Et voilà, c'est le dernier petit chapitre ! Merci d'avoir lu cette histoire jusqu'au bout, merci pour ce soutien ! N'hésitez pas à poster des reviews, dites-moi s'il y a des choses vraiment pas claires ou d'autres à améliorer ! J'espère que ce qui pour moi a été une nouvelle expérience nocturne a été pour vous un moment... Sympathique, disons ! *ne trouve plus ses mots à force d'en chercher*

Allez, je ne vous enquiquine pas plus, bonne fin de lecture !

Infos :

Titre: C'est bien ce que je pensais.

Rating: T pour d'éventuels soucis de compréhension et d'analyse du texte.

Résumé: "Je ne pense pas être amoureuse. Je ne pense pas ressentir quoique ce soit. Je ne pense pas vivre. Pourtant, je meurs, du moins, je vais mourir un jour ou l'autre, et le plus tôt sera le mieux, donc, théoriquement, je suis censée vivre juste avant. Mais, étrangement, je n'en ressens pas les effets. Je ne souris pas comme les autres, je ne parle pas autant. Peut être parce que je suis moins débile que tout le reste de l'humanité. Ou bien encore plus, tout cela reste à voir."


J'aime penser, donc j'aime être... ?

Je ne pense pas savoir ce qu'est l'amour. Il parait qu'il y en a plusieurs, et qu'on peut en vivre plusieurs à la fois. Il parait que l'amitié est une sorte de petit amour. Une fille de ma classe m'a dit que chaque lien que l'on tisse avec autrui est un petit amour, et le lien le plus épais qui te lie à quelqu'un, c'est le grand amour. Il n'est pas nécessaire, et bien qu'il paraisse plus gros, il peut se casser plus vite que les autres. Elle me dit aussi que l'avantage des liens, c'est que tu peux les tisser, les couper et les renouer à volonté. Cette fille est devenue mon nouveau lien, mon amie. Elle ne ressemble pas à mon ombre mais me demande aussi de lui faire confiance. Et étrangement j'ai du mal à lui dire non.

Elle m'a aussi que l'amour peut être pour des objets, des animaux, et pour soi-même. On peut aimer ce qui est immatériel. Je lui ai alors dit que j'aimais penser et rêver. Elle m'a souri.

Depuis petite, je rêve qu'un prince vienne me courtiser, puis qu'il vienne me sauver. Je viens de me rendre compte que je ne me suis pas rendue compte de lui. Il a sa façon à lui de courtiser les femmes, une façon qui n'est pas dans les clichés alors je n'ai pas pu reconnaître de quoi il s'agissait. Je pensais qu'il me détestait et cherchait à m'agacer au plus haut point. Mais il souhaitait seulement faire sortir en moi ce qui devait sortir, il voulait que je mette des mots à mon mal pour que les autres m'aident à le soigner. Penser n'est plus le mal, aimer n'est plus le mal, mais alors où est le bien ? Le bien, c'est quelque chose qui fait sourire comme ma mère, ou c'est encore autre chose ?

J'ai l'impression d'avoir trouvé le bien quand il m'a proposé de me raccompagner jusque chez moi. Mais pourtant, je sais que le temps de cet aller est éphémère, que bientôt le mal reviendra à la charge, que mon frère me soumettra encore à ses délires hallucinogènes, que très bientôt je serai de retour dans ma tour à attendre du secours... Quoi qu'il en soit, je n'ai jamais ressenti cela avant. J'ai tissé un lien avec lui, visiblement il cherche à l'épaissir et à le rendre résistant. Il l'a même noué avec nos deux mains.

Je ne sais plus quoi penser. Je ne pensais pas être amoureuse. Je ne pensais pas ressentir quoique ce soit. Je ne pensais pas vivre. Et pourtant, me voilà dans la situation contraire, et me voilà qui pense, tout court.

C'est fini, c'est bien ce que je pensais.