Bonsoir tout le monde. Voici donc le Chapitre 8. C'est le plus long chapitre que j'ai écrit et pour une fois j'en suis assez contente. Je remercie une fois de plus ma super beta qui fait du bon travail ainsi que tout ceux qui lisent mon histoire. J'espère que vous prenez du plaisir à lire ces chapitres. Je vous dis à dans 15 jours normalement... Quoi que avec les fetes il est possible que je prenne du retard. Bonne lecture.


Chapitre 8

Une jeune fille, de quinze ans environ, sortit du groupe et vint se placer face aux deux prisonniers. Elle portait un haut noir et un pantalon rouge sang, de la même couleur que ses cheveux. Son visage était sérieux et fermé. On pouvait lire dans ses yeux une incroyable détermination. Elle n'était pas très grande mais elle ne semblait pas être de ces personnes qui se laissent manipuler facilement. Elle paraissait être la chef du dortoir.

Takama mit un peu de temps avant de la reconnaître. Dans la nuit, elle lui avait semblé beaucoup plus jeune mais c'était elle, sans aucun doute ! Elle laissa échapper son prénom dans un souffle.

« Ariane »

« Comment connais-tu mon prénom ? » Demanda la concernée, sur la défensive.

Takama ne répondit pas et se mit à trembler quand elle senti le froid de la lame contre son cou. Ce fut donc Mathias qui répondit pour elle.

« Elle l'a entendu hier soir »

« Ah ah ! J'avais bien entendu donc... » Jubila Ariane « Les gars, on nous épiait ! Vous êtes des espions ! Qui vous envoie ? »

« Mais non, nous ne sommes pas des espions ! Elle est arrivée ici par erreur. »

« Mais oui, je me suis perdue. » Acquiesça Takama avec vigueur. Elle avait repris un peu confiance et ne voulait pas se laisser marcher sur les pieds.

« Et qu'est-ce que vous faîtes là, aujourd'hui ? Vous vous êtes encore perdus ? » dit un garçon de la chambrée, sarcastique.

Tous les enfants se mirent à rire de bon cœur jusqu'à ce qu'Ariane pose son doigt sur ses lèvres pour leur intimer l'ordre de se taire. Les rires cessèrent immédiatement. Elle jeta un coup d'œil à Mathias et Takama. Ils étaient bouche bée de l'ascendant qu'elle avait sur les autres enfants de la chambrée.

« Comment êtes-vous entrés ? Vous avez forcement dû être aidés de quelqu'un à l'intérieur. Il est impossible, sans ça, de passer devant le Colosse. »

« C'est comme ça que vous l'appelez ? Ça lui va bien comme nom. Il nous a coursés dans tout l'orphelinat mais on a fini par le semer. »

« C'est impossible ! Hurla Ariane. Vous mentez ! »

Sentant que la partie allait être difficile, Takama eut une idée. C'était un peu risqué mais il fallait tenter le tout pour le tout. Elle soufflât donc une phrase à l'oreille de Mathias en espérant qu'elle soit interceptée au vol par quelqu'un qui y réagisse.

« On n'aurait pas dû écouter Aline »

Banco ! La phrase ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. La personne qui la retenait prisonnière réagit au quart de tour.

« Ariane, attends, la fille, là. Elle vient de dire quelque chose qui pourrait t'intéresser. »

« Répète ! » Lui ordonna Ariane d'un ton cassant.

Le jeune homme recommença à parler mais elle le coupa d'un ton tranchant.

« Mais non, pas toi, sombre imbécile ! Elle ! Répète ce que tu as dit que je puisse l'entendre de mes propres oreilles. »

Takama répéta donc sa phrase et, en entendant le prénom d'Aline, tous les enfants réagirent. La petite fille était une légende dans l'orphelinat. C'était la seule qui avait réussi à s'échapper. Certains disaient qu'elle avait été rattrapée et emprisonnée pour ça. Mais beaucoup pensaient ou au moins espéraient qu'elle avait réussi à trouver une vie meilleure en dehors de l'orphelinat. Maintenant, ils en étaient sûrs et en plus, elle leur envoyait des gens pour les sortir tous de ce cauchemar.

« Aline n'est-ce pas… » Ariane semblait tout d'un coup moins crispée. « Relâchez-les, vous deux. Mais vous, prouvez-moi que vous ne me racontez pas des cracks pour que je ne vous fasse rien. »

« Elle nous a parlé de l'expérience 75. Et aussi de ses camarades de chambre qui l'ont aidée à sortir car elle était trop jeune pour subir ça. » Dit Takama d'un ton sec.

Elle ne supportait pas que l'on mette sa parole en doute. S'ils avaient eu le plan, ils auraient peut-être pu s'en servir comme preuve… Mais c'était l'autre binôme qui l'avait.

« Admettons que vous disiez la vérité. Qu'est-ce que vous faites là alors ? Sûrement pas une promenade de santé. » Demanda Ariane sur la défensive.

Elle avait appris à ne pas avoir confiance en une personne qui venait de l'extérieur tant qu'elle ne lui avait pas prouvé sa bonne foi. Pourtant, au fond d'elle-même, elle voulait leur faire confiance. Elle aimait beaucoup Aline et elle avait été déçue qu'une fois à l'extérieur, cette dernière ne tente pas quelque chose pour les aider.

« On voulait venir voir de nos propres yeux et ainsi recueillir des informations. Je suis un des chefs des Enfants des Rues. Depuis quelques temps déjà, nous voulons mettre en place quelque chose pour vous aider, pour vous sortir de cet enfer. Depuis qu'Aline nous a raconté votre calvaire, je suis plus motivé que jamais. Mais pour ça, on aura besoin de vous. Toutes les informations que vous jugerez utiles de nous communiquer, on est preneur. »

Les enfants étaient en train de boire les paroles de Mathias. On allait les aider. On allait les sortir de là. Depuis le temps qu'ils attendaient ça. Un peu d'action ! En plus, ils allaient pouvoir participer. Et ça, c'était une première. Ils avaient vu d'autres plans mis en place de l'extérieur, mais de l'extérieur uniquement. Tous avaient échoué. Mais cette fois-ci, ça allait être différent. Cette fois-ci, avec leur aide à l'intérieur, ils avaient plus de chance de réussir. Mais une petite voix d'enfant se leva du fond du dortoir.

« Mais comment on va pouvoir vous parler une fois que vous serez dehors ? Nous, on peut pas sortir… »

Tous se retournèrent vers la petite fille qui avait parlé. Il s'agissait de Mia, une petite puce d'à peine cinq ans qui venait d'arriver à l'orphelinat. C'était la première fois qu'ils l'entendaient parler vraiment. La seule chose qu'elle disait en permanence, c'était « Veux rentrer à la maison ». Takama lui sourit et lui répondit.

« On a trouvé votre boite aux lettres avant de rentrer ici. »

« Dans le faux mur ? C'est super, ça. Je vous avais bien dit que quelqu'un trouverait ma cachette » Dit une voix dans le dortoir.

Mia se mit à courir vers Takama. La Risari s'accroupit et l'entoura d'un bras. La petite fille lui souffla à l'oreille.

« Tu vas nous faire sortir d'ici alors ? »

« Oui princesse, on va tous vous faire sortir d'ici »

« Youpi ! »

Elle se jeta dans les bras de Takama, cette dernière la prit et la souleva du sol. La tension omniprésente depuis le départ venait d'être rompue. Mathias en profita pour prendre la parole.

« Maintenant, on va récolter toutes les infos que vous pouvez nous donner. Vous voulez bien nous aider ? »

Un « oui » unanime s'éleva dans la pièce. Ariane alla chercher sous son lit du papier et un crayon et tous commencèrent à parler à Mathias et Takama. 1ère étape : Check !


Arthur et Fleur venaient d'entrer dans le laboratoire. Face à eux, il y avait un grand bureau qui devait être l'accueil du bâtiment. Par chance, celui-ci était vide. Toutes les secrétaires étaient parties. Ils ne le savaient pas mais c'était elles les plus ponctuelles. Dès que 18 heures sonnaient, elles passaient la porte pour rentrer chez elles, et retrouver leur petite vie pépère.

Entendant des pas, ils se cachèrent derrière l'accueil. Un homme entièrement vêtu de blanc passa d'un pas pressé devant le bureau sans les voir. Il était l'un des chercheurs du labo. Il entra dans la pièce voisine qui était éclairée, contrairement aux autres pièces, toutes plongées dans le noir. Soulagés de ne pas avoir été repérés, les deux se relevèrent d'un seul geste. Une voix se fit entendre de l'autre côté.

« Sébastien ? Est-ce que tu as vu la liste des enfants pour les essais de demain ? »

L'homme qui venait de marcher devant eux sans les voir passa la tête dans l'encadrement de la porte. Fleur et Arthur n'eurent que quelques secondes pour se rabaisser.

« Non, les secrétaires ont dû la laisser à l'accueil. »

« Bah, tu la cherches, tu la trouves et tu me la ramènes, vite fait. »

Arthur regarda Fleur, apeuré. L'homme allait arriver d'un instant à l'autre, et il allait les trouver. Ils n'avaient pas le choix. Ils ne pouvaient pas ressortir car l'homme à la blouse blanche allait les voir. Il fallait donc entrer dans la pièce d'où venait la seconde voix. Elle attrapa la main du petit blondinet et l'entraîna derrière elle.

La pièce était vide et sombre. Il y avait juste deux lits qui ressemblaient à des lits d'hôpital. Les murs étaient blancs et il y avait sur une table collée au mur, des éprouvettes vides. Entre les lits, il y avait un rideau que l'on pouvait tirer pour couper la pièce en deux. Celle-ci ressemblait étrangement à une salle d'opération.

La voix se remit à parler et Fleur comprit qu'elle venait d'un haut-parleur posé près de la porte. Cela rassura Arthur. La jeune femme , par contre, n'aimait pas l'idée qu'une personne se trouvât dans le bâtiment mais qu'ils ne puissent pas savoir où elle se situait .

« Quand tu l'auras trouvée, pose-la sur la table de la pièce à côté ! »

« Tu ne pourrais pas dire « le bloc », comme tout le monde ? » dit le scientifique.

La voix ne répondit pas. Fleur et Arthur se mirent à regarder partout autour d'eux. Ils essayaient de trouver des preuves à ramener pour prouver ce qu'il se passait dans ce bâtiment. Fleur trouva près de la poubelle une feuille chiffonnée. Elle la lissa et comprit dès la première lecture qu'il s'agissait de la liste des expériences qui avaient eu lieu aujourd'hui avec en parallèle les noms des orphelins qui les avaient subies. Elle la plia en quatre et la glissa dans la poche arrière de son pantalon. Elle reprit ses recherches mais cela ne dura pas longtemps car un cri retentit.

«Ça y est ! Je l'ai ! »

Ils coururent se cacher dans un angle, dans l'ombre. Dans cette pièce, il n'y avait pas vraiment de cachette…

L'homme entra dans la pièce, posa la feuille et repartit. Il ne jeta pas le moindre regard à la pièce. Fleur et Arthur ne bougèrent pas d'un poil. En effet, l'autre personne allait arriver d'un instant à l'autre pour récupérer le papier.

En effet, quelques secondes plus tard, un autre homme entra dans le bloc. La pièce n'était pas très lumineuse mais Fleur essaya de capter le maximum d'informations sur lui. Il était très différent du scientifique qui était venu juste avant. Il était très pale et avait un air étrangement triste et fatigué, même s'il semblait jeune. Il devait avoir à peine trente ans mais son visage était marqué comme une personne qui avait le double de son âge. Il parcourut la feuille des yeux et souffla. Se croyant seul dans la pièce, il parla à voix haute. Sa voix était éraillée.

« Encore six expériences demain… Je n'en peux plus… Sauvez-moi, par pitié… »

Et il se mit à pleurer doucement. Dans le coin, aucun des deux n'osa faire le moindre geste. Même respirer était devenu dur tant l'atmosphère de la pièce était devenu lourd.

Pourtant, au fond d'elle, Fleur avait envie de se lever et d'aller le réconforter. De plus, elle avait eu une sensation de déjà vu, enfin plutôt de déjà entendu, lorsque l'homme avait parlé. Pourtant, elle n'arrivait pas à savoir d'où ça venait. Une voix intérieure lui disait que ça venait d'avant sa perte de mémoire mais elle n'osait pas y croire.

L'homme finit par quitter la pièce mais Fleur continuait à réfléchir. Arthur s'impatientait. Il la regarda et comprit qu'elle avait la tête ailleurs. Il la tira doucement par le bras. Elle le regarda et secoua la tête. Elle aurait tout le temps de réfléchir plus tard. Ils se levèrent et, sans un mot, ils prirent la direction qu'avait prise l'inconnu auparavant. Ils entrèrent dans un endroit un peu bizarre. Ça devait être les archives. En effet, il y avait plein d'étagères remplies de dossiers de toutes les couleurs et de toutes les tailles. La pièce était éclairée par de faibles lumières au sol. L'homme ne semblait pas être là. Il avait dû rentrer dans la pièce du fond. Sur la porte étaient écrit les mots « privé, frapper avant d'entrer » en lettres majuscules.

Fleur tendit la main pour attraper un dossier au hasard et le lire. Mais, en prenant le dossier, deux autres suivirent par la même occasion et tombèrent à terre dans un grand bruit. Ils coururent se cacher le plus vite possible derrière des étagères. Bien leur en pris, car l'homme étrange entra dans la pièce quelques instants plus tard. Il regarda autour de lui et vit les dossiers, explosés sur le sol. Il se baissa pour les ramasser et regarda autour de lui. Fleur et Arthur étaient blottis l'un contre l'autre au pied de l'étagère. Ils ne respiraient plus et auraient aimé pouvoir fusionner avec les dossiers. La poussière des dossiers fit tousser très légèrement le petit garçon. L'homme tourna les yeux vers l'endroit où ils étaient cachés mais il n'eut pas le temps d'aller voir de ses yeux ce qu'il s'y tramait.

En effet, une femme entra en trombe dans la pièce. Elle parlait de façon hachée et semblait avoir couru un marathon. Elle avait également un curieux accent étranger, à couper au couteau.

« Monsieur ! Monsieur ! Je suis désolée de devoir vous déranger. Nous avons une faille de sécurité. Des intrus se sont introduits dans les locaux. J'ai reçu l'ordre de fouiller toutes les pièces, monsieur. »

Arthur et Fleur se mirent alors à trembler. Ils ne s'étaient pas fait repérer dehors. Ils en étaient sûrs. Par contre, cela signifiait que leurs deux amis si. Et ça n'était pas bon du tout. Ils allaient être trouvés dans la pièce et comme ils n'étaient pas les deux intrus recherchés, ils seraient tous les quatre pris et personne n'allait pouvoir les aider. Pourtant, quand l'homme parla, les deux amis furent très surpris.

« Il n'y a personne ici en dehors de moi Miss, je peux vous le certifier. »

Il fit un pas et bloqua l'avancée de la femme.

« Monsieur, je ne veux pas vous manquer de respect, mais vous savez que cet endroit est classé à risque très élevé. Je dois donc l'inspecter. »

Chose assez surprenante, l'homme se mit à sourire. La femme le regarda, l'air ahuri. Il lui bloquait le passage et osait se moquer d'elle. Il avait beau être l'homme le plus respecté de l'orphelinat, la femme n'acceptait pas sa réaction. Elle était tout de même la responsable adjointe de la sécurité. Voyant qu'elle commençait à s'énerver, l'homme s'expliqua.

« Vous croyez vraiment que quelqu'un aurait pu s'introduire ici sans que je le sache ? » Son regard se perdit quelque part au plafond puis redescendit se planter droit dans les yeux de la femme. « Si je vous dis qu'il n'y a personne ici, c'est qu'il n'y a personne. Je connais mieux que quiconque la valeur de ces documents. Et je ne laisserai personne y avoir accès sans les accréditations. J'ai d'autres moyens que vous de surveiller cette pièce. »

Moins archaïques, pensa-t-il, mais il n'osa pas le dire à voix haute.

La femme repartit donc bredouille, sans un mot, l'air dépitée. Elle n'avait pas l'habitude qu'on lui dise non mais elle n'avait aucune envie de se prendre la tête avec lui. C'était bien trop dangereux.

L'homme, lui, ferma la porte avec douceur et finit de ranger les documents. Il les remit à leur place dans leur étagère, au bon numéro. Cet endroit était sans doute le mieux rangé de tout l'orphelinat et il ne laisserait pas des intrus le déranger. Puis il se remit à parler à voix haute. Les deux amis, toujours cachés entre deux étagères, ne mirent que quelques instants à comprendre qu'il ne parlait pas tout seul.

« Ces caméras à détecteur de mouvement intégré sont vraiment une bénédiction. Celui qui réussira à piquer un de ces dossiers n'est pas né. »

Puis il se releva et regarda exactement en direction de la cachette des deux jeunes gens.

« Oui, oui, je vous ai vus. Vous pouvez sortir. »

Arthur regarda Fleur, l'air complètement paniqué. Il tremblait comme une feuille. Le petit garçon savait bien qu'ils étaient très mal barrés. Il était bien trop jeune pour mourir et il ne voulait pas savoir ce que l'homme avait en tête. Il déglutit difficilement. Fleur lui prit doucement la main, pour le réconforter, même si elle avait très peur également.

« Je ne vais pas vous manger » dit l'homme avec beaucoup de douceur. « Aller, sortez de votre cachette, je voudrais juste vous parler. »

Fleur prit une grande inspiration et, la main du petit garçon toujours calée dans la sienne, elle se leva. Arthur fut entraîné par ce geste et se cacha derrière la jeune femme quand elle se mit à avancer.

L'homme sourit en entendant bouger doucement. Il allait peut-être enfin rencontrer quelqu'un qui allait l'aider à sortir de ce monde de fous. Il hésitait à les donner à la sécurité en échange d'un poste plus calme, ailleurs, dans un bureau. Il pouvait aussi les aider s'ils avaient un projet qui allait réduire son travail à néant. Leur sort dépendait de ce qu'ils allaient lui raconter.

Mais son sourire se transforma en questionnement quand il découvrit que les deux intrus étaient une jeune femme et un petit garçon. C'était surtout la jeune femme qui l'intriguait. Plus elle avançait, plus il avait l'impression de la connaître. Pourtant, il n'arrivait pas à trouver le contexte dans lequel il avait pu la rencontrer. Soudain, une lumière au sol se refléta sur son visage et il la reconnut. Non, ça n'était pas possible. C'était un cauchemar. Ou alors, c'était le destin qui se vengeait. Il avait voulu la mettre en sécurité… Des flashs arrivaient à ses yeux tous plus horribles les uns que les autres. Et devant ce cuisant échec, il tomba dans les pommes.

Quand Fleur et Arthur virent ses yeux grandir et un sentiment d'horreur emplir son visage, ils ne comprirent plus rien du tout. Mais quand ils le virent s'effondrer devant eux, ils ne cherchèrent pas à comprendre pourquoi. Fleur attrapa au vol son dossier, le coinça d'une main contre elle et s'enfuit avec Arthur. Ils coururent droit devant eux sans regarder. Leur direction était toute trouvée : la sortie. Ils l'atteignirent sans aucun souci. Ça n'est qu'une fois dehors qu'ils se rendirent compte que ça avait été trop facile, bien trop facile. Voyant que Tagama et Mathias n'étaient pas là, ils eurent un très mauvais pressentiment. Et s'ils avaient été pris ?