Note : Aaaaw, c'est la fin, et oui ! Mais ne vous inquiétez pas, j'avais prévu d'en faire un plus long exprès pour qu'un éventuel cinquième ne soit pas ridicule… J'espère que la suite vous plaira, parce que j'avoue que c'était moche de finir comme ça le chapitre 3, n'est-ce-pas ? xD

Chapitre #4 – Tragédie

La Bastille. Victor avait toujours redouté de se retrouver ici, entre quatre murs. En temps normal, on ne faisait pas aussi grand cas d'un criminel, on ne l'emmenait pas directement à la Bastille, il passait d'abord par la case prison de la ville. Il aurait dû finir à Versailles, mais on l'avait mené à Paris.

Il ferma les yeux et posa sa tête contre le mur, assis par terre. On avait pris la peine de lui donner une chemise un peu piquante et un pantalon de mauvaise qualité pour qu'il puisse ôter sa robe de bal déchirée. Mais quel était l'intérêt d'être bien ou mal habillé pour mourir ? On allait lui trancher la gorge devant une foule de gueux amassés là pour le huer. Peut-être que Léon serait là, le regard froid et déçu, et qu'il l'insulterait lui aussi. Victor refusa d'imaginer la scène.

Il soupira bruyamment en se rappelant qu'il allait mourir à vingt-deux ans pour rien. Il espérait seulement que la France ne déclarerait pas la guerre à la Belgique, tant qu'à faire. Il voulait se faire croire qu'il n'aimait pas les batailles, mais il pensait surtout à Léon. Tout ce qui pouvait éviter de mettre en danger le jeune militaire serait bon à prendre…

Il avait vraiment raté son coup, totalement raté. En-dehors de sa mission, il avait perdu l'esprit après avoir embrassé Léon… Ses larmes avaient été réelles, il avait souffert de la distante virtuelle qu'il avait mise entre lui et le jeune militaire. Il y avait toujours eu Louise au milieu, et il n'avait en réalité rien vécu. La seule pensée que Léon n'était absolument pas amoureux de lui était un cauchemar. Mais il savait qu'il avait bien pire devant lui, et que cette déception sentimentale n'était rien comparée à sa très proche exécution. En un sens, à force de se le répéter comme une litanie, il avait bien accepté le fait qu'il finirait sans doute allongé sous une guillotine, mais c'était sans compter sa soudaine envie de vivre un peu plus longtemps.

Il était parti de chez lui sans aucun espoir pour l'avenir, sa vie n'était prévue que pour sa mission. Ensuite, il épouserait une demoiselle choisie par ses parents, et il ferait quelques enfants en remplissant de la paperasse pour le Royaume de Belgique. Son chemin avait été tout tracé, et il avait prévu de le suivre sans grande conviction. Mais tout avait changé en seulement deux journées : il avait été intrigué par ce Léon, puis il s'était laissé aller à ses avances, ses séductions, son baiser volé. Le militaire n'aurait jamais dû être aussi rapide et enjoué : il avait gâché la fin de sa courte vie en l'enfermant dans des émotions trop vives et des regrets infinis.

On balancerait son corps coupé en deux dans un coin. Les traîtres n'avaient pas de tombe.

Personne ne viendrait prier pour lui, sauf peut-être sa mère, publiquement honteuse et secrètement désespérée. Le Royaume se moquerait de lui, Sa Majesté annoncerait à ses généraux qu'ils allaient attaquer parce que le petit Victor Klein s'était fait avoir comme un bleu. Vaste programme.

« Eh, face de donzelle ! »

Il renifla en posant ses yeux sur les barreaux de sa cellule. Impossible de passer, il n'était pas fin à ce point. Il vit le détenu de la cellule d'en face l'appeler. Il était vêtu de haillons, bien pire que lui, et son sourire était passablement édenté.

« Face de donzelle ! Psst ! »

Il fit un mouvement du menton pour l'encourager à parler.

« Qu'est-ce que tu fous là, toi, hein ? Pourquoi un petit mignon comme toi se retrouve direct à la Bastille ?

- J'ai infiltré la cour de Gustave IV pour le compte du Royaume de Belgique, et on m'a repéré.

- C'est peut-être parce que tu t'es foutu de la poudre blanche sur la gueule, hé patate ! s'esclaffa le prisonnier.

- J'étais déguisé en femme. »

L'autre détenu se tut, puis siffla d'admiration.

« T'as peur de rien, toi, eh !

- On voit bien que ça n'a pas vraiment fonctionné… Et vous ?

- J'ai un peu cassé un village.

- On envoie à la Bastille pour ça ?

- Oh, disons que j'ai dû tuer une bonne quarantaine de mecs pas armés et de bambins en route, mais c'était rigolo et je regrette rien. J'veux dire, pourquoi vivre si on peut pas tout défoncer de temps en temps ? Tant pis pour la guillotine, je suis pas déçu du voyage. »

Victor serra les lèvres. On allait le décapiter au même titre qu'un assassin sans remords. L'autre prisonnier allait lui poser une autre question, quand un garde apparut au bout du couloir et ouvrit la cellule de Victor avec son grand trousseau de clés.

« Allez. » grogna-t-il en l'attrapant sans ménagement par le bras.

L'autre prisonnier se colla aux barreaux pour lui toucher l'épaule en braillant :

« Bonne chance, face de donzelle ! On se retrouve de l'autre côté ! »

Victor frissonna d'horreur, le couperet de la guillotine devenant de plus en plus réel. Mais ce n'était pas Place de Grève qu'on l'emmenait de force, loin de là. Il suivit le mouvement du garde à travers plusieurs couloirs, de plus en plus profondément sous le niveau du sol, et après plusieurs escaliers il fut jeté sans ménagement dans une petite salle. Il leva les yeux, sonné, et reconnut avec surprise le Roi Gustave IV, en chair et en os, habillé d'un beau manteau couleur ivoire. Il ne l'avait vu qu'en tableau, mais il était impossible de se tromper. Victor décida de ne pas donner dans le « Oh, Votre Majesté, c'est un honneur ! », car tous savaient qu'il était un traître et un espion. Le Roi était accompagné de deux autres gardes et d'un conseiller en perruque blanche. L'esprit fatigué de Victor associa cette couleur à Léon, et il lui sourit amicalement par réflexe. Devant le regard courroucé du conseiller, il déglutit et regarda ailleurs.

La salle semblait être prévue pour une seule activité : la torture. Victor n'hésita pas à s'adresser au Roi lui-même.

« Votre Majesté, vous n'avez pas besoin de ce dispositif. Je n'ai rien à perdre, je vous expliquerai absolument tout sans aucune contrainte.

- Comment savoir si vous ne nous cachez rien ? » lui demanda le Roi, dont la voix grave lui retourna les entrailles.

Il aurait tellement voulu lui parler dans d'autres circonstances, par exemple pour lui demander si la France allait attaquer la Belgique…

« Je n'ai aucun intérêt à cacher quoi que ce soit, je ne tiens pas à souffrir avant ma mort, si possible. Votre Majesté, j'ai vécu des événements qui ne m'ont offert aucun espoir pour l'avenir, par conséquent vous n'avez pas à vous inquiéter de ma sincérité. Je me moque bien des questions d'honneur et de secret, à présent. Posez vos questions, j'y répondrai. »

Le Roi lui indiqua une chaise sommaire sur laquelle s'asseoir, puis il s'éclaircit lentement la voix avant de demander :

« Tout d'abord : qui êtes-vous ?

- Je m'appelle Victor Klein, j'ai vingt-deux ans et je suis Belge.

- Quelle est la mission d'espionnage dont vous avez été investi ?

- Je devais trouver une information, et cette information était plus aisée à trouver au sein de votre Cour. Je devais savoir si le Royaume de France allait déclarer la guerre à celui de Belgique. »

Le Roi se tourna vers son conseiller et inclina légèrement la tête sur le côté. S'ils se parlent en silence, cela ne va pas être à mon avantage.

« A quel point vous êtes-vous approché de cette information ?

- A aucun point, Votre Majesté. Aucune dame, aucun seigneur n'ont pu me fournir ces informations. J'ai été rapidement mis au courant que si un jour quelqu'un était au courant, il ne me le dirait jamais. Votre Cour a l'honneur d'être muette comme une tombe et de savoir ce qu'il est important de ne pas divulguer.

- Avec quelles personnes avez-vous interagi ?

- Madame de Blancœur, qui ne m'a parlé que de robes et durant les bals. Léon de la Villandière, qui a refusé de me dire s'il avait obtenu des informations après le conseil extraordinaire des Ministres. J'ai aussi parlé à un noble qui a tenté de me séduire pendant le bal. »

Le Roi parut réfléchir un instant, puis il déclara :

« Que pouvez-vous nous dire de plus ?

- De plus ? »

Que dois-je dire pour qu'on ne me mette pas sur la chaise à écarteler ?

« Des informations que vous auriez perçues durant votre séjour à Versailles.

- Seulement les habituels ragots des dames de la Cour, Votre Majesté. Je pense que je peux affirmer avoir entièrement échoué dans ma mission, je n'ai rien à cacher. »

Le Roi acquiesça en silence, puis annonça :

« Je le crois, Edmond.

- Il ne paraît pas en effet savoir quoi que ce soit sur les plans militaires du Royaume, Votre Majesté, répondit le conseiller.

- Cependant, l'absence de résultats de son espionnage ne justifie pas une quelconque clémence de la part du Royaume. Ce jeune homme sera exécuté cet après-midi. Ne perdons pas de temps, ne prenons pas le risque qu'il s'échappe. »

Victor s'y attendait, mais l'entendre de la bouche du Roi en personne lui donna la nausée. Il dut poser une main sur un bord de la chaise pour ne pas tomber à la renverse. Il ne voulait pas mourir dans trois heures, il voulait courir hors de cette prison, attraper Léon par le bras et partir loin, très loin. Il aurait dû accepter sa proposition de s'enfuir aux Amériques, que lui importait qu'il sache qu'il était un homme ? Léon aurait été déçu et serait parti, mais Victor aurait été vivant. Cela pouvait s'ajouter à la liste faramineuse de ses regrets accumulés en seulement une journée de prison.

C'est en silence qu'il regagna sa cellule. Lorsque le garde eut disparu au bout du couloir, le prisonnier qui avait décimé un village l'appela à nouveau.

« Face de donzelle ! Je croyais qu'ils t'avaient déjà diminué. »

Jolie façon de dire « décapité ».

« Non, c'était juste un interrogatoire.

- Merde, ils t'ont fait mal ? Le fer rouge et tout ça ?

- J'ai tout avoué, ils n'en ont pas eu besoin, je n'aurais eu aucun intérêt à mentir de toute façon…

- T'es un grand malade, toi. Alors, ce sera cet après-midi, hein ? »

Victor hocha la tête tristement en reposant sa tête contre le mur, au même endroit. Il savait que les trois dernières heures de sa vie passeraient encore plus rapidement que le baiser de Léon, et il en était paralysé de terreur.

C'est d'une transe paniquée qu'il fut brusquement tiré en début d'après-midi par un garde différent du précédent.

« C'est l'heure. »

Victor voulut dire non, crier qu'il n'avait rien fait de mal, qu'il n'était qu'un espion raté et qu'il s'était juste laissé emporter par son amour soudain pour un jeune militaire coiffé d'une perruque blanche, que rien ne pourrait jamais les séparer et qu'il voulait s'enfuir en courant, en mordant tous ces sales gardes qui voulaient le couper en deux. Tout ce qu'il put extérioriser fut un regard d'enfant effrayé et un rictus paniqué. Ses cheveux en bataille recouvraient ses paupières, et il avait encore plus peur de ne pas voir très précisément où il allait. Victor entendait à peine les cris de protestation de l'autre prisonnier. Avait-il peur de sa propre mort, ou voulait-il lui donner un peu de courage ? L'espion n'avait pas compris ce qu'il avait tenté de lui dire. Mais plus rien n'avait d'importance.

Lorsqu'il parvint à l'air libre, Victor déglutit avec difficulté. C'était la dernière brise qu'il sentirait contre sa peau, le dernier rayon de soleil qu'il verrait, les dernières personnes qu'il dévisagerait. Combien de temps marcha-t-il jusqu'à la Place de Grève ? Combien de gens le huèrent, l'insultèrent, se demandèrent à haute voix ce qu'il avait bien pu faire pour avoir été condamné à mort ? Combien de badauds s'aperçurent qu'il était maquillé ? Combien virent ses larmes, froides et incontrôlable, la tristesse prenant le pas sur la peur ?

Et soudain, il la vit. Perchée sur son piédestal de bois, flanquée de deux gardes et du bourreau. La guillotine.

Je vais mourir ?

Cela paraissait impossible, improbable. Cette guillotine n'était bien sûr pas pour lui, il avait dû se tromper. Evidemment, évidemment. Plus que quelques mètres, et il serait au pied de la Dame de Bois. Pourquoi le poussait-on vers l'avant ?

« C'est pas pour moi ! » bafouilla-t-il au bourreau, pétrifié.

L'homme le toisa, inexpressif. Il devait en voir tous les jours, des individus perdus de son espèce. Victor perdit ce qui lui restait de souffle en posant les yeux sur le trou circulaire ensanglanté dans lequel il allait devoir passer sa tête. Impossible. Impossible.

« Non ! » hurla Victor tandis qu'on le forçait à se mettre à genoux.

Un homme qu'il n'avait jamais vu grimpa sur l'échafaud et cria :

« Condamné Victor Klein, avez-vous une dernière déclaration à faire ?

- Foutez-moi la paix ! » explosa-t-il, blanc comme un linge.

L'homme marmonna un « ainsi soit-il » et porta une main à son chapeau en signe de salut.

« Bourreau, fais ton office. »

Le bourreau se frotta les mains pour les réchauffer, ce que Victor interpréta comme une joie ineffable de le couper en deux, et s'approcha lentement de son instrument de travail.

Non, non, non…

Non.

Les deux gardes le prirent par les bras, et Victor entendit ses propres sanglots étouffés. Il pleurait à voix haute, submergé par sa peur de mourir aussi vite. Chacune de ses respirations était comme un cadeau du ciel, comme s'il n'avait jamais vraiment respiré avant cet instant funeste. Chaque visage qui le regardait en souriant de joie qu'il se fasse décapiter était une personne qu'il avait envie de frapper ou de mieux connaître, c'était selon.

Lorsque les gardes le tournèrent vers la guillotine pour l'y installer, il serra les dents plus fort que jamais.

J'espère que tu n'es pas là pour voir ça.

Il savait très bien à qui il pensait.

Adieu…

Adieu.

Pourquoi moi ?

*PAN !*

Il porta son regard vers le bourreau, incertain de ce qu'il était en train de voir. L'homme s'était effondré, la poitrine rouge.

*PAN ! PAN !*

Les deux gardes finirent au sol de la même manière, et Victor retomba lourdement sur le piédestal de bois. Sonné, incrédule, il regarda ses deux mains tremblantes pour tenter de retrouver son calme, technique qui avait fait ses preuves. Lorsqu'il releva les yeux pour regarder l'assistance paniquée et dans un état d'incompréhension totale, il se demanda ce qui avait bien pu tuer les deux gardes et le bourreau. Il pensa alors à un tueur embusqué. Un léger espoir s'empara de lui, mais il refusa d'y croire.

Dans le capharnaüm général du public, il fut promptement attrapé par un homme portant un grand chapeau qui couvrait son visage. Personne ne chercha à les stopper, et Victor crut comprendre que le peuple était heureux qu'un aussi jeune homme échappe à la peine de mort. L'espion fut emmené dans un dédale de rues plus ou moins vides, jusqu'à une petite maison discrète au coin d'une place exiguë. Victor fut lâché par l'homme et entra dans la maison. Il pensait qu'il y serait seul avec son sauveur, mais il y reconnut son amie de bal.

« Madame de Blancœur ?

- J'ai joué les ingénues, mais je ne laisserai pas un homme aussi audacieux que vous se faire exécuter. Personne ne m'a vue partir, et je tenais à vous apporter l'une de mes robes… Vous pourrez quitter le pays sans problème, déguisé en femme comme vous savez si bien le faire.

- Je… Je ne sais absolument pas comment vous remercier, Madame. Excusez-moi de vous avoir menti et d'avoir abusé de votre gentillesse.

- N'y pensez même pas, Victor ! Toute la Cour est friande de détails sur vous, vous n'imaginez même pas. Même Sa Majesté n'est pas totalement convaincue qu'elle a fait le bon choix. Tout le monde sera soulagé que vous ayez échappé à la peine de mort ! »

Victor lui adressa un grand sourire et la prit dans ses bras sans retenue pour la remercier.

« Vous devriez plutôt remercier Léon, il a quand même pris de grands risques en mettant trois acteurs à la place du bourreau et des gardes… Ne vous inquiétez pas, ce n'était qu'un peu de peinture rouge. »

Victor déglutit avec difficulté. Il était vivant. Mais il restait un léger problème.

« Léon ? » murmura-t-il au jeune militaire qui se tenait près d'une table, silencieux.

Léon leva les yeux vers lui, un sourire s'étalant progressivement sur son visage. Il ôta son grand chapeau, révélant ses vrais cheveux blond cendré, et fit une légère révérence ironique à Victor.

« Monsieur, le salua-t-il avec un léger rire.

- Léon, pourrez-vous un jour me pardonner de vous avoir menti aussi effrontément ?

- Mais enfin, Victor. »

Il alla vers lui et posa une main sur son épaule.

« La seule chose que j'ignorais de vous était votre véritable prénom.

- Vous saviez ? s'étrangla Victor en écarquillant les yeux.

- Bien sûr, mais je n'ai rien dit… Vous n'avez pas été très discret, avec vos questions un peu trop pressantes sur la guerre… Et puis, vous ne vouliez jamais être touché. »

Victor avait alors eu conscience de son comportement étrange, mais il n'avait pas imaginé que Léon puisse voir en lui comme dans un livre ouvert. Le pire espion de tous les temps.

Léon passa doucement un doigt sur sa joue encore poudrée et murmura :

« Sans compter le fait que je sais reconnaître un homme quand j'en ai un si beau en face de moi…

- Vous saviez…, répéta Victor en rougissant. Pourquoi ne m'avez-vous pas dit que vous le saviez ?

- Je pensais que vous étiez un espion, sincèrement. Je n'ai rien dit parce que je ne voulais pas que vous soyez obligé de partir, Victor. Victor, Victor, quel beau prénom… »

L'espion lui adressa un pâle sourire, encore choqué de son expérience de mort imminente, et il se blottit contre Léon sans réfléchir, sans même se rappeler que Madame de Blancœur était toujours là. Il passa ses deux bras autour du cou du jeune militaire et l'embrassa avec l'énergie du désespoir, ou plutôt du désespoir passé, récent et tenace. Lorsqu'il sentit Léon répondre à son baiser, il ferma les yeux et se serra encore plus fort contre lui. C'était bien lui qu'il aimait, sans fioritures, robe, perruque. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, l'espion regarda Léon dans les yeux en souriant.

« Amériques ? murmura Victor.

- Comme promis. »

FIN

Note : Et voilà ! Je suis bien contente d'avoir écrit cette histoire qui me trottait dans la tête depuis des mois… J'ai peu de reviews, alors j'en profite !

Wadapocky : Merci, vilain va !

Noymare : Merci beaucoup pour ta lecture (et le fav D)

Célia-Sama : Merci beaucoup pour tes supers reviews, et surtout pour avoir tout prévu à l'avance ! xD

Undisclosed-Desires : FEELS EVERYWHERE