Chapitre très court bonne lecture :)

Chapitre 4 :

Quel rêve ! C'était la première fois que je faisais un rêve de ce type, il était bizarre. De toute façon ces choses-là n'existaient pas, Comment pourrais-je avoir reçu un appel d'un inconnu qui connaîtrait l'avenir. Comme si c'était possible et courant ! Et que plus tard j'aurais été sauvé et suivit par un loup et puis je n'étais pas assez suicidaire pour me tailler les veines ! Ce fut avec cette pensée que je me levai. J'allai directement dans la salle de bain et je me regardai lentement dans le miroir. Je me coiffai rapidement, et inspecta mon visage, mes yeux légèrement bouffis. Aurais-je pleuré comme dans mon rêve ? Je levai la main droite, je touchai délicatement mes yeux. Elle se mit à trembler. Une cicatrice était présente sur mon bras. Elle était fine et déjà toute rose. Comme si je m'étais fait mal il y aurait quelques semaines. C'était donc vrai, j'étais une suicidaire ! Oh mon dieu, pourquoi n'étais-je pas plus surprise ? Inconsciemment je devais le savoir. Je sortis de la salle de bain avec un haussement d'épaule. Après tout je devais me résinier plutôt que de refaire une connerie. J'allai, comme tous les matins, déjeuner quand je me rendis compte que mon dernier souvenir de la veille était son étreinte. Mais que c'était-il passé après ? Je soupirai mais pourquoi c'était à moi que ces choses-là arrivaient ? Je fis demi-tour en courant et rejoignis ma chambre. J'étais seule chez moi. Mon frangin avait décidé de partir chez mon autre tante depuis que cet incident c'était produit. Mes parents travaillaient de plus en plus. De toute façon depuis mon enfance je n'ai jamais été très souvent avec eux. Plus habituée à la solitude. Il n'était plus là. J'aurais pu m'en douter. Avec lassitude je retournais au salon. Cette pièce servait de salle à manger autant que de salon. La grande table de bois était à gauche de l'entrée. La télévision était au fond de la pièce et le canapé à l'opposé contre le mur à côté de la porte. La cuisine était reliée au salon. Je la traversai pour aller chercher à manger quand un rire mélodieux me parvient. J'étais choquée. Il était là, assis nonchalamment sur la table, comme si c'était la chose la plus normale qui soit. Il me dévisagea. J'étais perturbée. Je me retournai et allai jusqu'au frigo chercher quelque chose à boire, un jus d'orange. Je le posai sur le plan de travail, en remarquant la bouteille de coca à côté de celle de Whisky. Je soupirai lequel des deux avait bu. Quoiqu'en cet instant je me demandai si ce n'était pas mieux pour moi de m'y mettre aussi. Il m'en empêcherait enfin je crois.

-C'est si tentant?

Je me retournai brusquement au son de sa voix. Je ne répondis pas. Je ne le voulais pas. Non ce n'était pas tentant juste un moyen de s'évader face à la folie des événements qui avait eu lieu. Ce devait être mon père, le seul qui avait du mal à ne pas bannir entièrement ce souvenir. Le seul qui me regardait bizarrement presque avec méfiance.

-C'est un coup dur quand ça arrive, souriait-il j'avais une folle envie de lui faire ravaler, mais es-ce que la mort aurait été mieux ? Demanda-t-il.

Je ne su dire s'il était réellement intrigué ou s'il cherchait juste à me faire réfléchir. J'avais tendance à croire que c'était de sa faute mais c'était lui qui m'avait sauvé. J'avais tendance à confondre les règles. Mais c'était au moment de son arrivé que tout avait basculé. Sans lui je serais morte, moi et ma famille. J'avoue que j'avais une attitude hypocrite mais ma vie avait tellement changée. J'avais beaucoup de mal à m'y faire.

-Non, toi tu ne serais pas morte, gravement blessée mais vivante, eux par contre.

Ces paroles me glacèrent d'effroi, je restai là les yeux ronds et la bouche grande ouverte, ébahi. Son sourire avait disparu, il eût un regard interrogateur, je prenais conscience de ce qui c'était passé. Je voyais l'incident comme si je l'avais vécu. Cinq secondes avant on se disputait avec mon frère, je me serais mise à bouder quand j'aurais vu quelque chose au loin, puis un violent choc. J'aurai retourné la tête pour voir ma famille ensanglantée. Mon père mort sous le choc. La voiture l'aurait percuté dans la portière. Mon frère venait de briser la vitre avec sa tête. Je n'aurais su dire si ma mère était morte ou inconsciente. Mon crâne n'aurait rien eu mais je sentais une douleur dans mon dos et mes jambes puis la deuxième voiture qui nous aurait percutés par l'arrière. La tête de ma mère qui rentrait en contact avec le pare-brise. Je me mis à hurler. J'avais les yeux clos. J'étais roulé en boule sur le sol du salon, en pleure. J'ouvris les yeux. Il s'approcha tout doucement et me repris dans ses bras. Un regard désolé. Ses yeux bleus me confirmèrent mes soupçons, c'étaient les mêmes. Malgré mon état de choc une partie de mon cerveau fit le rapprochement entre lui et le loup. Cette vision me fit prendre conscience de la chance que j'avais d'avoir un être tel que lui à mes côtés.