NdA :

Voici (enfin !) le troisième OS sur Valiel et Mikaren, la lecture des deux précédents vous est plus que conseillée, à savoir le premier : Pour une histoire d'éternité et le second : Le lien d'éternité.

Avouez que vous l'avez attendu, hein ? ^^'
Je suis vraiment désolée de mon retard... Pitié, ne me tuez pas ! Promis, je ne donnerai plus jamais de date de publication précise ! Eh oui, plus sûr que de dire que je ne serai plus jamais en retard... ^^

Comme d'habitude, rating plus que mérité, beaux mâles jouant de leurs corps sans complexes, alors homophobes, ados, et âmes sensibles, zouh, par là-bas la sortie !

À tous les autres, je souhaite une très bonne lecture !

La perversion d'un ange amoureux

Merde...

J'entends l'appel de Valiel à travers ma marque, et j'ai vraiment du mal à me faire à ce mode de communication. Ou plutôt, au fait que, inhibiteur au poignet ou non, l'entendre ronronner dans ma tête alors que ma marque chauffe doucement, ça me refile la trique à tous les coups.

Et là, en plein combat contre des connards de séraphins, c'est vraiment pas le moment pour ça ! Pas envie de me manger une flèche parce que je bande trop fort pour esquiver correctement ! Ils nous sont tombés dessus, attiré par nos aura démoniaque, et avec leurs folies habituelles, ils veulent absolument faire disparaître les ténèbres que notre présence sur Terre est susceptible d'engendrer.

J'ai adoré voir le plus petit, un gringalet aux cheveux filasse, d'un brun terne, bloqué en sentant l'odeur de Valiel sur mon écharpe. Mais ça ne l'a fait hésiter qu'un instant, puisque le commerce entre nos deux mondes est une chose plus que courante, depuis que la dernière Grande Guerre a cessé. Il faudrait que ces cons le pigent ! Ils ne peuvent plus nous attaquer sans aucun motif comme ça ! Et maintenant, je bande, sévère, et j'ai dû mal à me concentrer.

« Rrrrr... Mika... J'ai tellement envie de toi, mon petit démon... »

« C'est pas le moment là, crétin ! »

« Rrrrr... C'est toujours le moment... Qu'est-ce que tu fais ? »

« Je me bats ! Et arrête de faire le con, tu le sais très bien ! Ce lien te refile aussi mon état d'esprit ! »

« Rrrrr... Je sens surtout que tu as très envie de moi... Non, mon petit démon ? »

« Tch... Tu me soules... »

« Mais je t'aime moi ! Allez, viens me rejoindre... Rrrrr... Tu sens ça, mon Mika ? »

Putain ouais je sens...
Ce con se branle, et je sens son plaisir se diffuser à travers notre lien. Il m'excite, et le sait parfaitement. Il adore jouer avec moi... Ça ne fait que quelques semaines qu'on se fréquente, et je suis déjà complètement accro à mon superbe amant angélique. Et je fonds toujours, quand il me dit qu'il m'aime, cet ange pervers de mes deux !

« Aaaah... Mika... Mmmh... Rrrrr... C'est si bon... Mais tu sais ce qui serait encore meilleur ? »

Je pare le coup de ce con de séraphin avant de pouvoir me concentrer à nouveau sur notre conversation éthérée :

« Non, dis-moi. »

« Qu'au lieu que ce soit ma main, là, qui entoure ma verge, et me masturbe ainsi, ce soit ton petit cul si chaud et étroit dans lequel je me glisse, pour te faire crier ton plaisir comme tu sais si bien le faire... »

« Putain Val... »

J'en peux plus.
Déjà.
C'est honteux.

Je porte un inhibiteur, je suis en plein combat - et je détache, enfin !, d'un coup bien placé, la tête de ce chieur céleste - alors que la braguette de mon pantalon menace de sauter à tout moment. Simiel achève un autre séraphin, mais je ne remarque le troisième, qui s'enfuit à tire-d'aile en tentant de m'abattre avec son arc pour nous ralentir, que trop tard. La flèche entre profondément dans mon épaule, traversant ma veste de cuir avec un bruit mat, puis humide et spongieux.

« Ah putain ! »

Merde... Fais chier...

« Mika ? Tu es blessé ? Ça va ? »

« Ouais, t'inquiètes... Ça ira. »

« J'arr-»

« C'est rien, crétin. Bouge pas de cette chapelle, et attends-moi. Je viendrai dès que possible. »

« Je... »

« Et cesse de te branler tout de suite ! Putain de pervers ! »

« Grrrr... »

Simiel se tourne vers moi, et secoue la tête. Ses longs cheveux noirs sont retenus par deux mèches, attachées en queue basse pour retenir le reste de sa crinière, et semblent poisseux de sang par endroits.

« Je peux savoir à quoi tu pensais ? Tu l'avais pas vue, peut-être, cette flèche ? Tu aurais très bien pu l'arrêter à temps à ce que je sache ! »

Je ne peux que baisser la tête. Il a parfaitement raison. Je maîtrise bien assez mon aura maintenant que pour pouvoir m'en servir comme bouclier. Mais Val... Pitoyable. Et s'il savait pourquoi j'ai été distrait, le fait que mon amant soit un ange n'y changerait rien, il serait fou de rage de toute façon. Je n'ai pas à tenir une conversation éthérée pendant une mission, peu importe avec qui. Quoique, savoir qu'en plus, c'était avec un ennemi, accentuerait encore sa colère. Brrr... Pas envie d'imaginer ça !

« Hey, je te parle Mikaren ! »

« P... Pardon. »

Je croise mes dagues d'argent devant moi, de manière à cacher mon entrejambe, qui peine à se ramollir, à mon mentor, et heureusement, il ne remarque rien.

« C'est pas des excuses que je veux, c'est un élève foutu de se battre ! »

Il rengaine son épée bâtarde dans son fourreau de cuir, attaché à son dos, mais moi je suis obligé de patienter encore un peu avant de faire de même avec mes armes. Je me sens vraiment nul, là...

« Rentre te faire soigner, je terminerai seul. »

J'acquiesce, et m'éthère immédiatement... dans notre chapelle. Je sais que j'aurai mieux fait d'aller d'abord aux enfers, mais je n'ai qu'une pensée : La salive imprégnée d'aura de soin de mon amant.

« Hey, crétin ! »

Valiel est là... nu. Ou presque, une simple étoffe blanche nouée autour de ses reins, il est allongé sur l'autel couvert de soie mordorée, et m'attendait, les yeux fermés. Mon « salut » l'a fait sursauter.

« M... Mika ! »

Je peux voir la douleur dans les beaux yeux turquoise de mon ange quand il se redresse. Il ne supporte pas de me voir blessé, et m'attrape par le poignet pour me faire assoir sur l'autel, à côté de lui. Il me débarrasse de mes armes, et hésite un instant sur la flèche qui traverse mon épaule, et mes vêtements.

« Casse la pointe, et retire-la d'un seul coup. »

« Merci démon, mais je sais comment faire ! »

« Tch... Alors, fais-le. »

Il est si protecteur... Je suis sûr que si j'avais mis ne fut-ce que quelques instants de plus à venir le rejoindre, il serait venu s'assurer lui même de mon état.

Il inspire profondément, et saisit la flèche, brisant la hampe de bois d'un seul mouvement sec, mais précis, et la retire immédiatement. Je sers les dents, mais la souffrance est plus que supportable. J'ai eu le temps d'enlever l'inhibiteur de toute façon, et l'excitation me gagne à nouveau, bien plus forte, et incontrôlable, que la tantôt.

Valiel me fait retirer ma veste, puis m'ôte mon débardeur noir avec d'infinies précautions. Il enlève ensuite la ceinture retenant les fourreaux de mes armes, et jette le tout près de celles-ci, au sol.

Puis il se rapproche, s'asseyant derrière moi en m'entourant de ses jambes, et m'embrasse doucement la nuque.

« Je suis désolé de t'avoir déconcentré. »

Il n'ajoute rien de plus, et lèche ma blessure. Il ne demande de toute façon jamais contre qui je me bats, ni si j'ai tué quelqu'un de son camp. Il sait. Pas plus que je ne lui parle de ceux du mien, et que je suis sûr qu'il extermine comme un superbe ange vengeur.

Tandis que sa douce langue s'active, ses mains ne sont pas en reste, et ouvre mon pantalon. Il glisse sa main dans mon boxer, et je me cambre légèrement quand il saisit mon sexe gonflé.

« Petit démon en as très envie. »

« Ouais... Toujours avec toi, mon ange. »

Un ronronnement de pur contentement me répond. Il aime quand je lui montre que, moi aussi, je tiens à lui. Je sais bien que je ne suis pas doué, mais je fais vraiment de mon mieux. Je ne lui ai encore jamais dit que je l'aime. Même si c'est le cas. Je suis tombé amoureux de lui dès le premier soir, pendant qu'il me faisait l'amour, sur les coussins de l'alcôve. Et depuis, c'est de pire en pire. Être séparé de lui plus de trois nuits me rend fou. Pas de désir. Fou de ne simplement pas pouvoir sentir sa présence, voir ses jolis yeux turquoise, et pouvoir me lover dans ses bras chauds, et tendres.

Il me fait me tourner de profil, et s'attaque à l'autre côté de la blessure, juste dans le creux de la clavicule, et je sens déjà les bienfaits de sa façon de me soigner. Sans parler de ses longs doigts fins, enroulés autour de ma verge, et qui me branlent doucement.

« Mmmmh... Val... J'ai... très très envie de toi. D'ailleurs, tu mérites une... punition... aaah... »

« Ah oui ? » demande-t-il entre deux coups de langue. « Tu crois ? »

« Hm hm. »

« Dommage... J'avais préparé une surprise. »

Là, je suis intrigué. Et effrayé. Sa dernière surprise consistait en un superbe « sex-toy » du monde humain. Un phallus synthétique, qui vibrait ! Nous avons de bien meilleurs jouets en enfer... Mais putain, ce qu'il s'en servait bien, ce pervers !

« Je... J'aimerais que... »

Et merde, je rougis de nouveau.

J'ai beau être beaucoup plus à l'aise avec le temps qui passe, je n'en reste pas moins gêné tant que nous ne sommes pas plongés au coeur de l'action.

« Dis-moi ce que veut mon petit démon. » chuchote-t-il en suçotant la chair toute neuve qui vient d'obstruer ma blessure.

L'intérieur guéri aussi, je la sens me chatouiller. C'est un vrai petit miracle, cette technique Nekoni. Et un délice. S'ils soignent tous comme ça, ces créatures mystiques, leurs hôpitaux doivent être bondés ! S'ils en ont, évidemment.

Valiel sent mon hésitation, et sort ma virilité de sa prison de tissus. L'air frais m'excite encore plus. Mais j'ai envie de chaleur autour de mon membre... de chaleur... humide.

« J'aimerais que... tu me suces... pour te faire pardonner. »

Mes joues me brulent, et je n'ose même plus le regarder. Son petit rire doux, et un peu rauque, me fait finalement sourire en relevant les yeux vers lui.

« Tout ce que mon Mikaren voudra. »

Je souris encore plus, un vrai sourire niait. Mais je l'aime tellement...

Mes lèvres s'écrasent un peu durement contre les siennes, mais il n'y prête pas garde. Jamais. Il sait que je suis toujours un peu violent, quand je suis excité. Et ne m'en tiens jamais rigueur. Mon ange est parfait. Putain de pervers, mais parfait.

Il m'enlace, et m'attire pour que je m'allonge sur l'autel, sous lui. Je me perds dans notre baiser en entrouvrant les lèvres, et sa langue a tôt fait de se faufiler entre elles. Il embrasse comme un démon. Pire, comme un dieu de la luxure. J'adore sentir ce muscle humide se frotter lascivement contre le mien, tandis que ses mains tirent sur mon pantalon et mon boxer. Il finit par briser notre étreinte, moi tendant le cou pour essayer de le suivre, et rit à nouveau. Il est si sexy, quand il rit...

Il m'enlève rapidement tout ce que je porte encore, et me voilà nu devant un ange ravi, au sourire pervers et démoniaque.

Il n'y va vraiment pas par quatre chemins cette fois, et fait immédiatement glisser ma verge raide dans sa bouche. Un petit cri de surprise, et de plaisir mêlé, m'échappe, et je me laisse aller sur la soie si douce. Mais je me raidis presque immédiatement.

Au plafond de notre superbe chapelle, toujours propre et accueillante malgré ses statues brisées, maintenant que nous l'avons décorée de lourds tissus brodés et de tapis moelleux, se trouve un putain de miroir à cadre d'argent. Immense. Juste au-dessus de l'autel. Je nous vois dans son reflet, et rougis comme jamais.

« C'est quoi ça, bordel, Val ?! »

« Mh ? Oh, ça... » commence-t-il avec un éclat espiègle dans ses iris turquoise. « C'est la surprise. Enfin, la première surprise... »

Je déglutis difficilement, et ne dis rien. Je ne veux pas -encore- savoir ce qu'est la seconde.

D'un petit mouvement de hanche, je lui fais comprendre que j'aimerais qu'il continue. Il ne se fait pas maudire, et reprends mon sexe entre ses jolies lèvres. Moi, je ferme les yeux, en essayant d'oublier le reflet gênant.

Putain que c'est bon...

Merde, je pense que j'ai encore parlé à voix haute, parce qu'il rit doucement autour de ma verge. Les vibrations sont délicieuses, bien que moins que quand il ronronne. Ça, c'est le pied total. J'adore son hybridation... Même si je l'aimais déjà avant de savoir. Ou d'être sûr, plutôt. Avec tous ces entrainements supplémentaires, autant théorique que pratique, j'en connais un rayon en espèces de tout genre, et j'avoue ne pas avoir été si étonné d'entendre que mes soupçons étaient fondés.

Merde... S'il continue comme ça, je vais jouir...

Ce qu'il m'a fait rire, quand il m'a « avoué » que mon sperme prenait le goût de ce que mon partenaire préférait. Bien sûr que je le savais ! J'avais juste oublié... Mais maintenant, j'ai dévoré tous les écrits que j'ai pu trouver sur ma condition, et je compte bien mettre en pratique tout ce que j'ai découvert avec mon superbe amant !

« Val... arrête... »

Il faut qu'il arrête. Mais je sais qu'il ne le fera pas. C'est un pervers jusqu'au bout des plumes.

Sa langue presse délicieusement le dessous de mon sexe, et ses joues qu'il creuse augmentent encore ce putain de frottement qui me rend dingue... Oh bordel... Mon gland tape au fond de sa gorge, et comme à chaque fois qu'il me suce comme ça, je jouis. Dans la minute. Ok, dans les secondes... Putain d'incube heureux.

« Vaaaal... »

Tout mon corps s'est arqué, et l'orgasme déferle, me laissant tremblant et vidé, littéralement.

Il redresse la tête, en se léchant les lèvres, et je hausse un sourcil interrogateur, comme à chaque fois maintenant.

« Mmh... Framboise ! » répond-il en riant, et venant m'embrasser en prenant appui sur ses coudes.

Moi, chaque fois qu'il m'embrasse après m'avoir sucé, je goûte la même chose : Pèche blanche.
Un vrai régale. Mais lui, ça change, tout le temps. Heureusement qu'en amour, il n'est pas aussi indécis ! J'en aurai des cauchemars... Ce qui serait un comble, pour un incube, puisque nos domaines d'influence sont le sexe, et les rêves justement. Je n'ai encore jamais eu l'occasion de tester le deuxième... Ça pourrait être drôle.

« Petit démon m'a pardonné ? »

« Mmmh... Ouais. »

« Mika est trop bon avec moi ! » plaisante-t-il en me léchant la mâchoire, et allant mordiller le lobe de mon oreille.

Je peux sentir son érection à travers l'étoffe blanche qui ceint encore ses hanches. Il est toujours bien plus pressé de me faire jouir, même quand il n'a rien à se faire pardonner, qu'à prendre son propre plaisir. J'aime ça, chez lui. Évidemment, je me sens aussi parfois un peu gêné. C'est moi, le démon de la chair censé faire jouir encore et encore son partenaire !

Il m'attire dans ses bras, et je me love contre lui, respirant à plein poumon son odeur de fleur blanche, si pure... Putain de pervers qui se frotte contre moi !
Ma main se glisse jusqu'à son entrejambe, soulevant le tissu, et je saisis doucement son sexe en le faisant gémir. Il est très sensible... C'est vrai que, s'il s'est déjà caressé, mais n'a pas été jusqu'à l'orgasme, il doit en crever d'envie !

« Dis-moi... C'est quoi cette deuxième surprise, pervers ? »

Je le branle lentement, et le regard qu'il ouvre sur moi est totalement turquoise. Magnifique. Ses oreilles de chat sont désormais sorties, et sa queue de fourrure blanche passe entre ses jambes pour venir chatouiller ma main qui le caresse.
Il adore pouvoir se laisser aller, avec moi. Et moi aussi, j'aime ça. Puis c'est très sexy, les attributs félins ! Même s'il fait de ces cochonneries avec... J'en rougis rien que d'y repenser, alors qu'il se lèche les lèvres en me dévorant du regard. J'ai un peu la trouille, là...

« Alors ? »

Ma voix ne tremble heureusement pas. Il m'attrape par la taille, et m'attire au-dessus de lui après avoir envoyé voler l'étoffe blanche. Nos sexes roulent entre nos ventres, m'excitant à nouveau complètement, mais il me force à me redresser, et claque des doigts.

Nooon...

Je ferme les yeux. Ce n'est pas possible. Il n'a pas pu me faire ça !

Un écran vient d'apparaitre, jusqu'ici caché par l'une des tapisseries brodées pendues aux murs, et je nous vois. Putain de pervers de merde accro des technologies humaines !

Il est hors de question que je le laisser mater sa verge entrée et sortir de mon cul sur grand écran ! Et puis quoi encore !

Je le saisis par les hanches, et le déloge pour rouler sous lui. Na. Voilà. Comme ça, tout ce que cette maudite machine pourra filmer, ce sera son joli petit cul pendant qu'il me prendra, et mes pieds, si je suis assez bon pour les laisser là !

Il fait une moue adorable, et ses jolies oreilles de fourrure blanche se couchent sur sa tête. Ses boucles pâles lui tombent même dans les yeux, accentuant encore l'impression d'avoir affaire à un pauvre petit chaton déçu.

« Mika~ren ! » miaule-t-il pitoyablement.

Et voilà. Maintenant je me sens coupable !

Tch...

Mais... et si... Non.
Je le prendrai bien moi-même... Mais... Rien que l'idée me fait bander encore plus fort. Bon, ok, j'avoue que l'idée de voir ma verge entrée et sortir de lui, m'excite terriblement.
Seulement la seule fois où, par accident, il avait cru comprendre que j'allais le prendre, il avait flippé totalement, se raidissant sous moi avec un air perdu. Ça m'avait vraiment fait mal, de le voir comme ça. Je peux le comprendre, aussi. C'est vrai que moi, tout mon corps est fait pour ça ! Mais je sais aussi que j'ai donc tout ce qu'il faut pour le blesser le moins possible, et surtout, lui donner un maximum de plaisir...

Je bloque, et il le voit.

« Mika ? »

Je me lèche les lèvres, et un sourire carnassier les étire doucement. J'en ai envie depuis si longtemps... Dès que j'ai compris ce qu'il avait cru, cette idée a fait son chemin, et même si j'adore qu'il me prenne, j'ai très envie d'essayer ça, aussi. J'ai lu que c'était normal, pour un incube, et que nous ne sommes pas faits pour un seul rôle. Que c'est aussi pour ça que, chez ceux de mon espèce, la fidélité est presque impossible à tenir sans « trucs » comme des inhibiteurs, et autres. Je suis vraiment content qu'il ait sût brider mon désir, et même, qu'il ne l'ait pas fait pour lui. J'adore ne plus pouvoir me retenir, et qu'on se saute dessus comme ça. Et je détesterai sauter sur quelqu'un d'autre que lui. Je suppose que c'est ça, l'amour. Vouloir juste l'autre... et pas que pour le sexe. Même si beaucoup pour quand même... Ne nous voilons pas la face !

Mais là... Je suis sûr le point d'être déchiré en deux, tellement j'hésite !

J'ai pourtant été jusqu'à aller trouver un vieil incube, Neyloren, pour en apprendre plus sur mon héritage, et savoir comment m'y prendre. Simiel dit toujours que la véritable expérience est bien plus précieuse que toutes les belles théories écrites. Même si c'est aussi important, évidemment. J'ai donc été chercher un ancien, un de ceux qui a vécu plusieurs de nos Grandes Guerres, mais que je sais trop vieux pour fréquenter Simiel. Il ne manquerait plus que quelqu'un aille lui dire que je fouille en cherchant des détails « pratiques » !

Seulement, je n'ai pas aimé ce Neyloren. Il m'a littéralement grillé.

Je suis entré dans le parc de lave et de roches d'un des cercles profonds, et l'ai trouvé là où on me l'avait indiqué. J'étais encore à plusieurs mètres, qu'il a levé le nez, et l'a froncé. J'ai d'abord cru que c'était l'odeur de l'écharpe de Valiel, mais non. Je hais les vieux incubes, bordel...

Dès que j'ai été assez proche, il a ri ! D'un rire rauque, et foutrement sexy.

Il était superbe, assis sur un rocher, alanguit comme un fauve, en appui sur un coude, avec sa peau mate, ses yeux jaunes en amandes, immenses, et qui brillaient dans l'ombre de ses boucles d'un noir aux reflets chocolat. Il ne portait qu'un pantalon de cuir rouge sombre, et ses cornes m'avaient un instant fascinés, torsades couleur d'ébène partant en spirale derrière ses oreilles. Mais ce qu'il m'a dit m'a glacé jusqu'au sang :

« C'est mal, petit démon, de se lier sans même se connaître soit même. Surtout avec quelqu'un comme... lui. »

Ce putain d'incube avait non seulement sentit la marque, mais aussi de quelle espèce elle venait ! Et l'hybridation de Valiel n'a même pas eu l'air de perturber son flair !

Je suis quand même resté parler un peu, mais je n'osais pas aborder les détails qui me préoccupaient, et bien qu'il ait surement parfaitement su ce que je crevais d'envie de lui demander, il n'a fait qu'afficher un sourire en coin, amusé, tout le long de notre conversation.

Sa longue queue, semblable à la mienne bien que se terminant plus comme une lance, est venue me caresser plusieurs fois sur la marque, pourtant invisible grâce au sort de camouflage de Valiel, et s'est même glissée jusqu'à mon bracelet inhibiteur ! Il me l'a arraché, et m'a regardé m'enflammer devant lui avec un air très intéressé, et moi, je me suis tiré. J'ai déboulé dans notre chapelle comme un feu follet, m'éthérant directement sur l'autel, dès que j'ai quitté les enfers, et comme mon ange n'a pas pu me rejoindre tout de suite, j'ai été condamné à me soulager tout seul... Avec le sex-toy humain... La honte !

Valiel me mord soudainement la lèvre, faisant perler le sang et m'excitant au passage, et essaye de me faire à nouveau rouler au-dessus. C'est hors de question. Si quelqu'un doit regarder son sexe pénétrer le cul de l'autre sur grand écran, c'est moi ! Je le mérite bien, non ? Tch...

« Mika... J'ai très très envie de toi... »

Putain... Ne surtout pas répondre. Sinon je vais dire une connerie du genre « Mais je t'en prie, empale-toi ! » La tête qu'il me ferait...

Je ne suis qu'un vilain démon sournois... Je saisis ses fesses, et hop, je le soulève pour le faire se rassoir sur mon pauvre sexe raide et brulant. Je crève d'envie de m'enfoncer en lui. C'est la première fois que j'en ai envie à ce point là, mais je pense que de voir son intimité dévoilée, et ma verge frotter contre sur un écran géant y est pour beaucoup.

Bon, d'accord, il n'est pas si géant que ça. J'ai déjà vu bien pire dans ces tout petits appartements de mortels, genre le truc qui te fait la moitié du mur, et que leur salon est si minuscule qu'il se retrouve le nez collé dessus. Ici, il y a de la place, et je sais qu'il aurait pu faire dans le démentiel.

Pourquoi il se marre ce con ?

Ah... Je vois. C'est vrai que je ne quitte plus cette maudite invention humaine des yeux. Mes doigts laissent une trace rouge sur ses jolies fesses, et je n'aurais qu'à pousser un peu pour le pénétrer jusqu'à la garde. Je le sens, il y pense aussi.

« Je... Je peux ? »

Je vois la peur passer dans ses iris turquoise, et ses pupilles reviennent malgré son hochement de tête. Il est beaucoup moins excité, du coup... Mais j'en ai si envie !

Oh et puis merde !

Je me concentre, et lèche mes doigts. Vive la salive d'incube, c'est comme mon liquide séminal, plein de bonnes surprises quand on sait comment s'en servir. Et la voilà prête à détendre les muscles de cette intimité que je désire tant posséder ! C'est aussi un mélange spécial de molécules, mais j'ai oublié les détails techniques. L'important, c'est que je sais maintenant m'en servir, et que ça le détendra juste ce qu'il faut. Mmmmh...

Je relâche mes doigts, et l'embrasse passionnément pendant que je caresse l'anneau de muscles qu'il ne peut s'empêcher de contracter. Lentement, je le masse, et finalement, mon index se glisse en lui. Je ferai mieux d'y aller avec ma langue, mais il s'accroche si fort à moi... Puis j'aime ce baiser, brulant, qui me consume presque tellement il y met tout son amour, et son désir malgré son appréhension.

Soudain, je me souviens d'un gros détail à propos de ma queue de démon. Je suis vraiment con d'avoir oublié ça, puisque quand j'ai lu le grimoire contenant les informations sur cette partie de mon anatomie d'incube, je n'ai pas pu m'empêcher de tester immédiatement ces superbes capacités totalement perverses. Valiel aussi, fait de ses trucs pas nets avec la sienne en plus, même s'il ne sait pas faire ce que moi je compte bien tenter.
Maintenant, il faut voir si j'y arrive alors que Val me dévore la bouche, et me suçote la langue comme ça... Putain, ce qu'il embrasse bien mon ange !

Je laisse ma queue de démon pousser, et ouvre un oeil pour fixer l'écran. Voir mon index toujours enfoncé dans son intimité me fait avoir un spasme d'impatience. Je comprends maintenant de quoi il parle, quand il dit adorer me sentir, si chaud et serré autour de lui. C'est doux, à l'intérieur, et moite. Ses chairs intimes se resserrent par moment, et je le sens vraiment stressé.

Je glisse ma queue entre mes jambes, et la fais onduler verticalement pour qu'elle entre dans le champ de vision de la caméra, me permettant ainsi de surveiller l'évolution de la mutation. Je n'arrive pas à me concentrer, les mains de Val pétrissent mes côtes, et il se frotte un peu trop lascivement contre mon érection en m'embrassant. Je l'attrape alors pas la nuque, et le force à presser son visage dans mon cou en l'immobilisant comme je peux de mon autre bras. Il y plante ses petits crocs, et aspire ma peau pour la marquer. Il sait bien pourtant que ça me demande encore plus de temps à camoufler ! Je lui rends donc la pareille, sans quitter l'écran des yeux.

J'arrive enfin à faire prendre la forme désirée au cuir de ma queue, passant de sa forme de flèche - de coeur, m'a une fois dit Val. Tch... Ce qu'il faut pas entendre ! - à une forme conique. Encore un peu, et... voilà. Elle a maintenant la forme d'un sexe, ou presque, bien qu'elle est beaucoup plus mince, comme deux doigts je dirais. Le cuir est désormais souple, et je me concentre encore pour faire perler un peu de liquide séminal. Nous autres, incubes, sommes vraiment livrés avec tout ce qu'il faut ! Évidemment, je ne peux pas éjaculer par là, pas plus qu'avoir un orgasme, même si elle est bien plus sensible que les queues d'autres démons, pour qui cet appendice se rapprocherait plus de la sensibilité d'un bras. Pas autant que ma verge, mais presque. Et elle peut donc produire de ce liquide transparent qui va me permettre de détendre parfaitement l'intimité de Valiel, avec ces petites molécules décontractantes !

Je sors mon index de son corps, et appuie doucement l'extrémité de ma queue contre l'anneau de muscle rosé tant convoité.

« Mi... Mika ? »

Il s'est tendu, et sent bien que ce n'est pas l'un de mes doigts. Par contre, je doute que qui que ce soit lui ait dit pour cette agréable particularité anatomique !

Je pousse lentement, et manque gémir en la voyant se faire littéralement avalée par le corps de mon amant. Bordel, c'était une putain de bonne idée cette technologie humaine !

« Mika~ren ! »

« Chuut... Comment tu disais encore ? Ah, ouais... Laisse-toi aller, petit ange. »

Il miaule doucement, et ce son m'excite. Grave.

Je lève les yeux vers le miroir, et reste totalement bloqué sur notre reflet, son corps sur le mien, genoux repliés de part et d'autre de mon bassin, appuyés sur la soie mordorée, l'un de mes bras à la peau si mate le maintenant serré contre moi, et mon autre main gardant l'une de ses fesses écartées. Son dos, cambré, est si pâle... Le contraste est vraiment saisissant.
Sa longue queue de fourrure ondule, et va tâter plus bas pour s'assurer de ce que je viens d'enfoncer en lui. Un petit miaulement de surprise lui échappe, et il essaye de se redresser.

Je le laisse se tourner vers l'écran pour qu'il puisse regarder, mais pas plus, parce que je refuse qu'il aille plus loin. J'aime le sentir sur moi. Beaucoup trop. Ses grands yeux turquoise s'écarquillent en découvrant que c'est ma queue démoniaque qui le pénètre, et le prépare, lentement, à me recevoir.

Avec d'infinies précautions, je la fais remuer doucement, et la sors presque entièrement pour le pénétrer à nouveau immédiatement, bien que sans forcer.

« Maaaaw~... »

Il rougit, mais ondule lascivement, faisant entrer plus profondément ma queue.

« Tu aimes ? »

« Mi~ka... »

Je pense que ça veut dire oui, et il se jette sur mes lèvres. Je me concentre à nouveau, mon héritage d'incube me permettant de localiser sa prostate sans avoir à chercher, et je vais appuyer contre, frottant et pressant de plus en plus pour la sensibiliser.

« Rrrrrr... Mika... Oooh... oui... »

Je suis ravi qu'il y prenne autant de plaisir, et je sens ses chairs intimes se détendre de plus en plus. Ce n'est que ma queue, et déjà, je trouve ça délicieux. Ça va être terrible, de sentir mon sexe enserré comme ça !

Finalement, je le force à se redresser, et je rougis :

« Branle-nous. »

Il me regarde en se léchant les lèvres, et empoigne nos sexes raides pour les caresser ensemble. C'est si bon que je me cambre involontairement, ma queue s'enfonçant plus profondément en lui, le faisant gémir doucement. J'accélère le vas et vient dans son corps, le détendant totalement, et il jouit brusquement en feulant, éclaboussant mon ventre de sa semence chaude.

Il se laisse retomber sur moi, relâchant nos verges, et là... Je suis vraiment frustré !

« Dé... Désolé... »

Mouais... Je ne dis rien. Parce qu'il n'y a rien à dire.
Moi aussi, ça m'est déjà arrivé d'être surpris par l'orgasme, à cause d'un mouvement trop brusque à l'intérieur de mon corps, ou d'un coup plus fort contre ma prostate. Alors je rumine mon désir, en cessant de le préparer. Il est sûrement trop sensible, maintenant. Moi, en tant qu'incube, il m'en faut beaucoup pour que le plaisir devienne douloureux, mais lui... C'est une des rares infos utiles que j'ai réussi à arracher à Neyloren, sans avoir trop l'air d'y toucher : Ne jamais oublier qu'ils ne sont pas comme nous.

Je glisse une main entre nos corps, frissonnant en sentant le fluide tiède, qui ne fait que m'exciter un peu plus, et vais saisir son sexe radouci. Je le branle lentement, pour lui faire retrouver une érection convenable, et surtout pour vérifier si je peux continuer. Il gémit doucement, et se redresse brutalement, pour se retourner, et s'assoir sur moi.

Je déteste quand il fait ça sans prévenir ! Surtout que là, il a fait sortir ma queue de son petit cul si chaud, et ça ne fait qu'augmenter ma frustration. Jusqu'à ce qu'il se mette à me nettoyer des traces de son plaisir.

« Mmmh... Val... »

Je remarque alors que, comme il est placé, j'ai justement son intimité à portée de langue. Oserais-je ? Je n'ai encore jamais fait ça... Mais cette vue m'excite trop, et je laisse glisser un doigt, puis ma langue. C'est plutôt agréable, surtout sa façon de gémir, mais il se retire immédiatement, et là, je hurle de frustration. Intérieurement.

« Impatient ! »

Ah bein non, c'était aussi extérieurement. Ça m'arrive si souvent, de toute façon, avec lui, de laisser échapper ce que je pense pendant le sexe. Ou hurle, dans ce cas-ci.

Il est à nouveau face à moi, dressé sur les genoux au-dessus de mon bassin, et se saisit de mon sexe.

« Val... Putain... Steplais... »

Il me branle doucement, puis s'abaisse jusqu'à ce que mon gland se presse contre son intimité, et je ne peux m'empêcher de donner un coup de reins, me faisant, enfin !, pénétrer le corps inviolé de mon amant angélique. Son joli visage se crispe, mais j'ai déjà saisi ses hanches, et je le force à s'empaler sur ma verge avec lenteur. Je ne suis pas sadique, quand même ! Mais je ne peux plus me retenir, tout simplement. Alors j'essaye d'y aller doucement, et me mords violemment la lèvre.

Il est vraiment étroit... Foutrement serré... Et si chaud que j'ai l'impression que ma virilité me brule ! C'est si bon...

« Mi... Mika ! »

Il s'est penché en avant, s'accrochant à moi et me fixant de son regard implorant. Mais moi je suis déjà ailleurs. Ma tête pars en arrière, je me cambre et...

Nooooon... !

Tant pis, c'est trop tard.

« Putain... aaanh... Vaaaaal... »

Je le soulève, pour le rabattre durement sur mon érection pendant que j'éjacule au plus profond de ce fourreau étroit en jouissant fortement. La tête m'en tourne tellement c'est puissant.

Merde...

Le retour à la réalité est très désagréable.
Je... J'ai... Non. Ce n'est pas possible ! Je m'attends à tout là, il va me traiter de petit joueur, d'éjaculateur précoce, de quelque chose de tellement humiliant que je vais le jeter sur le sol dallé de la chapelle, et m'éthérer direct dans ma chambre, au fin fond du cercle de l'enfer dans lequel j'aurai dû me rendre pour me faire soigner ! Ça m'aurait évité cette véritable débâcle. Je dirai bien débandade, mais vu que je suis toujours aussi raide, enfoncé en lui...

« J'adore te faire autant d'effet... » me chuchote-t-il au creux de l'oreille.

« Ah bon ? »

Pas d'insultes ? De moqueries ?

« Oui... Surtout quand je sais que tu vas continuer, et me prendre jusqu'à me faire jouir en criant... N'est-ce pas petit démon ? »

« Putain Val... »

Je l'attrape sous les fesses, et le soulève à nouveau. Le regard vissé à l'écran, je vois ma semence ressortir légèrement, et cette vision, en plus de la sensation chaude et humide, pourrait me faire à nouveau atteindre l'orgasme, si je n'avais pas un objectif bien précis en tête : Lui faire hurler son plaisir, comme je suis sûr qu'il doit si bien savoir le faire ! Pour une fois que c'est moi qui ai le contrôle total de notre étreinte, je compte bien lui montrer de quoi je suis capable.

Malheureusement, je suis un peu maladroit, et je suis tellement hypnotisé par ce que je vois sur cette maudite invention humaine que je fais ressortir totalement ma verge de lui. Mais j'ai un peu de chance dans mon malheur, puisque son intimité est glissante de ma semence, et qu'il me suffit de remonter légèrement le bassin pour retrouver sa chaleur. Je le rabats alors brutalement, et putain, c'est si bon... Comment fait-il pour garder un rythme précis ? Jamais je n'y arriverais... Enfin, pour ma défense, il faut quand même dire que je ressens tout autant son plaisir que le mien, et donc ça n'aide évidemment pas, pour un pauvre puceau aussi débutant que moi !

Valiel doit comprendre que j'ai un problème, même si je doute qu'il sache lequel, lui qui a l'air d'avoir ça dans le sang, bien plus que moi alors que je suis un incube, et se redresse en me faisant à nouveau sortir de lui. Avant que je n'aie le temps de protester, il se retourne, à quatre pattes devant moi sur l'autel. J'en gémirais presque... Ah bein non, je me suis encore vraiment exprimé à voix haute, puisque mon ange se marre... Mais je n'y peux rien ! Il faut le voir, avec son joli cul relevé, son dos cambré, et surtout, cette intimité rosie d'où s'écoule lentement une épaisse goutte blanche... Je ne sais pas trop ce qui me prends, mais l'envie est bien trop forte, et je me redresse à genoux derrière lui, avant de me pencher et de passer la langue sur le haut de sa cuisse pour recueillir ma semence, et remonter jusqu'à l'anneau de muscle palpitant pour moi. C'est sucré. Pèche blanche, encore, et je suis ravi d'avoir aussi bon gout, écartant ses fesses pour plonger ma langue en lui, et lui donner ce plaisir qu'il n'a jamais hésité à me prodiguer.

« Mi... aah... Mika... aaah... »

L'entendre gémir comme ça me rend fou, et je suis à nouveau déchiré. J'ai envie de me renfoncer en lui, mais en même temps, c'est si agréable de lui rendre un peu toutes ses attentions. Puis c'est tellement excitant, chaque fois qu'il me fait ça, avant de me prendre, j'en perds la tête, et j'ai toujours l'impression d'être mille fois plus sensible pour la suite. Finalement, je ne résiste pas bien longtemps, et après lui avoir mordillé la fesse droite, lui laissant une jolie marque rouge en lui arrachant un miaulement rauque, je remonte en léchant sa colonne vertébrale. Sa peau est légèrement salée désormais, et c'est tout aussi agréable. C'est une preuve supplémentaire du plaisir que je lui ai donné, en plus des bruits délicieux qu'il n'a eus de cesse de laisser lui échapper. J'arrive enfin à sa nuque, et prends appui d'une main près de son épaule pour me guider en lui de l'autre, quand il m'arrête. Je gronde sourdement, avant même d'y avoir vraiment pensé, et rougis en me découvrant aussi dominateur.

« La caméra... Je veux voir... maintenant... » soupire-t-il, et je le comprends en fait, ayant été bien plus excité que je l'aurais cru par ce que je voyais sur l'écran.

Relevant les yeux de son profil à la joue rosie, je fixe la caméra, et concentre mon aura pour la déplacer avec son trépied, jusqu'à ce qu'elle nous filme de côté. Satisfait de l'angle après quelque ajustement, je peux enfin me reconcentrer sur mon superbe ange. Un mouvement au niveau de sa queue me fait froncer les sourcils, et je l'attrape d'une main, découvrant que ce petit pervers était en train de se branler !

« Val... » grondé-je.

« Ta... ta faute... Je te sens frotter... contre moi... dep- AH ! »

Je ne lui ai pas laissé le temps de terminer son semblant d'excuse, et j'ai enfoncé mon majeur en lui, allant immédiatement frotter contre le centre de son plaisir en le faisant se tordre sous moi. Ses bras le lâchent, et il enterre son visage entre eux alors qu'un sourire fier étire mes lèvres. De ma queue, je retourne le caresser, l'enroulant autour et découvrant que sa verge si raide est trempée. Il est vraiment très excité... Ça me donne envie de le sentir en moi.

Je me secoue les cornes, me ramenant à mon but initial, me sentir en lui, et non l'inverse !

Retirant mon doigt, je me redresse après avoir embrassé sa nuque, et frotte mon gland humide de désir contre l'entrée de son corps. Je le vois se tendre, essayant de me faire pénétrer en lui, et je suis réellement heureux qu'il n'ait plus peur. Lentement, je le prends enfin, m'enfonçant en lui en enserrant ses hanches. Mes doigts vont surement lui laisser des marques, mais il faut que je m'accroche à quelque chose, c'est bien trop puissant, et si nouveau...

Enfin, je suis totalement enterré dans son corps bouillant. Je sens ses chairs intimes se contracter autour de mon sexe, et j'ai peur qu'il n'ait mal, n'osant pas bouger malgré tout les muscles de mon corps, tendus à l'extrême, pour me retenir de me déhancher en lui de toutes mes forces. Pour lui aussi, c'est la première fois de cette manière, alors il faut que je sois à la hauteur !

« Val... » chuchoté-je à son oreille en me collant contre son dos.

Je m'appuie d'une main sur la soie recouvrant l'autel à côté de sa tête, qu'il a gardée posée sur ses bras croisés. Ses paupières papillonnent, et le regard qu'il dévoile me fait frissonner, avec ses pupilles disparues.

« Niah~ ? »

J'aime l'entendre miauler ainsi, cette façon qu'il a de me demander la raison de ma question, ou de mon inquiétude.

« C'est doux. »

Il hausse le sourcil que je peux voir de son profil, ne comprenant visiblement pas.

« À l'intérieur. C'est... chaud aussi, et serré. »

Je n'ai aucune idée de pourquoi je lui parle de ce que je ressens, mais il me sourit tendrement, et me fait gémir en contractant soudainement son intimité autour de mon sexe.

« Est-ce que je peux bouger ? »

Doucement, il hoche la tête, et, gardant appui sur mon avant-bras gauche, j'attrape sa hanche droite de ma main libre, inclinant légèrement son bassin. Lentement, je recule et ferme les yeux en posant mon front contre sa joue brûlante. Je me renfonce tout aussi lentement, et recommence, trouvant progressivement mon rythme. Je ne veux pas le brusquer, et j'aime lui faire l'amour ainsi. Les frottements doux sont déjà si bons... Et ressentir son plaisir me rend fou. Je sais qu'il existe un moyen pour bloquer cette réception due à ma nature d'incube, et bien que cela me faciliterait sûrement les choses pour cette première fois à tout deux, je veux être sûr de lui donner du plaisir. Et de ne surtout pas le blesser.

Je sens ses genoux trembler, mais il courbe le dos, se collant plus encore contre moi. Sa respiration profonde se transforme par moment en gémissements miaulés. L'une de ses mains vient chercher la mienne, nos doigts s'entrelaçant, et il les serre, me donnant l'impression que, lui aussi, a besoin de se raccrocher à quelque chose. Je resserre ma prise sur sa hanche, mon bassin ondulant de plus en plus rapidement et mon souffle se hachant. C'est si bon...

Je finis enfin par réussir à penser plus à son plaisir, oubliant un moment les vagues de chaleur qui inondent mon corps en partant de mon bas ventre, et trouve sa prostate, m'arrangeant pour frotter contre et la stimuler. Ses petits crocs marquent ses lèvres rouges, et l'idée qu'il essaye de retenir ses gémissements me fait sourire. Joueur, je lui lèche la joue, et il ouvre l'oeil en souriant. Son iris turquoise, si beau, est voilé par ce qu'il ressent.

« Mika... ah... Mika... »

Un mouvement sur l'écran me fait tourner la tête, et je vois sa longue queue de fourrure blanche se glisser sous mes bourses. Elle les caresse, puis se presse contre mon périnée. C'est putain... je... je...

Je me redresse brusquement et attrape son autre hanche, fixant l'invention humaine où je nous vois. Il est superbe, le dos cambré et les fesses remontées. Ma verge entre et sort de lui, et ma cadence s'accélère alors que je prends enfin confiance en moi. Je baisse les yeux, préférant regarder directement notre point de raccordement, et finit par me retirer entièrement. Je passe mon pouce contre le bord de l'anneau de muscle, puis me renfonce brutalement, heurtant le centre de son plaisir en le faisant se redresser dans un spasme, et lui arrachant un cri.

Une seconde, je crois l'avoir blessé, mais sa voix, si différente de quand lui me fait l'amour, s'élève doucement :

« En... Encore... »

J'obéis, évidemment, ressortant pour mieux l'empaler en revenant, le ramenant à moi à chaque poussée profonde. Mes pénétrations se font régulières, et, parfois, des râles rauques m'échappent. Valiel crie. Souvent. Fort, aussi. Ça m'encourage, et j'augmente encore le rythme, nos peaux se couvrant de sueur et claquant l'une contre l'autre. Je me sens si bien, en lui.

Les vagues de chaleur sont devenues des picotements brûlants, remontants dans mes aines et je me rends compte que, même si j'adore, il me manque quelque chose. Je sais immédiatement quoi, et j'en rougis. Je croise les iris totalement turquoise de mon ange sur l'écran. Je ne sais pas comment, mais il a dû deviner, car je sens sa queue, toujours appuyée contre mon périnée jusque-là, remonter frotter contre mon intimité. Les muscles de son appendice sont aussi puissants que ceux d'un démon, et il l'enfonce en moi.

« V... Val ! »

« T'aimes ça, mon petit démon? »

Ce salaud s'est redressé sur les coudes, et me sourit narquoisement via l'écran. Rageusement, mais surtout, puérilement, je donne un coup de rein plus brusque, et je le vois fermer les yeux en criant, ses doigts se refermant sur le bord de l'autel et y froissant la soie mordorée. Sa queue fouille en moi, et va cogner ma prostate. Ma prise sur ses hanches devient de plus en plus glissante à cause de la sueur, et je finis par attraper son coude droit, tirant son bras en arrière et le courbant en le clouant sous moi. Il gémit, encore.

Putain...

Je le pilonne durement, tenant son bras, attrapant aussi son épaule, et m'en servant pour le ramener à moi à chaque poussée. Il n'a plus rien pour se soutenir, mais rue comme il peut pour venir à la rencontre de mes coups de reins puissants.

« Mika ! Plus fort Mika ! Anh ! Vas-y ! Je... je vais... annnh Mika... »

Il va jouir, et j'avoue que ça me soulage, parce que pour moi aussi, ça arrive. Vite. Trop vite. Mais j'aimerais... c'est stupide. Seulement mes bras ne m'obéissent déjà plus, alors que je me recule et le retourne sans douceur avant de me renfoncer d'un coup sec en lui. Il crie en s'agrippant à mes épaules, et je remonte ses jambes en l'attrapant sous les genoux, m'appuyant sur eux en écartant ses cuisses largement.

On ne se quitte pas des yeux, nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre, nos souffles erratiques se mêlant, tout comme nos gémissements. Sa queue n'est plus en moi, mais je la sens revenir, criant quand il heurte le centre de mon plaisir, me faisant me déchaîner en lui.

« Mika... je... aaaanh... »

Il va jouir, je le sens, et enroule ma propre queue autour de sa verge, serrant la base cruellement alors qu'un sourire sadique étire mes lèvres. Je vois son air éperdu, et continue de le pilonner sauvagement. Sa vengeance me fait y aller encore plus violemment, sentant en moi sa queue fouiller, frapper et sortir pour mieux revenir cogner ma prostate. Je ne sais pas ce qui me prend, n'y pourquoi je ressens le besoin d'aller toujours plus loin, plus fort, et je pense que je me montre trop brutal quand je vois des larmes emplirent ses jolis yeux turquoises. Ses ongles se déplantent de mes épaules, et il vient se saisir de ma nuque et de mon visage pour m'attirer à lui, nos lèvres s'écrasant l'une contre l'autre.

Je vais le mordre s'il fait ça, et il le sait !

Sa langue force le passage dans ma bouche, et il va volontairement la râper contre mes crocs. Son sang achève de me rendre fou, et je le branle violemment, ma queue desserrant à peine sa prise sur sa verge engorgée et suintante.

Tout son corps se tend sous moi, alors que je tète goulûment sa langue pour boire son sang, mes reins poursuivant sans relâche leur danse infernale en lui. Le fourreau de chair brûlante autour de mon sexe se contracte spasmodiquement, et il crie contre mes lèvres, sa tête partant en arrière. Mes crocs le rattrapent par les siennes, mes mains me servant toujours à garder ses genoux remontés et écartés, et je sens sa semence jaillir de sa verge pulsante. J'en sens la chaleur humide contre mon ventre, ses bras se nouant autour de mon cou.

L'orgasme qui grondait en moi depuis un moment déjà, et que je tentais de retenir, peut enfin me faucher, mon bas-ventre cognant contre le sien, ma verge s'enfonçant encore et encore jusqu'à ce que j'éjacule en râlant. C'est trop bon... Sa queue en moi ne fait plus qu'appuyer contre ma prostate, mais cela suffit à décupler ma jouissance, la prolongeant d'une manière incroyable. Mes coups de reins ralentissent, et Valiel m'embrasse, posant ses lèvres à plusieurs reprises sur les miennes. J'ai l'impression qu'il cherche à me calmer, mais j'ignore pourquoi.

Enfin, les dernières vagues de mon orgasme faiblissent, et je me laisse retomber sur lui en haletant. Immédiatement, il m'enlace, caressant ma nuque et mon dos. Lorsqu'il ressort lentement sa queue de mon intimité, j'en tremble. Mais je n'arrive pas à me résoudre à faire de même, et j'attends simplement que mon sexe se radoucisse pour glisser inévitablement hors de lui.

J'aime la façon dont il me caresse, ses mains apaisant l'étrange violence qui m'a parcouru tel un torrent de lave pendant que je me perdais en lui. Un petit sourire me vient, fier de cette première fois plutôt réussie, à ce que j'ai ressentit de son plaisir, et finalement très heureux d'avoir un enregistrement de tout cela.

« Bonne entrée dans ton quatrième cycle, mon petit démon. » chuchote-t-il.

Je rougis.
Il n'a pas oublié.
Pourtant, je ne le lui ai dit qu'une seule fois, lors de notre première rencontre ! Moi je serai bien incapable de me souvenir de tout ce qui a été dit, tellement j'étais perdu... Mais je suis si heureux maintenant, que c'est moi qui ronronne en frottant mon visage dans son cou humide.

« Val... Je... Je t'aime. »

Voilà, c'est fait. J'ai osé le lui dire.

Je finis par relever les yeux vers lui en me redressant sur un coude, comme il ne répond rien, et me noies dans l'océan de son regard. J'y vois tant d'amour que j'en frissonne.

« Tu fais de moi le plus heureux des anges, chaque jour que tu fais. Je t'aime tellement, Mikaren. »

Je souris comme un con alors que je retourne nicher mon visage dans son cou en le léchant, mais c'est si bon à entendre.
Peu importe ce qui arrivera, puisque je ne suis pas idiot au point de croire que personne ne découvrira jamais cet amour interdit, je suis heureux, et ne souhaite que passer le reste de nos éternités ensemble.

Avec mon putain d'ange pervers.

Fin.

Un avis ? Un clic de souris !

La sous-titre de cet OS aurait put être "Et comment il s'en est prit plein le cul en retour" ou quelque chose du genre, mais bon, vu l'heure, je vais laisser ça comme ça ! Je relis demain, et vous le publie ENFIN ! Heu... c'est une info inutile, puisque si vous lisez ceci, c'est que c'est déjà fait, et que vous avez tout lu... Héhé... Bon bein...

Voilà, c'est relu et publié ! Encore une info inutile...

* File se cacher *

Une suite ? Même système, laissez-moi une review !

Mais je tiens à préciser qu'il y aura, un jour ( lointain ? contrairement à un autre OS « tranche de vie » ( ou de sexe, ne nous voilons pas la face ! ^^) ) une fiction à chapitre parlant justement des conséquences de leur relation. Seulement, comme j'ai beaucoup de projets, je n'ai pas le temps pour le moment. Pour des One-shot, par contre, ça j'ai ! Eh oui, ça ne prend pas autant d'énergie et aucune promesse ne me lie à mes lecteurs quant aux chapitres suivants, etc ! Enfin, si je ne donne plus de date de sortie, n'est-ce pas ? Héhé... ^^'
Donc si vous voulez d'autres OS sur eux, n'hésitez pas à me le faire savoir !

A très vite...

Sade.