Pairing : Prince Aryas Déneige, des contrées du nord & Prince Lyérance Etoiledesmers, des contrées du sud

( tous les personnages m'appartiennent... le conte sort tout droit de mon imagination )


ATTENTION : à partir du 1 décembre 2013, les chapitres à partir du 4 inclus seront supprimés. En vue d'être -peut-être- éditer avec un chapitre bonus fin 2014 et/ou une prochaine publication en téléchargement...

Prologue


Il y avait bien longtemps de cela, en une époque où la guerre des territoires faisait rage entre quatre royaumes, un pacte avait été scellé entre deux d'entre eux : celle des contrées du nord et celle du sud. D'une paix fragile, ils s'étaient alliés contre le troisième, celui de Sylaras, contrée de l'ouest. En ces temps où la prospérité avait quelque peu pris place, les souverains des deux premiers royaumes avaient ficelé l'avenir de leurs premiers futurs enfants : un mariage pour concrétiser leur réunification.

La reine des contrées du nord, Elonia Déneige, donna naissance à un beau garçon, Aryas, aussi blond que la couleur des rayons du soleil. Tandis qu'il aura fallu patienter huit ans à celle des contrées du sud, Héffrane Etoiledesmers, pour que leur premier enfant ne montre le bout de son nez en pleine saison d'hiver.

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Une saison plus tard, la famille du roi Yvars Déneige fut conviée à fêter dignement cette naissance et, aussi par la même occasion, dans le but de présenter cet enfant à leur fils, Aryas. Pendant les festivités, la servante du nouveau-né accompagna le petit prince au berceau de l'enfant Etoiledesmers.

Tout en la suivant, Aryas se souvint qu'il écoutait, comme tous les soirs, sa mère lui dire que dans le royaume voisin, il y aurait un jour, la venue de celle qui sera sa reine. Au pied du berceau, il se pencha pour mieux contempler cet enfant. À ses côtés, la servante les détaillait de son regard attendri.

― Souhaitez-vous que je mette l'enfant sur le grand lit pour que vous puissiez l'admirer ? lui demanda-t-elle avec un sourire.

Le petit Déneige hocha seulement de la tête et, une fois le bébé déposé au milieu du lit, la domestique installa des oreillers de chaque côté de ce dernier pour le protéger puis, après quelques recommandations, elle le laissa quelques minutes seul avec lui. À la lueur de plusieurs bougies, Aryas dut admettre que le bébé était mignon puis, en faisant très attention, il s'allongea perpendiculairement à ce dernier. Durant une dizaine de minutes, il le scruta et, le corps tremblant, il se surprit à aimer le visage de l'enfant… Perdu dans sa contemplation, il se produisit la plus belle chose qu'il n'ait jamais vue : deux orbes d'un bleu océan complètement envoutant et éclatant venaient de se planter dans les siens.

Aryas ne put détacher son regard de ce petit être et, en le voyant lever une petite main, son cœur se mit à battre à toute allure quand celui-ci enroula ses petits doigts contre son index. Il réalisa que ce contact était tout bonnement magique. Jamais, il n'aurait cru qu'un bébé pourrait lui apporter de nouvelle sensation… Un sourire timide aux coins des lèvres, il fut immédiatement sous le charme. Sans hésiter, il se pencha sur l'une de ses joues en lui soufflant :

― Bonjour, je suis Aryas Déneige, ton futur époux…

L'enfant gazouilla en bougeant ses membres pendant que le jeune prince se gratta la tête tout en se disant qu'il ne devait surement pas encore le comprendre. Alors, il déposa seulement un baiser sur la peau délicate de ce dernier. Le petit prince commença à retirer sa main, pour s'apprêter à partir, lorsque le petit être se mit à gigoter en émettant des sons qui lui firent comprendre qu'il allait pleurer. Aryas, tremblant, décida de rester jusqu'à ce qu'il s'endorme mais, étrangement, le bébé resta éveillé.

Il y avait dans le regard du plus petit quelque chose de merveilleux. À son âge, le petit Déneige compara le bleu de ses yeux à une étendue d'océan similaire à un ciel d'été. Il tressaillit en sentant un bout de son index se faire mordiller par la bouche dépourvue de dents du petit. Par crainte, il enleva subitement sa main mais, l'enfant se mit brusquement à hurler. Un cri qui fit trembler encore plus Aryas, alors, très vite, il lui redonna son doigt et, miraculeusement, l'enfant se tut en le mordillant à nouveau. Il ne lui faisait pas mal, au contraire cela le chatouillait un peu. Le jeune prince sourit devant ce spectacle et, le perdit aussitôt, lorsqu'il distingua deux petites perles coulées aux coins de ses yeux. Aryas se mordit une lèvre en les effaçant à la manière d'une caresse.

― Sire, interrompit la servante, il est l'heure au petit Lyérance de boire son lait…

Le petit prince frissonna en écoutant la façon dont elle parla de l'enfant puis, le corps chancelant, il bafouilla pour confirmer son doute :

― C'est un garçon !

Elle hocha de la tête en regardant le jeune Déneige partir comme une flèche au rez-de-chaussée. Ce dernier, le cœur palpitant, se rua dans la grande salle du trône en hurlant, presqu'indigné :

― Mère ! Mère ! C'est un garçon ! Ce n'est pas une fille !

La reine Elonia Déneige s'agenouilla devant son fils et, le regard plein de tendresse, elle lui chuchota que cela n'avait aucune importance et, qu'un jour, il apprendra à l'aimer. Dépité, Aryas se renfrogna en croisant le regard de son père qui sembla compatir de sa découverte. Il avait rêvé devenir le prince charmant des contes que sa mère lui lisait chaque soir et, à cette minute, ses rêves venaient de s'envoler en fumée.

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Penchée, au-dessus du berceau de l'enfant Etoiledesmers, la sœur de la reine Elonia qui était extrêmement jalouse de n'avoir pu épouser le grand souverain des contrée du nord, pensait que le fait que ce serait un garçon, cela ruinerait la réunification et engendrerait une nouvelle guerre. Or, à son grand désarroi, ce fut loin d'être le cas. Alors, ce soir, de rage, elle prononça ces quelques mots en fixant le petit Lyérance :

« — Idiot comme un simplet, tu éloigneras Aryas de toi…

A ta vue, arrogant, il préféra les femmes qu'à ta présence,

Rejeté par ton promis, tu resteras à ses yeux qu'un maladroit,

Sans mariage, tu condamnes le prince à une mort de potence »

La tête basculée en arrière, elle s'en alla en ricanant à s'en décocher la mâchoire. Lorsqu'elle quitta la pièce, la jeune servante, Cassie qui veillait sur l'enfant Etoiledesmers, savait qu'elle n'était pas aussi forte que cette sorcière mais, elle avait appris, en tant que guérisseuse, à contrer certaines malédictions. Heureuse de voir que cette dernière n'avait donné aucune précision, surement certaine de son geste, d'une simple caresse sur l'une des joues du bébé, elle chuchota :

« ― À l'âge où tu mettras un pied dans le château de ton âme-sœur,

Ton idiotie et ta maladresse s'effaceront pour laisser place

A ta candeur qui saura briser les défenses autour de son cœur

Et, seul, tu devras réussir à fondre la glace… »

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"Qui a dit que les contes de fées étaient magique, rempli de bêtes mystiques et d'une princesse qui vous est promise ? Moi, j'aurais bien voulu être cette promise mais, vu ce qui l'attend, je préfére le soutenir en inventant leur monde...''

À suivre