Bonjour ! En espérant que ce premier chapitre vous ait plu... (nan mais laissez tomber, je ne sais jamais comment conjuguer à ce temps-là ^^")

ALALAH... Je n'arrive jamais à me tenir à une certaine longueur de chapitre. Je fais pourtant des efforts pour qu'ils soient tous long, mais non, quand il n'y a plus rien à dire, il n'y a plus rien à dire... T_T

Mess : Merci, ça me fait plaisir ! :) J'espère que tu seras toujours là pour ce chapitre et, surtout, désolée pour le temps pris avant la publication de ce new chapitre...

Dogs In Space : Oui, tu as raison, pur qu'Ethan sorte avec une copie plus jeune d'Andrew, il y a forcément anguille sous roche ;) xD C'est vrai que j'ai mis en place un système de plusieurs personnages dès le premier chapitre, cependant, je regrette encore de ne pas pouvoir réellement les développer, vu que, pour l'instant, je ne m'axe que sur Andrew, Ethan et Léo... Mais je compte bien remédier à cela ! Merci infiniment de me lire...

Mlle X : Tu attends ? HAHA, pas trop longtemps, ça va ^^ Merci pour ta review !


Kinjirareta Asobi - Jeux Interdits

Chapitre 2

« Dans cinq semaines, tu m'appartiendras à nouveau. »

— Sape-toi mieux, m'apostropha-t-il après que nous ayons englouti un saladier de pâtes chacun ; avant une soirée, nous engloutissions énormément de nourritures dans l'espoir de tenir toute la nuit, et même, il nous arrivait d'en rapporter avec nous lorsque nous allions en extérieur ou de dévaliser les frigos de personnes chez qui nous avions été invités, ou non. Mon plaisir de une ou deux heures du matin était de manger, de m'empiffrer, d'en foutre partout, puis de reprendre à boire, encore et encore jusqu'au matin !

— Quoi ? Pourquoi ? le regardai-je, confus.

— Première étape, chez Camille, chauffer un mec devant ses yeux. Simple et basique. Et pour ça, prends un peu plus soin de tes fringues ce soir. Fais-toi voir, montre que t'es gay sinon y'aura que des meufs autour de toi, mon poulet !

— Tu parles comme une meuf, justement ! ricanai-je.

Ok, ok, j'avais accepté, à une seule condition, si, dans cinq semaines, comme il me l'avait dit, lui aussi se trouve quelqu'un. Il avait tout d'abord été d'humeur bougonne mais avait finalement accepté. Que ne ferait pas votre ami pour vous voir heureux, m'étais-je dis, le sourire aux lèvres. Sachant, pourtant, pertinement qu'il ne parviendrait pas à oublier Aller si facilement.

— Déjà, t'as mangé comme un gros porc, mate ton sweat.

Je rougis, remarquant une tâche de sauce bolognaise sur ma poitrine. Je décidai donc de le retirer et d'aller fouiller dans les fringues de Léo. C'est ce qu'il voulait, non ? Jouer à la poupée avec moi... Il jouait déjà avec mon désir comme mon plaisir, pourquoi refuserai-je qu'il fasse de même avec mon physique, le tout, le temps d'une soirée ?

Baggy en jean délavé, retroussé à mi mollets. Doc Martens. Tee-shirt vert à motifs. Chemise quadrillée, trop large, laissée ouverte. Casquette.

— Alors comme ça, je suis sex' ? ironisai-je, alors que Léo enfilait tee-shirt à rayures et salopette noire un peu trop large mais divinement bien ajuster à ses formes. Hum, même parfaitement bien ajustées. Ce petit cul…

— De vraies bombasses, s'extasia-t-il faussement, prenant l'une de ces voix de pouf qui viennent du fond de notre nature, que tout le monde sait faire, quoi qu'on en dise.

— Hallucinant, comment t'es trop bonne ! répliquai-je aussitôt, sortant, par la même occasion, de cet état de béatitude face à ce corps sublime qui réussissait toujours à me faire jouir.

Je le plaquais alors contre la porte de sa chambre avant de passer l'un de mes bras autour de son cou.

— Si je trouve personne avec qui flirter ce soir, c'est toi que je mangerais... murmurai-je aux coins de ses lèvres avant qu'il n'en vienne à y plaquer les siennes, riant de ma réplique.

Nous prîmes ensuite le bus jusqu'au centre-ville, il devait être aux alentours de 20h30. Nous fîmes un détour au Disque Bleu, petit commerce vendant tabac et alcools pour que Léo puisse choisir ce qu'il avait envie de boire ce soir-là, il hésita entre deux bouteilles, je dus forcer les choses pour que nous nous dépêchions. Rien qu'à l'idée de s'enivrer, de se changer les idées le temps d'une soirée, j'avais déjà si hâte de me retrouver là-bas.

Camille, déjà visiblement éméchée nous salua en titubant, avant de nous inviter à entrer. Une dizaine de personnes étaient déjà présentes, dont Antoine et Alex qui s'accaparaient le canapé du salon. J'empoignai instinctivement Léo, geste qu'il ne sembla réellement pas apprécier car il me repoussa avant d'aller saluer quelques-unes de nos connaissances. Je restai penaud, à l'encadrement de la porte avant que Camille n'en vienne à me plaquer un long baiser mouillé sur la joue. Je me tournai vers elle, lui souriant :

— Tu sais si Ethan vient ? lui demandai-je alors que, déjà, celle-ci me tendait une feuille slim.

— Ouais, ouais ! Avec son copain en plus ! Genre Ethan avec un mec quoi ! Im-pro-bable ! s'exclama-t-elle de façon quasi-hystérique. Et bien dis donc, il ne chôme pas trop celui-là. Dis-moi, dis-moi, Andrew, t'es son meilleur pote, hein ? Tu savais, toi, qu'il kiffait les queues ?

— Camille ! rétorqua Alex la trouvant définitivement trop vulgaire et déplacée quand elle était bourrée, même si cela faisait irrémédiablement parti de son charme.

Je lui répondis tout de même que je n'en avais jamais entendu parler, la conversation s'arrêta là. Mon premier pet' de la soirée, il me semble l'avoir quasi terminé seul. Mon second pet', Léo voulut une soufflette et tout ceci, à l'instant-même où Ethan et Paul arrivèrent.

Ce n'était pas que j'aurais voulu le rendre jaloux en me rapprochant de Léo, ni même tenté de paraître plus entreprenant avec n'importe quel mec juste pour le plaisir de s'apercevoir qu'il nous observe, mais je devais bien me l'avouer, ces quelques coïncidences s'enchaînant ne me dérangeait plus en rien. Depuis peu, il avait eu vent de ce qu'il se passait entre Léo et moi, sans réellement en être sûr. Il savait dorénavant que j'aimais les mecs, que j'aimais me faire prendre, cela ne servirait donc plus à rien de camoufler quoi que ce soit. C'était parce que je l'aimais que je ne m'affichais pas avec d'autres mecs et, maintenant qu'il était lui aussi en couple avec un homme, je n'avais plus rien à perdre. Et puis, me trouver si proche de Léo, ce ne serait certainement pas la dernière fois...

Lorsqu'il eut terminé d'inspirer et de garder sa respiration quelques temps, m'offrant un large sourire par la même occasion, ce fut dans ma bouche qu'il vint recracher la fumée, empoignant ma nuque afin que je me rapproche de lui.

— Ouh ! Quelle gay tournure ! s'essaya bruyamment Camille, l'appareil photo à la main.

— Enfin bref, Camille, calme-toi, haha ! C'est pas parce qu'Ethan sort avec un mec que tout le monde est devenu follasse ! répliquai-je, hilare.

— Quoique... m'interrompit malicieusement Léo, posant l'une de ses mains sur ma cuisse. Toute l'assemblée rit de bon cœur alors que j'esquissai un regard près d'Ethan. Son visage sembla se fermer alors qu'il se tournait près de Paul afin de lui chuchoter un truc à l'oreille, je m'en suis peut-être un peu voulu sur l'instant... Oui, juste peut-être.

— Bon, les gars, je dis pas, mais la nuit est courte : faites péter les shooters ! s'égosilla Camille en attrapant à la volée l'une des vodkas posées sur la table basse.

- o O o -

« Smoke weed everyday » La chanson se termina sur ces mots, nous étions une bonne dizaine à nous être stoppés dans nos danses, du plus simple balancement de hanches aux combinaisons compliquées de bras et jambes. L'alcool avait eu le temps de faire son effet, vin de pêche, liqueur de café, quelques shooters de vodka, un verre de rhum arrangé par la mère de Camille. Les pet's s'étaient enchaînés sur une durée d'une heure, une heure qui ne me semblait plus qu'un enchaînement incohérent de gestes, de paroles devenues floues dans mon esprit. Mon corps était soumis au rythme de la musique, du hip hop à la dubstep, corps qui se frôlent, qui se cherchent, qui se délaissent de toutes contraintes.

Ethan, proche et lointain. Un frôlement, un regard, et Paul qui le tire à lui. Ethan qui tourne la tête, nos regards se perdent, se recherchent, ne s'atteignent plus. Je me tourne vers Léo, il me sourit, a vu ce que je ne peux dévoiler, ce que je ne peux m'avouer. Cette jalousie qui me ronge. Il m'entoure de ces bras, dépose un joint entre mes lèvres, je tire une taffe, il le reprend et me sourit à nouveau. Alex se mêle à ce qu'elle pense être un câlin entre amis, je la prends dans mes bras, la musique tambourinant toujours à nos oreilles, Léo s'écarte. Je le vois reculer, arrêter de danser, s'asseoir un peu plus loin. Je me sens mal, pour lui, pour moi, pour nous. Je sais que nous sommes idiots.

Je me décidai à le rejoindre, trébuchant au passage sur le pied d'un mec que je ne connais pas. Je bafouillai quelques excuses imbibées d'alcool, sans prendre le temps de le regarder. Toutefois, je sentis ses doigts enserrer mon poignet, je faillis une nouvelle fois perdre l'équilibre alors qu'il me forçait déjà à s'asseoir près de lui.

— Yo, Max et toi ?

— Quoi ? répliquai-je, les basses m'enserrant le crâne.

— J'm'appelle Max ! Sourire enjôleur, yeux brillants, peaux de métisses à faire vibrer tous vos sens.

— Andrew.

— Anglais ?

— Nan, juste une lubie de darons.

Son rire me parvint entrecoupé par quelques conversations se déroulant alentours. Je ne m'étais pas aperçu que la musique s'était stoppée, que les bouteilles s'enchaînaient de nouveau, qu'il y avait de nouveaux arrivants. Je ne savais même plus où se trouvait Ethan, ni même ce que faisait Léo. L'alcool et la drogue me donnaient juste envie de baiser, là, maintenant. Et pourquoi pas avec lui ?

- o O o -

Je divaguai de bandes en bandes, sous le regard de celui que j'avais rencontré un peu plus tôt. Je savais qu'il m'épiait, qu'il me suivait du regard, qu'il ne voyait que moi lorsque d'autres se trouvaient près de lui. Je voulais faire durer le plaisir, le faire ne penser plus qu'à moi. Que je parvienne à l'obséder, à l'enivrer. Que, lorsqu'il ne parviendra plus à résister, qu'il vienne à moi. Qu'il se perde dans mes bras, qu'il m'enlace violemment, juste le désir, juste un intense plaisir à nous offrir. Je voulais me faire voir, être le centre de son champ de vision, être là dès qu'il se détournait de là où je pouvais me trouver.

Je l'avais quitté quelques temps auparavant afin de retrouver Léo. Celui-ci se trouvait alors sur l'un des canapés qu'Alex et Antoine avaient finalement arrêtés de monopoliser afin d'aller je ne sais où - peut-être voire sûrement (vu comme ils n'avaient fait que se chauffer depuis le début de la soirée) aux toilettes ou à la salle de bain, à moins que Camille ait laissée sa chambre à disposition -. Dès qu'il m'avait vu, il m'avait subitement enlacé, scandant mollement mon nom : le dénommé Max dut définitivement comprendre qu'il avait de la concurrence. Cela me fit rire intérieurement, j'en avais alors profité pour lui susurrer quelques phrases à l'oreille, mon regard plongé dans celui du principal intéressé. Comprenant automatiquement ce subtil manège, Léo avait gloussé avant de poser l'une de ses mains sur ma hanche et de me rappeler, tant imbibé d'alcool et drogues qu'il l'était, que ce soir, il réussissait à faire jalouser deux de mes gibiers. Je feignis l'incompréhension - deux... ? -, impressionné tant que j'étais de ces formes virevoltantes, de ces couleurs déclinantes, de ces multiplications que me faisait voir l'alcool. Il pointa du doigt celui que j'avais, délibérément, ignoré toute la soirée.

Je ne voulus tout d'abord pas me soucier de lui, l'ignorer, mais la curiosité fut plus forte que toute conviction. Je le vis alors, derrière les quelques danseurs, avachi sur l'une des chaises entourant une longue table en bois massif. A ses côtés, Paul, quasiment livide - il avait très certainement dû beaucoup trop consommer –, je ne pus réprimer un gloussement sarcastique. Les sourcils froncés, dirigés droit sur nous, la mâchoire crispée, les bras croisés au niveau de la poitrine, il était si… électrisant… Oui, à cet instant, je ne pus ressentir qu'une intense vague de désir se faufiler dans chaque parcelle de mon corps, accompagné d'un frisson si long, si destabilisant et de picotements aux bas du ventre. Je me choquai moi-même. Ethan se détourna précipitamment lorsqu'il s'aperçut que je le fixai également, ma lèvre inférieure se retroussa sans que je ne puisse me contrôler.

— Léo...

— Ouaip ?

- Ca te dirait de changer de pièce ?

Il gloussa : c'est donc moi que tu choisis cette nuit ? railla-t-il avant de me faire remarquer que le dénommé Max me conviendrait mieux en cette soirée de débauche, et d'envie d'oubli. Où la douleur pouvait être comblée par un inconnu. Mais non, j'avais choisis mon ami, le seul qui me comprenait, le seul que j'adorais embrasser.

Il tira mon bras avant de se mettre à marcher. Zigzaguant entre les gens, me tenant toujours fermement l'avant-bras, nous nous efforcions aussi bien de scruter le sol rempli de monde que ceux se trouvant debout, histoire de réussir à quitter cette pièce sans bousculer ni ne marcher sur personne.

Je croisai le regard du dénommé Max durant un si cours laps de temps que je ne pus que me demander si une pointe de jalousie avait brillée dans ses yeux ou si seulement, trop éméché, il se foutait seulement de savoir ce que je faisais, et avec qui.

Léo se stopppa lorsque nous réussissons enfin à quitter la pièce, se tourna face à moi et me susurra à l'oreille :

- Dehors, ça te va ?

Je n'en fus pas tout à fait sûr, la musique autant que les fétards beuglant encore tout autour de nous, mais, j'acquiesçai tout de même. Tout endroit était parfait tant que je pouvais avoir ce que je voulais.

Il me sourit et nous repartimes de plus belle jusqu'à la sortie. Dans les escaliers de la cour intérieure se trouvait encore quelques personnes, pour certains assis à se tourner des joints, pour d'autres à décuver, installés dans des positions improbables, les yeux fermés, et même un couple de filles se suceaient mutuellement les lèvres un étage plus bas de là où se déroulait la soirée. Je les avais déjà vues au bahut, fut ma seule pensée alors que nous dévalions toujours les escaliers et que Léo n'enserrait toujours le poignet.

Cette cour se trouvait être irrémédiablement sombre, nous avions l'embarras du choix, cependant, Léo ne réfléchit pas longuement avant de prendre possession de mes lèvres et de me faire brutalement reculer sous l'escalier, contre un mur au crépis vieillissant. Comment je le savais ? Je venais tout bonnement de m'arrafler contre celui-ci, au niveau de mes omoplates. Toutefois, aucune douleur n'aurait pu me faire changer d'avis ni de lieu, je le voulais, là, maintenant, tout de suite.

Sa langue cherchait la mienne tandis que je l'enserrai à la taille et me coller tout entier à lui. Frénétiquement, je commençai à frotter ma virilité contre la sienne, alors que nous étions encore habillés et que je le remerciai intérieurement de ne pas avoir mis de ceintures (j'avais déjà quelques bleus par sa faute auparavant). Il rit entre nos lèvres et me fit remarquer que je n'avais pas de quoi être en manque tant, ces derniers jours, je m'attaquai plus à son pantalon qu'à l'apprentissage des cours. Pour unique réponse, je lui mordis la lèvre et savourai ses mains froides parcourant mon dos en sueur.

J'eus du mal à défaire cette espèce de salopette frustrante que j'avais pourtant trouvée superbe sur lui, et me dis que la prochaine fois que nous irons en soirée, je lui conseillerai des habits que je pourrais plus simplement retirer.

Tout ceci était devenu naturel pour nous, comme une routine à laquelle on ne se lasse pourtant pas. J'aimais son corps, il aimait le mien, et nous les aimions lorsqu'ils s'activaient ensemble. Et pourtant, je regrettai tout de même un peu que nos deux esprits, que nos sentiments ne puissent en faire autant. Nous avions pourtant essayés de tomber amoureux l'un de l'autre, mais cela n'avait pas été possible, pour aucun d'entre nous. Il y avait Alex et Ethan et, même s'ils n'avaient pas été là, je redoutais encore le fait que pour nous, c'était impossible. C'aurait pourtant été bien, d'être ensemble, d'être heureux ensemble, de ne voir plus que l'autre. Mais tout ceci était tout bonnement impossible. Peut-être dans un an, dans quatre ans, dans dix ans mais, aux jours d'aujourd'hui nous ne pouvions ne satisfaire qu'en tant qu'amis. Qu'amis intimes. Et nous nous aimions, passionèment. En tant qu'amis...

Il fit glisser mon pantalon au niveau de mes chevilles alors que ses lèvres laissaient une brûlante traînée de baisers de mon cou à mon torse. Je gémis silencieusement, empoignant son sexe.

- Plus vite...

Je le voulais, tellement. Pas de préliminaires, pas de j'ai mal fait attention. Juste nous deux, contre un mur, au beau milieu de la nuit, enragés et ne désirant que cette étreinte bestiale, ce manque de douceur, ce besoin d'avoir mal et cette envie d'être transporté. Loin, ailleurs.

Il dut comprendre là où je voulais en venir, prit l'une de mes cuisses et la ramena violemment tout contre lui avant de poser tout son poids sur mon corps et de me pénétrer. D'un coup sec. Brûlures, picotements, puis un intense plaisir, et un gémissement rauque que je ne pus réprimer. Il rit doucement, avant d'appuyer l'une des ses mains contre le mur et d'y aller plus encore un peu plus durement. Je m'agrippai à son dos, y plantant brutalement mes ongles à chaque à-coups, me mordant la langue pour freiner les sons que je ne pouvais cependant plus contrôler.

Qu'importe qui nous entende, de ceux qui se trouvent quelques étages plus haut dans les escaliers, qu'importe...- !

Je venais d'ouvrir les yeux... Au dessus de l'épaule de Léo, quelques mètres plus loin, des yeux perçants dirigés droit sur moi. Des yeux que je connaissai pas coeur, et Léo qui m'agrippa tout à coup les hanches avant de reprendre, encore plus violemment. Mes yeux qui ne peuvent se défaire de ceux qui me fixent. Mon plaisir qui s'accroit, cette envie de le toucher mêlée à l'embarrassement de le voir, là, dans cet instant où je suis le plus vulnérable. De le voir, de le voir me voir, de le voir tourner les talons et de m'entendre gémir encore plus fort. Encore plus fort. Mais de réprimer son nom. Ce nom qui voudrait, à cet instant précis, sortir à tout prix de ma bouche. Ce nom...

Ethan.