Une petite histoire totalement folle ! J'espère qu'elle vous plaira... Je pense que le résumé n'en dit pas long !

La suite est déjà écrite ! Si vous aimez dîtes le moi sinon elle ne sera jamais publié. Moi je connais la fin mais vous la voulez-vous ?

Chapitre 1

Durant des mois et des semaines je m'étais sentie observée, épiée. J'en devenais parano. Des habitudes commençaient à s'installer, je me retournai constamment vérifiant s'il n'y avait pas une présence, je dévisageai chaque personne que je croisais. Par fois il me sembla apercevoir quelqu'un au loin. Mais malgré ça j'étais restais censée et j'avais mis mes doutes sur le compte de la fatigue. Car après comment cela en aurait pu être autrement ? Imaginez ne serait-ce que cinq secondes que vous êtes suivis, jour comme nuit, cela vise l'improbable. Mais tout ceci ne fut rien par rapport à la vérité, vérité qui ce fis bientôt connaître.

Tout avait commencé un jour alors que je voyageais avec ma famille. Alors que je savourai l'air frais qui s'engouffrait par la fenêtre grande ouverte je reçus un appel. Nous étions sur la nationale entourée de quelques arbres qui délimitaient la route et les deux champs. Au bout de ceux-ci il y avait un grand talus qui traversait l'horizon.

Le début de l'été s'annonçait avec sa douce chaleur qui nous réchauffait tendrement. Dans la voiture régnait un calme apparent, un silence tenace. Jamais une parole n'était prononcée. Cela n'avait rien de relaxant c'était plutôt tendu. Un silence lourd qui mettait mal à l'aise. Mais cela était devenu habituel, quotidien si bien que nous n'y faisions plus attention. Une journée à demi-ensoleillée, parfois mitigée. À ce moment-là les nuages couvrirent le ciel, signe de mauvais présage. Je ne le remarquai pas et puis même si je l'aurais fait, je ne m'y serais guère attardée.

Mon téléphone sonna, un appel inconnu, ma sonnerie résonna d'un air lugubre dont je ne tins pas compte. Je décrochai et malgré le bruit de l'air, j'entendis clairement les mots de mon correspondant. Une phrase pour le moins simple qui provoqua une bouffée d'angoisse en moi. Ses mots qui me poignardèrent. Je m'étais figée. Puis seulement quelques secondes après je répondis à sa phrase.

-Mélanie, tu vas bientôt mourir.

-Quoi, répondis-je.

-Cela sera un tragique accident, encore quelques mètres.

-Papa ralenti, criai-je.

-Mais, fit celui-ci.

-Cela ne changera rien, fit l'inconnu beaucoup plus pressant.

-Arrête la voiture !

-Mais...

-Fais ce que je te dis !

Une voiture nous doubla alors que nous nous arrêtions mais je n'y fis pas attention. Je ne remarquai donc pas que c'était une femme d'une vingtaine d'année, châtain et rayonnante de bonheur. Au lieu de fixer la route devant nous je fouillais les environs du regard pour retrouver la trace de l'homme. Je sentais qu'il était dans les environs à m'observer comme toujours. Je me tournais pour regarder par la fenêtre. Je le vis, lui, l'homme qui m'épier depuis quelques temps, il était assis sur le talus, souriant alors que la voiture s'arrêtait.

Et puis tout ce passa brusquement au ralenti. Je le vis m'indiquer le rond-point qui se trouvait à une centaines de mètres. Une voiture rentra brutalement dans une autre, celle qui nous avait doublés lorsqu'on avait ralenti, celle qui aurait dû être la notre. Une autre les percuta dans un choc violent. Je ne pensais plus à rien. J'étais choquée. Pourquoi ? Comment ? Que se passait-il ? Il avait eu raison, je regardais pour l'apercevoir mais ne le vit pas.

Je remontai le téléphone que j'avais inconsciemment baissé lors du choc. Je me retournai vers la vitre une nouvelle fois, et je l'aperçu près de ma voiture, adossé à un arbre. Il me fixa, attendant que je lui parle, ce que je ne réussissais pas à faire. Mes parents et mon frère ne l'avait pas encore remarqué mais tout cela n'était qu'une question de temps.

-Qui... êtes-vous?

-La personne à qui vous devez la vie.

-Mais encore ?

-Tu le sauras bientôt.

Il raccrocha. Me fixant une dernière fois avant de se retourner. Et un long silence suivit, ma vie venait de prendre un tournant décisif. Je me détachai et ouvris la portière d'un même mouvement. Je sortis précipitamment, je le suivais, j'enjambai la barrière. Mais il continuait d'avancer. Comme dans un rêve, lorsqu'on essaye de rattraper une personne et que quoi qu'on fasse on n'y arrive pas. Le poursuivant dans une immense prairie verdoyante qui séparait la route du terrain vague.

L'endroit inspiré au silence et à la paix, même si en cet instant, il possédait un aspect lugubre. Cela était en partie du au nuage gris et aux volutes de fumée qui s'échappait du lieu de l'accident.

Je courus encore un peu après lui avant de l'attraper par la manche de sa chemise. Mais mes doigts saisirent du vide. N'attrapant que de l'air. Je m'écroulais sur le sol. Nez à nez contre terre. J'entendis un rire lointain, fantomatique. Je relevai la tête, laissant mes yeux parcourir la plaine, cherchant mon sauveur. Ce maudit sauveur. Mais j'étais seule, il n'y avait personne. Ils ne rencontrèrent rien. J'étais ébahi. Serait-ce un rêve ? Serais-je morte ? Aurais-je péri dans cet accident.

Coupant court à mes doutes je me relevais et je fis demi-tour, remontant dans la voiture, rejoignant ma famille et la triste et normale réalité. Ils ne me posèrent pas de questions. Je doutais même qu'ils eussent remarqué mon absence. J'assimilais ce qui venait de se passer.

Mon frère appelait les secours, nous ne bougions pas. Nous allions devoir faire une déposition, car nous étions les seuls témoins vivant de la scène. Ils arrivèrent vite. Mais je ne m'en rendais pas compte, j'étais loin, très loin de l'instant présent. Les dernières minutes tournaient en boucle dans mon esprit, encore et encore. Cherchant à savoir ce qui s'était réellement passé. La partie rationnelle de mon esprit me soufflait que tout ceci ne fût qu'un rêve mais l'autre partie me cria que cet homme n'était pas normal. Je ne sus jamais expliquer à ma famille ce qui c'était passé ce jour-là. Car je ne savais comment le comprendre, l'analyser. Et je sentais que tout ceci n'était que le début des ennuis. Mais j'étais loin de la vérité tout cela avait déjà commencé et ce depuis bien longtemps.


Merci de m'avoir lu !