Je suis professeur et avec plusieurs élèves de 7 à 10 ans environ, nous faisons une sortie. Nous sommes dans un autobus scolaire.

Nous devons passer par une très grande forêt avec l'autobus. Quelques enfants ont peur. Les autres professeurs et moi essayons de les consoler. Alors que je suis en train de parler avec une fillette de l'absence de risque qu'il y a, l'autobus s'arrête. Le conducteur a soudain peur. Je vais à l'avant pour voir ce qu'il pourrait y avoir pour effrayer cet homme.

Devant nous, à l'extérieur, se trouve plusieurs hommes pour le moins étrange. J'aurais pu croire qu'ils sont monsieur-madame-tout-le-monde si ce n'était pas de leurs regards sanguinaires. Des hommes, des femmes avec le même regard. Le désir de mort se dessine dans leurs yeux.

Ils avancent vers nous. Tranquillement.

Ils ouvrent la porte d'autorité. Le conducteur est le premier a disparaitre dans la forêt. Chaque homme, chaque femme s'occupe d'une personne. Enfant, femme, homme, nous sommes obligés de les suivre.

Nous sommes dans une scierie. Il y a encore plus de personne que je le croyais au départ. Je sens déjà la fatalité m'abattre. Nous ne nous en sortirons jamais!

Je vois les premières personnes qui ont quitté l'autobus installés sur des troncs d'arbres prêts à être découpés, les arbres et les personnes. Je vois de loin la petite fille que j'essayais de calmer. Et me dit que probablement, elle avait raison.

Il faut avoir peur des bois.

Je suis la suivante. Ils se sont faits déchiqueter par la machine dont, surtout pour le moment, je me contrefous du nom. Il ne reste que quelques étudiants, un professeur et moi. Je ne sais pas ce qui me prend, d'où vient cette force, mais je sais que je vais m'en sortir. Je frappe mon agresseur. L'abat de coups, tous plus puissant les uns des autres. Je réussis par délivrer trois personnes et nous courrons à travers les arbres.

Ils n'ont pas l'air de vouloir nous ravoir parce que personne ne nous suit. Alors nous continuons de courir. Qu'importe les maux que chacun a, nous courrons pour sauver notre peau.

Chacun que j'ai réussis à emmener avec moi sont sain et sauf. Je suis maintenant chez moi. Je demeure encore chez mon père. Il est en chaise roulante et a besoin de moi. En fin, c'est ce qu'il prétend, mais il n'a besoin de personne. Je reste parce que j'adore être avec mon père.

J'adore aussi cette maison. À l'entrée se trouve un super solarium où mon père cultive quelques fleurs, des petits arbustes. Le matin, quand nous nous réveillons, mon père et moi se rejoignons là pour un café et une petite discussion.

Mais pour l'heure, il est rempli de policiers, d'ambulanciers, des hommes en costume noir. Je n'entends pas les conversations. Je ne fais que revoir tout ce qui s'est produit dans la soirée. J'ignore encore comment je m'en suis sortie indemne.

Mon père leur explique ce que je lui ai dit en rentrant. Que nous nous sommes fait attaquer, que nous avons été emmené de force dans une scierie, que nous avons par je-ne-sais-quel-miracle réussis à nous échapper, que personne ne nous a suivi, que chaque personne est avec sa famille. Mon père donne les noms de ceux qui y ont survécu.

Le policier avec qui mon père parle lui demande de le suivre je-ne-sais-où et je recommence à avoir peur. Je ne veux pas être seule et pourtant mon père me laisse là, seule.

J'ai tout à coup la gorge sèche, j'ai mal au jambes de ma course improvisée, j'ai un énorme poids sur les épaules que je n'arrive pas à enlever, mais je vois toujours mon père de l'autre côté de la baie vitrée. Ce qui me rassure pour un bref moment.

Mon père est embarqué dans une des voitures de police. Ils partent sans moi, sans m'avertir. J'ai une boule dans la gorge. Je ne sais pas ce qui va se passer, mais j'ai peur. Des frissons me parcourent la colonne vertébrale.

Des hommes arrivent devant toutes les baie vitrées de ma résidence. Je ne vois que leur pantalon. Je me dis qu'au moins, ils ont penser à me faire surveiller. Je monte mon regard de leur pantalon à leur visage.

J'ai fait la plus grosse erreur. J'ai cru qu'ils étaient de la police. Mais le regard que chacun a est le même que celui que j'ai vu dans la forêt. Ces hommes sont les mêmes que dans la scierie. Ils sont revenus pour terminer ce qu'ils avaient fait.

Ils essayent d'entrer, mais les fenêtres sont incassables et le verrou est très sécuritaire. Ma maison est fait en matériaux spéciaux. Elle est « incassable ».

C'est là que je me demande ce que mon père peut bien faire dans la vie. Pourquoi est-il en chaise roulante. Pourquoi ma mère est morte. Pourquoi autant de sécurité pour un vieil homme en chaise roulante et sa fille professeur dans une petite école.

Mais mes pensées reviennent vite à ma situation actuelle quand je les entends frapper, gratter, lancer des objets. J'ai peur, je tremble de tous mes membres, d'énormes frissons me parcourent le corps. Je n'arrive pas à bouger. Tout ce que je fais c'est trembler. Je ne bouge même pas du solarium.

Et alors que je pense m'en sortir quand je vois les sirènes des policiers, je remarque qu'ils emmènent mon père. Les policiers ont le même regard.

Ils tiennent mon père et me forcent à ouvrir la porte en le visant avec son arme à feu. Il hurle de ne pas les faire entrer, je ne peux m'en empêcher. J'ouvre la porte une rivière de larme s'écoulant de mes yeux.

Je saute sur mon père pour le protéger du mieux que je le peux pendant qu'ils me frappent à grands coups de pieds.


Je me réveille toujours à ce moment. C'est un rêve que j'ai fait deux fois. J'ignore encore la fin, aussi tragique soit-elle. Maintenant, tout ce que j'espère, c'est qu'il ne se réalisera pas!

Petite information... Je n'ai pas voulu trop décrire, mais chaque passage... étrange - dirons-nous - était parfaitement détaillé dans mes songes... Je vous épargne le gore de mon étrange cerveau! :)

Bonne lecture! (je crois)