ERYZA- Être en devenir

Tout d'abord, je vous remercie d'avoir cliqué sur ma fic. J'en déduis que soit vous êtes très curieux, soit vous vous ennuyez à mourir, soit vous avez été attiré par le résumé. Ce qui m'étonnerais beaucoup, mais on peut toujours espérer ! ^^ Quoi qu'il en soit, avant de vous attaquer à l'histoire, lisez bien ce qui va suivre, S.V.P.

- Vous êtes raciste, intolérant, homophobe, sexiste, susceptible, imbu de vous-même... Allez-vous en. Et je suis polie, là.

- Vous êtes âgé de moins de 10 ans... Ce serait peut-être mieux si vous ne lisiez pas cette histoire si vous n'aimez pas la violence, la guerre, ce genre de choses. Attention ! Je ne compte pas écrire une histoire où des berseker s'arrachent boyaux et têtes, mais quand même ! Et je ne prendrez pas en compte les remarques désobligeantes des parents, vos enfants sont prévenus, et vous n'avez qu'à mieux les surveiller !

- Oui, je suis une fille. Oui, mon personnage principal en est une aussi. Non, ça ne va pas être gluant, mielleux, tout rose tout mignon, non mes personnages ne passeront pas leur temps à se bécoter. Non y aura pas de sexe au début. Il va y avoir des meubles qui volent, des enfants maltraités et des gens réduits à l'esclavage. Et plus encore.

- JE N'ÉCRIS NI YAOI, NI YURI, NI INCESTE. Les lemons, on verra. Plus tard. Parce que je manque d'expérience (au niveau écriture et corporel). Mais, oui, je sais comment on fait les bébés, merci. - -'... Et puis de toute manière, mes personnages sont trop jeunes.

- Vous vous apprêtez à lire la première partie d'une trilogie donc ne vous étonnez pas si l'héroïne est très, très jeune, d'accord ?

- Comme spécifié dans le résumé, j'écris une fiction Fantasy, donc il y aura bien des fées, des mutants sorciers, des magiciens, des vampyrs, des elfs, des loups garou, des dragons, des nains et d'autres êtres pas communs. Merci de bien vouloir jeter vos clichés à la benne, et non je n'ai pas fais de fautes en écrivant le nom des races.

MERCI D'AVOIR BIEN TOUT LU ET BONNE LECTURE !

27 décembre 1998 22:47

Un vieil homme aux cheveux courts et gris bien coiffés, vêtu d'habits de marque noirs marchait lentement. Sa canne et ses mocassins de cuir s'enfonçant dans la neige, il contemplait la beauté de la ville au clair de lune.

"Ah! Ce que notre ville de la Seine est belle la nuit! Et dire qu..."

Tout à coup, il s'interrompit. Son regard se porta sur une forme s'agitant bruyamment dans une ruelle sombre.

Bien que minuscule, elle l'intriguait.

Il s'approcha doucement mais, marchant dans la neige, il ne put l'empêcher de crisser sous ses pieds, ce qui figea instantanément la silhouette. Doucement, il approcha une main de la figure inconnue et balaya la neige d'un revers bref mais doux de la tête du petit être, découvrant un visage enfantin frissonnant et apeuré.

"Ça alors!"murmura-t-il, "Que fait une mignonne petite bouille comme toi dehors dans ce froid, à cette heure tardive?"

En guise de réponse, l'enfant, qui se révéla être une très jeune fillette d'à peine un mètre de hauteur, se recroquevilla et trembla de plus belle. "Où tes parents peuvent-ils bien être?" A ses mots, la fillette releva la tête, le fixant de ses grands yeux d'un brun intense, un éclat de vie apparaissant soudainement en ses orbes vides.

Interloqué, le vieil homme lui demanda

"Qu'y a-t-il? Tu as quelque chose à me dire?"Pour toute réplique, l'enfant lui tendit son poignet-un poignet fin et frêle, recouvert d'une peau d'une pâleur si profonde que l'on pourrait croire que la bambine fût en réalité une poupée de papier- qu'il saisi délicatement. A ce poignet était attaché un bracelet, ou plutôt une gourmette en argent où était gravé le nom de"Eryza"en lettres fines.

" Eryza ? C'est ton prénom ? Peu commun mais charmant... " Murmura doucement l'homme, un sourire bienveillant aux lèvres. Qui lui fut aussitôt rendu par l'enfant qui semblait avoir perdu toutes craintes. Ayant désormais une nouvelle destination, l'homme prit le petit être fragile dans ses bras, avant de se diriger vers le commissariat le plus proche.


Arrivé dans le poste de police, il entra directement dans l'office du commissaire et demanda calmement

" Excusez moi, monsieur le commissaire, auriez-vous un instant à m'accorder ?"

Le policier, qui était en train d'écrire, releva la tête en grommelant, l'air clairement agacé d'être dérangé en plein travail. Mais son expression changea du tout au tout quand il vit l'homme qui se tenait face à lui;

" M. Edenhall ! Qu-que me vaux cette visite ?!" Demanda-t-il, agité. Puis, avisant Eryza qui s'était lovée dans les bras du vieil homme et qui le regardait avec une curiosité presque insolente, il rajouta, perplexe. " Cette enfant... D'où sort-elle ?"

" C'est bien là qu'est le problème, je n'en sais pas plus que vous." Expliqua M. Edenhall " Et j'espérais bien que vous pourriez m'aider."

" A-ah, oui bien sûr," Répondit l'officier en replongeant dans ses dossiers." Mais qu'est ce qu'une gamine en bas-âge fait dehors par ce temps et à cette heure ?!"

" Nous sommes encore en période de fêtes, elle se serait peut-être éclipsée pendant que l'on ne lui prêtait pas attention, et elle se serait perdue."

" Mouais... N'empêche qu'elle doit pas avoir de parents bien responsables pour qu'il la laisse sans surveillance..." Il soupira avec mécontentement dans sa barbe " Tssk, les jeunes d'aujourd'hui..." Puis releva la tête afin de pouvoir observer plus en détail Eryza qui avait commencé à jouer avec la cravate du vieil homme, trouvant la conversation bien ennuyeuse, et déclara "Désolé, mais aucune déclaration de fugue, enlèvement ou disparition. J'exécute une recherche plus approfondie et je vous informe. Mais ça risque de prendre quelques heures."

" J'attendrais, ne vous inquiétez, pas." Répondit M. Edenhall en se dirigeant vers un fauteuil puis s'y asseyant. Il laissa alors son regard se promener sur les longs cheveux brun cacao de l'enfant qui demeurait sur ses genoux, à mordiller sa pauvre cravate qui n'avait rien demandé à personne. Il souri, passant une main chaude dans la chevelure encore humide de la bambine. Tout de même, quelque chose le chiffonnait. Les cheveux de la fillette, notamment. Ils étaient beaucoup trop longs, longs à un tel point qu'elle s'y perdrait presque. Ils devaient bien lui arriver 20 cm au-dessous des hanches, alors qu'elle ne devait avoir quoi ? Un, deux, trois ans seulement ? Vraiment cela l'intriguait énormém-

Il fut sortit de ses pensées par un petit bruit. Discret, certes, mais audible. Un peu comme un... ronronnement... Qui provenait de l'enfant blottie dans ses bras.

Il ne put retenir un petit rire, et ébouriffant les mèches brunes de Eryza, il murmura

" Tu es vraiment une drôle de petite, toi..."


Alors que plusieurs heures s'étaient écoulées et que le soleil émergeait doucement au-dessus des immeubles de la ville, le commissaire vint à la rencontre de M. Edenhall. Il était bien embarrassé, car il avait cherché partout mais n'avait strictement rien trouvé. Rien. Pourtant, cette gamine n'avait pas put apparaître de nulle part, comme ça, en un claquement de doigts ! Il avait fouillé dans tous les dossiers possibles, orphelinats, pensions, familles d'accueil, foyer, hospices, hôpitaux... Encore et toujours rien. Et c'est donc bredouille et bien embêté qu'il se présenta devant M. Edenhall, qui attendait patiemment les nouvelles, l'enfant toujours recroquevillée dans ses bras.

La mine dépitée de l'officier en disait long et suffit d'un seul regard entre les deux hommes pour que le message passe. Le vieil homme soupira, un peu déçu malgré le fait qu'il s'y attendait, et le commissaire lui proposa un café. Il accepta volontiers, et voyant le policier disparaître dans le corridor, il se mit à réfléchir. Sur comment Eryza avait put se retrouver en pleine rue dans la neige et la nuit, et sur ce qu'elle allait devenir maintenant. C'est à contre-coeur qu'il écarta la possibilité de l'adopter-elle était mignonne et bien gentille, mais il avait trop de travail et était trop vieux pour s'occuper d'une enfant si jeune. Et puis il ne savait pas comment faire, surtout. Il n'avais jamais eu d'enfants. Alors il ne lui restait qu'une solution. Il n'aimait pas trop ça mais n'avait malheureusement pas le choix.

De nouveau, quelque chose, ou plutôt quelqu'un, interrompit ses pensées. Et toujours la même personne. Il baissa la tête et posa un regard bienveillant sur la petite fille qui s'agitait sur ses genoux. Comme si elle avait sentit ses yeux qu'il observait, elle s'arrêta dans ses étirements-qui, il fallait bien l'admettre, ressemblaient à s'y méprendre aux gestes d'un chaton qui s'étire maladroitement- et se mit à le fixer de ses grands yeux qui semblaient demander quelque chose. Suivi d'un petit bruit provenant de son estomac qui voulait tout dire.

Le vieil homme éclata d'un rire étouffé "Ah, mais oui, tu dois être affamée, pourquoi n'y ais-je pas pensé plus tôt !" Rajouta-t-il en sortant de sa poche une de ces tablettes au chocolat énormes qui vous font rêver et qui coûtent tellement chères qu'on se demande ce qu'il ont mit dedans. Le visage d'Eryza s'illumina et elle fit un immense sourire en guise de remerciement à l'homme avant d'attraper d'un geste vif et d'arracher le papier d'aluminium de la confiserie pour enfin y croquer à pleines dents. M. Edenhall laissa s'échapper un soupire de contentement devant ce petit spectacle et s'adossa à son siège pour voir à la fenêtre le soleil se lever. Il chuchota alors, à l'oreille de qui voulut bien l'entendre

" Espérons que la vie te sera clémente..."


Voilà voilà. ^^ Laissez un com' si le cœur vous en dit, même-et surtout, je devrais dire- si c'est pour me signaler une faute d'orthographe, une incohérence... Mais s'il vous plaît, pas de remarques gamines du genre "C'est nul ce que tu fais, va plutôt apprendre à coudre", "T'écris comme une grand-mère" ou carrément, "C'est à chier, ta fiction, là". J'écris ça parce que j'ai déjà eu ce genre de commentaires ^^' . Alors, si vous laissez un message, faites en sorte qu'il soit constructif, que je puisse en tirer quelque chose ! Merci !