Résumé :

Les cornes ne font pas le démon, pas plus que les plumes ne font l'ange. Valiel n'est plus près de l'oublier, après avoir enfin osé aborder Mikaren, ce démon chasseur à l'héritage d'Incube,et qu'il aime en secret depuis tellement longtemps. L'aimer au point d'en accepter sa véritable ascendance... et d'y trouver bien plus encore.
OS, suite de « Pour une histoire d'éternité ». Yaoi !

NdA :

Suite de mon OS Pour une histoire d'éternité, qui a beaucoup plu, et dont la majorité des reviews parlaient de la curiosité de mes lecteurs à propos de l'univers créé, et des personnages croisés. Voilà donc sa suite, qui, je l'espère, vous plaira tout autant !

La lecture du OS précédent est plus que recommandée pour comprendre l'histoire de celui-ci.

Sur ce, bonne lecture, et j'espère recevoir vos avis en review !

Note bis : J'avais dit que j'attendrai jusque vendredi (20/06/12) mais je suis une auteure qui adore partager, alors malgré tout ces p**** d'exams qui empêchent beaucoup de monde de me laisser de jolies petites reviews que j'aime toujours recevoir, sisi, et bien voilà... Vous savez quoi faire pour me remercier !

Le lien d'éternité

Mmmh... Rrrrrr...

Que je suis bien sous mes couvertures plumeuses. Tellement bien que j'en ronronne de plaisir. Je n'ai vraiment pas envie de me réveiller... Pourtant, il le faut, je le sais bien. J'ai entendu l'appel de Soren à travers l'éther. Mais je suis si bien...

Une queue de fourrure douce vient frotter ma paupière droite, pour m'aider à l'ouvrir, et je mords dedans. Un miaulement plaintif m'échappe. Il faut vraiment être con pour mordre sa propre queue... J'ouvre enfin un oeil, et la regarde onduler devant mon visage. Un peu de sang a perlé et taché sa fourrure blanche, et je la lèche pour essayer de me pardonner ma propre stupidité. Il faut dire que je la garde tellement souvent cachée, avec mes jolies oreilles triangulaires tout aussi pâles et duveteuses, que j'en oublie parfois jusqu'à son existence.

Je me souviens encore de la façon dont Mika m'avait regardé, en m'entendant ronronner. Mais je n'y pouvais rien ! Il me mettait dans un de ces états... Rrrrrr... Et voilà, c'est reparti ! Vilain ange pervers ! Couché la chose dure entre mes cuisses, tout de suite !

Et mon petit démon me manque tellement... Ce n'est pas juste ! J'ai dû m'éthéré alors qu'il dormait toujours, allongé sur les jolis coussins pourpres de l'alcôve... Je n'avais pas le choix, Soren m'appelait, et si je n'y étais pas allé, il aurait bien été capable de se lancer sur mes traces, et je ne veux même pas imaginer la réaction qu'il aurait eue en me découvrant avec un démon.

Cela fait six jours maintenant, et je deviens fou.
Je n'ai même pas pu dire à Mika tout ce que je souhaitais... Mais je suis quand même heureux. Il a compris que je l'ai lié à moi, et n'en a même pas eu l'air effrayé.

N'empêche que je n'ai pas fait que ça...

Mais je n'ai juste pas eu le choix ! C'est un incube, et je savais parfaitement que son héritage allait se réveiller dès cette première fois. Si je n'avais rien fait, à l'heure actuelle, il serait en train de sauter tout ce qui bouge ! Maudit démon de la chair...
Tandis que là, il peut ressentir du désir pour d'autres, évidemment. Mais un désir normal, contrôlable, comme tout le monde, et pas celui qui brûle et dévaste tout sur son passage, rendant ces démons vraiment soumis à leurs plus bas instincts, jusqu'à ce qu'ils apprennent à se contrôler. Et comme mon petit Mikaren veut devenir chasseur, c'est bien plus simple maintenant. Il peut continuer son entrainement avec son maître Simiel sans avoir à, en plus, apprendre comment contrôler et brider ses appétits insatiables.

Mais j'essaye de convaincre qui là ? Je suis si pitoyable...

Je n'ai pas bridé son désir envers moi... Vilain ange pervers... Je suis nul... J'aurai aussi dû brider son désir pour moi, en plus d'apposer ce lien, pour qu'il puisse faire son choix tout seul, et pas juste parce que je serai toujours celui qui l'excitera le plus...

Mais je... Je...

Mes oreilles félines se tendent vers le couloir, et je sens que je vais passer un très mauvais moment...

« Maw ! »

J'en ai bondi ! Pourtant je savais que ma porte de bois blanc sacré allait se faire ouvrir brutalement, heurter le mur de marbre clair avec la grille d'argent, et que ça allait faire un bruit de tout les anges ! Mais j'ai quand même sursauté, en poussant ce miaulement honteux...

« Quand je t'appelle, tu viens immédiatement Valiel ! » hurle Soren de toute la puissance de ses cordes vocales, et je peux dire que c'est très très fort, surtout pour mes triangles de fourrures à l'ouïe plus que sensible, qui se sont couchés sur ma tête alors que je souffle.
Bon, d'accord, je feule. Voilà, c'est dit, je lui ai presque craché dessus comme un vrai vilain matou...

« Et rentre-moi ces oreilles et cette queue ! »

Je miaule pitoyablement, mais je m'exécute.

C'est vrai que c'est honteux, pour un ange, d'être en fait un hybride... Surtout avec un Nekoni...
Je suis vraiment content d'avoir été trop petit pour me souvenir de la tête de mon père, quand on m'a mis dans ses bras, et qu'il a découvert que son fils n'était sûrement même pas le sien, et que sa femme était morte en couches sans jamais pouvoir lui avouer la vérité pendant qu'il était partit au combat.
Je suis le fils d'un archange et d'une sang mêlée, et là, normalement, c'est déjà pas joli du tout... Surtout quand on apprend qu'en fait, elle n'était pas forcément fidèle.
Ou alors, mais ça, ils n'y ont pensé que bien trop tard, ces crétins du sommet, elle était fidèle, et c'était elle, l'hybride Nekoni. Seulement, comme son corps s'est dispersé dans l'éther à sa mort, sans sortilège ni vie pour le maintenir, personne n'a eu le temps de vérifier si elle était un ange à moitié humain, comme tout le monde le pensait, ou à moitié félin, comme beaucoup l'espéraient, puisque cela était moins grave, au final, que d'envisager qu'elle ait osé tromper mon père avec une simple créature mystique.

Donc je ne suis rien, en fait... Ou le fils d'une catin infidèle, ou celui d'une hybride cachée, qui de toute façon a détruit le coeur d'un archange, au point qu'il mette lui même fin à son éternité céleste, et disparaisse à tout jamais dans les profondeurs des enfers.

Soren me regarde, et il voit bien à quoi je pense, alors que je m'assis en tailleur, et que mes oreilles et ma queue disparaissent doucement. Mes ailes, elles, ne sont pas sorties. Ça ne m'arrive jamais de les laisser sortir par accident. Puis ça ne serait pas très confortable, pour dormir, franchement...

Je le vois soupirer, et il vient s'assoir sur ma couche dans l'alcôve, près de moi.
J'adore les alcôves. Je dors mal, si je ne suis pas allongé dans l'une d'elles. Soren dit que c'est un rappel du ventre maternel. Je pense qu'il a raison.

Mikaren aussi est orphelin...

« Qu'as-tu Valiel ? Tu n'es plus toi même depuis quelques jours. »

Il a raison... Je pense tout le temps à mon petit démon. Je n'arrive même pas à me sentir honteux pour ce qu'on a fait. Je le suis à propos de ma condition, mais pas de nous. Je suis bien trop heureux pour ça.

Mon Mika...

Je vois les longues mèches blondes ondulées de Soren lui tombées dans les yeux alors qu'il penche la tête sur le côté pour me scruter. Ses grands yeux gris me transpercent, et encore une fois, j'ai peur qu'il ne découvre ce que j'ai fait.
En rentrant de ma folle nuit avec mon petit démon, j'ai passé plus d'une heure à me frotter sous l'eau avec de l'essence de bois sacré, de peur qu'il ne sente son odeur sur moi, au point d'avoir répondu à son appel fort en retard. J'en tremblais devant lui, mais je souriais aussi bêtement. Je suppose qu'il a dût penser que j'avais passer la nuit avec une humaine... Ça, ce n'est pas interdit. Enfin, ça ne l'est plus. Ça posait trop de problèmes.

« Tu sais que tu peux me parler, n'est-ce pas petit Neko ? »

Je rougis. Il ne m'appelle jamais comme ça. Enfin, plus depuis que j'ai dépassé mon deuxième cycle, donc il y a déjà fort longtemps. Pour lui, c'est un surnom affectueux, là où ce serait une véritable insulte venant d'un autre ange. Mais personne d'autre ne sait, ou presque. C'est notre vilain petit secret.

« Je sais Soren. »

« Bien. Alors si tu ne veux pas, vas te préparer, nous descendons sur Terre. »

J'acquiesce, et file dans ma salle d'eau pour me laver, attrapant rapidement mes vêtements en souriant. Sur Terre... Peut-être arriverais-je enfin à m'éclipser, et retrouver mon petit Mikaren ? Je l'espère...

o.O.o

J'ai réussi !
Et je n'ai même pas dû filer en douce. Après notre chasse aux démons des ondées, qui avaient encore créé toute une série d'inondations catastrophiques dans une région terrestre déjà bien assez hostile, il m'a donné quartier libre.

Je me suis étheré immédiatement, et maintenant je suis dans notre chapelle.
Notrechapelle...
Normalement, c'est la mienne, mais je veux la partager avec lui.
Je l'ai achetée avec de l'argent humain, que j'ai mis des années à réunir, grâce à Soren, qui avait accepté que je sois rémunéré comme cela en grande partie. Je voulais un endroit spécial, et je sais qu'un lieu consacré peut paraitre honteux, et franchement malsain pour abriter l'amour d'un ange et d'un démon. Mais je m'en moque, parce que c'est bien là que tout est concentré. C'est d'amour qu'il s'agit. En tout cas pour moi.

Je... J'aime Mikaren. Le démon Mikaren.

Voilà. Il n'y a rien d'autre à ajouter, et si notre Père à tous y voyait vraiment un problème, ici, dans cette chapelle, il aurait tout le loisir de nous le faire savoir. C'est pour ça que j'ai choisi cet endroit.

Je rougis en voyant les tâches du plaisir de Mika sur le velours rouge qui recouvre l'autel.

Me mordillant la lèvre de mes petits crocs, je m'approche. J'ai envie de sentir l'étoffe, de voir si je peux encore y grappiller un peu de notre odeur mêlée...

Je suis idiot.

D'un claquement de doigts, je fais tout disparaitre, le tissu de velours rouges, les cierges usés, et les coussins salis, pour les remplacer par des neufs et propres. J'ai choisi du satin noir cette fois. Et de l'or, pour lui. Et un peu d'argent, pour moi... Je suis vraiment idiot.

Je pose mes armes dans un coin en soupirant, et je vais m'assoir sur l'autel, bondissant souplement, puis je croise mes chevilles en les laissant se balancer.
Je me demande si mon petit démon est déjà revenu ici... Quelle a été sa réaction en se réveillant, et constatant que je n'étais pas là ?

« Aw... »

Je viens de me blesser la lèvre. J'ai mordu trop fort... Je n'aurai jamais dû le laisser seul, ainsi. Il a sûrement cru que je m'étais moqué de lui... Je suis si nul... J'ai tout fait de travers.

Mais j'ai tellement envie de le revoir, et de tout lui dire... Il faut que je le retrouve.

Doucement, j'enlève ma veste blanche, et la pose à côté de moi sur l'autel. Je glisse mon index sous les bandelettes qui entourent mon poignet gauche, celui qu'il a mordu, et je les déroule lentement. Un sourire complètement bête naît sur mes lèvres au fur et à mesure que la marque apparait. Elle a mis du temps à se dessiner sur ma peau d'albâtre, parce que Mika ne l'a pas faite consciemment. La mienne ornait déjà sa nuque quand je suis parti, au petit matin.

C'est une marque simple, un serpent noir et or, qui entoure plusieurs fois mon poignet, et les pointes de ses crocs sont formés par les cicatrices que ceux de Mikaren m'ont laissées... Il est beau, mon serpent qui me lie à mon démon. Je l'aime beaucoup. Je n'aurai pas voulu quelque chose de compliqué, et je suis vraiment content. Il a de jolis yeux rouges, ce serpent, et de l'or brille sur ses écailles noires. Il n'y a que ses crocs qui sont blancs, et qui luisent comme de la nacre sur ma peau pâle. C'est une très belle marque... Non, c'est la plus belle. Avec celle qu'il a sur sa jolie peau de bronze.

Je caresse doucement mon serpent, et je l'appelle Mikaren.
Il bouge...
Il s'enroule et tourne autour de mon poignet, et ça me chauffe doucement. Je ferme les yeux, et me laisse aller sur l'autel, allongé. Je commence à ressentir mon petit démon grâce à ce lien Nekoni, et je suis finalement assez heureux de ces origines, sans lesquels tout ceci serait impossible.
Maintenant, il faut qu'il accepte le lien. Comme je suis quand même à moitié ange, je n'ai pas le pouvoir de le forcer contre sa volonté. S'il ne le veut pas, le lien se brisera, et le serpent tombera à terre, pour finir en cendre. J'ai peur...

Mais je continue à appeler Mikaren. Il faut que je le fasse.

Rrrrrr...

Je le sens, il m'entend ! Oups... Je ronronne peut-être un peu trop fort... Mais c'est difficile de me calmer, alors qu'il accepte le lien... Rrrrrr... La marque me chauffe, elle me chatouille. Est-ce que c'est normal ? J'ai à nouveau peur... Ça me gratte... Terriblement... Ça fait mal... Non, ce n'est pas normal... Je...

Je me sens faible. Que m'arrive-t-il ?

« Ouvre les yeux. »

C'est la voix de Mika ! Je me redresse brutalement en m'exécutant, et il est là. Face à moi.
Il est si beau, dans son jean noir, et sa veste de cuir. Il se mordille la lèvre, et rougit. Je sais à quoi il pense, et c'est adorable.

Pourtant quelque chose cloche. Je le sens. Alors que je me concentre, je vois son aura apparaitre, faites d'or et de bronze, tellement jolie, avec de grandes stries rouge sombre... Petit démon a aussi des idées perverses ! Mais il est si pur que son aura ressemble bien plus à celle d'un ange que d'une créature diabolique.

Mais...

Tssss...

Je soupire en me laissant retomber sur l'autel, un bras sur le visage. Je me suis fait avoir, comme un con, et je me retrouve enchainé par son aura.

« Petit ange aurait dû faire attention ! » susurre mon démon en m'imitant, et je sais qu'il n'a pas tort, et que j'aurai dû.

Il n'a strictement aucune raison de me faire confiance, et j'amène mon autre bras au-dessus de mon visage, pour regarder le serpent.

Il est toujours là, mais gris. Il a l'air pâle, et je comprends que, si Mika n'a pas encore refusé le lien, il ne l'a surtout pas encore accepté. Il l'a mis en stase, ce si joli serpent, et ça me blesse profondément.

« Qu'es-tu ? »

Sa question m'étonne.

« Un ange. » dis-je en me redressant à nouveau, assis sur cet autel où j'aimerais tellement l'allonger sous moi, pour encore lui faire l'amour... C'était si bon...

Je lui ai menti, en lui parlant de baise. Pour moi, c'était de l'amour, les deux fois. Mais je pense qu'il l'a compris, même si ce n'est sans doute venu que par après.

« Tu n'es pas que ça. Les anges ne peuvent pas lier d'autres espèces à eux de cette manière. Pas avec un lien de sang. Vous avez des centaines de rituels, mais aucun qui implique ce que tu m'as fait faire. »

Ce que je lui ai fait faire ?
Mais il était consentant !

Je sens les larmes me monter aux yeux. Je suis pitoyable. J'ai tout foiré, voilà.

« Tu... tu ne voulais pas... »

Ce n'est même pas une question que je pose, alors que je baisse la tête et fixe mes pieds nus et leurs bandelettes blanches de protection, correctement attachées cette fois, puisque je n'ai pas eu à courir comme un dératé sur le sol terrestre pour le retrouver... S'il savait...

Une secousse sur la chaine d'or et de bronze me fait relever les yeux, et je n'aime pas sa façon de me regarder. Il n'exprime rien, et les rares fois où j'ai pu l'observer dans cet état, c'était toujours avant qu'il ne mette un ennemi à mort, avec son mentor Simiel à ses côtés.

« J'ai fait des recherches. Dans toutes nos bibliothèques. Et je n'ai rien trouvé qui permettent à un ange de lui lier un démon. De plus, vous ne pouvez forcer personne à être lié à vous pour l'éternité, et n'avez aucun sortilège de sang qui ne soit pas un châtiment divin. Alors je répète ma question, qu'es-tu ? »

Il a l'air tellement décidé... Son superbe visage, avec ses boucles sombres qui lui tombent sur ses magnifiques yeux rouges en amandes... Sa bouche sensuelle me donne envie de lui mordiller les lèvres. Je pense qu'il a compris, parce qu'il rougit.

« Mika est si adorable... »

Je le vois se raidir, et surtout, se souvenir.

« Je suis un hybride. » finis-je par avouer, en regardant encore mes pieds qui s'agitent nerveusement. « Mais c'est un secret... Je suis un secret d'ange honteux, parce que, ou ma mère était une putain infidèle, ou alors... elle-même était une hybride Nekoni. »

« Je le savais. » souffle-t-il doucement, et moi je souris tristement en le regardant à nouveau.

« Tu comptes refuser le lien, je suppose ? Ou bien vas-tu plutôt me tuer, petit démon ? »

Il ne répond pas. Il a l'air de réfléchir, et moi j'ai faim de lui... surtout si je dois mourir, ou pire, le regarder s'en aller. Alors je prends la chaine d'aura, et je tire doucement. Après tout, elle est aussi bien rattachée à lui, qu'à moi...

Je tire encore, et il avance, le regard fixé sur moi. J'aime le voir fasciné, c'est flatteur.
Enfin, il est près de moi, entre mes genoux, et je glisse une main derrière sa taille, pour presser nos corps, tandis que je relâche la chaine.

« Tu m'as manqué, petit démon. »

Je me penche doucement alors que ses joues rosissent une fois de plus, et je pose mes lèvres sur les siennes. Il ne résiste pas, et j'en suis vraiment heureux. Je passe délicatement la langue sur elles, et il les entrouvre pour me laisser me faufiler dans sa bouche. Mes mains s'activent déjà, ouvrant sa veste et la faisant glisser de ses épaules bronzées. Je l'embrasse, faisant jouer nos langues lascivement, et son goût m'a aussi tellement manqué... C'est un peu sucré, un peu épicé, et indéfini, mais c'est tout lui. J'aspire sa langue et la tète, parce que j'aimerais lui faire pareil, ailleurs, et il gémit sourdement.

Je n'en peux déjà plus, je le veux si fort, que ça me fait mal.

Je l'aime aussi vraiment... trop pour notre propre bien. Si longtemps que je l'observe, avec son maître Simiel. Ce n'est pas possible d'aimer quelqu'un autant. Je ne veux pas qu'il refuse le lien. Surtout pas. Je sais que je peux le rendre heureux, malgré tout, malgré ce qu'il est, malgré ce que je ne suis pas vraiment, ou qu'à moitié, je sais que je peux le faire. Parce que l'amour que je ressens pour lui est sincère, et puissant.

Je m'écarte enfin, le souffle court, et je regarde sa marque.

« Qu'est-ce que... »

Je n'arrive pas à y croire !

« Qu'as-tu fait ? »

Mon ton de voix est tellement douloureux que j'ai l'impression que ce n'est pas moi qui viens de gémir ça.

« Je l'ai bloquée. »

L'ombre du chat ailé noir et or qu'il avait dans la nuque est presque effacée, comme un mirage tremblotant, et ça me fait si mal...

« P... Pourquoi ? Tu avais l'air heureux de t'être lié à moi ! Pourquoi tu ne l'as pas accepté pour finir le lien ? Ce n'est pas une simple stase ça ! Tu es en train d'essayer de l'effacer avec un contresort ! »

J'ai crié, mais tant pis. Une stase, j'aurai pu l'accepter, le temps qu'il réfléchisse. Mais qu'il cherche à l'effacer, sans même avoir le cran de simplement refuser le lien, c'est... horrible. Il a reculé, et je le vois sortir un poignard en argent. Il va sûrement briser la chaine, et partir tout simplement.

« Putain, mais je ne savais même pas ce que tu étais ! Tu débarques, me baises, me fais l'amour, puis disparais. Qu'aurais-je dû faire bordel de merde ? »

« M'attendre ! Je suis parti parce que j'y ai été obligé ! Mika... Je... S'il te plaît... Refuse là si tu veux, mais ne l'efface pas comme ça... Ce n'est pas... pas juste ! »

Pourquoi il sourit comme ça maintenant ? Oh... Ses cornes sont en train de sortir...
Il brise la chaine, mais contrairement à la mienne, qui m'avait d'ailleurs demandé des heures d'entrainement pour la rendre aussi puissante et matérielle, ça ne fait aucun bruit, et elle s'évapore simplement. Le rouge s'étend dans ses yeux et... L'ombre de chat est plus nette. Pas encore tout à fait revenue, mais on distingue à nouveau que c'est un félin ailé !

« Tu sais que tout le monde pourra voir ces marques ? » demande-t-il tout bas en revenant vers moi.

« Oui, je sais... »

Je retire alors l'écharpe de soie brodée gris perle que j'ai au cou, et la glisse au sien. Le commerce entre le paradis et les cercles de l'enfer est courant, donc je sais que, même si elle sent l'odeur d'un ange, il peut la porter devant qui il veut. Il sourit en la sentant, et rougit encore.

« Ça la cachera... Et je t'apprendrai un sort de camouflage. C'est tout simple, et interespèce. »

Son sourire s'agrandit, et de petites fossettes apparaissent dans ses joues de bronze rosies. Il est si beau... Je sens mon serpent me chauffer doucement. La stase se brise, et il redevient d'un noir de jais sous mes yeux, enroulant ses anneaux jusqu'à s'immobiliser, ses crocs de nacres rentrés, masquant les cicatrices, alors qu'il ferme ses jolis yeux rouges.
J'écarte l'écharpe pour regarder l'ombre en forme de félin, et le petit chat noir ailé est là, alangui sur la courbe de sa nuque, du côté droit. Il est superbe, et je peux voir ses yeux turquoise briller un instant, et de petits crocs apparaitre alors qu'il bâille. Puis il se recouche, et l'or qui parsème son pelage, seul détail qui trahit que ce n'est pas une ombre en réalité, brille doucement tandis qu'un reflet nacré traverse ses ailes sombres.

Je suis vraiment heureux, et le serre contre moi, son visage dans mon cou, et mes lèvres appuyées sur sa tempe.

Rrrrrr...

« Merci... » chuchote-t-il.

« Pourquoi ? »

« Pour avoir bridé mon héritage d'incube. J'aurai vraiment été dans la merde, sinon... »

Je rougis, et suis vraiment content qu'il ne puisse pas le voir. Il n'a pas encore remarqué que je n'ai pas bridé celui qu'il peut avoir envers moi... Je devrais le lui dire. Mais je...

« Par contre, j'ai dû acheter un inhibiteur. » rajoute-t-il en se redressant, avec un drôle de sourire.

Ah... Je crois comprendre...

« Je n'arrête pas de rêver, d'un certain ange... Et j'ai même dût m'interrompre en plein entrainement plusieurs fois, à cause d'une grosseur dure, et fort gênante... ici. » m'explique-t-il en me prenant la main, et la posant sur son entrejambe.

Il est tout mou... Je gronde, et il rit doucement. Ce n'est pourtant pas drôle !

Il me montre alors une petite chaine en or, à son poignet, toute simple, et l'enlève. Je garde ma main là où il la mise, parce que... j'aime bien. C'est une très bonne raison, d'abord.

« Mmmh... »

Je le sens durcir sous ma paume, et il dépose l'inhibiteur sur le satin noir qui recouvre l'autel, à côté de nous.

« Tu es un putain d'ange vraiment pervers, n'est-ce pas ? »

J'acquiesce.

« Tu veux me punir ? »

Ma question le fait rougir, et moi, je craque. Ce n'est pas possible d'être aussi mignon, et d'avoir l'air aussi innocent, tout en étant aussi grossier. Surtout pour un démon, et un incube de surcroit !

Je serre ma main autour de sa verge qui se gonfle, et il laisse un gémissement rauque lui échapper.

Je pense qu'on craque finalement en même temps, alors qu'on saisit chacun la nuque de l'autre, et que nos dents s'entrechoquent lorsqu'il plaque ses lèvres contre les miennes. Ma main s'est déjà glissée dans son pantalon, et lui a glissé les siennes sous mes fesses. Il se frotte contre moi, et me mord légèrement dans notre baiser.

Je sens mon sang se mélanger à nos salives, et ça me rend fou. Bien que lui aussi, et encore plus à ce que je peux sentir. Son sexe est devenu si dur... J'ai envie de le prendre en bouche.

Je me laisse glisser en bas de l'autel, et le force à s'y appuyer. Je brise notre baiser pour aller dévorer son cou, et je descends, lui faisant retirer le haut noir qu'il porte, et mon écharpe, avant de m'attaquer à sa ceinture d'argent. Le bouton et la fermeture éclair de son jean cèdent rapidement, et je descends le tout avec son boxer pour libérer sa virilité si raide... Elle est déjà humide, et ça me fait sourire.

Ses doigts viennent se perdre dans mes boucles claires alors que je m'agenouille devant lui, et je le caresse doucement, tirant délicatement la peau de sa verge en arrière pour dévoiler le gland sans le blesser. Je passe ma langue sur le pourtour gonflé, et vais recueillir le désir qui suinte de la petite fente rosée. Je caresse ses cuisses et son ventre, et laisse glisser la hampe dure entre mes lèvres.

Il gémit, et j'adore ce son.

Maintenant qu'il sait ce que je suis, je peux me laisser vraiment aller, et je ronronne autour du membre épais que je pompe de plus en plus rapidement. Les vibrations ont l'air de le rendre fou, comme je m'y attendais, et il est délicieux.

C'est un incube, mais je ne pense pas qu'il sache que les sécrétions de son sexe prennent le goût de ce que son partenaire préfère. En réalité, ce n'est censé avoir aucun goût, et ce sont les molécules particulières à leur race présente dedans qui donnent l'illusion à notre cerveau que c'est notre parfum préféré. J'ai appris ça avec Soren, lors de cours heureusement uniquement théorique. Je le lui dirai bien, mais j'aurai peur qu'il ne tente de se sucer lui-même, s'il le savait... Ou qu'il passe tout son temps à se branler. Il y a de quoi devenir accro je trouve !
Je remarque que mes préférences ont dû changer entre temps, parce que ce n'est plus un goût de vanille, mais bien de chocolat au lait et gingembre que je sens sous ma langue et qui me la picote agréablement. J'en ronronne encore plus, et rougis même en me disant que ça va vraiment être délicieux, quand son sperme, avec ce goût, va se répandre dans ma bouche... Rrrrrr...

« Val... Val... »

Oh non ! Je veux le gouter ! Il ne va pas me faire ça ! Il ne peut pas me faire ça ! Non ! Si ?

Si... Il tire doucement sur mes boucles, et moi, je le relâche avec un miaulement de dépit.

« Tu... miaules vraiment ? »

Olala... Je rougis encore... Qu'est-ce que j'ai ? Je me contrôlais si bien, l'autre jour... Peut-être un peu trop bien, d'ailleurs, j'avais même eu du mal à me laisser aller quand il m'avait enfin accepté.

« Oui... Je miaule vraiment... »

« C'est adorable ! »

Mouais... Je trouve ça plutôt pitoyable ! Rendez-moi ma fierté par pitié !
Je me relève, et il m'entoure la taille pour me serrer contre lui.

« Est-ce que... je peux les voir ? »

« Niah~? »

Je plaque mes mains sur ma bouche. Oh mon dieu... J'ai honte ! Maintenant que je sais que je ne dois plus faire tout le temps attention, je fais bourde sur bourde en me laissant beaucoup trop aller !

Mika rit doucement, et enlève mes mains pour m'embrasser. C'est si bon... Mon Mikaren à moi... Rrrrr...

« Je parlais de tes oreilles, et de ta queue... Si tu en as, je veux dire. » chuchote-t-il contre mes lèvres.

« Oui... J'en ai... Mais je... Enfin... À part Soren, mon mentor... Personne ne les a jamais vues... »

« Oh... Tu ne veux pas ? »

Je secoue la tête. Bien sûr que je veux ! Je me laisse alors totalement aller, en enlevant le scellé spirituel qui les garde cachées, et je recule pour le laisser voir. Je remarque qu'il a toujours son pantalon sur ses chevilles, et un petit ricanement m'échappe tandis que je me baisse pour le lui retirer avec son boxer sombre, ses bottines et ses chaussettes. Il se laisse faire, et me relève brusquement d'un mouvement de poignet.

Pourquoi il me regarde comme ça ?

Il siffle, et mes oreilles se penchent pour l'écouter. Mais... mais...

« Mais tu te fous de moi là ! »

Il éclate de rire, et mes oreilles se couchent sur le haut de mon crâne, ma queue battant furieusement l'air derrière moi. Je n'aime pas, mais alors là, pas du tout, qu'il se moque de moi en testant mon ouïe en me sifflant comme un chien ! Non mais oh !

« Je... je peux les toucher ? » demande-t-il en tendant la main, incertain.

« Mmh... Oui, mais n'essaye même pas d'encore te foutre de moi, ou je t'arrache la main avec les crocs ! »

Il rit encore, et j'ai envie de dire d'autres bêtises, parce que j'aime ce son. J'aime ce Mikaren, détendu, tellement différent du jeune démon terrifié, et puis presque uniquement assoiffé de sexe que j'ai eu dans mes bras la dernière fois. J'avais vraiment fait ça comme un pied... Même si on a vraiment pris le notre... Ouh que c'est mauvais... Je suis sûr d'arriver à le faire rire à nouveau avec une connerie pareille, mais je —

Rrrrrrrrrrrr...

C'est si bon...

« Rrrrrr... Continue... Rrrrrr... »

C'est la première fois que quelqu'un me caresse les oreilles depuis... oula... des cycles et des cycles ! C'est vraiment... ronronnant. Je n'ai pas d'autre mot... Rrrrr...

J'ouvre les yeux, que j'avais fermés sous son toucher si doux, et je tombe dans deux puits sanglants. Plus aucune pupille n'est présente dans ses jolis iris, et je me sens aussi gagner par l'excitation. Ses petites cornes d'ébènes percent sa chevelure sombre, et je peux voir sa queue à flèche onduler derrière lui. J'avance la mienne, et l'enroule autour. C'est agréable... Elles se serrent l'une l'autre.

« Mika... Mon Mika... »

Je me frotte contre lui, et il me caresse le dos. Mes ailes ne sont pas de sortie, et je ne compte pas les dépliées ce soir. C'est trop encombrant, et dangereux pour nous. Je ne veux même pas imaginer la catastrophe si je rentrais avec des plumes noircies sans aucun combat pour l'expliquer. Je les avais sorties aussi souvent, parce que je voulais être sûr qu'il n'oublie pas ce que je suis. Un ange, même hybride, avec un démon, ce n'est pas une mince affaire, et je sais que, étant un incube, il aurait très bien plus l'oublier, et ne penser qu'à l'assouvissement de ses désirs, pour ensuite me haïr une fois cela fait. Je n'aurais pas pu supporter qu'il me déteste... Jamais.

Il tire sur mes vêtements, et je me déshabille rapidement. Nos verges se frôlent, et je frissonne violemment. Il m'excite tellement... Je suis content qu'il ait pu se trouver un inhibiteur, et en fait, il me semble déjà bien se contrôler sans. Je sus sûr que ça vient de tout ces entrainements supplémentaires qu'il a dû suivre pour pouvoir devenir chasseur malgré sa véritable nature. Il est vraiment courageux, mon petit démon à moi.

Je le fais grimper sur l'autel en poussant ma veste au sol, et je suis bien décidé à avoir mon chocolat au lait et gingembre maintenant !

Je m'installe sur lui, tête-bêche, sans prêter attention à sa façon, toujours aussi adorable, de rougir, et lèche sur toute sa longueur le sexe coulant de besoin que j'ai sous moi. Il fait pareil, et je me sens si bien... Je l'aspire doucement entre mes lèvres, et le pompe délicatement. Je gémis en le sentant à nouveau m'imiter, et nos mouvements deviennent incroyablement synchrones. Je n'ai plus besoin de bouger dans sa bouche chaude et douce comme la dernière fois, il me suce de lui-même, et fait ça vraiment bien...

J'ai chaud. C'est trop bon. Je sens que je vais être le premier à craquer cette fois, et c'est un peu gênant. Mais il fait glisser ses lèvres si vite sur ma verge ! Il en tète parfois le bout, avant de la reprendre complètement... Il faut que je fasse mieux !
Je détends patiemment les muscles de ma gorge, et le prends encore plus profondément. Il se tend brutalement sous moi en jurant, mon sexe abandonné, et je me mets en mouvement. Je souris, parce qu'il gémit sans cesse, et n'arrive plus à me sucer. Il va jouir, et j'accélère encore, lui faisant perdre la tête. À moi le chocolat...

La première giclée tapisse le fond de ma gorge, et je goûte à la semence si particulière de mon incube avec délice. C'est si bon... Je draine tout son orgasme, et poursuis même quelques secondes supplémentaires, rien que pour le plaisir de le sentir se tordre sous moi. Puis je le libère, et me retourne en m'allongeant à côté de lui sur l'autel recouvert de satin sombre.

Son regard est brumeux, et je vois ses pupilles revenir lentement, petits points noirs qui s'agrandissent progressivement alors qu'il arrive enfin à me voir à nouveau.

« Putain... Tu veux me tuer... »

Je me mords la lèvre avec un sourire fier, et il m'attire contre lui. Je me sens bien, et ronronne encore. Il a l'air de beaucoup aimer ce son, parce qu'à chaque fois, il se détend en souriant.

Mais ma verge toujours impitoyablement bandée se rappelle bien vite à moi, et je soupire. Je suis vraiment un ange pervers... Incapable de me calmer. Je sais bien que ça doit être dû à mes origines Nekoni, cette excitation si dure à contrôler, mais je me sens tout de même assez honteux.

« Petit ange bande vraiment fort, à ce que je sens. » susurre-t-il en bougeant son bassin et me faisant sourire.
J'aime qu'il reprenne mes paroles perverses, même s'il ne se rend peut-être pas bien compte que l'utilisation de ce genre de surnom dans un moment pareil, c'est vraiment... tout sauf innocent.

Mon sexe est appuyé contre sa hanche, et je me contente de ronronner plus fort. Comme je ne bouge pas, ni ne réponds, les yeux clos, il se redresse.

« Ça va pas ? »

Mes paupières papillonnent, et s'ouvrent enfin. Je l'entends jurer en découvrant mon regard. Je me doute de ce à quoi il doit ressembler, maintenant que le scellé spirituel qui garde cachés mes attributs d'hybride est enlevé.

Mes iris turquoise doivent être immenses, et mes pupilles, fendues, comme celles des félins. Je sais que c'est un peu flippant... Mais je vois qu'il se détend à nouveau.

Il me pousse sur le dos, et s'assied sur mes cuisses. Grrr... Il ne pouvait pas s'assoir un tout petit peu plus haut ?

Oups... Je crois que j'ai vraiment grogné, parce qu'il se marre...

« Petit démon ferait mieux d'arrêter de se moquer de moi, sinon il risque d'avoir très très mal au cul ! Et je ne te soignerais pas cette fois ! »

Ah. Efficace la menace !

« Tu m'as soigné ? »

Ses sourcils tout froissés sont vraiment mignons. Mais ce n'était pas ma menace qui l'avait fait arrêter de rire...

« Oui, je t'ai soigné. Quand je t'ai léché. Tu ne te souviens pas ? »

Il rougit, et se souvient visiblement très bien.

« C'est aussi une capacité Nekoni. Ma salive peu transporter de l'aura de soin, en cas de besoin. »

« Et bien... Tu n'as peut-être pas si bien léché que ça alors, parce que j'avais encore un peu mal en me réveillant. » plaisante mon petit démon, me faisant lever les yeux au ciel.

« C'est parce qu'on a recommencé après, idiot. »

« Ah... » souffle-t-il en devenant encore plus rouge.

Bon, tant pis. Sa verge est trop près de la mienne, alors à quoi bon me priver ? Elle est à nouveau bandée, en plus. Même si je sais que, comme c'est un incube, il pourrait très bien rester en érection tout le temps... Rrrrrr... Ce serait si bon...
Mais cette pensée perverse ne m'a pas détournée de mon but premier, au contraire, et je saisis son sexe doucement. Il avance légèrement de lui même, et je peux prendre le mien avec, pour nous caresser ensemble.

Il soupire, et je vois bien que ça lui plaît énormément. Il finit par se pencher, prenant appui sur sa main à côté de moi, s'accrochant à mon épaule de l'autre, et se met à haleter.

« Ca te plait petit démon ? »

« Mmmh... Oui... aaaah... Continue... »

Je n'ai aucune envie d'arrêter de toute façon, et j'adore l'entendre gémir comme ça. Le liquide qui s'échappe de nos sexes permet à ma main de glisser sans accrocs, et j'avoue que c'est délicieux, de sentir sa verge pressée ainsi contre la mienne... C'est qu'il mouille beaucoup, mon petit incube démoniaque ! Je sais qu'en plus du goût changeant, ce liquide à plein d'autre capacité, mais ce n'est pas le moment de penser à cela. Je ne suis pas prêt pour le laisser me prendre, je pense...

« Val... Vaaaal... Oh putain... Prends-moi... »

Ah. Lui à l'air plus que prêt à se faire prendre en tout cas ! Comment me refuser... Rrrrr... J'aime l'embêter... Mais j'ai si envie de lui aussi... Je le masturbe encore un peu, toujours serré contre ma verge, et lèche rapidement mes doigts alors qu'il garde son visage niché dans mon cou.

Je sais qu'en tant qu'incube, il est déjà apte à me recevoir, mais ce n'est pas une raison pour ne pas faire cela convenablement. Et puis, les préliminaires, c'est très jouissif, je trouve...

Je laisse ma queue de fourrure prendre le relais, et nous caresser ensemble, tandis que j'empoigne ses fesses. Il gémit sourdement, et je laisse mes doigts courir le long de son intimité, allant jusqu'à taquiner ses bourses.

« Val... Steplais... »

Rrrrr... J'enfonce doucement mon index. Bordel... ce qu'il est étroit, et chaud ! C'est incroyable. Et à moi. Il a accepté le lien. On s'appartient... mais j'aimerais le lui faire dire...

Je sens son corps brulant se contracter d'envie autour de mon doigt, et je le retire pour mieux revenir avec mon majeur. Il se cambre en criant. J'ai heurté sa prostate, et il gémit toujours. C'est si bon de l'entendre prendre autant de plaisir. J'aime être le responsable de son état. Ma queue ne nous masturbe presque plus, j'ai besoin de me calmer aussi, sinon je risque bien de jouir comme ça, et ce serait stupide. J'ai envie de le faire en lui, de me sentir emprisonner par ce corps fait pour ça. Je me demande quand est-ce que son autre face se déchainera. Un incube n'est pas fait pour se cantonner à un seul rôle, et je sais que je devrais en passer par là. J'ai juste peur. Mon corps à moi n'est pas fait dans ce but, et je sais que j'aurai forcément mal. Mes origines Nekoni ne m'aideront que très peu sur ce coup-là.

« Valiel... Il faut que... tu me prennes... maintenant... »

Il rue du bassin pour essayer de déloger mes doigts. Mais je suis bien là moi !

« Aw... Mais me mords pas ! C'est bon, vilain petit démon, je vais te donner ce que tu veux... »

Mon épaule me tire douloureusement là où il a planté ses petits crocs, et il me lèche pour se faire pardonner alors que je cède enfin à sa demande, et retires mes annexes pour le faire lourdement s'assoir sur ma verge gonflée. Il crie en se redressant, et j'ai peur de lui avoir fait mal.

« Ça va ? »

« Bordel... c'est trop bon... aaaaanh... Val... »

Il ondule sur moi, et je deviens fou, je crois. Il est si beau, avec ses boucles sombres et son regard sanglant voilé par ses longs cils noirs. Des deux mains, il s'appuie sur mon torse pour s'aider dans ses mouvements, et chasse ma queue blanche de sa virilité. Il ne veut sans doute pas jouir trop vite...

« Je t'aime, Mikaren. »

Je vois sa surprise, et j'ai peur de ce qu'il va me répondre.

« Putain Valiel... »

Je vois le noir de ses pupilles s'étendre, et cette réponse me laisse perplexe alors que ses crocs dépassent, et marquent ses lèvres rouges.
Le noir recouvre tout.
Ce n'est pas possible... Il ne peut pas faire ça !
Je ne sais même pas s'il sait seulement ce qu'il fait, alors que l'obscurité s'étend à sa sclérotique
Je vois nos auras, elles sont si belles... et elles se mélangent. J'ai peur. Je n'ai jamais entendu parler de fusion d'aura entre espèces céleste et démoniaque. Ça pourrait très bien nous empoisonner, et même mettre fin à notre éternité. Mais son air décidé me fait accepter cette possibilité, et je laisse le blanc envahir mes yeux, dévorant mes iris, et recouvrant mes prunelles.

Nous sommes complètement fous...

Je peux voir la fumée sombre de mon aura se dorer au contact de l'or présent dans la sienne. Le rouge du désir se répand partout, par longues trainées sanglantes, et le bronze et l'argent se mêlent en belles torsades liquides.

C'est superbe...

Et j'ai chaud. Si chaud... Ses paumes courent sur mon torse, et elles me brulent. Je le caresse aussi, et l'entoure à nouveau de ma queue de fourrure blanche, parce que je veux lui donner plus de plaisir. Encore et toujours plus. La sienne vient s'y enrouler aussi, et je souris en prenant son visage pour l'attirer à moi, et l'embrasser.

Maintenant que nos auras sont inextricablement mêlées, il se remet à onduler, et c'est encore meilleur... Je vais mourir. Ce n'est pas possible autrement. C'est bien trop bon.

Ma verge s'enfonce en lui, et je sens tout son corps d'incube la moulée pour qu'elle aille heurter ce point si sensible qui le fait gémir, et même crier de plaisir, tout en augmentant encore mes sensations. Il me mord durement les lèvres, et même la langue, mais ce n'est pas grave. Je le mords aussi, pour jouer, et pour mélanger nos sangs et salives. Ça l'allume, et il accélère, montant et descendant de plus en plus rapidement sur mon sexe dressé.

Je le soulève un peu par les hanches, ralentissant ses mouvements, et alors qu'il feule de mécontentement, je donne un brusque coup de reins. Il écarquille ses yeux dont je vois à nouveau le rouge, bien que le noir les domine encore presque entièrement.

« Dis-moi à qui tu appartiens, démon Mikaren. »

J'ai besoin de l'entendre. Besoin comme jamais.

« À toi... Je t'appartiens... Juste à toi... à Valiel... J'appartiens à l'ange Valiel... toi... » gémit-il sourdement comme la plus douce des litanies en allant nicher son visage dans mon cou, et je l'enlace tout en m'enfonçant en lui par à-coup vif et rapide.

Il est si bon, mon petit démon à moi. J'aime savoir qu'il m'appartient, et ce n'est pas grave s'il ne m'a pas dit qu'il m'aime. Je sais que ce doit déjà être le cas, puisqu'il a accepté le lien, et je crois de toute façon aux coups de foudre des humains. Je l'ai aimé dès que je l'ai aperçu, alors qu'il n'était encore qu'un petit démon de deuxième cycle, et que je le dépassais à peine. C'est Soren qui m'avait emmené le voir, de loin, pour me montrer que je n'étais pas le seul à avoir des origines différentes, et que ça n'empêchait rien. Ça m'avait beaucoup étonné, qu'il m'emmène observer des démons. Mais ce jour-là, mon coeur m'avait été définitivement volé.

Je l'aime alors qu'il me mord profondément, me faisant gronder. Ses petits crocs sont si pointus... Je sens mon instinct Nekoni se réveiller, et le mords en retour, juste sur sa marque. Je peux en sentir le dessin s'éloigner sous ma langue, alors que mon avatar d'ombre ailée me cède la place. J'aspire son sang, chaud et si bon dans ma bouche, qui me coule au fond de la gorge. J'aime que nous ayons le goût du sang en commun, même si mes ancêtres Nekonis ne sont pas de vrais démons, contrairement à ce que leur nom peut laisser croire. Ce sont juste des êtres mystiques, mais ils m'ont légué cela, et mon amour de la luxure. C'est à cause de ça que j'ai désiré le faire mien, et le marquer grâce à ce rituel propre à cette race, j'en suis bien conscient. Peut-être même trop conscient.

Je pense que, si j'ai réussi à lui faire accepter son héritage d'incube, lui est bien en train de me faire accepter mon hybridation féline. Il est tout ce dont j'ai besoin, et si, lui, m'accepte ainsi, je ne peux que plier, et faire comme lui. Nous sommes... ce que nous sommes. Et nous sommes liés, pour l'éternité.

Il ne bouge presque plus sur moi, et je le sens jouir soudainement. Son corps se contracte alors qu'il gémit contre ma chair blessée, et je sais que c'est dû au sang. C'est ainsi qu'il atteint l'orgasme le plus facilement, et je le garde serré contre moi. Ce n'est pas grave si je n'ai toujours pas joui. Je réfléchis trop, et je sais que ça fait passer mon plaisir un peu au second plan. Mais c'est parce que je pense autant à mon amour pour lui. Alors, c'est presque mieux ainsi. Je jouirai plus tard.

« Désolé... » chuchote-t-il en rougissant, osant à peine me regarder.

« Rrrrrr... »

Je crois que ma réponse le laisse aussi perplexe que la fait la sienne à propos de mon aveu d'amour. Mais je suis si bien. Je l'attrape par la nuque, et le fais rouler sous moi. Je nous sens tomber de l'autel, mais je nous éthère bien avant que nous ne touchions la pierre dure pour nous enfoncer dans les coussins doux de l'alcôve. Il ne semble qu'à peine le remarquer, et fond sous mes baisers. J'aime ses lèvres, elles sont si douces.

« Je... Val... arrête... Putain arrête ! »

Je me redresse en grondant.

« Quoi ? »

L'agacement perce dans ma voix, et je le vois froncer les sourcils.

« Pardon... J'ai juste tellement envie de toi, mon Mika... Tu n'es pas le seul à avoir rêvé de l'autre... Et aucun inhibiteur n'existe contre le simple désir... »

Il sourit, et je souris aussi. J'aime son sourire, si doux. Il se mordille la lèvre inférieure de ses petits crocs, et je vois bien qu'il veut me demander quelques choses.

« Petit démon aurait-il une envie spéciale ? »

Il rougit, fortement, et je ris en le couvrant de baisers légers sur ses petites joues de bronzes.

« Tes... tes ailes... »

« Oui ? Qu'est-ce qu'elles ont mes ailes ? »

Je manque presque regarder derrière moi, alors que je sais bien qu'elles ne sont pas sorties. Contrairement aux attributs Nekoni, elles fonctionnent comme de vrais muscles qui ont été entrainés à sortir ou rentrer toute notre vie angélique durant, alors que ma queue et mes oreilles ne sont censées être invisibles que des humains. Cela demande beaucoup plus de concentration à garder en permanence caché, et c'est pour cela que je les laisse souvent sortir dans mon sommeil.

« J'aimerais... pouvoir les toucher. » ose-t-il finalement me demander en baissant les yeux.

Je me redresse, et m'assieds sur mes talons. Je crois qu'il ne sait pas ce qu'il demande.

« Ce n'est pas possible. Les plumes vont se noircir si tu les touches. »

« Mais je ne suis plus ton ennemi ! »

« Ça... n'a rien à voir. Tu es un démon, Mika, et moi un ange. Si tu les touches, elles vont juste... mourir. »

Ne me regarde pas comme ça... Il a l'air de souffrir tellement...

« Je suis désolé ! » m'empressé-je d'ajouter, mais je vois déjà les larmes dans ses yeux.

Je le couvre à nouveau de baisers, et j'essaye d'empêcher ses perles d'eau salée de couler, mais rien n'y fait.

« Oh Mika... mon Mika... Ce n'est pas si grave... Je... Je t'aime, et ça, ça ne change rien. Démon, ange, Nekoni, Incube, peut m'importe, parce que je t'aime... tu comprends ? »

Il acquiesce en reniflant, et je ne me sens pas de le lui refuser. Peu m'importe que tout le monde me pose des questions sur mes plumes noircies, je leur dirai que je me suis battu. Je laisse mes ailes sortir, et le regard qu'il lève vers moi est... troublé.

« Vas-y. Je mentirai s'il le faut, ce n'est pas si grave, quelques plumes noires. »

« M... Merci. »

« De rien. »

Il tend la main, alors que je m'assieds en tailleur sur les coussins, et je le vois hésiter bien plus que pour mes oreilles. Sa main se saisit alors de ma queue, qui ondule toujours lentement.

« Miaw ! »

« Pardon... Je t'ai fait mal ? »

« Non... Tu m'as surpris, c'est tout. Elle est... fort sensible. Comme personne ne la touche jamais... »

« La mienne aussi, c'est pareil. »

Je sens mes joues me faire mal tellement je souris fort. Sa queue vient s'enrouler autour de la mienne, et son cuir doux en forme de coeur -de flèche, j'entends encore la voix de Soren me le hurler à mon dernier examen, mais moi, je trouve que la sienne, c'est en forme de coeur qu'elle se termine- se frotte contre. Ça me chatouille, et je ris doucement.

« Tu peux y aller » l'encouragé-je lorsqu'il hésite à nouveau devant mes ailes.

Il tend l'index, et effleure une plume. Ça me brule, et elle perd de son éclat. Je sers les dents. Je ne veux pas qu'il sache que ça m'est douloureux. Il est fasciné par son noircissement, et passe sa main délicatement sur d'autres. Mais elles se détachent, et il relève vers moi un regard horrifié.

Je pense que j'ai foiré, parce qu'il a de nouveau les larmes aux yeux. Ce n'est pas pour rien que nos champs de bataille sont toujours recouverts de plumes noires...

« Je... Je t'ai fait mal... »

« Non ! Enfin... Ce n'est pas grave. »

Je prends les trois plumes qui sont tombées, et détache la quatrième d'un coup sec en grimaçant. Rapidement, je défais les bandelettes de ma cheville gauche, et attache les plumes ensemble en en faisant un bracelet. Je le lui noue au poignet en souriant, et rentre mes ailes.

« Voilà. Ça te fera un souvenir. Mais un bon, j'espère... » chuchoté-je en lui caressant la joue.

Il sourit, et se penche pour poser ses lèvres sur les miennes. Puis sa main vient se saisir de mon sexe, qui est toujours aussi dur. J'ai un peu honte, même la douleur n'a pas su me calmer. Je n'en peux plus...

« Mika... Laisse-moi te faire encore l'amour... »

« Idiot. Tu n'as fait que ça. »

« C'est vrai... C'est impossible de juste te baiser. Tu es bien trop... je n'arrive même pas à croire que tu sois un démon. Ce n'est pas possible et — »

Il m'interrompt en m'embrassant encore, sa main s'activant plus rapidement, ses doigts se serrant en arrivant au sommet humide de désir. Sa langue domine pour une fois totalement notre baiser, et je me laisse faire avec plaisir. Seulement, mes alarmes se mettent en route alors qu'il me pousse en arrière, et qu'au lieu de s'assoir sur moi, son bassin écarte mes cuisses. C'est mauvais ça... Je ne suis pas prêt... Je n'avais déjà aucune véritable expérience avec un garçon, mais là... Non. Je ne peux pas.

« Ça va ? » chuchote-t-il contre mes lèvres.

Il a dû sentir que je me suis raidi.

« Dé... Désolé. Mais je... j'ai jamais... enfin je... »

Putain, la honte. L'ange pervers qui s'avère être un simple puceau à la con dans ce sens-là... Là, j'aimerais vraiment qu'on me rende ma fierté. Je sens mes joues me bruler, alors qu'il sourit en se mordant la lèvre.

« Tu es trop mignon. Mais très con. »

J'acquiesce stupidement.

« J'ai envie... de toi... » susurre-t-il en picorant mes lèvres. « ...très envie... de toi... » Ses mains se saisissent de mes hanches. « ...à l'intérieur... de moi. » achève-t-il en me tirant sur lui après avoir roulé.

Je me sens encore plus bête. Il n'avait aucune intention d'échanger nos places... Je le vois rire doucement, et je lui mords le menton, pour le punir.

« Vilain démon ! C'est pas gentil de se moquer de moi ! »

« Val... Je... »

Il se tait, hésitant, et écarte les cuisses pour me laisser m'allonger plus confortablement. Je n'ai aucune idée de ce qu'il aimerait me dire, mais sentir ma verge contre son intimité, mon gland manquant déjà s'y enfoncer, me fait tout oublier. Trop longtemps que je me retiens...

Je le pénètre doucement, mon regard accroché au sien, ses pupilles disparaissant sous le plaisir, et je ne peux plus me retenir. Je ressors immédiatement, pour mieux me rengainer en le faisant crier, sa tête partant en arrière et ses boucles sombres s'étalant sur le satin noir. Il est si beau, mon démon à moi...

« Putain Val... C'est trop... Je... »

« Déjà ? »

Il rougit en se mordant la lèvre, et je me penche pour lécher la goutte aussi sanglante que ses yeux qui y a perlé. Sa langue chaude m'accueille quand je me glisse dans sa bouche, et j'amorce un doux vas et vient dans le fourreau étroit qui gaine mon sexe. Il est si bon... C'en est incroyable, même en sachant ce qu'il est.

Son bassin roule à la rencontre du mien, approfondissant encore la pénétration, et j'accélère, jusqu'à le pilonner durement en m'appuyant sur mes avant-bras, une main sur sa nuque pour maintenir son visage près du mien. Front contre front, il gémit pendant que je soupire.

Je sens sa queue venir s'enrouler autour de sa verge, et la chasse pour le prendre moi-même avec la mienne en me redressant. Je laisse même le bout de fourrure douce venir caresser ses bourses, et je les sens se rétracter sous mon contact quand j'appuie un peu plus fort.

Le plaisir lèche mon bas-ventre et envoie des décharges de plus en plus rapprochées en moi. Je vais jouir, mais cette fois-ci, j'aimerais que l'orgasme nous fauche en même temps.

Je me redresse totalement sur les mains, et mes coups de reins se font encore plus fort, nos peaux couvertes de sueur claquant durement l'une contre l'autre. Ses genoux sont si remontés qu'ils touchent presque ses épaules, et je les attrape pour les écarter et m'offrir le spectacle de ce sexe que je masturbe rapidement, et de ma verge qui entre et sort presque entièrement du corps de mon petit démon.

« Val... Putain... Je... Je vais... Oh bordel... »

J'aime l'entendre jurer ainsi, et je me penche en me mordant la langue. J'ouvre la bouche au-dessus de la sienne pour laisser quelques gouttes de sang tomber, et je vois ses prunelles réapparaitre, pour s'étendre à tout son oeil, les faisant redevenir tout les deux noirs. Je sens à nouveau nos auras se lier alors que je me laisse aussi aller, et il éjacule fortement en jouissant, manquant s'éclabousser le menton.

Les contractions de son corps me terrassent, et je me libère aussi en l'entendant gémir mon prénom. Les derniers spasmes de son intimité finissent de drainer mon orgasme, et je me laisse lourdement retomber sur lui.

Je n'en peux plus. Et pourtant, j'ai encore envie de lui. Très envie, même, alors que je lèche doucement la marque dans son cou, avant d'aller l'embrasser.

Puis je me laisse rouler sur le dos en l'enlaçant, et il se pelotonne contre moi. Je peux bien le laisser se reposer un peu. Après tout, trois orgasmes en si peu de temps, même pour un démon de la chair, ça doit être un peu fatiguant !

« Val... »

« Oui petit démon ? »

« Redis-le... »

« Quoi donc ? »

Un minuscule coup de poing rencontre mes côtes, me faisant rire.

« Je t'aime, mon Mika à moi. »

« Mmmmh... »

« Rrrrrrr... »

Fin.

Une suite ?

Un jour, peut-être... J'aime beaucoup ces personnages, et l'univers que j'ai encore affiné me plait aussi énormément. Surtout que je n'ai pas reparlé d'Étienne, alors que beaucoup s'interrogeaient, et qu'en plus de ne même pas vous parler plus de Simiel, j'introduis le perso de Soren... Vilaine auteure !

Enfin, dans tous les cas, vous savez quoi faire ! Les reviews sont mon seul salaire, et m'encouragent beaucoup ! Et si vous voulez me faire taire, c'est pareil, dites-le-moi, du moment que c'est argumenté...

À bientôt !

Sade.

Edit : Pas si lointain, je pense, ce jour... Mettez-moi en Author Alert, si la suite vous intéresse, parce qu'elle risque d'arriver bientôt ! ^^