai aucun soucis à en utiliser d'autres, pour ces deux persos là je n'y arrivais pas. x)

Note bis : J'ai beau me relire, rerelire, et rererelire certains fautes m'échappent. Désolée. :3 Je suis d'ailleurs à la recherche d'un bêta lecteur, alors si par miracle vous êtes intéressés n'hésitez pas à m'envoyer un mp. :)

Note bis bis : Les points de vue s'alternent régulièrement entre les deux personnages et j'espère que ce n'est pas trop pénible à lire pour vous. =/

Note bis bis bis : Je suis désolée pour l'attente pour ce chapitre, si il y en a qui ont commencé à lire cette histoire. Mais j'ai fais une pause le temps du bac et de ses révisions avant. Je ne souhaite pas écrire cette histoire, très importante pour moi, à la va-vite. Bonne lecture !

oOo Chapitre 2 oOo

Pov Nathaniel :

Il est là devant moi, me souriant et je ne peux m'empêcher d'admirer son visage aux traits si agréables au regard. Il se penche vers moi pour me faire la bise, sans que je n'ai eu le temps d'articuler ne serait-ce qu'un mot. Ce geste m'étonne un peu, je pensais plutôt qu'il me serrerait la main. Le frôlement de ses joues contre les miennes est vif et je ne le sens qu'à peine. Je désire plus de contact avec lui, mais je ne sais pas ce que lui peut vouloir. J'ai bien entendu des rumeurs comme quoi il serait bi, mais je n'y ai jamais vraiment cru où alors il le cache bien. Personnellement je ne cache pas mon homosexualité, oh bien sûr je ne le crie pas sur tout les toits mais la plupart des gens que je fréquente de près ou de loin le savent. En même temps pourquoi devrais-je le cacher ? Pourquoi devrais-je en avoir honte ?

Je suis resté immobile, perdu dans mes pensées et quand je reprends contact avec la réalité, je le vois me regarder avec une lueur d'amusement dans les yeux. Lueur que je ne comprends pas. Ais-je fait quelque chose de bizarre ?

-Allons nous assoir, les autres ne devraient pas tarder.

Sa voix est un délice pour l'oreille, grave et chaude, sensuelle, tout comme lui. Avec ses yeux noirs, ses cheveux bruns et sa peau mate, il a tout du beau brun ténébreux. Il fait à peu près la même taille que moi, peut-être à peine plus grand, mais est plus fin.

Assis à une table, nous commandons chacun une bière, et j'allume une clope. Je ne sais pas quoi lui dire. Je me rends compte que je le connais vraiment peu, très peu. C'est la première fois que l'on se retrouve seuls tout les deux. Et la gêne de deux inconnus est dans l'air. Elle m'oppresse, je suis quelqu'un de sociable, j'ai besoin de parler d'être bien avec les gens. Mais face à ce mec là, les mots semblent s'être envolés.

-Alors, tu rentres en quelle classe, toi ?

Encore une fois c'est lui qui a rompu le silence.

-En première ES, et toi ?

-En terminale ES, mais tu n'as pas le même âge que moi ? Tu n'étais pas déjà en première ?

-Si, je me suis réorienté, j'étais en S et ça ne m'a... vraiment pas plu.

-Haha, je comprends. C'est dommage de perdre un an...

-Oui, plus que ça même. J'attends tellement de partir d'ici.

-Ha bon ? Tu n'aimes pas cette ville ?

-Pas du tout. Trop petite, trop étriquée, trop fermée... J'ai besoin de quelque chose de plus grand, de nouvelles rencontres, de sortir de cet endroit.

-Hm... Je peux comprendre. Mais ne suis-je pas une nouvelle rencontre, quelque part ? Je sais qu'on s'est déjà croisé, mais bon de loin...

-Si, plus ou moins en effet.

-Une seule ne te suffit pas ?

Une lueur malicieuse s'est allumée dans son regard et le léger sourire en coin qu'il arbore me laisse perplexe. Je réponds du tac au tac.

-Pas vraiment, non.

-Dommage.

-Ah bon et pourquoi ?

-Tu m'as l'air intéressant, toi.

Cette réponse est elle pour ma dernière question ou une façon de l'éviter ? C'est ambigu, et j'ai l'impression qu'il flirte. J'ai presque envie de me taper la tête contre la table pour me sortir de la tête ces conneries. J'ai l'impression de redevenir un puceau, à m'emballer pour quelques mots, comme ça. Qu'est-ce que ce mec m'a fait ? C'est moi qui contrôle normalement. Et je déteste quand je perds le contrôle d'une situation. Mon froncement de sourcils n'a pas du passer inaperçu quand je vois le léger sourire de Julien s'agrandir. Ce qui a le don de m'énerver encore un peu plus.

Je n'ai pas le temps de trouver quoi répondre, que je sens qu'on m'attrape dans ses bras en me plaquant un gros bisou sur la joue. C'est Juliette ça, qui est arrivée avec les autres. Pendant le moment animé ou chacun se dit bonjour et commande sa boisson, je laisse mon regard errer sur Julien, en essayant de le comprendre.

Pov Gabriel :

Alors que je vais me servir un verre, en parlant avec quelques personne, je laisse mon regard se promener sur la foule pour voir qui est là. Comme à chaque début de soirée j'analyse. Et il est fort probable que ce soir je ne dorme pas seul, quand je vois qu'Aurélien est présent. Son regard tombe sur moi et il m'adresse un sourire en venant dans ma direction. Je ne bouge pas, je sais que rien ne changera. Je le laisse venir à moi, me faire la bise en me soufflant dans l'oreille un «Bonsoir Gabriel», qui suffit à me donner un léger frisson. Je lui réponds et nous engageons notre conversation sur des sujets anodins. La rentrée qui a lieue dans trois jours. Cette soirée est en quelque sorte une soirée de fin de vacances.

Aurélien, s'en va voir d'autres personnes, et je le regarde avec mélancolie. Il a une présence qui fait qu'on ne peut passer à côté de lui. Sa beauté et son charisme, lui offre ce qu'il veut. Aucune fille ne lui résiste, toutes le veulent. C'est, ou c'était je n'arrive plus à savoir, aussi mon meilleur ami depuis de nombreuses années.

Je passe de groupe en groupe, je bois de plus en plus de verres, et lorsque le volume de la musique est augmenté, et que deux trois personnes commencent à danser au milieu de la pièce, je vais les rejoindre rapidement. J'aime danser, j'aime laisser mon corps s'élever et partir avec la musique, ne penser plus à rien, seulement à ces notes qui m'entrainent. Et, je suis vite dans cet état de transe, mon corps bougeant, de façon, je le sais, sensuelle. Comme souvent, beaucoup de regards se fixent sur moi, certains admiratifs voir franchement envieux, d'autre où le désir point. J'aime me sentir désiré, même par les filles qui ne m'intéressent pas le moins du monde, et qui le savent. Laura me rejoint et nous nous mettons à danser ensemble, les corps s'entremêlent, se quittent, se rejoignent, les mouvements sont érotiques, et je sais que le spectacle est déconseillé aux plus jeunes. Elle s'en va et je sens d'autres bras me serrer contre un corps dur et fort.

Quelques mots me sont soufflés au creux de l'oreille.

-Tu es un véritable appel à la luxure, Gab...

Je sais que c'est Aurélien, et ça m'étonne qu'ils viennent danser avec moi de cette façon. Il cache cet aspect de notre relation à tous, alors venir se frotter à moi, comme ça... Pour la peine, griser par l'alcool, je deviens joueur. Toujours dos à lui, je bouge de plus en plus mes hanches, frottant mon cul contre son bassin. La tête rejetée en arrière, posée contre épaule je me frotte à lui. Je descends, puis remonte en me retournant. Face à lui, je peux lire dans ses yeux brillants, le désir qu'il a de moi. J'aime voir cette lueur, j'aime savoir qu'il n'a pas pu se retenir. Les mains dans son dos, bougent doucement, glissant parfois jusqu'à effleurer ses fesses. Je sais que j'ai bu plus que d'habitude pour risquer de perdre mon amitié avec Aurélien parce que je ne peux pas me retenir.

Habituellement, et avec n'importe qui d'autre, je me fous de me donner en spectacle. J'aime être celui que tous les mecs veulent sans pouvoir se l'avouer. Celui à qui même les hétéros ont du mal à résister. Je sais que pour ça, c'est mon physique androgyne qui m'avantage. Et pourtant on ne peut quand même pas douter que je suis un mec. Surtout, quand un début d'érection commence à me prendre, et que je sens la même réaction venant de l'homme qui me tient dans ses bras en cet instant.

Il m'attrape la main qui commençait à passer sous sa chemise dans son dos, et je fronce les sourcils, je n'aime pas qu'on me résiste.

-Non, pas ici, Gab'.

-C'est toi qui est venu me chauffer !

Il se met à rire en entendant ma phrase, dite sur un ton boudeur.

-Alors là, c'est fou ce que j'aime ta mauvaise foie. Tu allumes chaque personne dans cette pièce en dansant et tu le sais mieux que moi, puisque tu le fais pour ça.

-C'est faux. J'aime danser, c'est tout.

Bon, j'admets que je suis professionnel de la mauvaise foie, mais en l'occurrence, j'étais juste en train de danser. Bon d'accord, pas de façon très traditionnelle. Mais ça je ne l'avouerais pas.

-Tss, Gab...

Et il lève les yeux au ciel, cet enfoiré !

-T'avais qu'à pas venir danser avec moi, c'est déjà mauvais pour ton «image».

Ces mots ont été dits sur un ton quelque peu mordant.

-Fais pas ta petite peste Gab', tout le monde sait qu'on est très proche, et deux amis bourrés qui partent un peu en couille ça ne choquera personne.

-Hm... Si tu le dis. Si tu veux je peux leur donner de quoi les choquer.

Mon regard mauvais et empli de désir, ne laisse aucune illusion sur ce que j'entends par là.

-Gab'... Dépasse pas les limites !

-Tss, très bien, puisque c'est comme ça...

Et en disant ces mots, je me dégage de son étreinte et pars boire un autre verre, sans lui jeter un regard. En me retournant ensuite, je vois qu'il est retourné avec d'autres gens. Je regarde distraitement la piste de danse, en apercevant Aymeric, un pote gay à moi, avec qui il m'est arrivé de coucher, je vais le rejoindre. Je me colle à lui, bougeant lascivement. Il me connait assez pour savoir que je suis énervé et ait besoin de me défouler. Il me prend donc dans ses bras, et je sens ses lèvres se poser sur les miennes, avec douceur et violence à la fois. Je réponds immédiatement, passant ma langue sur ses lèvres, je demande le passage, accordé dans la seconde, et nos langues s'entremêlent. Ses mains glissent sur mes fesses le pressant contre lui avec force. J'aime ça, ce désir qui monte dans mon corps, l'excitation que je ressens chez lui, ce corps pressé contre le mien. J'en ai besoin, comme de respirer. Et alors que sa bouche pars en exploration dans mon cou, je me sens écarté de lui. Et reprenant pied avec la réalité, c'est Aurélien que je vois, qui nous sépare. Il me regarde, des éclairs dans les yeux.

-Gab', commence pas à déconner. Arrête tes conneries, bordel !

-Putain Aurélien, t'es pas mon père que je sache ! Je fais encore ce que je veux.

Je dis ça, mais je me mens, je ne veux que lui, réellement. Et ça, il ne doit pas le savoir. Il me prend par la main, nous entrainant dans la chambre que Laura nous a réservé, la seule au courant de ce qui se passe entre nous. Il balance quelques mots au passage aux personnes qu'il croise. Je crois comprendre qu'il m'emmène dormir, parce que je ne vais pas bien, ou quelque chose du genre. Ha, la bonne blague ! Il ne supporte juste pas de me voir chauffer un autre mec sous ses yeux.

Il me traine jusqu'à la chambre et me jette violemment sur le lit. Nous nous affrontons mutuellement du regard, et aucun ne baisse les yeux.

oOo A suivre ! oOo

Bien, un chapitre qui n'est pas très long, encore une fois. Mais la suite arrivera rapidement, cette fois. N'hésitez pas à reviewer (si quelqu'un lit cette histoire :o) ce n'est pas grand chose, mais ça aide vraiment l'auteur juste de savoir qu'il est lu. Que ce soit des critiques ou que vous aimiez ça me ferait plaisir.

A bientôt ! (: