Chapitre 1 :

Kévin rentre tard et épuisé de sa journée de boulot, la BAC est sur une affaire délicate et bien évidement on fait appel aux nouveaux pour les basses besognes. Du coup il a mange sur le pouce ce qu'il trouve dans le frigo pour rejoindre au plus vite son lit dans lequel Cléo dort déjà depuis un moment. Il se déshabille rapidement et c'est avec son boxer comme simple tenue qu'il glisse sous la couette le plus discrètement possible afin de ne pas la réveiller. Mais Cléo sent immédiatement que son homme est de retour auprès d'elle et viens comme un aimant se blottir dans ses bras la tête posée sur son torse musclé comme pour l'apaisée et lui faire retrouver le sommeil en une seconde. Kévin l'enlace et ressert son étreinte. Il sent bien que depuis quelques temps sa chérie réclame plus d'attention, comme un manque de lui, même si elle fait tout pour ne pas le montrer.

Depuis maintenant six mois qu'ils ont emménagés ensemble après tant d'années séparés par des centaines de kilomètres, ils construisent petit à petit la vie de couple. Leur histoire à eu des hauts et des bas ces quatre dernières années mais ils ont toujours essayé de s'accrocher au maximum à leur relation souvent au bord de la rupture pour cause d'éloignement notamment. Ils se sont même séparé une fois, il y a un an de ça, ce qui à conduis Cléo à demandé à Kévin son rapprochement d'elle qui lui prouverait ainsi son attachement. Et après six mois d'acharnement avec sa hiérarchie, Kévin à eu gain de cause. L'un comme l'autre pensait que vivre désormais sous le même toit leur permettrait de se construire un avenir commun, mais les choses ne sont pas si simples. Cléo attend beaucoup de cette nouvelle vie à deux mais Kévin à un boulot prenant et il n'est pas forcément là autant qu'elle le souhaite. Mais chacun d'eux fait des efforts, après tout ce n'est que le début et il y a toujours un temps d'adaptation à tout changement de situation quelle qu'elle soit.

Cléo se réveille la première, elle voit son homme paisiblement endormit et n'a pas le courage de le réveiller de si bonne heure vu l'heure à laquelle il est rentré la nuit dernière, surtout qu'il ne reprend qu'en début d'après-midi. Elle se lève doucement et après un petit arrêt à la salle de bain, elle rejoint la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Elle sait bien que Kévin a un bon appétit, ce qu'il l'a toujours surprise malgré les années qui passent, c'est pourquoi depuis son arrivée à Paris, elle tente de le réfréner un peu sur la nourriture. Au grand damne de Kévin qui se tue à lui répéter qu'elle n'a pas besoin de faire tout ça, d'une part parce qu'il est assez grand pour se gérer lui-même mais aussi parce qu'il sait qu'il n'en à jamais eu besoin. Oui il est gourmand, oui il a un estomac qui se rappel à lui souvent, mais il a toujours eu la chance d'avoir en plus la ligne et la musculature parfaite avec simplement un maintient en condition sans pour autant s'engager dans tout un tas de régimes.

Une heure plus tard, Kévin émerge doucement du sommeil profond qui l'accaparait. Il regard l'heure inscrite sur le réveil, s'apercevant par la même occasion que Cléo n'est plus là et la remercie intérieurement de lui avoir laissé un peu de répit supplémentaire. A peine levé qu'il file directement sous la douche. Il était tellement exténué hier soir qu'il n'a pas eu la force de le faire en rentrant. L'eau tiède qui ruissèle sur sa peau lui fait un bien fou, lui permettant de se défaire des tensions accumulées la veille au commissariat. Après un bon quart d'heure à rester sous le jet d'eau de la douche, il se décide enfin à sortir, se sèche en vitesse, s'habille à la suite et rejoint la jolie brunette dans le salon où l'attend son premier repas de la journée, fraichement préparer par sa chérie …

C : Bonjour amour …

K : Bonjour mon cœur … Ca sent super bon tout ça ! Dit-il en se penchant sur le canapé et venant attraper ses lèvres pour leur baiser matinal.

C : J'ai pensé que t'avais pas du beaucoup mangé hier soir et que tu te rattraperais ce matin, donc j't'ai préparé un bon petit déj'.

K : T'es un amour … Et merci de m'avoir laissé dormir un peu.

C : J'me suis dis que t'en aurais sûrement besoin vu l'heure tardive où t'es encore rentré hier…

K : Cléo s'il te plaît recommence pas avec ça … pas dés le matin …

C : Ok … j'ai rien dis. Mais va bien falloir qu'on en parle un jour !

K : Parler de quoi ? Que je sois pas aussi souvent que tu le voudrais à la maison ?

C : Ca serait un bon début non ?

K : J'fais le maximum pour ça. C'était bien pire quand 800 kilomètres nous séparait et pourtant j'ai l'impression que ça te gênait moins !

C : Dis pas n'importe quoi bébé, évidement que j'en mourrais d'être aussi loin d'toi mais je pouvais rien y faire à ce moment là.

K : Parce que maintenant oui ? Ca veut dire que c'est de ma faute c'est ça ?

C : J'pensais juste qu'en vivant ensemble on aurait du temps à nous

K : Mais on en a ! Seulement c'est pas encore suffisant … pour toi ! A part me séquestrer dans l'appart' je vois comment tu pourrais avoir plus !

C : C'est une idée ! Dit-elle, le sourire aux lèvres

K : Ca me fait pas rire Cléo … Tu savais que j'avais un boulot prenant, alors vient pas me le reprocher maintenant !

C : C'est pas le cas, mais tu pourrais faire en sorte qu'il le soit moins non ?

K : J'suis un flic pas un Chef d'Entreprise qui peut se barrer du bureau quand bon lui chante ! Et c'était aussi une des conditions … ce boulot me plait et j'y tiens. Tu l'as toujours su, et en quatre ans je crois que t'a largement eu le temps de t'y faire ou de me faire savoir le contraire !

C : …

K : Effectivement c'était plus cool au commissariat de Biarritz mais c'est toi qui absolument voulus qu'on vive ensemble à Paris pour que j'te prouve que notre relation compte. Et maintenant je devrais en plus mettre un frein à ma carrière parce que tu la trouve tout à coup trop envahissante à ton goût ?

C : Tout de suite les grands mots !

K : Tu crois pas que j'ai fais une sacrée partie des compromis d'un couple ? Il serait peut-être temps que t'ouvres les yeux et que tu t'y mettes aussi aux compromis. Ca fait des semaines que je dis rien pour pas te brusquer mais là j'en peu plus Cléo, faut que ça change.

C : J'vais faire un effort s'il le faut !

K : J'ai déjà entendu ça et pourtant voilà où on en est aujourd'hui. Pour que ça marche tu dois le vouloir aussi, sinon on aura encore cette conversation dans quelques semaines quand après en avoir de nouveau marre de mes horaires ou de mon boulot, tu me reprocheras la même chose.

C : J'le veux vraiment j'te jure ! Mais il faut qu'on les fasse ensemble ces efforts !

K : C'est déjà ce que je fais depuis des semaines, mais malgré tout ça marche pas, et ça me fatigue ! C'est l'heure … j'y vais, j'dois être au commissariat dans moins d'une heure. A ce soir …

Kévin enfile sa veste, prend ses clé et sort de l'appartement plus dépité que jamais. Encore un matin où il aurait juste aimé profiter d'un moment de calme et de tendresse avec sa compagne mais il fait croire que ça devient de plus en plus difficile pour eux d'en trouver.

Il arrive au commissariat encore sous le coup de la scène que lui à joué Cléo. Il retrouve ses collègues et amis attablés à la cafétéria devant leur café du matin. Alex voit immédiatement à la tête de son pote que sa journée va être longue et avec un regard compréhensif vers lui avance un tabouret supplémentaire qui l'incite silencieusement à se joindre à eux. Nadia lui sert une tasse de café frais qu'il ne refuse pas, bien au contraire. Les discussions frivoles lui font du bien, lui permettent de mettre de côté ses soucis personnels et sentimentaux.

Au bout de dix minutes en leur compagnie Kévin commence à retrouver sa bonne humeur habituelle et se sent prêt à affronter la journée. Ce qui ne tarde pas suite à l'arrivée de Franchard qui l'interpelle ainsi qu'Alex et les invitent à le suivre dans son bureau pour une nouvelle affaire. Depuis un moment, Ils font souvent équipe ensemble à la demande du Commissaire. Leur binôme à souvent fait ses preuves depuis son arrivée à la brigade et sont donc vite devenus comme des co-équipiers de chocs. Une fois dans le bureau du Commandant, il les invite à s'assoir pour leur exposé les faits …

F : Bon, j'vous mets sur ce dossier

K : On a quoi ?

F : Justement pas grand choses c'est pour ça que je compte sur vous deux pour que ça change …

A : Ok … Mais on a au moins une pièce du puzzle parce qu'on a beau être balaise ensemble, on fait pas encore dans la boule de Crystal !

F : Merci pour l'info Moreno !

K : Commandant ? Il a pas tord … y'a bien un indice, quelques choses, pour démarrer l'enquête.

F : Tout ce qu'on a c'est cette victime retrouvée blessée.

K : Elle a été interrogée ?

F : Elle est incapable de nous dire quoi que ce soit.

A : Donc en gros on part de zéro. Direction le lieu où elle à été trouvé et …

K : Et on trouve ce qui à pu se passer …

F : Pour me foutre les responsables au frais … On est d'accord alors Go !

Kévin et Alex se lèvent, prennent le mince dossier avec eux et quittent le bureau du Commandant. Ils passent rapidement de leur bureau prendre leurs vestes et leurs armes et se mettent en route afin de trouver de nouveaux indices qui permettraient à l'enquête d'avancer un peu, ce qu'ils ne tardent évidemment pas à faire. Visiblement les collègues passés précédemment ne se sont pas foulés et à la fin de journée l'affaire est bouclée et les responsables mis sous les verrous, prêt à être écroués et déférés devant le parquet …