Bonjour à tous.

Voici ma première histoire, c'est le début d'un roman fantasy.

Ah oui je voulais m'excuser pour le résumé pas très util que j'ai écrit, on va dire que je ne suis pas très douée pour ça et aussi pour l'ancien prologue que j'ai enlevé.


Je m'appelle Liara, j'ai quatorze ans et, enfin, bientôt quinze (ce n'est pas trop tôt). Je vis dans un monde unique : ici, tous les êtres vivants (humains, plantes et animaux) possèdent dans leur corps une Magie « Primaire ». Celle-ci se développe, pour les humains, pendant toute leur enfance, jusqu'au jour de leurs quinze ans (vous comprenez pourquoi j'ai hâte).

Ce jour-là, cette magie est libérée, et nous pouvons enfin l'utiliser. Mais grâce ou à cause de cette magie, des classes sociales se sont créées.

Après la « magic liberty», le matin de notre quinzième anniversaire, nous devons passer une série de tests pour découvrir notre potentiel total, cela dure toute la journée. C'est à cause de ce dernier que notre rang social est fixé très rapidement.

Pendant la nuit de la magic liberty, le corps de la personne est entouré d'un cocon argenté, constitué de magie pure, qui le rend intouchable (si quelqu'un le touche même un quart de seconde, il est bon pour de très bonnes brûlures) pendant environ six heures. Ensuite, ce cocon perd sa luminosité et finit par disparaître. La personne voit son corps s'embellir selon son potentiel (grande beauté = grand potentiel si vous n'avez pas compris).

Il existe plusieurs légendes qui ont traversés les siècles. Mais je vais plutôt vous parler d'une légende, qui n'en n'est pas exactement une (je suis énervante n'est ce pas ? Désolé si ce n'est pas clair). Cela s'est vraiment passé et c'est le début de notre vie d'aujourd'hui. Enfin abrégeons, je vous propose de vous raconter la « légende d'Arail » comme ils la racontent à chaque nouvel an (il s'agit d'une fête où tous les habitants doivent se retrouver sur la place centrale de leur ville et à chaque fois, pour ne pas l'oublier, cette légende est contée à la fin de la fête par... des conteurs ! Très surprenant non ?) :

Il y a quelques siècles naquit une jeune fille divine, il était impossible de ne pas tomber sous son charme. Cette jeune fille s'appelait Arail et sa beauté éblouissait n'importe magie primaire existait déjà, mais étant connue simplement sous la forme de phénomènes inexpliqués (personne ne savait ce qu'elle était), elle n'était pas encore utilisée.

Ses cheveux mauves ondulés lui arrivaient aux chevilles. Ils ressemblaient à une cape mystérieuse. Sa peau aussi blanche que les neiges éternelles était le reflet de son âme (petit détail : pour les magiciens les plus puissants, la peau est véritablement le reflet de leur âme. Si l'âme est pure, elle est toute blanche. Mais si l'âme est sombre, la peau est aussi blanche mais des tatouages tribaux d'un noir profond se développe sur toute la surface de son corps. Cela est progressif selon le degré et le nombre d'horreurs commises). Ses yeux étaient superbes, celui de gauche couleur des fonds des mers et le droit aussi vermeil que le sang coulant dans ses veines. Son visage en forme de cœur, son corps harmonieux et longiligne lui donnaient une grâce incroyable. Sa voix délicate, comme un chant d'oiseau, et sa tache de naissance entre ses deux clavicules en forme d'ailes d'anges faisaient naître des dizaines de rumeurs féeriques. Sa démarche, oscillant entre celle d'une panthère et d'une danseuse, faisait d'elle un véritable ange des contes anciens.

Elle réussit à contrôler sa magie primaire au prix de nombreux efforts. Puis elle révolutionna son monde, car elle découvrit en même temps que cette magie n'était présente qu'après ses quinze ans. Elle se développa petit à petit en environ un mois. Son potentiel, qu'elle mesura bien plus tard (avec un sortilège assez complexe), était monumental avec deux milles cristiels ! La rumeur qu'une jeune fille descendue des anges avait réussi à dominer cette « chose » en chacun mais peu connue fit le tour du monde dans lequel elle vivait.

Le gouvernement de l'époque fut renversé. Il voulait oublier cette magie. Arail essaya sa théorie avec d'autres personnes en leur expliquant comment faire. Elle avait trouvé le moyen de contenir cette « chose », et même de l'utiliser. Ce contrôle se propagea partout jusqu'au jour où, pour la remercier, elle fut nommée reine du royaume de Cristielya, le nouveau nom de l'ancien royaume. Quelques années plus tard, on s'aperçut que le contrôle de la magie était inné chez les enfants des personnes qui l'avaient canalisée. Elle se libérait d'un coup en vingt-quatre heures le jour de ses quinze ans.

Arail est encore vénérée à notre époque, car elle est le point de départ de notre histoire. Sa descendance règne encore aujourd'hui. Lorsqu'une personne, généralement de la famille royale, a une ou plusieurs de ses caractéristiques physiques, elle est toujours destinée à un destin exceptionnel.

Il persiste aussi une prophétie datant de la même époque qui raconte que :

« Lorsqu'une jeune fille, le jour de ses quinze ans,
aura le physique de la mythique Arail,
elle sera l'âme sœur des sept princes,
représentant chacun une vertu et un péché.

Ces derniers furent bénis et reprochés
par Arail, elle-même, lors de son règne.
Elle aura un choix à faire qui sera influencé par
le passé, le présent, l'avenir, l'amour, et la haine.
Puis, elle règnera pour l'éternité sur son monde dans le bonheur, la joie et l'amour ; ou dans le malheur, l'amertume et la haine.
Mais un jour, elle devra en choisir un seul parmi les sept
pour devenir sa véritable et unique âme sœur.»

Et depuis ce temps à Cristielya il y a toujours sept princes à chaque génération.

Si vous voulez mon avis, je trouve ça complètement stupide. Mais comme beaucoup de monde (tout le royaume, en clair) y croit, je me suis toujours tue. Malgré tout, je voudrais bien voir si cette prophétie va se réaliser, juste pour que je puisse me moquer de la pauvre désignée (traduction : condamnée). Je parie que vous pensez que ce sera moi ? Si c'est cela (je suis certaine que ce ne sera pas moi), je vais danser, à minuit, dans les jardins privés du palais royal. Pari tenu ?

Bon vous avez, j'espère, compris maintenant pourquoi j'ai tant hâte d'être dans six jours : le 9 septembre 9 999, car c'est le jour de mes quinze ans. Bien sûr, c'est pour la magie, pas pour cette prophétie loufoque. Qui plus est, cette date est bizarre, et je suis née à 9 heures 09. C'est comme si j'étais née pour ce jour... Enfin, pas besoin de s'inquiéter, et comme on dit : qui vivra verra (j'adore cette expression... Quand elle est à mon avantage bien sûr) !

« Liaraaaa ! Viens ici s'il te plait ! »

A chaque fois que je veux être tranquille c'est toujours impossible.

Je vous présente ma mère, Tirina. C'est elle qui m'a appelée en criant plus fort qu'un bitriblops (une sorte de grosse boule de poils avec une bouche infinie et des cordes vocales inimaginables). Je ressemble assez à ma mère d'ailleurs (en tout cas le physique…). Des cheveux châtains bouclés qui ont des reflets roux au soleil et nous arrivent au milieu du dos, des yeux chocolat et une peau cireuse, qui ne change pas facilement de teinte (exemple imparable : je viens de passer deux semaines à bronzer. Je rentre et ma peau a dû prendre quelques couleurs à peine perceptibles, qui en plus s'effaceront dans une semaine avec de la chance). Je descends extrêmeeemennnt lennteemennt, en traînant des pieds pour bien lui montrer mon envie, ou ma « non » envie en l'occurrence, d'aller la voir.

Elle est assise devant la table à manger avec mon père. Il s'appelle Hizuri et travaille comme garde personnel de la famille royale. Il en très fier. Cela montre néanmoins que son potentiel est vraiment puissant (le potentiel est mesuré en cristiels, un potentiel de cent cristiels est très faible, un de cinq cent est moyen, et entre huit cent et mille cristiels, c'est un potentiel remarquablement puissant. Les animaux et les plantes basiques ont un potentiel de moins de cent cristiels. Lui, il a huit cent quatre-vingt cristiels précisément). Donc reprenons. C'est bizarre, d'habitude mon père sourit tout le temps, là il me demande simplement de m'asseoir. Je lui obéis automatiquement, mais j'angoisse un peu.

« Ma chérie, commence ma mère, nous voulons te dire, pour que tu le saches bien, que nous t'aimons terriblement, et que nous sommes remarquablement fiers de toi, quoi qu'il arrive.
-Euh … merci … (franchement vous voulez dire quoi après ça ?) Mais pourquoi tu me le dis maintenant ? Ce n'est pas que ça ne me fait pas plaisir mais … comment dire … c'est … étonnant.
-Liara …, (là c'est mon père qui me parle) tu sais que ta mère a un sixième sens très aiguisé ? »

Ah oui, c'est vrai, je ne vous ai pas parlé de ce petit (très petit) détail. En fait, la magie primaire peut être utilisée pour améliorer n'importe quelle capacité (sa vitesse de course, sa mémoire, sa coordination, ses réflexes et en l'occurrence pour ma mère, son sixième sens), par contre tout dépend de son potentiel. Il faut avoir un potentiel élevé pour pouvoir améliorer, par exemple, sa mémoire ou d'autre choses compliquées (complètement injuste, selon moi mais c'est ainsi. Je ne peux pas faire grand-chose à cela, en tout cas pas maintenant). C'est lui qui nous donne ce que nous avons (la beauté, la classe sociale, un bon métier...) et la capacité que nous voulons développer.

« Bien sûr que je le sais (je n'ai jamais pu lui mentir depuis que je suis toute petite, ce qui d'après moi n'est pas du tout pratique) …
-Et bien, depuis quelques temps, ma puce (dixit ma mère), je sens qu'après ton anniversaire, il y aura un grand changement. Mais je ne sais pas exactement ce que ce sera, donc puisque c'est dans six jours, nous tenions absolument à te dire que nous t'aimons plus que tout. »

Ils se lèvent pour me prendre dans leurs bras, moi je suis tétanisée. Bien sûr, je sais que mes parents m'aiment beaucoup, mais par contre ils détestent les câlins, et autres embrassades. Une minute … rien ... Une minute trente … je cligne des yeux … Deux minutes … je retrouve enfin ma mobilité (ne rigolez pas c'est plus long qu'on le pense, deux minutes à ne rien faire), puis je repousse mes parents gentiment. Ils ont l'air plutôt heureux de me lâcher (je ne me vexe pas, je les connais aussi bien qu'ils me connaissent).

« Maman, papa, je vous aime aussi. Ne vous inquiétez pas, de toute façon ce n'est pas comme si j'allais avoir un potentiel de neuf cent cristiels par exemple.
-Peut être pas, mais tu pourrais être comme ton père. J'en serais tellement heureuse. Même si je pense que tu seras unique qu'importe ce qu'il arrivera.
-Je le pense également, ajouta mon père.
-Merci, je vous adore, je lance en remontant les escaliers, pour courir en direction de ma chambre.

Mes parents sont super sympas, et même si ma mère ne travaille pas (son potentiel est trop faible, cent quarante-huit cristiels. Donc le seul travail qu'elle aurait pu faire aurait été le ménage à domicile. Mon père a directement refusé et avec son salaire on vit assez confortablement) nous sommes heureux ensemble. Je voudrais que cette époque ne se finisse jamais.


Une review ferait plaisir ^^ (si ça le mérite bien sûr) et à bientôt !