Le chapitre 07 est enfin en ligne. J'ai eu quelques difficultés à l'écrire à cause de la scène d'action. Le chapitre 8 est déjà bien avancé, j'aimerais reprendre un rythme stable sur cette histoire ! Par ailleurs, j'ai refait la mise en page de tous les chapitres et mis en ligne les versions corrigées (sur fiction press et sur le site). J'ai également lancé un sondage sur le site de Meurtre et Sorcellerie, merci d'y jeter un rapide coup d'œil (le lien est sur mon profil d'auteur). J'aimerais mettre en place, d'ici 2013, de court texte bonus sur Meurtre et Sorcellerie. Des textes qui m'obligeraient à prendre un rythme régulier. J'ai déjà quelques idées que j'expose sur le site, mais j'aimerais avoir votre avis ^^

Avant de vous laisser, je remercie ceux qui suivent l'histoire depuis son début et qui laissent, ici ou là, de petits messages. Celà fait toujours extrêmement plaisir 3


CHAPITRE 07

— Clay ! cria Aaron en remettant son manteau à la hâte. Il se précipita vers la sortie, continuant de crier le prénom de son employé. Clay ! Descend !

Le visage du jeune médium apparu dans l'entrebâillement de la porte, en haut des escaliers. Il était visiblement surpris du soudain éclat de voix du détective.

— Sur le bureau ! eut juste le temps de préciser Aaron avant de disparaître derrière l'épaisse porte d'entrée en bois brut.

Clay descendit avec réticence l'escalier. Les marches grincèrent sous son poids. Des questions plein la tête, le jeune homme songea d'abord à une nouvelle excentricité du détective avant de découvrir le petit paquet ensanglanté sur la table. Du sang avait coulé et c'était accumulé tout autour, imprégnant le carton. Un frisson d'horreur parcourut le jeune homme. Il s'approcha doucement, retenant sa respiration, pour soulever légèrement l'emballage du colis. Le carton s'était maintenant imprégné de sang, tâchant ses doigts. Il sursauta et retint difficilement un haut le cœur en voyant le contenu. Fébrile, il referma le paquet et le repoussa hors de portée, laissant une légère traînée de sang sur le passage.

Détournant les yeux, son regard fut attiré par un morceau de papier teinté de rouge. Une lettre. Le jeune homme fut pris d'un mauvais pressentiment. Les doigts tremblants, Clay entreprit de déplier le papier avec délicatesse. L'écriture était brouillonne et difficilement lisible.

« Cher Mr Détective,

J'ai ouï-dire que vous étiez sur ma piste ? Comment trouvez-vous mon travail ? C'est un dur labeur qui ne vous a pas laissé indifférent, n'est-ce pas ? Malheureusement, je ne peux pas vous laisser m'arrêter avant d'avoir accompli mon œuvre. J'espère que vous comprendrez…

Ps : Je suis désolé pour le jeune garçon. Harry ? Je ne voulais pas ça mais il me semble important de vous montrer à quel point je suis sérieux et déterminé.

Le Corbeau »

Tandis qu'il lisait avec difficulté les mots couchés sur le papier, des visions s'imposèrent à lui. Cadencées, saccadées, elles lui montrèrent l'auteur en train d'apposer sa signature avant de préparer son cadeau. Les jambes lourdes, Clay s'assit sur une chaise tandis qu'il reposait la lettre avec émotion.


Aaron se précipita vers la patinoire Glacarium où Harry et ses amis avaient l'habitude de vagabonder. Le quartier était grand et les chances de retrouver le jeune garçon étaient de plus en plus faibles au fur et à mesure que les minutes s'égrenaient. Il courut jusque dans les petites ruelles attenantes à la grande artère qu'était King's Road, passant derrière les cafés et les bars populaires, là où, d'ordinaire, avaient élu domicile les nécessiteux et les orphelins n'ayant pas pu passer la nuit au St Stephen's Hospital.

— Harry ! cria l'enquêteur en dévalant la rue.

Il continua de courir, bousculant une personne au passage et manquant par deux fois de trébucher mais Harry était introuvable ! Aaron se rendit à l'évidence : le jeune homme pouvait être n'importe où… Peut-être avait-il déjà quitté le quartier ?

Le détective s'arrêta au milieu de la rue. Fermant les yeux, il tenta de se concentrer. Rassembler ses idées, analyser la situation… Peut-être que Clay serait capable de le localiser ? Même si ces dons de médium n'étaient pas encore assez développés, Aaron se devait d'essayer ! Essayant de retrouver sa respiration, l'homme fit demi-tour.

Dépassant la rue Beaufort, un attroupement de passants attira son attention. Des souvenirs qu'il aurait préféré oublier lui revinrent en mémoire, lui donnant la nausée. Le détective se rapprocha, son rythme cardiaque s'intensifiant au rythme de ses pas.

Jouant des coudes, Aaron réussit à se frayer un chemin entre deux bonnes femmes aux visages horrifiés. Devant lui, ses craintes devinrent réalité. Le jeune garçon que le détective avait remercié quelques minutes plus tôt se tenait devant lui, inerte, sa pâleur trahissant son état. En dehors de l'entaille parcourant son flanc et du sang maculant ses vêtements, on aurait pu croire le jeune garçon endormi.

Aaron repoussa un ou deux chapardeurs tentant de faire les poches de la victime et se pencha près de la dépouille, veillant sur son corps en attendant la patrouille.


Clay, qui avait perdu la notion du temps, sursauta en entendant le bruit du bois qui craque. Se redressant, il écouta attentivement. Les planches au-dessus de sa tête craquèrent une nouvelle fois. Aaron était-il rentré ? À moins que ce ne soit Miss Taylor… Les pensées de Clay dérivèrent. En y repensant, la vieille dame devait sans doute être au courant de la sexualité d'Aaron. Ce qui expliquait sa perplexité quand son patron lui avait annoncé leur colocation… Le jeune homme devrait lui expliquer clairement la situation. Même si cela était inutile, la fierté de Clay refusait qu'on le prenne pour ce genre d'homme.

Soupirant, le médium se décida à rejoindre la source du bruit. Il y avait plus important en ce moment que de s'inquiéter de son intégrité morale. Bien que… Clay se serait bien laissé aller à courir dans les jupons de sa tante…

— Aaron ? Vous êtes déjà revenus ? demanda-t-il en grimpant les marches.

La porte menant à l'appartement était ouverte, aussi fit-il quelques pas à l'intérieur sans prêter grande attention à son environnement. Il se rendit vite compte de son erreur ! Se tournant vers le petit salon, Clay se retrouva face à face avec un inconnu. L'intrus fut aussi surpris que lui et, pendant une fraction de seconde, immobilisés de stupeur, personne ne bougea. Puis, comme si Clay avait reçu un électrochoc, il se précipita sur la porte, espérant atteindre la rue avant qu'il ne le rattrape. L'homme réagit tout aussi rapidement et, après avoir crié, il bougea son bras en direction de l'entrée.

Clay vit la porte se refermer devant lui dans un claquement assourdissant. Il tenta de l'ouvrir mais elle ne bougea pas d'un pouce comme si elle semblait brusquement peser une tonne. Sans prendre le temps de se retourner, ayant trop peur d'apercevoir à nouveau cet horrible masque blanc qu'il avait déjà vu en rêve, le jeune homme courut vers la première pièce s'offrant à lui : la salle de bain. L'homme murmura à nouveau quelques paroles indistinctes et des objets explosèrent à travers le salon.

Un cadre ainsi qu'une horloge éclatèrent sur son chemin, le blessant légèrement à la main, mais Clay ne s'en soucia pas. Le contenu d'un tiroir se répandit au sol manquant de le faire tomber. Continuant à courir, le jeune homme se glissa de justesse dans la salle d'eau alors que la porte se refermait lourdement sur lui. Il entendit l'homme pester et tenter de forcer l'entrée avec vigueur. Réagissant très vite, Clay, dont le cœur battait douloureusement fort, poussa la commode sous la poignée puis recula. Il la regarda tourner sur elle-même plusieurs fois en vain, le meuble faisant office de barrière, avant que le mouvement cesse.

Le jeune homme reprit difficilement sa respiration. Chaque inspiration lui était pénible. Son cœur battait à toute vitesse à cause de la surprise et de la peur qu'il ressentait en ce moment même. Après s'être assuré qu'il ne pourrait pas s'enfuir par les fenêtres, il resta devant la porte, la fixant avec angoisse. Dans un réflexe de survie, vain mais spontané, le jeune homme s'arma d'un rasoir. Les secondes s'égrenèrent avec lenteur. Le bruit de débris sur lesquels on marchait indiqua à Clay que l'homme était en train de s'éloigner. Était-il en train de partir ? Ou était-ce un piège ? Il y eu un silence avant qu'enfin les pas du malfaiteur résonnent à nouveau à travers la pièce.

Puis, aussi soudainement que c'était arrivé, les bruits stoppèrent et seul le silence se fit entendre. Par précaution, Clay ne bougea pas et tendit l'oreille, tentant de percevoir quelque chose, n'importe quoi qui aurait pu lui donner une quelconque indication sur les intentions du meurtrier. Il sursauta en entendant un claquement sec puis le bruit familier des marches qui grincent. Le calme revint dans l'appartement signifiant vraisemblablement le départ du tueur. À moins qu'il ne s'agisse là d'une ruse pour le faire sortir. Dans le doute, le jeune homme préféra rester enfermé dans la pièce.

Clay respira doucement, tentant de regagner son sang-froid. Ses mains tremblaient malgré lui et il prit conscience de l'entaille parcourant son avant-bras. Il lâcha l'arme improvisé qui vint s'écraser sur la flaque de sang qui c'était formé à ses pieds. La blessure était profonde mais sans danger. Le jeune homme regarda son sang couler le long de son bras puis rejoindre le sol. Il ne ressentait aucune douleur, sûrement sous l'effet de l'adrénaline. Cet homme aurait pu le tuer, il en était certain. Au lieu de faire exploser les objets sur son chemin, il aurait pu fermer la porte bien avant, le faire tomber ou encore viser une quelconque partie vitale – bien que Clay préféra ne pas imaginer le résultat. Mais il avait choisi de l'épargner… Peut-être pour lui faire peur ? Et dissuader une bonne fois pour toute le détective de continuer son enquête ? À moins qu'il n'ait voulu le garder vivant pour une raison qui lui échappait encore ?

Des coups frappés à la porte le firent sursauter et son cœur s'arrêta une fraction de seconde.

— Clay ! Tu es là ? Clay, ouvre-moi !

La tension qui habitait le jeune homme sembla disparaître aussitôt qu'il reconnut la voix d'Aaron. Fébrile, Clay poussa la commode sur le côté mais dû s'y reprendre à deux fois pour réussir à ouvrir la porte. Le regard vide, il se laissa enlacer par un Aaron étrangement calme. Soulagé, le jeune médium s'agrippa de toutes ses forces au gilet du détective, comme pour l'empêcher de s'éloigner. Maintenant hors de danger, Clay ressentait le contrecoup de l'adrénaline, il se sentait soudainement fatigué, ses jambes le soutenant à peine. Bien que la chaleur de l'enquêteur lui fasse du bien, Clay était incapable de stopper le tremblement de ses mains. La poigne de son compagnon était la seule chose qui, à l'heure actuelle, semblait l'empêcher de s'effondrer au sol.

— Qu'est-il arrivé ? demanda le détective d'une voix inquiète mais ferme, tout en repoussant légèrement Clay pour examiner son bras.

— Il était là ! murmura le jeune homme d'une voix blanche.

— Merde ! jura Aaron entre ses dents, avant de reprendre après un court silence : Je vais ordonner à la patrouille d'aller chercher un inspecteur de la criminelle.

— Non ! hurla Clay en s'accrochant à Aaron, tâchant légèrement sa veste. Restez !

Il ne se sentait pas encore le courage de rester seul après pareil événement. Compréhensif, le détective se rapprocha à nouveau et le serra contre lui.

— Je n'en ai que pour quelques minutes ! essaya-t-il de le rassurer. Je te promets que plus rien ne t'arrivera ici ! ajouta-t-il après un petit moment de silence tout en lui caressant l'épaule dans un geste dérisoire de réconfort.

Aaron serra la main du médium dans la sienne puis sortit de la pièce à la recherche d'un des policiers qu'il venait de quitter, laissant derrière lui un jeune homme encore secoué.

Ne réalisant pas encore les conséquences des événements, Clay qui se sentait soudainement vidé de toute énergie, décida de s'asseoir sur le canapé en attendant le retour d'Aaron. Pressant sa blessure, il jeta un œil autour de lui. Les dégâts étaient légers. La majorité des décorations avaient volé en éclat, des débris et de la poussière jonchaient maintenant le sol mais l'appartement était encore en bon état.

Les dommages les plus importants concernaient le tableau face à lui où Aaron, après des heures passées dessus, avait reproduit le résultat de leur enquête. Photos, témoignages… Tout avait disparus. Il ne restait que le petit colis, en bas sur le bureau.

Aaron n'avait pas menti et fut rapidement de retour accompagné d'un policier en uniforme et d'un autre homme qui, au vu de son accoutrement, était de toute évidence de la même trempe que l'inspecteur Lagarde.

— Je suis l'inspecteur Weiss. Monsieur ? se présenta-t-il tandis que le détective s'éclipsait dans la salle de bain.

— Hamforth, répondit Clay en serrant la main tendu devant lui tout en fixant la porte derrière laquelle son compagnon avait disparu.

— Aaron m'a parlé d'une agression. Pouvez-vous me donner plus de détail ? demanda-t-il en prenant place sur le fauteuil en face de lui et en sortant son calepin.

— Et bien… Tout est allé très vite, commença Clay.

Il fut interrompu par Aaron revenant dans la pièce. Après une rapide estimation des dégâts, le détective vint s'asseoir aux côtés du jeune homme, de l'antiseptique et des bandages dans une main. Clay reprit son récit.

— J'ai entendu du bruit à l'étage. J'ai donc pensé qu'Aaron était de retour. Ne le voyant pas arriver, je suis monté.

Aaron lui prit tendrement la main et commença à appliquer le baume désinfectant à l'aide de petit massage circulaire. La crème le brûla légèrement mais la douceur des gestes d'Aaron le lui firent oublier.

— Je suis rentré sans prêter attention et ce n'est quand me retournant que je l'ai vu. Il avait un masque…

Clay hésita mais préféra ne pas parler de son rêve.

— Il a utilisé la… la magie, finit-il par ajouter.

Le jeune homme fit la grimace, il avait décidément toujours autant de mal à parler de ce sujet. Aaron lui serra la main, comme pour l'encourager à continuer, avant de reprendre sa tâche et commencer à bander le poignet du jeune homme.

— La porte ne voulait pas s'ouvrir alors je suis allé dans la salle d'eau et m'y suis enfermé. C'était tellement soudain… Je ne pense pas pouvoir être plus utile, s'excusa à nouveau le jeune homme.

Clay était à la fois terrifié de s'être retrouvé pour la deuxième fois en face de cet assassin mais également honteux d'avoir été aussi impuissant. Il n'avait pensé qu'à sa sécurité. Il avait eu l'occasion de pouvoir parler au tueur, une occasion unique de lui soutirer des informations, ou tout du moins de l'observer. Mais trop effrayé, il avait couru se cacher. Il n'avait pas fait attention aux détails ! Nul doute qu'Aaron aurait su comment réagir. Ce dernier avait d'ailleurs gardé sa main dans la sienne. Le jeune homme pouvait sentir sa chaleur à travers ce simple geste, lui faisant prendre conscience d'être frigorifié.

— En cas d'agression, il est rare qu'une victime se montre très précise. Surtout dans les heures qui suivent. Mais si quelque chose devait vous revenir… N'importe quel détail ! Aaron saura où me trouver, le rassura l'inspecteur en posant sa main sur son genou.

Un simple geste de réconfort qui le mit pourtant mal à l'aise. Ainsi entouré, Clay se sentait étouffé. Se levant, il repoussa les deux hommes et fit quelques pas dans la pièce.

— Merci, dit-il en regardant les dégâts.

— Aaron ? Tu crois qu'on peut voir ensemble ce qu'il manque ? demanda l'inspecteur.

Le détective se leva et rejoignit le policier pour faire l'inventaire des objets manquants, essentiellement des preuves de l'affaire. Clay les observa de loin en fronçant les sourcils. Ils avaient l'air proche, trop proche… Étaient-ils amis ? Ou… Le jeune secoua la tête. Il ne voulait pas y penser mais c'était trop tard. L'inspecteur était bel homme mais Clay le trouvait peut-être un peu trop distingué pour être une relation d'Aaron. Pourtant, aucune alliance ne semblait briller à son doigt…

Clay soupira, attirant l'attention du détective. Ce dernier avait l'air inquiet, aussi le jeune médium lui fit un sourire rassurant. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Il venait d'échapper de peu à un tueur en série qui, s'il ne l'avait pas bien vu le soir du premier meurtre, connaissait maintenant son visage et son adresse et pourtant la sexualité d'Aaron revenait hanter son esprit. N'était-il pas capable de s'inquiéter pour les bonnes raisons ?

Au bout d'un moment, qui sembla particulièrement long, l'inspecteur revint vers lui pour lui offrir sa carte de visite.

— Je vais laisser un agent en fonction. Par sécurité. N'hésitez pas à venir me trouver pour quoi que ce soit, confia l'homme en serrant une de ses mains dans les siennes.

— Il n'en aura pas l'utilité, marmonna Aaron en poussant l'inspecteur vers la sortie.

Aaron revint à ses côtés et prit doucement son bras pour l'observer. Il profitait enfin du fait d'être seul avec son assistant pour se rapprocher de lui.

— Ca va aller ? demanda le détective, inquiet en voyant le bandage légèrement taché de sang.

— J'imagine, répondit Clay.

— Je suis désolé… J'aurais dû le prévoir… J'ai été un vrai imbécile ! pesta Aaron.

— Ce n'est pas votre faute… C'est lui… Mais je… J'ai peur qu'il m'ait reconnu…

Aaron serra doucement le médium contre lui. Les deux hommes demeurèrent silencieux pendant un moment puis, sous le coup d'une impulsion, Aaron se leva en direction de la cuisine.

— Je vais faire du thé. Assieds-toi !

Le détective s'en voulait terriblement. Autant pour la mort d'Harry que pour l'agression de Clay. Habitué à la solitude et obsédé par l'importance des retombées qui pourraient découler de l'enquête, il n'avait pensé à aucun moment au danger qu'il pourrait faire courir à son entourage. Particulièrement avec Clay, qui avait déjà été confronté au tueur. Il l'avait mis dans une situation délicate et c'était entièrement de sa faute. Les mains posées à plat sur le bois du plan de travail, Aaron baissa la tête, perdu dans ses pensées.

C'est à peine s'il entendit le sifflement si singulier de la bouilloire en ébullition. Reprenant doucement ses esprits, Aaron se hâta de servir deux tasses de thé avant de rejoindre Clay. Ils devaient avoir une discussion importante au sujet de leur avenir commun. Et ils devaient l'avoir ce soir…