Voici la suite des aventures de Morphé Vieux Loup de Mer aide notre héroïne à se débarasser de son invité encombrant. N'hésitez pas à me donner vos impressions qui seront plus que bienvenues.

Merci pour vos commentaires :

-Mangafan57. Elle s'est lancée dans l'aventure de l'écriture, n'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil. Miroir d'une personnalité » "En une nuit tout à changé, ma maladie, ma personnalité,mes sentiments et ma vie" Je vous souhaites une bonne lecture. Les autres chapitres publiés ne serons pas la suite mais le passé de l'héroïne afin que vous puissiez découvrir comment elle à été touché par la schizophrénie. registre sombre

- Melancholy in my eyes. Elle c'est également lancé dans l'aventure, n'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil. Vie de Pirate! » Seichin 17 ans promise à un destin peu glorieux pour elle, rencontre Freedom 18 ans. Ensemble pour trouver une solution à leurs problèmes respectif. Retour à Londres en 1800...

-Neliia, le Vieux Loup de Mer est un mercenaire, un vrai. On aurait presque tendance à l'oublier. J'espère que ce chapitre répondra à certaines de tes questions.

- Clemantine, c'est sympa que tu aimes mon ciré jaune ! Pour ce qui est de l'utilisation des armes, c'est avec l'expérience qu'on apprend même si je ne souhaites pas que tu en ais besoin un jour !

et pour les commentaires plus anciens :

- Deynoument de Soy, qui a trop d'écrit pour en faire des résumés mais n'hésitez à faire un tour sur son profil.

Bonne lecture à tous.


Une fois dans le hall, Le vieux Loup de mer se penche sur le mercenaire inconscient pour lui prendre son pouls et vérifier ses fonctions vitales avec des gestes secs dénués de toute douceur. Morphée se laisse tomber sur une chaise du hall en attendant les instructions du mercenaire. Il sort un objet en plastique translucide de sa poche qu'il place dans son oreille. Il attrape l'homme par le col et le fait tomber sur le sol sans prendre la peine de ralentir la chute. Il fait tomber au passage plusieurs feuilles de Morphée qu'il s'empresse de ramasser. Il se met à parler tout seul dans le vide tout en remettant les documents sur le comptoir.

« Appel service nettoyage. » Après quelques secondes, il enchaine. « J'ai besoin d'une équipe à la pension de Morphée. C'est assez urgent. » Il écoute la réponse en mettant le mercenaire évanoui sur le dos pour voir son visage. « Parfait, à tout de suite. » Avec des gestes précis, il retire un couteau et un petit revolver que Morphée n'a pas vu et les pose sur son comptoir. La jeune femme fait rapidement le tour du meuble à présent libéré pour mettre les armes avec les autres. Le vieux loup la regarde faire avec un air satisfait. Après quelques minutes, il se relève et s'étire pour chasser les vestiges du sommeil. « Les réveils au milieu de la nuit ne sont plus de mon âge. » Morphée met la cafetière à chauffer en sentant que ça va prendre certainement un long moment qu'elle ne puisse réellement retrouver son lit.

« J'espère qu'en faisant du café, je me ferai pardonner. » Le vieil homme sourit en réponse tout en s'assurant que l'homme est toujours dans les vapes à l'aide de coups de pied dans le ventre. L'absence de réaction semble le rassurer et il s'intéresse à nouveau à la jeune femme.

« Ce sera parfait mais tu n'es pas en cause, c'est juste que ce genre de demeuré me met naturellement de mauvaise humeur.» Il observe la jeune femme à nouveau réfugiée derrière son comptoir avec attention. « Qu'est-ce qui t'a poussé à utiliser le Taser ? Tu n'en as jamais eu besoin jusqu'à présent. »

« Il a tiré sur le mauvais bras. Ça m'a fait perdre patience. Désolée, si c'était une erreur. Sur le coup je n'ai pas réfléchi à ce que je faisais.»

« Non, tu as bien réagi. Je connais le gaillard, il est pas fin. Son nom c'est Le Marteau, ça te donne une idée de son tempérament et de sa finesse habituelle. Je serais surpris que le service de nettoyage n'en ait jamais entendu parler. »

« Le service de… nettoyage ? » Le vieil homme hoche la tête en réponse.

« Ouai, ils s'occupent de ce genre d'incident. Ils sont intervenus chez toi après le groupe d'assaut la dernière fois pour s'assurer que personne ne se planquait dans un coin et qu'aucune arme non référencée ne traine chez toi. »

« Oh, j'espère qu'ils seront aussi soigneux que la dernière fois, les dégâts ont été minimes par rapport à ceux du groupe d'assaut. »

« Sans vouloir te vexer Morphée, on leur demande d'être efficace, pas soigneux. Chacun ses priorités.»

« Je sais bien, Vieux Loup. C'est juste frustrant de voir dans quel état est la cours intérieure à présent. » Le Marteau commence à gémir dans son sommeil et Morphée se tasse derrière son comptoir tout en prenant soin de reculer contre le mur opposé. Le Vieux Loup de Mer sort deux armes qu'il braque sur l'agresseur en prévision de ses réactions. La jeune femme tord nerveusement sa tenue entre ses doigts. « J'espère qu'ils ne vont pas tarder. »

« Ne t'en fait pas, je m'occupe de lui quoi qu'il fasse. Reste derrière le comptoir. » Morphée s'assoit sur la chaise et tente de trouver une position confortable pour son bras qui la lance toujours par intermittence. Le Marteau porte la main à son torse, là où s'est planté le Taser, tout en poussant des grognements incohérents. Soudain, il semble reprendre ses esprits et commence à employer des mots compréhensibles.

« Oh, la salope. » Le Vieux Loup de Mer arme les revolvers, prêt à les utiliser en cas de besoin. Morphée n'y connait pas grand-chose et regarde les deux petits revolvers avec un air suspicieux. Elle n'aime pas particulièrement les armes mais celles-ci lui paraissent trop minuscules pour venir à bout du mastodonte que représente le Marteau. Néanmoins, elle ne dit rien consciente que pour ce genre de chose, il vaut mieux faire confiance à son ami. L'agresseur ouvre les yeux et devient immédiatement menaçant en voyant les armes braquées sur lui. « Pour quoi tu te prends l'ancêtre ? Tu crois vraiment que ça va me faire quoi que ce soit ?» Il cherche ses armes en promenant ses mains sur lui mais il réalise rapidement qu'elles ne sont plus là. Immédiatement, le ton monte en conséquence et l'homme tente de se relever avec maladresse. Il est évident que les effets du Taser ne sont pas encore complètement dissipés ce qui rend la coordination de ses membres difficile à maitriser. « Où sont mes armes ? Je vais vous rompre le cou, à toi et à la fille. » Morphée remue nerveusement sur son siège. Le Vieux Loup de Mer quant à lui semble très à l'aise face au colosse. Il murmure de façon très distincte sa mise en garde.

« Un peu moins fort les menaces, tu vas réveiller les autres clients et je suis prêt à parier que tu ne souhaites pas que j'aie du renfort. » Il faut quelques minutes à l'agresseur pour intégrer et comprendre les mots employés par le vieil homme qui ne baisse pas la garde. Il se recouche en mettant ses mains derrière la tête. Morphée est soulagée de voir que le mercenaire en ciré jaune a décidé de rester discret. Elle suppose qu'il a conscience qu'elle préfèrerait ne pas alerter qui que ce soit et elle sait qu'il fera ce qu'il faut pour que ce soit le cas. Le Vieux Loup de Mer s'intéresse à la tenancière avec un air inquiet. « Morphée, tu es sûre que ça va ? »

« Oui, oui. »

« Je te trouve bien calme, tu es sûre que tu n'as pas mal ? »

« Ça va je te dis, je suis juste pressée de me coucher. ». L'attente semble énerver le colosse et Morphée le voit ouvrir la bouche avec inquiétude. Par chance, des bruits de pas se font entendre dans le hall et tout le monde se tourne pour voir les nettoyeurs entrer. Le Marteau a suffisamment de présence d'esprit pour comprendre qu'il vaut mieux se taire, s'il ne veut pas empirer son cas déjà critique.

Les nettoyeurs sont au nombre de deux. Ils abordent l'un et l'autre des tenues noirs près du corps qui au vu de leurs épaisseurs servent de combinaison protectrice. Chacun d'entre eux, a une tablette à la main et une oreillette qui enrobe complètement leur oreille droite et qui est aussi noire que leurs vêtements. Ils portent un brassard avec un lion rugissant, symbole du clan Lionnais brodé dessus. Le plus grand des deux hommes prend la parole. Il a une immense balafre en travers de son visage et un air sévère qui le rend peu sympathique aux yeux de Morphée. La mauvaise impression est renforcée par son visage rond aux traits prononcés accentués par de nombreux tatouages qu'il arbore et qui rendent la couleur de sa peau presque invisible et à l'absence de cheveux sur le crâne. Quand sa voix caverneuse résonne, elle frissonne.

« Qu'est-ce qui se passe, ici ? » Son collègue est un peu plus petit et possède une carrure toute en finesse. Contrairement à son collègue, il a un visage banal, rasé de près et les cheveux soigneusement coiffés. Il n'aurait pas l'air déplacé dans un costard et derrière le comptoir d'une banque. Il lit avec attention sa tablette pendant que son collègue la tient négligemment à bout de bras.

« La fille m'a tasé. » En réponse, le plus petits des deux prend la parole.

« Nous avons affaire au Marteau. I son actif : 4 condamnations pour agression et 2 pour tapage nocturne. » Il relève le nez pour le dévisager. « C'est un casier chargé étant donné qu'il n'est connu chez nous que depuis 3 mois. » Le balafré se tourne vers Morphée pour avoir une vue d'ensemble de la situation.

« Votre version des faits, Madame ? » Son air patibulaire l'effraie un peu mais elle se lève pour lui faire face et répondre à ses questions.

« Il voulait une chambre et je n'en avais plus. Monsieur s'est énervé et m'a agressé physiquement je me suis défendue et l'ai désarmé. J'ai ensuite demandé au Vieux Loup de Mer de m'indiquer la procédure à suivre.» L'homme s'intéresse rapidement au vieux mercenaire avant de reporter son attention sur Morphée.

« Des armes ? Elles sont où ? »

« Dans le placard derrière moi. »

« Sortez-les. » Morphée obéit et sort toutes les armes trouvées sur l'homme. Le deuxième nettoyeur passe derrière le comptoir pour vérifier qu'il ne reste rien avant de s'intéresser aux armes sur la table. Il s'adresse à la jeune femme sur un ton poli.

« J'ai besoin de votre Taser également, Madame. » Elle le sort de sa poche et le pose au milieu des armes du Marteau. Il le prend et entre le numéro de série dans la tablette. Il fait de même pour chacune des armes formant deux tas différents sur le comptoir de la pension. Pendant ce temps, le nettoyeur balafré met des menottes au Marteau et le fait sortir pour qu'il se tienne tranquille.

Morphée sent la tension monter et commence à nouveau à tordre ses vêtements avec nervosité. Le lourd silence qui règne dans le hall et qui est seulement rompu par le nettoyeur qui tape rapidement sur sa tablette ne l'aide pas à se calmer. Au contraire le Vieux Loup de Mer semble complètement détendu et il s'est confortablement installé à une table du hall en attendant que le nettoyeur finisse son travail. Après d'interminables minutes, le nettoyeur aux allures de banquier prend la parole. « C'est bon, les armes sont identifiées. Par contre, j'ai plusieurs problèmes. » Le Nettoyeur pose sur le comptoir deux couteaux, deux petits révolvers et le Taser de la jeune femme. « Ces armes-là ne sont pas reconnues aux bons noms. J'ai besoin d'explications pour votre arme Madame. J'ai également besoin de voir votre visage.» Morphée fait rapidement tomber sa capuche. C'est un ordre et c'est un juste retour des choses pour le Vieux Loup de Mer qui lui a montré l'intérieur de son manteau. Après un instant de surprise, le mercenaire au ciré jaune échange un regard inquiet avec la jeune femme. C'est lui qui prend la parole en premier.

« Le Taser n'est pas à son nom ? Mais, c'est Monsieur Ludwig qui le lui a donné. » Le nettoyeur lui lance un regard dubitatif tout en vérifiant les informations sur sa tablette. Morphée réalise que Ludwig n'a pas fait les démarches administratives nécessaires pour qu'elle puisse posséder un Taser. Après l'incident avec Alice concernant Bonnie et Clyde, elle n'est pas particulièrement surprise.

« Il n'y a rien là-dessus dans mes fichiers. Ce que vous dites est très grave. Je suppose que vous avez conscience qu'avec de tels propos mensongers vous risquez de lourdes sanctions. » Le Vieux Loup de Mer regarde la jeune femme en hésitant visiblement sur la version à tenir. Morphée n'a pas autant de doute et décide d'aller au plus simple. Elle sait qu'il sera certainement plus simple de dire qu'elle l'a trouvé et qu'elle ne connaissait pas les règles que de raconter la véritable version. Elle est pressée d'aller se coucher et d'en finir au plus vite avec cette histoire. Elle réglera ses comptes plus tard avec Ludwig. Enfin, si elle le recroise un jour ce qui n'est pas garanti vu ce que lui a dit Marta. Le nettoyeur à l'apparence propre sur lui la fixe en attendant sa version des faits. Morphée soupire avant de débiter son mensonge sans sourciller.

« Excusez-moi, il y a eu une incompréhension. C'est Ludwig qui m'a amené ici mais j'ai trouvé le Taser dans le bâtiment. J'ignorais qu'il y avait des démarches particulières à faire. » Son ami lui jette un regard perplexe qu'elle ignore superbement. « Qu'est-ce que j'encours ? » Le nettoyeur regarde sa tablette avant de lui répondre.

« C'est votre première infraction et ce n'est pas une arme létal. De plus, vous l'avez utilisée pour vous défendre donc ça minimise votre violation des règles. Je vous mets le minimum : un mail a été envoyé à la direction pour signaler votre infraction et vous allez avoir un avertissement dans votre dossier. Vous ne pourrez plus avoir d'arme pendant une semaine mais ensuite, vous pourrez refaire une demande pour avoir ce type d'objet. »

« Très bien, faites votre travail. » Le Vieux Loup de Mer ne semble pas aimer la façon de procéder de la jeune femme et il tente de la raisonner.

« Mais, Morphée… »

« Ça suffit, Vieux Loup. C'est très bien comme ça. N'implique personne d'autre là-dedans. » Elle évite soigneusement de donner le nom du meneur du clan pour éviter les questions gênantes du nettoyeur. Ce dernier doute visiblement de la version que lui a fournie la jeune femme mais devant l'infraction mineure qu'elle a commise, il préfère passer l'éponge. Ludwig apparait brusquement dans le hall.

« Une minute, j'ai quelques rectifications à faire. »


Bonne journée et à bientôt.